Mémo sur l’arrêt brutal des opérations de refinancement des crédits de moyen terme par la BEAC.
Les médias peuvent le publier sans solliciter d’autorisation.
Today I'm publishing a new essay, Policy on the AI Exponential. AI is progressing extremely fast—much faster than the policy process was built to handle. The essay lays out where I think the technology is now, and the action needed to close the gap: https://t.co/Lh6PWae178
Mai 2006—il y a 20 ans: Achille Mbembe m’interviewe longuement pour @Le_Messager. Sur divers sujets: famille africaine ; sphère publique chez nous ; rôle des intellectuels dits africains ; identités ; sexualité; football ; musique et «arts maudits» ; etc. https://t.co/2wBRHdZPkT
Elon Musk avait dit un truc qui m'avait marqué sur l'allocation de ressources. En substance : passé un certain niveau de richesse, l'argent n'est plus de la consommation, c'est de l'allocation de capital.
Cette phrase change tout.
L'économie, dans le fond, c'est juste un problème d'allocation. Tu as des ressources finies et des usages infinis. Qui décide où va quoi ?
Imagine une cour de récré. 100 enfants, des paquets de cartes Pokémon distribués au hasard. Tu laisses faire. Très vite, un ordre émerge. Les bons joueurs accumulent les cartes rares, les collectionneurs trient, les négociateurs trouvent des deals. Personne n'a planifié. Et pourtant chaque carte finit dans les mains de celui qui en tire le plus de valeur. Le système maximise le bonheur total de la cour. C'est ça, la main invisible.
Maintenant fais entrer la maîtresse. Elle trouve ça injuste. Léo a 50 cartes, Tom en a 3. Elle confisque, redistribue, impose l'égalité. Trois effets immédiats. Les bons joueurs arrêtent de jouer, à quoi bon. Les mauvais n'ont plus de raison de progresser, ils auront leur part. Les échanges s'effondrent. La cour est égale, et morte. Elle a maximisé l'égalité, elle a détruit le bonheur.
Le problème de la maîtresse, c'est qu'elle ne peut pas avoir l'information que la cour avait collectivement. C'est le problème du calcul économique de Mises, formulé en 1920. L'URSS a essayé de le résoudre pendant 70 ans avec le Gosplan. Résultat : pénuries, queues, effondrement. Pas parce que les Soviétiques étaient bêtes, parce que le problème est mathématiquement insoluble en mode centralisé.
Quand Musk a 200 milliards, il ne les consomme pas, il les alloue. SpaceX, Starlink, Neuralink, xAI. Chaque dollar est un pari sur le futur. Et lui a un track record. PayPal, Tesla, SpaceX. Il a démontré qu'il sait identifier des problèmes immenses et y allouer des ressources avec un rendement spectaculaire.
L'État aussi a un track record. Hôpitaux qui s'effondrent, éducation qui décline, dette qui explose, services publics qui se dégradent malgré des budgets en hausse constante. Le marché identifie les bons allocateurs, la politique identifie les bons communicants.
Le profit n'est pas une finalité, c'est un signal. Il dit : tu as alloué des ressources rares vers un usage que les gens valorisent suffisamment pour payer. Plus le profit est gros, plus la création de valeur est grande. Quand Starlink est rentable, ça veut dire que des millions de gens dans des zones rurales ont enfin internet. Quand un ministère est en déficit, ça veut dire qu'il consomme plus qu'il ne produit. L'un crée, l'autre détruit, et on appelle ça redistribution.
Dans nos sociétés il y a deux catégories d'acteurs. Les entrepreneurs et les bureaucrates. L'entrepreneur prend un risque personnel pour identifier un problème, mobiliser des ressources, créer une solution. S'il se trompe il perd. S'il a raison, ses clients gagnent, ses employés gagnent, ses fournisseurs gagnent, l'État collecte des impôts. Il est la cellule de base du progrès humain.
Le bureaucrate ne prend aucun risque personnel. Son salaire est garanti. Au mieux il maintient une rente existante. Au pire il la détruit par excès de réglementation, mauvaise allocation forcée, incitations perverses qui découragent ceux qui produisent. Mais dans aucun cas il ne crée.
Regarde les 50 dernières années. iPhone, internet civil, SpaceX, Tesla, Google, Amazon, Stripe, mRNA, ChatGPT. Toutes des inventions privées, portées par des entrepreneurs, financées par du capital risque. Pas un seul ministère n'a inventé quoi que ce soit qui ait changé ta vie au quotidien.
La France est devenue le laboratoire mondial de la dérive bureaucratique. 57% du PIB en dépenses publiques, record absolu. Une administration tentaculaire, une fiscalité qui pénalise la création de richesse. Résultat : décrochage face aux États-Unis, à l'Allemagne, à la Suisse. Fuite des cerveaux. Désindustrialisation. Dette qui explose.
Et le pire c'est que la mauvaise allocation s'auto-renforce. Plus l'État prélève, moins les entrepreneurs créent. Moins ils créent, moins il y a de base fiscale. Plus l'État s'endette et taxe. Boucle de rétroaction négative parfaite. La maîtresse pense qu'elle aide, et chaque année la cour produit moins.
Dans nos sociétés, ce sont les entrepreneurs, toujours, qui font avancer la civilisation. Les bureaucrates au mieux maintiennent une rente, au pire la détruisent. Aucune société n'a jamais progressé en taxant ses créateurs pour subventionner ses gestionnaires.
La question n'est jamais qui a combien. C'est qui alloue le mieux la prochaine unité de ressource pour maximiser le futur de l'humanité. La réponse depuis 200 ans n'a jamais changé. Ce ne sont pas les fonctionnaires.
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C’est officiel. WHO
Au cinéma à partir du 26 mai 2026.
Bon, je vais essayer de ne pas être trop long, mais ça ne va pas être facile 😭
Je suis très fier et ému de pouvoir enfin vous présenter mon premier long-métrage, produit en totale indépendance.
Avec toutes les redoutables difficultés que ça implique, mais aussi avec la liberté rare et enivrante que ça permet.
Je m’étais promis de tout tenter pour créer quelque chose à grande échelle, sans jamais trahir nos codes, notre manière de raconter, et notre instinct. Aujourd’hui, je suis fier de ne pas avoir lâché cette promesse parce qu’au fond, ce film est aussi une preuve que c’est possible, quand on y met tout son cœur, son âme et son esprit.
En réalité, il a fallu bien plus que ça : du temps, de l’énergie, des doutes, des sacrifices. Et surtout, une équipe incroyable, portée par la foi, le courage… et peut-être un peu de chance aussi.
Beaucoup de celles et ceux qui ont travaillé sur ce film portaient déjà quelque chose en eux : du talent, une vision, une envie. Mais pas toujours l’espace pour l’exprimer à cette échelle. Alors on l’a construit cet espace. Étape après étape. Jour après jour. Ensemble.
#WHO sortira au cinéma en France, dans toute l’Afrique francophone, au Canada, et ailleurs. (AVP mondiale au Grand Rex le 26/05/26)
C’est encore difficile à réaliser, mais on l’a vraiment fait, et à notre manière. Avec nos règles et notre vision.
Merci à toutes celles et ceux qui font partie de cette aventure depuis des années, qui m’ont fait grandir et qui ont grandi avec moi.
Merci à toutes celles et ceux qui ont embarqué en route, et à toutes celles et ceux qui embarqueront.
Merci à toutes celles et ceux qui ont gardé la foi. Celles et ceux qui l’ont perdue, et qui l’ont retrouvée.
Du fond du cœur, merci.
On va enfin pouvoir commencer.
Wil
Opinion impopulaire : non seulement l’élitisme est bon, mais surtout il en faudrait beaucoup plus.
L’élitisme est devenu l’insulte suprême. Dire qu’il existe des hiérarchies de compétence, de savoir, de goût, c’est s’exposer à l’excommunication immédiate.
Pourtant, quand vous montez dans un avion, vous êtes élitiste. Vous exigez que le pilote soit le meilleur, pas le plus sympathique. Quand vous vous faites opérer, vous ne demandez pas un chirurgien « inclusif », vous demandez un chirurgien excellent.
Toute votre vie repose sur la confiance que vous placez dans des gens sélectionnés pour leur supériorité dans un domaine précis.
Le vrai scandale, ce n’est pas l’élitisme. C’est le faux égalitarisme : prétendre que les différences de talent et d’effort n’existent pas, tout en réservant la sélection réelle aux initiés. Ceux qui dénoncent l’élitisme le pratiquent en secret pour leurs propres enfants.
Défendre l’élitisme, ce n’est pas défendre le privilège. C’est défendre l’idée que l’exigence est une forme de respect. Et que niveler par le bas n’a jamais libéré personne.
En ce sens, nous devrions faire une révolution pour être beaucoup plus élitistes.