Je le dis à Emmanuel Macron, à Sébastien Lecornu et à leurs équipes : partez. Tout de suite.
Le pays vous en sera reconnaissant.
Chaque jour, vous l’enfoncez un peu plus par votre indécision et vos mauvaises décisions, uniquement pour tenter de prolonger un pouvoir qui n’a plus ni cap, ni cohérence, ni véritable sens.
Partez avant qu’il ne soit trop tard.
#FaceAPhilippeDeVilliers #FADV #CNews
🚨 FRANCE 🇫🇷
Organisers are now predicting that Pope Leo XIV's Mass at Place de la Concorde, where King Louis XVI was BEHEADED, in Paris could see between 600,000 and 800,000 people attending
@americanflagusa Il suffit de voir les chiffres
J ai regarder les chiffres de la consommation Françaises d’essence et de carburants en HEC les chiffres de consommations avec tous les pays
📢🚨Il y a un moment dans chaque société où une majorité accepte simplement une extorsion qui était inacceptable vingt ans plus tôt. En France, ce moment est arrivé aux pompes à essence. Deux euros trente le litre est devenu la norme. Personne ne dit rien. Les automobilistes remplissent le réservoir, payent, et reviennent remplir une semaine plus tard. C'est un symptôme d'une population qui a intériorisé son propre asservissement.
En 2000, l'essence coûtait quatre euros quatre-vingts le litre en euros constants de 2026. En 2026, elle affiche deux euros trente, soit moins de la moitié en prix nominal. Comment est-ce possible ? Ce n'est pas que le pétrole soit devenu trois fois moins cher. C'est qu'une illusion monétaire massive a fait croire à la population que le prix baissait alors qu'en réalité c'était le salaire qui baissait plus vite.
Un ouvrier en 2000 pouvait remplir son réservoir avec environ une heure de travail brut. En 2026, il lui en faut deux heures. Le prix de deux euros trente paraît bon marché parce qu'on le compare à des souvenirs de trois euros soixante, atteints lors des pics pétroliers de 2008 et 2011. On oublie que c'est trois fois plus cher qu'en 1990, que c'est beaucoup plus cher qu'en 1980, et que c'est incomparable aux prix de 1970.
Mais la population ne se souvient que des pics récents. Elle s'est donc adaptée à un prix qui aurait provoqué des révoltes en 1995. C'est le mécanisme du décalage des repères : on augmente le prélèvement fiscal si lentement et sur tant de décennies que la génération qui vit la captivité maximale ne la voit même pas.
Celui qui paie deux euros trente le litre paie environ un euro quarante de fiscalité directe et indirecte. Mais ce n'est que la surface. Sous le prix du carburant se cache une structure entière d'autres impôts qui n'existent que parce que la population est captive de l'automobile.
Il y a l'impôt sur le carburant qui finance les routes, les routes que l'État décide d'embouteiller avec des restrictions de circulation, des radars, des zones à vitesse réduite. L'État prélève par la fiscalité essence, puis avec ce revenu il crée un système qui ralentit et donc augmente la consommation d'essence. C'est une boucle de rétroaction fiscal : plus on embouteille, plus on consomme, plus on prélève, plus on peut réinvestir dans l'embouteillage.
Il y a la vignette automobile, qui s'appelle désormais "taxe pollution" en Île-de-France, qui augmente tous les ans. Il y a l'assurance automobile, dont les tarifs augmentent non parce que les sinistres ont augmenté, mais parce que l'État a créé des obligations de couverture plus étendues : assistances, responsabilités civiles élargies. Il y a le contrôle technique, qui coûte quatre-vingt-dix euros et qui s'impose tous les deux ans avec une rigueur inquisitoriale.
En total, un automobiliste moyen paie environ trois cents euros mensuels de charges liées à son automobile si on compte l'essence, l'assurance, l'entretien basique. Ce n'est pas un choix de consommation librement consenti. C'est un impôt implicite sur une activité qui a été rendue obligatoire par l'urbanisme français.
Ce qui choque le plus en deux euros trente est l'absence de réaction. En 2005, lorsque les prix ont monté vers deux euros, il y a eu des manifestations de routiers, des blocages de dépôts. La population pensa que c'était intolérable. En 2011, lorsque les prix ont approché deux euros, il y a eu des grèves. En 2026, les prix oscillent régulièrement à deux euros vingt, deux euros trente, et la population fait simplement la queue à la pompe.
Pourquoi cette passivité ? Parce que la structure de captivité s'est durcie. Dans les années deux mille, on pouvait encore croire qu'une organisation politique des automobilistes aurait un pouvoir. En 2026, les gouvernements ont mis tant de barrières réglementaires à l'entrée de nouveaux carburants, ont créé tant de monopoles publics concurrents, que les petits transporteurs n'ont plus de force.
Les taxis ont perdu le pouvoir politique qu'ils avaient. Les artisans sont dispersés. Les automobilistes ordinaires acceptent désormais d'être des contribuables de seconde classe : ils paient plus pour moins de réseau routier, moins de transports publics décentralisés, moins de services.
Pire encore, la population a intériorisé la culpabilité de sa propre captivité. L'État dit : vous roulez en voiture thermique, c'est mal pour la planète, vous devez payer plus. La population accepte, même si elle n'avait aucune alternative, même si l'État lui-même a créé l'obligation de rouler en construisant les villes sans transports.
Un ouvrier qui roule quarante kilomètres par jour paie désormais pour financer l'électrification des routes. Il paie pour financer les pistes cyclables dans les quartiers où il ne vit pas. Il paie pour les investissements de transports publics qui le contournent. Et il accepte cette charge parce qu'on lui a appris qu'il était moralement coupable de rouler.
C'est une forme sophistiquée d'extorsion : on crée la dépendance, puis on culpabilise la victime, qui accepte alors de payer davantage pour sa dépendance.
En deux euros trente, le prix du carburant a atteint un point où la progressivité fiscale a basculé. Un cadre bien payé qui roule trois mille kilomètres par mois dépense environ deux cent dix euros d'essence, soit environ trois pour cent de ses revenus nets mensuels. Un ouvrier qui roule la même distance dépense la même somme en euros absolus, mais elle représente environ quinze pour cent de ses revenus nets mensuels.
Quand on ajoute assurance, entretien, contrôle technique, vignette, la charge totale approche quarante pour cent du revenu net mensuel de l'ouvrier contre sept à dix pour cent pour le cadre. C'est une fiscalité profondément régressive, financée par une structure de dépendance créée par l'État.
Les gouvernements français ont appris que la population acceptera une hausse de charges infinitésimale si elle est progressive et lente. Une hausse soudaine d'un euro de l'essence provoque une révolte. Une hausse de deux centimes par trimestre pendant cinquante trimestres fait augmenter le prix d'un euro sans provocation de réaction.
C'est le calendrier du décalage fiscal : une hausse de dix centimes chaque année est politiquement invisible. Trois cents euros d'augmentation de charges d'automobile par année par ménage ne figure nulle part dans les débats électoraux. Les programmes gouvernementaux parlent d'augmentation du pouvoir d'achat sans mentionner que le prix du carburant augmente deux fois plus vite que les salaires.
En 2000, lorsque l'essence montait, il y avait au moins une apparence d'alternative. On pouvait imaginer des transports publics décentralisés, une organisation de l'habitat différente, une économie plus fragmentée où la mobilité automobile n'était pas obligatoire.
En 2026, ces alternatives n'existent plus qu'en théorie. Les bus régionaux ont fermé. Les lignes de TER ne couvrent que les corridors majeurs. Les prix immobiliers en centre-ville ont triplé en quarante ans. L'électrification des transports publics coûte si cher qu'elle ne s'étend que dans les métropoles. Celui qui roule paie deux euros trente, et il n'a aucune alternative réelle.
L'électrification du transport personnel existe comme alternative théorique. Un véhicule électrique neuf coûte trente à cinquante mille euros. Un ouvrier gagnant deux mille euros nets par mois n'accédera jamais à cette alternative. Il paiera deux euros trente indéfiniment, jusqu'à ce que son métier ne soit plus viable.
Le prix de deux euros trente est particulièrement insidieux parce qu'il demeure largement invisibilisé. Quand l'État augmente l'impôt sur le revenu de un pour cent, il y a une ligne dans le bulletin de salaire qui montre clairement l'augmentation. Quand l'État augmente les taxes essence, le prix change à la pompe, et la population croit que c'est une fluctuation du marché du pétrole.
Les gouvernements maintiennent cette confusion délibérément. Aucun gouvernement ne communique : nous augmentons la fiscalité essence de cinq centimes par litre cette année pour remplir le budget du ministère de l'Écologie. C'est toujours présenté comme une fluctuation de marché, une conséquence de la géopolitique, une tragédie des prix mondiaux.
La population paie donc sans voir le prélèvement. Elle accepte quelque chose qu'elle aurait violemment refusée si elle savait qu'elle paie trois cents euros supplémentaires par an pour financer une administration à laquelle elle ne consent pas.
À deux euros trente, les réactions à cette fiscalité prennent des formes perverses. Certains roulent moins de kilomètres parce que c'est devenu trop cher. Certains changent d'emploi pour trouver du travail plus proche. Certains se résignent et acceptent des salaires plus bas pour des emplois proches. D'autres quittent la France.
Il n'y a pas de réaction collective parce que la population captive n'a pas de pouvoir. Les syndicats de salariés préfèrent négocier des augmentations infimes plutôt que de s'opposer à une fiscalité automobile qui écrase les bas revenus. Les gouvernements ne reconnaissent jamais que cette fiscalité existe. Les médias continuent de parler des prix mondiaux du pétrole plutôt que d'analyser le prélèvement fiscal français délibéré.
C'est un système parfait pour une oligarchie : une classe captive finançant les investissements d'une élite, sans réaction, sans conscience de la captivité.
Lorsque le prix atteint deux euros trente et que personne ne dit rien, c'est le signe qu'une population s'est résignée. Elle a accepté sa captivité. Elle paie silencieusement, c'est devenu normal. Les enfants d'aujourd'hui grandiront en pensant que deux euros trente c'est le prix normal du carburant, sans se rendre compte que leurs grands-parents roulaient à quarante centimes le litre en prix constants.
C'est le moment où une révolte était encore possible. C'est passé. Désormais, c'est accepté. Même si les prix montent à trois euros le litre dans dix ans, la population paiera, parce qu'elle a perdu le réflexe de résistance.
Deux euros trente le litre n'est pas seulement un prix. C'est l'aveu qu'une population n'a plus de pouvoir sur les décisions qui affectent sa vie quotidienne. C'est le symptôme d'une oligarchie devenue si totale qu'elle n'a même pas besoin de justifier ses prélèvements.
Ceux qui croient à une menace russe sont les mêmes connards qui ont cru que le Covid allait éteindre l'humanité.
Point commun : les instigateurs sont les mêmes, ceux qui veulent faire peur pour garder le pouvoir...