@libertarien_ Effectivement. D’ailleurs @Ph_Aghion au Collège de France prenait l’exemple de la France comme pays avec des bonnes donnés fiscales (car le fisc est efficace) mais avec des mesures souvent mauvaise ce qui fournit des expériences naturelles et des instruments d’économétrie utile.
@JohnHCochrane@ojblanchard1 I think people are answering to the argument that it will improve the Treasury’s situation where as It actually makes no difference in the sense that what is not paid in interest rate will be lost in smaller of dividends.
Le retour du grand twitter eco. A lire pour comprendre le débat, loin des postures et raccourcis de plateaux tv. Et surtout parce qu'il est aussi important de comprendre que la politique monétaire c'est très compliqué, même pour les économistes, donc c'est plus que normal d'être perdu
@QuentinVandewe2@StephanieKelton Il y’a bien un avantage à la proposition de d’annulation de la dette détenue par la BCE, c’est celui d’avoir découvert votre compte.
@libertarien_ J’entends cette conception et suis d’accord sur la théorie mais le problème (fréquent chez les libéraux) est que c’est une simple expérience de pensée, utopie à l’heure actuelle. Aucun endroit dans le monde n’est prêt à accueillir une "société" de ce type à grande échelle (pays)
@QuentinVandewe2 Débat très intéressant et je suis d’accord avec le fait qu’annuler la dette est un mirage et qu’il vaut mieux que la BCE finance le plan de LFI avec un achat d’OAT Néanmoins je me demande quel est votre avis sur l’intermediation des banques dans l’achat à profit d’OAT par la BCE?
@sc_cath Critique d’autant plus justeque même face à un public acquis (MEDEF) très peu de candidats ont osé remettre en question le système de retraite. Pensez-vous qu’il soit possible en France de régler ce problème sans intervention du FMI?
J’ai été appelée par des journalistes de la presse internationale pour savoir pourquoi je n’étais pas au débat du #Medef alors que je suis candidate à la primaire . J’ai répondu que nous sommes dans un système de plus en plus étrange où l’on découvre que c’est le Medef qui choisit le candidat de gauche qui lui convient ( c’est comme si le vainqueur d’une compétition sportive était désigné par l’entre-soi avant les résultats ) alors qu’il invite 4 candidats de droite ( hors RN) . Il va falloir respecter des règles simples et honnêtes, et si possible le plus rapidement possible. On nous regarde #primairesPS #presidentielle2027 https://t.co/lmc5M6NlYh.
Venez voter à la primaire, reprenez votre liberté de choix
Bonjour @QuentinVandewe2,
Merci pour vos réponses très claires à l’idée totalement démagogique de LFI de détruire la dette détenue par la BCE. Quels ouvrages / articles scientifiques conseillez-vous pour approfondir ces sujets?
@Sardoche Sur les retraites c’est un suicide économique mais sachant que les retraités voteront pour un candidat qui préservera leur niveau de vie c’est loin d’être un suicide politique
@QuentinVandewe2 Très intéressant. J’ai une question par rapport à votre démonstration. Imaginons que la dette soit annulée, pourquoi automatiquement cette annulation viendrait gonfler les réserves bancaires à la BCE?
Aucune de ces trois « erreurs » n'en est une :
« Il n'existe aucune obligation de recapitalisation et la BCE peut opérer avec des fonds propres négatifs. » Je l'ai écrit moi-même dans mon fil sur votre note (https://t.co/IlO4ppy7AT), et ce n'est pas la question. Qu'une banque centrale puisse juridiquement vivre avec des fonds propres négatifs ne dit rien des conséquences économiques d'une telle situation. Cette distinction, votre réponse l'ignore à nouveau, comme votre note ignore l'ensemble de la littérature académique qui traite précisément de cette question.
« La perte des dividendes est déjà acquise, l'État assume DÉJÀ tout ce que vous décrivez. » Non. Les pertes actuelles sont des pertes de portage : une dizaine de milliards par an aux taux actuels, une vingtaine quand ils étaient à 4 %, et elles s'éteignent à mesure que les titres sont remboursés. Une annulation transformerait ces pertes temporaires, assises sur un écart de taux, en pertes sans échéance, assises sur le niveau entier des taux. C'est ce changement d'ordre de grandeur qui rendrait la Banque de France économiquement insolvable : la valeur actualisée de l'ensemble de ses revenus futurs deviendrait inférieure à celle des intérêts dus sur ses réserves. Vous citez d'ailleurs vous-même la Banque de France : les pertes se reportent « jusqu'à ce que la rémunération de leur actif repasse au-dessus de celle de leur passif ». Sans les titres, ce jour n'arrive simplement plus.
« La consolidation n'existe ni comptablement, ni juridiquement, ni financièrement. » L'État est l'unique actionnaire de la Banque de France, et ses bénéfices, distribués ou mis en réserve, lui appartiennent. Tout euro que la Banque de France ne gagne pas est un euro que le Trésor ne recevra pas. Que la comptabilité européenne la classe hors des administrations publiques ne change rien pour les investisseurs qui achètent la dette française, et qui, eux, consolident. D'ailleurs, vous consolidez vous-même deux paragraphes plus loin : « une créance que la puissance publique détient sur elle-même ». Si l'État et sa banque centrale sont une seule puissance publique, alors la perte de l'une est la perte de l'autre. Vous ne pouvez pas séparer les bilans pour les pertes et les fusionner pour la créance.
« La Fed reporte 200 milliards de pertes tout en tenant son mandat. » C'est précisément l'exemple qui vous contredit. Le « deferred asset » de la Fed est une créance sur ses propres bénéfices futurs : tant qu'elle n'est pas éteinte, plus un dollar ne remonte au Trésor. Le Trésor américain paie donc, en renonçant à ses versements pendant des années. Et ces bénéfices futurs existent parce que la Fed a gardé ses titres, qui paient coupons et principal. Annulez la dette du Trésor qu'elle détient, et la Fed devient économiquement insolvable à son tour : plus de bénéfices futurs, donc plus rien sur quoi inscrire un « deferred asset ».
« La rémunération des réserves, 300 milliards créés ex nihilo, ne semble inquiéter personne. » C'était le troisième point de ma réponse, que vous ne relevez pas. Ces 300 milliards sont précisément le coût dont je parle : les pertes de la banque centrale, ce sont ces intérêts moins le rendement de l'actif. L'annulation ne les réduit pas d'un euro, elle supprime le rendement qui les compense. Quant à stériliser ces réserves par des réserves obligatoires non rémunérées, comme le propose votre note : obliger les banques à détenir à taux nul des centaines de milliards, c'est un impôt sur les banques, de plusieurs milliards par an. Il peut se discuter. Mais c'est un impôt, et quelqu'un le paie.
« Rien ne s'éteint tout seul : soit l'État réemprunte, soit il fait de l'austérité. » Bien entendu, et l'annulation n'y changera rien. Cette proposition n'offre qu'un mirage, qui détourne de la seule vraie question : comment reprendre le contrôle des finances publiques et préparer la France à tirer parti du choc technologique majeur qu'est l'intelligence artificielle.
Un mot, enfin, sur votre question elle-même, car sa formulation dit tout du prisme qui produit ces erreurs d'analyse, et résume notre désaccord :
« que la banque centrale assume juste un peu plus de pertes que ce qu'elle fait déjà aujourd'hui, pertes qui n'ont aucune importance pour elle, pour libérer des marges de manœuvre à la collectivité »
1. Ce n'est pas « un peu plus de pertes ». En valeur actualisée, les pertes actuelles valent une centaine de milliards, l'écart entre le nominal du portefeuille et sa valeur de marché, et elles sont bornées par l'échéance des titres. L'annulation porterait la perte au portefeuille entier, 600 milliards, sans échéance. Six fois plus.
2. Ces pertes ont de l'importance pour la banque centrale : elles minent son autonomie et sa capacité à contrôler l'inflation sur le long terme.
3. L'opération ne libère aucune marge de manœuvre réelle pour la collectivité, car la vraie contrainte est économique, pas comptable. Les règles de contrôle des déficits ont été mises en place pour éviter de tomber dans un régime de dominance budgétaire, où l'indépendance de la banque centrale ne suffit plus à contrôler l'inflation. Il est tentant de décréter que ces règles ne servent à rien après en avoir bénéficié pendant des décennies, justement parce qu'on a oublié à quoi elles servaient. L'histoire monétaire tout entière suffirait pourtant à nous rappeler la raison de leur existence. Je vous invite à la relire, ainsi que la littérature académique sur le sujet dont vous parlez.
@gilleszerah@jattali@JLMelenchon@MPigasse De toute façon la BCE peut très bien ignorer les demandes de LFI car elle est indépendante. LFI le sait très bien et veut juste accaparer l’attention, préparer un conflit en cas d’élection qui permettrait de sortir de l’euro qui « empêcherait LFI d’appliquer son pgm »
@gilleszerah@jattali@JLMelenchon@MPigasse Justement il y’a beaucoup de conséquences directes tandis que les marchés qui refusent de prêter serait une conséquence indirecte de perte de fiabilité (ce que les LFIstes contredisent)
Bonjour @Ph_Aghion ,
Je ne suis pas sûr de comprendre pourquoi plus personne n’achèterait des OAT après l’annulation si justement cela ne change rien et représente juste un manque à gagner pour l’était français via les intérêts de sa dette
@VolodimirZelen1@ma_ya40 Je suis désolé mais si polymarket met Hollande devant Glucksmann alors qu’il n’est pas candidat je ne donne pas cher de sa peau.