La panique morale des anti-woke est l’une des plus grosses arnaques idéologiques qu’on nous ait vendues ces dernières années. On nous fait croire qu’il existerait une soudaine « invasion » de thèmes LGBTQ+, féministes ou antiracistes dans la culture populaire, comme si tout ça était sorti de nulle part en 2015. C’est du révisionnisme historique pur et simple.
J’ai grandi dans les années 90-2000 et la représentation queer était déjà partout,. Buffy contre les vampires, série des années 90, mettait en scène une relation lesbienne complexe entre Willow et Tara, une des premières de l’histoire de la télévision mainstream, avec des scènes de sexe explicites. Ceux qui sont plus vieux que moi ont eu Xena la guerrière, avec son sous-texte lesbien si évident qu’il en était presque texte. Début 2000, Queer as Folk était littéralement une série entière centrée sur des personnages queer et leur sexualité.. Matrix (1999) est une allégorie trans confirmée par les Wachowski elles-mêmes. Et Le Fils de Chucky (2004) abordait ouvertement la non-binarité et le genre fluide, dans un film d’horreur grand public.
Si on parle cinéma, je peux vous sortir facilement une dizaine de films des années 80-90 avec des personnages gays, lesbiens ou queer (Thelma & Louise, Philadelphia, Boys Don’t Cry, etc.), sans parler des classiques cryptogay d’Hollywood, à l’époque où l’homosexualité était encore criminalisée.
Côté féminisme, toutes les héroïnes de mon adolescence étaient des femmes fortes, autonomes et badass : Buffy, Veronica Mars, des femmes fortes qui tabaissait des mecs.
Côté antiracisme, on avait déjà tout un pan de la culture qui dénonçait le racisme systémique : Le Prince de Bel-Air qui parlait ouvertement de profilage racial et de violence policière, The Wire et Oz qui parlaient de racisme structurel, de lutte des classes et d’incarcération de masse des communautés noires et latinos. Et les films qui traitent directement du racisme ? Des centaines, de Do the Right Thing à Malcolm X, en passant par tout le cinéma blaxploitation des années 70 et les films de George Romero (zombies comme métaphore de la société de consommation et du racisme).
Non, le « wokisme » n’est pas une invention récente de Netflix ou de Disney+. Il ne détruit pas la culture : il est la culture qui a toujours existé. Sans ça, ces œuvres n’auraient même pas pu voir le jour.
L’art est politique. Toute œuvre est politique. Tout est politique. Ceux qui hurlent "laissez la politique hors de mon divertissement" sont juste des adultes qui pensent encore comme des gamins de deux ans, incapables d’analyser un film, une série ou n’importe quel média. Le message n’est pas toujours progressiste, il peut être réactionnaire, conservateur, fascisant même mais il reste politique.
Not to put too fine a point on it, but it is *very telling* that *both* of Fincher’s last two movies *at Netflix* are about guys lying to themselves about how they’re just workers for hire and they can’t be held morally responsible for helping kill democracy - or people.
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Three #JAWS legends reunited! ❤
@RichardDreyfuss joined Steven Spielberg to celebrate the dedication of the John Williams Stage at the Hollywood Bowl earlier this week.
Photo credit unknown.
To be clear: if the movie is on, no phones out. If the trailers are on AND the lights are on, free game but be respectful. If the theater shows you commercials for products that have nothing to do with movies it is your duty to be on your phone, running up and down the aisles.