Les sujets politiques ne sont pas ceux que je préfère, vous le savez si vous me suivez depuis un moment. Mais parfois ne rien dire revient à accepter l'inacceptable. En 2023, c'était une loi sur les influenceurs et medias qui revenait à "interdire toute communication sur les cryptomonnaies en France". On s'était mobilisés, on avait fait corriger le tir en commission mixte paritaire. Aujourd'hui c'est un autre texte, un autre détail perdu dans une loi massive et le même réflexe qui me pousse à écrire cet article. Mais cette fois-ci, ça peut être encore plus grave:
Le 7 avril 2026 l'@AssembleeNat a voté un projet de loi de lutte contre la fraude sociale et fiscale. Ce texte, pris dans sa globalité, a du sens. Mais une de ses dispositions pose un vrai problème.
L'article 1649 bis du Code général des impôts, alinéa 3, crée une nouvelle obligation : si vous détenez plus de 5 000 € en cryptomonnaies sur un portefeuille que vous gérez vous-même (ce qu'on appelle un portefeuille non-custodial, ou en self-custody), vous devez le déclarer au fisc. Dans la blockchain, partager sa clé publique c’est aussi révéler ce que l’on possède, l’évolution de son solde, sa composition, son historique et le détail, jour après jour, de ses dépenses on-chain.
On ne parle pas ici de vos comptes Coinbase, Binance ou toute autre plateforme d'échange. Ceux-là sont déjà déclarés et communiquent directement avec l'administration fiscale. On parle de vos clés personnelles. Votre MetaMask, votre Phantom, votre Ledger. Des actifs que vous conservez chez vous, sans intermédiaire, dont personne n'a connaissance.
Concrètement : en déclarant ces adresses, vous donnez au fisc la capacité de consulter l'intégralité de vos transactions, de connaître la valeur de ce que vous détenez et de suivre chacun de vos mouvements sur la blockchain. Tout ça, même si vous n'avez jamais revendu quoi que ce soit. Même si vous n'avez fait aucune plus-value. Même si vous ne devez rien au centre des finances publiques.
Pour rappel, en France les cryptomonnaies ne sont imposées que quand vous les convertissez en euros ou en monnaie fiat. Pas avant. Ce qu'on vous demande ici, c'est de fournir des informations sur un actif qui ne génère aucun impôt tant que vous le gardez. C'est de la collecte de données sur de la détention. Rien d'autre.
1/ Ce n'est cohérent avec aucun autre actif.
On ne demande à personne de peser les bijoux de la famille pour informer les impôts de la quantité d'or détenue à la maison. On ne le fait pas pour les montres. Vous n'avez pas à mettre une caméra dans votre coffre privée, chez vous, pour que les finances publiques puissent évaluer sa valeur quand bon lui semble. On ne le fait pour rien d'autre... Pour aucune classe d'actifs au monde, on ne vous demande de rendre des comptes à l'administration fiscale quand il n'y a rien à taxer.
Les cryptomonnaies deviendraient le tout premier actif soumis à une obligation de déclaration alors qu'il n'y a aucun impôt à prélever. Du jamais vu.
Ça poserait problème pour n'importe quoi et ça en pose encore plus pour un actif qui fait l'objet d'enlèvements et d'extorsions chaque semaine dans ce pays.
2/ C'est techniquement irréalisable et facilement contournable.
La sanction prévue ? 750 € par portefeuille non déclaré. Le même montant, que vous ayez 600 € ou un quart de million dessus. Si les personnes qui choisiront de répartir leurs fonds sur dix adresses différentes pour passer sous le seuil ? Personne n'y a pensé ? Générer une nouvelle adresse sur une blockchain, ça prend quelques secondes.
Les services publics n'ont pas les outils pour traiter ce type de données. C'est un fait. Aux Pays-Bas, un dispositif similaire a été mis en place : les déclarations ont plus que triplé. Le résultat ? Les autorités néerlandaises ont elles-mêmes reconnu que les données collectées étaient inexploitables.
Avec quel outil on les traite ? Quelle méthode ? Dans quel but concret ? Aucune de ces questions n'est posée dans le texte. Collecter des données sans savoir qu'en faire ce n'est pas lutter contre la fraude: c’est accumuler du pouvoir de contrôle et normaliser la surveillance.
3/ La France est le pays le plus dangereux au monde pour les détenteurs de cryptomonnaie.
Depuis le 1er janvier 2026, on compte en France une agression ciblant un détenteur de crypto tous les six jours. Enlèvements, séquestrations, torture physique, extorsion sous la contrainte. Plus de 40 cas identifiés depuis le début de l'année. Près de la moitié ne sont même pas passés dans la presse.
Rapporté au nombre d'habitants, c'est un score comparable à celui des États-Unis, un pays sept fois plus peuplé. Une agression sur trois dans le monde visant un détenteur de crypto a lieu en France.
Et c'est maintenant qu'on propose de rassembler dans un fichier les noms, prénoms, adresses et montants détenus par chacun de ces détenteurs ? C'est créer un annuaire pour les criminels.
Mention spéciale pour ANTS, dernier en date.
4/ Les données des Français ne sont pas en sécurité. Et ça, tout le monde le sait.
La France vit l'une de ses pires périodes en matière de cybersécurité. France Travail s'est fait voler les données de plus de 43 millions de Français, avant de subir une seconde brèche quelques mois plus tard sur 400 000 comptes supplémentaires. Viamedis et Almerys ont laissé fuiter 33 millions de dossiers médicaux. Free, Boulanger, Cultura : les incidents ne s'arrêtent plus. Et côté crypto, Ledger a subi une fuite de données clients il y a quelques années. Ces données circulent encore aujourd'hui et sont activement utilisées par des criminels pour cibler les détenteurs.
Et il y a pire. En juin 2025, une agente des services des impôts a été interpellée. Elle utilisait les logiciels internes de l'administration, le logiciel Mira notamment pour repérer des contribuables, récupérer des informations sur leur patrimoine et leur localisation et revendre le tout à des criminels et des détenus. Parmi les cibles : un gardien de prison, des personnalités publiques, des détenteurs de crypto à fort patrimoine. L'enquête est toujours en cours pour déterminer si d'autres agents étaient impliqués.
C'est dans cette période, après tous ces incidents, que l'Assemblée nationale vote un texte qui centralise encore plus de données sensibles sur les détenteurs de cryptomonnaies. Qui peut regarder cette situation en face et trouver ça raisonnable ?
5/ C'est en contradiction avec ce que le gouvernement fait depuis un an.
Le décret du 22 août 2025 a permis aux entrepreneurs et aux personnes exposées dans le secteur crypto de demander la suppression de leur adresse sur les publications officielles d'entreprise. Depuis, plus de 40 000 demandes ont été déposées. Ce décret existe parce que le gouvernement a reconnu un fait simple : exposer les données personnelles de ces personnes met leur vie en danger.
C'est par une publication de ce type que la personne qui s'en est prise à moi il y a quelques années avait trouvé l'adresse de mon domicile, avant de se présenter pour réclamer de la cryptomonnaie. Je salue d'ailleurs le travail de l'@adan_asso qui s'est battue pour que ce décret voie le jour.
Mais comment justifier qu'on permette d'un côté aux entrepreneurs de masquer leur adresse parce que c'est dangereux, et que de l'autre on oblige les détenteurs à centraliser des informations encore plus sensibles dans un fichier de l'administration ? La situation s'est aggravée depuis que ces mesures de protection ont été prises. C'est contradictoire.
Un peu de nuance...
Il faut comprendre comment on en est arrivé là. Et pourquoi je pense qu'il y a un malentendu.
Ce texte est massif. Travail dissimulé, TVA, fraude fiscale, fraude sociale : des dizaines d'articles. La crypto n'y représente qu'une ligne. Un alinéa. Le texte a été porté à l'origine par un groupe communiste, voté par le Sénat en décembre 2025, puis par l'Assemblée nationale le 7 avril avec plus de 363 voix pour.
Je refuse de croire que nos sénateurs et nos députés sont tous en accord avec cette disposition. Beaucoup ont voté pour un texte global, sans avoir mesuré les implications de cette ligne en particulier. C'est souvent comme ça que le diable se cache dans les détails. On ne vote pas article par article, alinéa par alinéa. On vote un ensemble. Et dans cet ensemble, cette mesure est passée sans bruit.
La bonne nouvelle : le texte n'est pas encore définitif. Il doit encore passer en commission mixte paritaire, prévue en mai. C'est le même stade où on s'était mobilisés avec un groupe d'entrepreneurs pour la loi sur les influenceurs en 2023. Un texte globalement pertinent qui, dans son volet crypto, revenait à interdire toute communication sur notre secteur. On avait fait corriger ça. Je crois que c'est de la même nature aujourd'hui.
L'ADAN est déjà sur le sujet et a bien saisi la gravité de la situation. Mais il faut que ce signal remonte le plus largement possible avant mai.
On peut lutter contre la fraude sans créer un fichier centralisé contenant le nom, le prénom, l'adresse et la liste des actifs de chaque détenteur de cryptomonnaies en France. Surtout quand cet actif est celui qui justifie le plus d'enlèvements et d'extorsions cette année.
Si cette loi passe en l'état, la réflexion de beaucoup de Français ne portera pas sur un impôt à payer. Ce sera pour ou contre un risque. Et le résultat sera simple : des départs.
Mon but est de faire remonter ce sujet aux personnes capables de l'entendre de le comprendre et de revenir en mai avec les bonnes corrections. J'invite les parties prenantes à consulter la position que l'ADAN publiera et à porter cette réflexion auprès de leurs élus et des membres de la commission mixte paritaire.
Si vous êtes concerné, partagez cette publication. Pas dans la colère, pas dans l'invective. Avec du bon sens, des arguments et de la bienveillance.
De nombreuses évolutions devraient avoir lieu d'ici la commission mixte paritaire de mai. Naturellement, je vous en tiendrai informés.
🇫🇷 Le Rassemblement National a déposé une proposition de loi visant à autoriser, pour une durée de 5 ans, l’utilisation des productions excédentaires d'électricité pour le minage de Bitcoin.
« Le développement de cette activité en France permettrait de maintenir nos centrales nucléaires à puissance constante tout en générant des revenus significatifs. Selon l’Association pour le développement des actifs numériques (Adan), y dédier ne serait‑ce qu’un gigawatt de puissance représenterait 100 à 150 millions de dollars de recettes annuelles. Cette manne pourrait contribuer à couvrir les coûts fixes du parc nucléaire actuel et à financer les investissements dans nos futures centrales. C’est donc un levier de réduction des taxes massives pesant aujourd’hui sur l’électricité française, qui constituent un frein majeur à l’indispensable réindustrialisation de notre pays. »
🚨 Alerte réglementaire — Bitcoin risque l’illégalité de fait en Europe 🚨
Si les Guidelines du Comité Européen de la Protection des Données (EDPB en anglais) sont confirmées dans leur version finale, il n’existera plus aucun usage de Bitcoin 100 % conforme au droit européen.👇
➡️ Interdiction de facto, sans bannissement, par collision réglementaire.
Comment est-ce possible ?
1️⃣ Selon l'EDPB, « Une clé publique est une donnée personnelle si elle peut identifier, même indirectement, une personne physique. »
— EDPB 02/2025, §3.2
Or, la blockchain Bitcoin est immuable. Les informations qui y sont inscrites ne peuvent pas être effacées.
Mais l'EDPB est formel : « L’impossibilité technique ne peut être invoquée pour justifier le non-respect du RGPD. »
— EDPB 02/2025, §4.2
En d'autres termes, c'est au réel de s'adapter, pas à la norme. Un classique de l'UE.
Et si l'on ne peut pas supprimer les données, alors... « Cela peut nécessiter la suppression de toute la blockchain. »
— EDPB 02/2025, 4.3
⛔ Le droit à l’effacement devient inapplicable. Donc : violation automatique du RGPD.
2️⃣ L’EDPB propose une "solution" : l’anonymisation.
Anonymiser les données avant inscription on-chain (via mixeurs, hachage, zero-knowledge…).
On retombe sur nos pattes : en recourant à la confidentialité, l'usage de Bitcoin est possible. Miracle !
Erreur : cette solution est interdite par les règles anti-blanchiment.
3️⃣ Pour la réglementation financière, dont dépend Bitcoin, anonymat = criminalité
📘 TFR (2023/1113)
• Mixers, tumblers, wallets "privacy" = risque élevé
• Identité obligatoire avant transfert, même vers un wallet perso
• KYC dès 1 000 €
📕 AMLR (2024/1624)
• Interdiction formelle des outils ou comptes facilitant l’anonymat
• Les PSAN n’ont pas le droit d’en proposer ou d’en héberger
📙 Loi française contre le narcotrafic – 20 mars 2025
• Toute transaction anonyme = présomption automatique de blanchiment
• 5 ans de prison + 375 000 € si l’origine des fonds n’est pas prouvée
⚖️ Affaire Tornado Cash (NL, mai 2024)
L'outil permettant l'anonymat, il "ne peut donc pas être caractérisé comme un outil légitime, (...) il est spécifiquement destiné aux criminels."
📌 Conséquence :
❌ Vous anonymisez ➡️ Infraction AML (TFR / AMLR)
❌ Vous ne le faites pas ➡️ Infraction RGPD (effacement impossible)
💥 Aucune issue légale. → Bitcoin devient illégal de fait en Europe.
⏳ Que faire ?
🗓️ La consultation publique du EDPB est ouverte jusqu’au 30 juin 2025.
🎯 Il est encore temps d’agir :
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✅ Contactez vos eurodéputés : demandez une cohérence RGPD / AML, et la fin de la présomption "anonymat = crime".
🇫🇷 La France investit dans la tokenisation sur Ethereum avec @Bpifrance.
Quels sont les détails de ce partenariat ? On voit cela ensemble 👇
https://t.co/y0Fz8m9bln
Chainlink Payment Abstraction—a cross-chain payment system that converts user fees into LINK—is officially live on mainnet 🔥
As the first use case, Payment Abstraction has been integrated with Chainlink SVR to convert the Chainlink Network portion of fee revenue into $LINK
@aave, the largest DeFi protocol by TVL, integrated SVR last Friday to recapture liquidation MEV, featuring a revenue split of 65% to the Aave ecosytem and 35% to the Chainlink ecosystem
Historically, tens of millions of dollars in liquidation MEV has been leaked to blockchain validators. SVR fixes this
Network revenue generated from SVR feeds not yet secured by Staking will be initially be paid to node operators by helping cover their existing oracle reward payments for Data Feeds (replacing subsidy with fees)
SVR feed revenue will transition to being paid to $LINK stakers once Staking secures the node set powering an SVR feed (e.g., Staking secures the standard ETH/USD feed, so it also secures ETH/USD SVR feed)
When revenue from Staking-secured SVR feeds are made available to $LINK stakers, 50% will be used to support the existing Staking reward rate (replacing subsidy with fees)
The other 50% will serve as an additional fee reward for $LINK Stakers split 50/50 between the node operator and community staking pools
More info on when/how SVR fees will be made available to $LINK Stakers will be provided in the future
Payment Abstraction infra will also be used to consolidate existing node operator oracle reward payments from 40+ chains to a single blockchain, starting with CCIP (important as Chainlink scales to more chains)
The announcement also notes that the first phase of the Chainlink Build claims mechanism is code-complete and expected to launch this year (making Build tokens claimable by $LINK Stakers) 👀
🔗👇 Full announcement below
🇫🇷 François Asselineau veut que la France achète du Bitcoin !
Le président de l'UPR considère que la Banque de France devrait constituer une réserve stratégique de Bitcoin équivalente à 5 à 10 % de la valeur de ses réserves d’or.
Tous les détails 👇
https://t.co/f7pLbM00Ej
🇫🇷 Toulouse, première ville d’Europe à accepter les paiements en cryptomonnaie pour les transports.
Dès le lundi 17 mars, les usagers du métro Tisséo pourront régler leur trajet en Bitcoin, Ethereum et d’autres altcoins.
Via @ladepechedumidi.
🚨 🇺🇸 La sénatrice Cynthia Lummis réintroduit une loi visant à établir une Réserve Stratégique de #Bitcoin aux États-Unis, inspirée par la vision de Donald Trump.
Cette loi prévoit l'achat de 1 million de $BTC sur 5 ans.
🇫🇷 Lancement de l'Institut National de Bitcoin.
L'INBi, une association fondée par des Bitcoiners et présidée par @StachAlex, pour défendre les Français, réindustrialiser notre pays et concurrencer les puissances mondiales.
Notre article 👇
https://t.co/buqWilLGGp
🇺🇸 De grands évènements crypto et économiques sont prévus aujourd’hui !
🔸 Données NFP à 14h30
🔸 Discours de Jerome Powell à 18h30
🔸 Discours de Donald Trump à 19h30
🔸 Signature par Donald Trump d'ordonnances exécutives à 20h30
🔸 Discours de Donald Trump lors du Sommet Crypto à 21h
🚨 HISTORIQUE
Donald Trump a signé cette nuit un décret pour créer une réserve stratégique de Bitcoin détenue par le gouvernement américain
Une 1ère mondiale (après le Salvador et le Bhoutan) qui reconnaît pleinement Bitcoin comme un actif stratégique
🧵 À dérouler
Vous l’avez réclamé il est de retour, pas pour jouer un mauvais tour
Live spécial ce soir avec @marczeller
On a pas encore l’horaire mais soit 19h soit 21h 🕘
Replay activé
À toute 👋🏻
Madame la Secrétaire d’État, je salue votre volonté de nuance. Toutefois, même un compromis mineur comme l’affaiblissement du chiffrement de bout en bout ouvre la voie à de graves atteintes à nos libertés fondamentales
Ça se matérialiserait par exemple par le retrait de @signalapp en France
Ce n’est pas le président @EmmanuelMacron lui-même qui disait il y a quelques jours, utiliser cette messagerie pour parler à ses proches ?
On parle bel et bien de ce genre de restrictions
C’est avec de petites concessions qu’on bascule insidieusement vers une perte totale de nos libertés numériques
Comme le disait Benjamin Franklin : « Ceux qui sont prêts à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne méritent ni l’une ni l’autre »
La devise de notre pays ne comporte pourtant que trois mots
En espérant un fort contraste entre la proposition et ce qui sera finalement adopté