Imaginez tout ce que cet hôpital aurait pu faire en matière de cybersécurité et de sécurisation des infrastructures avec 500 000 euros....
Infrastructures, logiciels, recrutements...
Mais non, hop, dans la caisse de France Fuites.
ℹ️🔴La CNIL prononce une sanction de 500 000 € à l’encontre de l’HÔPITAL PRIVÉ DE LA LOIRE, pour ne pas avoir pris des mesures adaptées pour assurer la sécurité des données de ses patients et de certains de leurs proches 👉 https://t.co/WQAyJ85FJV
🚨 FUITES INFOS | Tisséo Voyageurs (Toulouse) — ~3 234 personnes concernées
Tisséo Voyageurs exploite le réseau de transports en commun de l'agglomération toulousaine : bus, tramway et métro. Ce sont ici ses propres agents qui seraient concernés, pas ses voyageurs.
Un dépôt d'environ 1,2 Go a été publié le 3 septembre 2026 sur un forum cybercriminel, en diffusion gratuite sur une dizaine d'hébergeurs. D'après l'annonce, il proviendrait d'une application interne de gestion des dotations en équipements de travail et d'un annuaire du personnel, et s'étendrait de janvier 2021 à août 2026.
⚠️ Revendiquée — non confirmée officiellement
📂 Données concernées :
· Identité et matricule des agents
· Affectation détaillée : direction, service, site, poste
· Coordonnées professionnelles internes
· Historique de dotation en équipements de travail
🔗 Détails et suivi → https://t.co/8UECUw6iO0
#FuitesInfos #DataBreach #Cybersécurité #Transport #ServicePublic #DarkWeb
🚨 FUITES INFOS | @Micromania_Fr — volume non communiqué
Micromania, enseigne française de jeux vidéo présente dans plus de trois cents magasins et sur micromania[.]fr, a informé ses clients d'un incident de sécurité survenu non pas chez elle, mais chez le prestataire qui assure pour son compte le suivi des colis et l'envoi des notifications de livraison.
Selon l'enseigne, une faille de sécurité mondiale affectant un logiciel tiers a permis un accès non autorisé entre le 31 juillet et le 17 août 2026, date de correction. Le prestataire décrit correspond à Shipup, plateforme de notifications de livraison qui figure parmi les organisations touchées par la vulnérabilité de l'outil d'analyse Metabase. Micromania précise que ses propres systèmes, son site et les comptes clients ne sont pas affectés, et déclare avoir saisi la CNIL.
✅ Confirmée par l'entreprise
📂 Données concernées :
· Nom et prénom
· Adresse électronique
· Numéro de téléphone, lorsqu'il est renseigné
Ni mot de passe ni donnée bancaire : l'enseigne indique que ces informations ne sont jamais transmises à ce prestataire. Le risque annoncé est celui de faux messages de livraison usurpant la marque, d'autant plus crédibles qu'ils citent un nom et une commande r��elle.
🔗 Détails et suivi → https://t.co/wszv9U6zDK
#FuitesInfos #DataBreach #Cybersécurité #SupplyChain #JeuVidéo #Phishing
🚨 FUITES INFOS | Ministère de la Transition écologique @Ecologie_Gouv — ~22 211 personnes concernées
Deux fichiers attribués à des systèmes du ministère de la Transition écologique ont été publiés le 2 septembre 2026 sur un forum cybercriminel. Ils proviendraient de deux applications distinctes : un portail d'authentification, via une mauvaise configuration d'API, et un outil de surveillance des organismes de contrôle, via un défaut de contrôle d'accès.
Le dépôt réunit deux populations qui n'ont rien à voir l'une avec l'autre.
D'un côté, environ 8 000 agents des administrations centrales du pôle ministériel, avec leur adresse professionnelle, leur identifiant de connexion, leur matricule et leur rattachement jusqu'à l'unité et au bureau. Le périmètre dépasse d'ailleurs le seul ministère : l'annuaire est mutualisé et porte aussi des agents relevant d'autres administrations et d'opérateurs rattachés.
De l'autre, environ 14 200 contrôleurs agréés salariés d'APAVE Exploitation France, avec leur date de naissance, leur numéro d'agrément et leur domaine d'intervention : métrologie légale, appareils à pression, canalisations, transport de matières dangereuses. Ce sont des salariés d'une société privée, exposés par un outil de l'État et non par une compromission de leur employeur.
⚠️ Revendiquée — non confirmée officiellement par le ministère à ce stade.
Un point mérite d'être souligné, parce qu'il change la portée de l'incident : ces informations ne sont pas disponibles en données ouvertes. Ce qui est public s'arrête à l'habilitation des organismes, publiée au Journal officiel, et aux coordonnées institutionnelles des services. La liste nominative des contrôleurs habilités n'est pas publiée, et le registre qui la porte côté État est réservé aux personnes autorisées.
Le risque n'est donc pas tant le volume, moyen, que ce que ces données permettent : usurper une chaîne hiérarchique publique pour l'un des fichiers, se faire passer pour un contrôleur habilité auprès d'un exploitant pour l'autre, dans des domaines où la venue d'un inspecteur est attendue et où l'accès à des installations à risque est en jeu.
📂 Données concernées :
· Identité et état civil (nom, date de naissance)
· Coordonnées professionnelles (adresse électronique, téléphone fixe et mobile)
· Affectation administrative (direction, unité, bureau, matricule)
· Identifiants de connexion
· Numéros d'agrément et domaines de contrôle.
🔗 Détails et suivi → https://t.co/d3wYvQuCrC
#FuitesInfos #DataBreach #Cybersécurité #ServicePublic #DarkWeb
🔴 Le Ministère @Ecologie_Gouv est bien victime d'une cyberattaque confirme l'AFP.
👉 https://t.co/xRFlp3mOFk
Ce matin, ils annonçaient un "incident informatique" et non une cyberattaque. Encore un mensonge....
👉 Ce matin, plusieurs sites du pôle ministériel Écologie sont inaccessibles. Le ministère fait état d'un incident de sécurité, l'ANSSI enquête et prévient que la remédiation peut interrompre certains services.
Cet après-midi, un forum cybercriminel voit apparaître deux fichiers attribués à deux applications de ce même ministère : le portail d'authentification du pôle, via une mauvaise configuration d'API, et l'outil de surveillance des organismes de contrôle, via un défaut de contrôle d'accès.
Même journée, même victime. Le réflexe est de relier les deux. Vérifions si ça tient.
Ce qu'ils contiennent
Environ 22 211 personnes pour 22 820 lignes, en deux populations que rien ne relie.
8 018 agents d'administrations centrales : adresse professionnelle, identifiant de connexion, matricule, direction, unité, jusqu'au numéro de bureau.
14 193 contrôleurs agréés salariés d'APAVE Exploitation France : nom, date de naissance, numéro d'agrément préfectoral, domaine d'intervention - métrologie légale, appareils à pression, canalisations, matières dangereuses. Des salariés d'une société privée exposés par un outil de l'État, pas par une compromission de leur employeur.
Rien de tout cela n'est en données ouvertes : le public s'arrête à l'habilitation des organismes, publiée au JO. La liste nominative des contrôleurs, non.
La revendication tient sur les volumes : les six métriques annoncées pour l'annuaire se retrouvent à l'unité près sur le fichier complet.
Ce qui ne relie pas les deux événements
Le portail d'authentification que la revendication désigne servait normalement son formulaire de connexion le 2 septembre, pendant que d'autres sites du pôle étaient hors service.
Les deux vecteurs annoncés donnent accès à des données. Ils n'expliquent pas une indisponibilité.
Surtout : aucun des deux fichiers ne porte de date d'écriture. L'annuaire n'a aucun horodatage, le référentiel de contrôleurs n'expose que des dates métier, dont une date d'effet planifiée au 14 septembre, postérieure à la publication. L'extrait est récent, l'extraction n'est pas datable. Impossible de dire si ces données sont sorties ce matin ou le mois dernier.
Opportunisme ?
L'hypothèse que je ne peux pas écarter. Publier le jour où un ministère est dans l'actualité pour une panne, c'est s'offrir une audience que le même dépôt n'aurait pas eue mardi - que les données viennent de l'incident du jour ou qu'elles dorment depuis des semaines. Le compte à l'origine du dépôt est arrivé cet été et en est à son deuxième message : marchandise réelle, historique inexistant.
👉 Ce matin, plusieurs sites du pôle ministériel Écologie sont inaccessibles. Le ministère fait état d'un incident de sécurité, l'ANSSI enquête et prévient que la remédiation peut interrompre certains services.
Cet après-midi, un forum cybercriminel voit apparaître deux fichiers attribués à deux applications de ce même ministère : le portail d'authentification du pôle, via une mauvaise configuration d'API, et l'outil de surveillance des organismes de contrôle, via un défaut de contrôle d'accès.
Même journée, même victime. Le réflexe est de relier les deux. Vérifions si ça tient.
Ce qu'ils contiennent
Environ 22 211 personnes pour 22 820 lignes, en deux populations que rien ne relie.
8 018 agents d'administrations centrales : adresse professionnelle, identifiant de connexion, matricule, direction, unité, jusqu'au numéro de bureau.
14 193 contrôleurs agréés salariés d'APAVE Exploitation France : nom, date de naissance, numéro d'agrément préfectoral, domaine d'intervention - métrologie légale, appareils à pression, canalisations, matières dangereuses. Des salariés d'une société privée exposés par un outil de l'État, pas par une compromission de leur employeur.
Rien de tout cela n'est en données ouvertes : le public s'arrête à l'habilitation des organismes, publiée au JO. La liste nominative des contrôleurs, non.
La revendication tient sur les volumes : les six métriques annoncées pour l'annuaire se retrouvent à l'unité près sur le fichier complet.
Ce qui ne relie pas les deux événements
Le portail d'authentification que la revendication désigne servait normalement son formulaire de connexion le 2 septembre, pendant que d'autres sites du pôle étaient hors service.
Les deux vecteurs annoncés donnent accès à des données. Ils n'expliquent pas une indisponibilité.
Surtout : aucun des deux fichiers ne porte de date d'écriture. L'annuaire n'a aucun horodatage, le référentiel de contrôleurs n'expose que des dates métier, dont une date d'effet planifiée au 14 septembre, postérieure à la publication. L'extrait est récent, l'extraction n'est pas datable. Impossible de dire si ces données sont sorties ce matin ou le mois dernier.
Opportunisme ?
L'hypothèse que je ne peux pas écarter. Publier le jour où un ministère est dans l'actualité pour une panne, c'est s'offrir une audience que le même dépôt n'aurait pas eue mardi - que les données viennent de l'incident du jour ou qu'elles dorment depuis des semaines. Le compte à l'origine du dépôt est arrivé cet été et en est à son deuxième message : marchandise réelle, historique inexistant.
🚨 FUITES INFOS | Ministère de la Transition écologique @Ecologie_Gouv — ~22 211 personnes concernées
Deux fichiers attribués à des systèmes du ministère de la Transition écologique ont été publiés le 2 septembre 2026 sur un forum cybercriminel. Ils proviendraient de deux applications distinctes : un portail d'authentification, via une mauvaise configuration d'API, et un outil de surveillance des organismes de contrôle, via un défaut de contrôle d'accès.
Le dépôt réunit deux populations qui n'ont rien à voir l'une avec l'autre.
D'un côté, environ 8 000 agents des administrations centrales du pôle ministériel, avec leur adresse professionnelle, leur identifiant de connexion, leur matricule et leur rattachement jusqu'à l'unité et au bureau. Le périmètre dépasse d'ailleurs le seul ministère : l'annuaire est mutualisé et porte aussi des agents relevant d'autres administrations et d'opérateurs rattachés.
De l'autre, environ 14 200 contrôleurs agréés salariés d'APAVE Exploitation France, avec leur date de naissance, leur numéro d'agrément et leur domaine d'intervention : métrologie légale, appareils à pression, canalisations, transport de matières dangereuses. Ce sont des salariés d'une société privée, exposés par un outil de l'État et non par une compromission de leur employeur.
⚠️ Revendiquée — non confirmée officiellement par le ministère à ce stade.
Un point mérite d'être souligné, parce qu'il change la portée de l'incident : ces informations ne sont pas disponibles en données ouvertes. Ce qui est public s'arrête à l'habilitation des organismes, publiée au Journal officiel, et aux coordonnées institutionnelles des services. La liste nominative des contrôleurs habilités n'est pas publiée, et le registre qui la porte côté État est réservé aux personnes autorisées.
Le risque n'est donc pas tant le volume, moyen, que ce que ces données permettent : usurper une chaîne hiérarchique publique pour l'un des fichiers, se faire passer pour un contrôleur habilité auprès d'un exploitant pour l'autre, dans des domaines où la venue d'un inspecteur est attendue et où l'accès à des installations à risque est en jeu.
📂 Données concernées :
· Identité et état civil (nom, date de naissance)
· Coordonnées professionnelles (adresse électronique, téléphone fixe et mobile)
· Affectation administrative (direction, unité, bureau, matricule)
· Identifiants de connexion
· Numéros d'agrément et domaines de contrôle.
🔗 Détails et suivi → https://t.co/d3wYvQuCrC
#FuitesInfos #DataBreach #Cybersécurité #ServicePublic #DarkWeb
Mouai. On va quand même surveiller de très près nos outils de monitoring avec @fuitesinfos.
A noter que d'autres services en dehors du périmètre annoncé sont en rades.
Plusieurs sites web gouvernementaux, liés au ministère de la Transition écologique, sont inaccessibles depuis quelques heures: une panne qui serait liée à un "incident informatique" et non une cyberattaque
https://t.co/a1Of5XmpsE
@JRocheAvocat@fuitesinfos C'est en cours d'analyse de mon côté mais pour le moment je ne vois pas de lien évident sur celle de la transition écologique
🚨 FUITES INFOS | Géofoncier — ~6 782 personnes concernées
Géofoncier est le portail d'information foncière de la profession de géomètre-expert, exploité par une société créée en 2010 par l'Ordre des géomètres-experts. Il héberge l'annuaire des professionnels inscrits et les dossiers fonciers que les cabinets sont tenus d'y verser.
Le 1er septembre 2026, un acteur a publié sur un forum cybercriminel ce qu'il présente comme la base complète du portail. D'après la revendication, l'accès aurait été obtenu depuis un compte authentifié disposant d'un accès à l'API du portail.
Le dépôt contiendrait quatre fichiers pour 4 226 008 lignes : 6 782 géomètres-experts, 6 448 structures d'exercice, 2 151 implantations, et plus de quatre millions de dossiers fonciers géolocalisés.
⚠️ Revendiquée — non confirmée officiellement par Géofoncier ni par l'Ordre.
Ce dossier a une particularité, et elle coupe dans les deux sens.
D'un côté, l'auteur écrit lui-même qu'il n'a pas pris le temps de vérifier si ces données étaient déjà publiques. Pour une bonne part, elles le sont : l'annuaire des géomètres-experts en exercice et les coordonnées de leurs cabinets sont diffusés sur le site de l'Ordre, geometre-expert[.]fr.
De l'autre, l'annuaire en cause n'est pas celui des seuls praticiens en exercice : c'est le tableau de l'Ordre dans son ensemble, et une large majorité des inscrits n'y est plus signalée en activité. Pour ceux-là, rien n'établit une diffusion publique en cours. Un professionnel qui a cessé d'exercer il y a dix ans ne s'attend pas à voir son nom, son numéro d'ordre et son cabinet circuler en libre téléchargement.
Et ce qui n'était public en aucun cas, c'est l'agrégat : l'annuaire complet d'une profession réglementée et quatre millions de dossiers rattachés cabinet par cabinet, en un seul fichier. L'atteinte porte sur l'accès, pas sur la confidentialité du contenu.
📂 Données concernées :
· Identité professionnelle (nom, prénom, numéro d'ordre)
· Coordonnées de cabinet (courriel, téléphone, adresse)
· Géolocalisation des implantations
· Métadonnées de dossiers fonciers géolocalisés
· Références de dossier libres, pouvant comporter des noms de particuliers
Le risque n'est pas la divulgation d'un secret : ni mot de passe, ni fiche de propriétaire ou de client, ni contenu de pièce jointe. Il est ailleurs. Une liste nominative exhaustive, enrichie du contexte d'activité de chaque cabinet, c'est le matériau d'une campagne d'hameçonnage ciblé et de fraude au virement entre confrères, notaires et clients : le prétexte crédible est fourni avec la liste.
Aux cabinets : se méfier de toute sollicitation citant un dossier en cours, et vérifier par un canal indépendant toute demande de changement de coordonnées bancaires.
🔗 Détails et suivi → https://t.co/LtjGg2kB40
#FuitesInfos #DataBreach #Cybersécurité #DarkWeb #Foncier
Arrêtez vos conneries. C'est un OS avec 100 configurations constructeur multi-couches, des patchs de sécurité qui arrivent des semaines voir des mois en retard, et je parle même pas des màj. C'est un enfert, la plupart des téléphones sous Android s'ouvre comme des canettes avec une main.
⚠️ Petit problème assez gênant sur Android 17.
Le chercheur en sécurité Jose Rodriguez (@VBarraquito) fait la démonstration d’un accès aux photos d’un smartphone Android 17 pourtant verrouillé.
Il reçoit un appel vidéo WhatsApp puis, depuis l’interface d’appel accessible sans déverrouiller l’appareil, parvient à ouvrir les photos du téléphone. Le téléphone reste verrouillé : aucun PIN ni aucune authentification biométrique n’est demandé.
Le problème a été signalé à @Meta et Google.
À ce stade, la cause exacte n’est pas établie. L’hypothèse la plus plausible concerne une mauvaise interaction entre le mécanisme Android qui autorise certaines Activity d’appel entrant à s’afficher au-dessus du Keyguard (via des comportements de type showWhenLocked) et l’ouverture d’un composant système de sélection de médias. Le sélecteur de photos pourrait alors être lancé depuis ce contexte privilégié sans que l’état verrouillé du terminal ne déclenche une nouvelle authentification, créant ainsi un chemin d’accès aux médias depuis une interface pourtant pré-authentification.
Pas d’accès à distance ici : il faut avoir le téléphone en main. Mais pour un appareil verrouillé, pouvoir atteindre la photothèque reste évidemment un sérieux problème de confidentialité.
Be aware that your photos can be accessed without unlocking your phone when you receive a WhatsApp video call on Android.
This is in plain sight. It's not hidden, not a secret feature. Not a hack.
This has already been reported to Meta and Google.
#Privacy#Security#Android17
👉 Vérification effectuée par Fadhila, c’est la gauche, essentiellement LFI qui vote majoritairement contre les projets de surveillance numérique et liberticides.
Alors que la campagne présidentielle 2027 va battre son plein, portez ces sujets sur la table, exigez des positionnements clairs. Ne passons pas à côté de cette opportunité de nous faire entendre.
Qui vote pour la surveillance numérique ? Qui vote contre ?
J'ai voulu vérifier, texte par texte, ce que chaque famille politique fait réellement quand il s'agit de surveillance et de contrôle numérique.
Pas les discours. Les votes.
Neuf textes passés au crible sur la période 2021-2026 : sécurité globale, renseignement (boîtes noires), LOPMJ, vidéosurveillance algorithmique aux JO, narcotrafic, SREN, interdiction des médias sociaux avant 15 ans, Chat Control et mandat euro numérique au niveau européen.
Méthode : scrutins publics de l'Assemblée nationale et du Parlement européen, croisés avec la presse spécialisée.
Les votes marqués comme vérifiés le sont sur scrutin officiel. Les deux textes européens sont signalés à part : le détail par eurodéputé français y est moins net qu'à l'Assemblée.
Ce qui ressort :
🔸LFI et les écologistes votent le plus souvent contre l'extension des outils de surveillance.
🔸 Le camp présidentiel et LR votent le plus souvent pour.
🔸 Le RN suit largement les textes "sécurité" mais change de position sur certains sujets numériques, en particulier quand l'anonymat en ligne est en jeu.
🔸 Le PS est le groupe le plus variable, votant tantôt avec la gauche, tantôt avec la majorité, notamment sur le narcotrafic.
Une précision importante : ce sont des positions majoritaires de groupe, pas des votes unanimes à 100 %.
La réalité parlementaire est toujours plus nuancée qu'un tableau.
Exemple récent et flagrant non visible dans ce tableau: s'agissant de la proposition de Loi pour l'interdiction des réseaux sociaux au moins de 15 ans au sein de son groupe (Les Démocrates), le député Philippe Latombe (@platombe) a bien été le seul à voter contre le texte, le reste du groupe ayant voté pour avec le "bloc central" (majorité présidentielle).
Ce travail s'inscrit dans la continuité du fil ouvert par @Ced_haurus, élargi ici aux principales familles politiques en lice pour 2027. ⤵️⤵️