@NunezLaurent Votre tweet est glaçant.
Vous y assumez explicitement qu’un rassemblement peut être interdit non pour des faits commis, mais pour des propos “susceptibles” d’être tenus.
Une République qui commence à punir des intentions supposées cesse progressivement d’être une démocratie.
Monsieur Hervouet,
J’ai entendu vos propos sur CNEWS : « La France a perdu le Mali, et nous on a Bally Bagayoko, un maire malien en France. »
Je veux vous répondre avec calme, mais avec clarté.
Je suis un élu de la République française. Je suis Français. Né de l’histoire de l’immigration, certes, fier de mes origines familiales, évidemment, mais pleinement Français et pleinement légitime dans les responsabilités que les citoyens m’ont confiées par le suffrage universel.
En me qualifiant de « maire malien en France », vous ne parlez pas seulement de moi. Vous dites à des millions de Français issus de l’immigration qu’ils resteraient éternellement renvoyés à une origine, quelle que soit leur place dans la société, leur engagement ou leur attachement à la République.
Ce qui est également préoccupant, c’est que ce type de propos est devenu si fréquent sur CNEWS qu’il est désormais difficile de parler de simple « dérapage ». Un dérapage suppose l’exception. Or lorsque des amalgames identitaires, des sous-entendus sur la légitimité de certains Français ou des oppositions permanentes entre origines et appartenance nationale deviennent récurrents, cela révèle une ligne éditoriale et un climat idéologique plus profonds.
Cette banalisation est dangereuse pour le débat public. Elle nourrit la suspicion, fracture la communauté nationale et installe l’idée qu’il existerait des Français plus légitimes que d’autres.
Cette vision est une impasse.
Elle l’est aussi dans notre rapport à l’Afrique.
Depuis plusieurs années, les peuples africains expriment une aspiration profonde à être respectés comme des partenaires souverains, traités d’égal à égal, et non plus comme d’anciennes colonies sur lesquelles la France conserverait une forme de tutelle politique, militaire ou culturelle.
La France doit entendre ce message. Notre pays ne peut plus penser sa relation avec le continent africain à travers les réflexes d’une autre époque. Le temps du paternalisme et des logiques postcoloniales est révolu. Une nouvelle doctrine diplomatique doit émerger : fondée sur le respect mutuel, la coopération équilibrée et la reconnaissance pleine des souverainetés africaines.
Le Mali n’a pas été « perdu » comme on perdrait un territoire ou une possession. Le Mali est un État souverain. Et si les relations entre nos deux pays traversent aujourd’hui une crise profonde, cela doit nous conduire à réfléchir avec lucidité sur les erreurs commises et sur la nécessité de reconstruire des liens plus justes.
Faire le parallèle entre cette situation géopolitique et mon élection comme maire en France révèle précisément le problème : l’idée persistante que des Français comme moi seraient toujours perçus à travers le regard de l’ancienne relation coloniale.
Je refuse cette assignation.
Je suis un élu français. Je sers la République française. Et je continuerai à défendre une France fidèle à ses principes : l’égalité, la citoyenneté et le respect de la dignité de chacun.
🔴 Ce mercredi matin notre commission renouvelait une vice-présidence.
Andrée Taurinya (LFI) : 20 voix.
Marie-France Lorho (RN) : 26 voix.
Marie-France Lorho a été condamnée pour détournement de fonds publics et subornation de témoin à 18 mois de prison avec un sursis simple et 5 ans d’inéligibilité avec exécution provisoire. Elle peut néanmoins rester parlementaire jusqu'à la fin de la législature.
Le bloc macroniste a préféré voter pour cette députée d’extrême-droite.
Il naît en 1930 en banlieue parisienne. Son père est artisan joaillier. Sa mère, fleuriste.
En 1942, son père est arrêté. Déporté à Auschwitz. Il ne reviendra pas. Le garçon a 11 ans.
À 15 ans, il quitte le lycée pour faire vivre sa famille. Il enchaîne les petits métiers, puis entre dans les cabarets parisiens comme guitariste.
En 1963, il écrit une chanson sur la déportation. L'ORTF la "déconseille". Autrement dit : elle ne passe jamais à l'antenne. Le public en fait un triomphe par le bouche-à-oreille.
En 1972, au sommet de sa gloire, il quitte tout. Il s'installe dans un village de 550 habitants en Ardèche. Il ne remontera plus sur scène.
Il s'appelait Jean Ferrat.
5 000 personnes sont venues lui dire adieu à Antraigues-sur-Volane. Il est mort un 13 mars, il y a 16 ans jour pour jour.
Reportage exceptionnel des anglais de Channel 4 sur la marche à Lyon, tout le discours d'extrême droite est déconstruit et ça finit avec ce moment incroyable où Aliette Espieux, à côté de Eliot Bertin, dit que ce n'est pas son mari 😭😭
https://t.co/PaXJ5JbdAQ
Chers parents,
Face au fléau de la violence, nous avons besoin de vous.
Ces dernières semaines ont été marquées par plusieurs actes violents d’une particulière gravité, comme celui qui a frappé une de nos professeures à Sanary-sur-Mer la semaine dernière.
Si l’École fait beaucoup, elle ne peut pas tout. Cette banalisation de la violence appelle un sursaut collectif pour préserver ce qui nous unit.
Aussi, je me permets de m’adresser directement à vous ⤵️
@PoussierLaurie@amanda_npo La réalité du "journalisme" déformé.
Ne pas perdre de temps à leur répondre et vive le lait, la crème, le fromage, les vaches, les veaux, les éleveuses et les savons 😉