LA PENSÉE DE MK _N° 116-2026
Nul ne viendra pleurer sur notre triste sort. Nos mensonges répétés, nos jalousies maladives, notre refus obstiné de la vérité, nos haines recuites - ferments de nos divisions - ont fait grandir l'ogre qui a tout dévoré et détruit le pays. Il ne sert à rien d'attendre la fin d'un incendie pour venir se lamenter sur ses ravages. Un incendie, on le sait, est toujours un désastre. Nous voici donc dans le brasier à attendre, impuissants, que le feu nous consume. Ceux qui ont nié et continuent de nier, dans l'arrogance et une violence inouïes, l'incendie qui se propage sont pourtant, je le crains, les moins bien préparés à supporter les ravages.
#Cameroun #renaissance #changement_dans_la_paix
LA PENSÉE DE MK _N° 114-2026
Il ne nous reste plus qu'à choisir entre tuer l'avenir et nous soumettre à jamais, ou nous dresser sur l'unique jambe qui nous reste, l'unique bras qui bouge encore, l'unique œil ouvert qui refuse de se fermer, parce qu'il perçoit le futur là où d'autres ne voient que le néant. Je ne perdrai pas mon pari sur le triomphe de la raison, je ne le perdrai pas. Parce que derrière les soubresauts, les pulsions grégaires primaires, derrière la déraison et les haines, c'est la lumière de la conscience qui éclaire la marche des peuples. C'est ce qui sauvera le Cameroun. C'est ce qui redressera l'Afrique.
#Cameroun #renaissance #changement_dans_la_paix
MK's THOUGHTS N° 113-2026.
We have weathered so many storms, and yet the waves have never swept us away. But my heart bleeds every time I think of my political friends who have been held hostage for the past six or seven years in Cameroonian prisons, solely out of political hatred. I learnt quite early on that involvement in the opposition, against a backdrop of political savagery and messianism, can bring about the worst, and that the fighter is elevated by the magnitude of their sacrifice for a common cause. One is not a hero only in or after death; one is a hero every time one lights a torch in the pitch-black night of our lives. And society needs this light to illuminate its path. Political hostages, you rejuvenate our common struggle and shine in our hearts every day that hatred prolongs the ordeal of your years in prison.
#Cameroon #renaissance #PeacefulChange
LA PENSÉE DE MK _N° 112-2026
Ceux qui ont fait de notre pays un désert habitent les oasis et nourrissent leurs courtisans des quelques cactus qui poussent dans le sable. Ils font croire qu'il n'y a rien en dehors du désert, afin que l'on accepte le règne sans fin de l'absurde. Ils ont couvert du manteau de l'égoïsme, de la méchanceté et de la haine des vallées fertiles et des rivières abondantes. Je vous le dis avec certitude: notre pays est une promesse de bonheur partagé. Il nous faut en avoir la conviction pour arracher le voile qui obstrue notre horizon commun, par une conscience vive et permanente de ce que nous avons traversé et traversons encore. Aucun mensonge, aucune manipulation ni illusion ne doivent plus jamais nous tromper.
#Cameroun #renaissance #changement_dans_la_paix
LA PENSÉE DE MK _N° 111-2026
Où trouve-t-on le temps pour les querelles vaines et la haine quand notre maison commune brûle ? La citoyenneté ne doit pas nous unir seulement dans la joie des victoires. Elle doit nous souder dans le feu des épreuves. Après qu'on a donné un coup de pied dans la fourmilière, les fourmis sont désorientées et chacune d'elles cherche son chemin. C'est le moment où nous devons nous rappeler que nous formons une Nation, reformer les colonnes pour reconstruire la demeure commune. Ce ne peut être qu'une œuvre collective. C'est à cette phase de notre histoire que nous sommes rendus.
#Cameroun #renaissance #changement_dans_la_paix
DÉCLARATION RELATIVE AU CONSTAT DE FIN DE MANDAT DES CONSEILLERS MUNICIPAUX, AU 31 MAI 2026.
Les Conseillers Municipaux des 360 Communes du Cameroun ont été élus le 09 février 2020 pour un mandat de 5 ans. Par le décret du 04 mai 2026 prorogeant leur mandat jusqu'au 28 février 2027, le Président de la République en fonction s’est permis de se substituer au peuple qui doit choisir ses dirigeants, au Parlement à qui incombe le pouvoir de déterminer les conditions et règles d’exercice du choix du peuple, et au Code Général des Collectivités Décentralisées qui en fixe les modalités. Par-dessus tout, il a manifestement violé le principe de la non-rétroactivité consacré par la Constitution en son préambule, en s'appuyant sur la récente loi n° 2026/003 du 14 avril 2026 modifiant l'article 170 du Code électoral, pour proroger le mandat des Conseillers municipaux au 28 février 2027 alors que cette loi de révision de Code électoral ne contient aucun article énonçant l'effet rétroactif de ses dispositions.
En somme, on est face à un autre piétinement de la Loi Fondamentale de notre pays, un empiétement du pouvoir exécutif sur le domaine de la loi qui est celui du Parlement, une confiscation du mandat des élus locaux contraire à tous les principes démocratiques.
Le 24 juillet 2024, le Président de la République en fonction a fait bénéficier aux Conseillers Municipaux du régime dérogatoire alors en vigueur au moment de leur élection, en prorogeant leur mandat jusqu'au 31 mai 2026, alors qu'il devait être renouvelé par voie d'élection avant l'échéance du 09 février 2025. Mais il n'a pas non plus convoqué le corps électoral pour le renouvellement dudit mandat avant l'échéance du 31 mai 2026, ni avant le 09 août 2026 qui correspond au plafond du régime dérogatoire de prorogation en vigueur au moment de l’élection en février 2020, soit le 18 ème mois de date à date. En conséquence, à compter du 1er juin 2026, les Conseils Municipaux sont en situation de vacance légale sur l'ensemble du territoire national. Toute délibération prise au-delà de cette date exposera ses auteurs à une responsabilité pour gestion de fait. Les Chefs des Exécutifs Communaux doivent constater cette vacance et en tirer toutes les conséquences de droit, pour eux-mêmes et pour les collectivités qu’ils représentaient.
Après avoir exercé en date du 1er juin 2026 le recours en retrait du Décret n° 2026/166 du 04 mai 2026 au regard de son illégalité, nous saisissons en régulation d’un tel dysfonctionnement des institutions, le Conseil Constitutionnel afin qu’il enjoigne le Président de la République en fonction, en vertu de ses prérogatives découlant de l’article 46 de la Constitution, de convoquer, sans délai, le corps électoral.
Fait à Yaoundé le 03 juin 2026
Le Président national du MRC Pr. Maurice KAMTO