C’est hardcore d’avoir CNRS dans sa bio et de pas réussir à comprendre que l’écart est de 1 à 4 … et pas à 1 à 2, on parle d’un raisonnement très simple là.
C’est parce que on est passé dans la morale du faible et que toutes les valeurs ont été inversées : le beau, la force, la grandeur sont devenus suspectes. L’égalitarisme est le cancer qui nous tue.
cependant pour moi ça va bien + LOIN qu'une question d'argent ou de modèles, c'est devenu un réflexe culturel, en france on a appris à se méfier de celui qui rêve trop fort, l'ambition affichée dérange, elle passe pour de l'arrogance alors le jeune qui ose dire en gros « je veux changer les choses» se fait vite remettre à sa place par un sourire en coin
la France est devenue un peuple de commentateurs plutôt que de bâtisseurs, les Franca excellent à analyser, à critiquer et à expliquer d'avance pourquoi telle ou telle idée est vouée à l'échec bien en amont et cette intelligence du doute on la prend pour de la lucidité alors que c'est souvent juste de la peur habillée en raison
in fine le résultat est terrible car à force de moquer ceux qui tentent on a appris à toute une génération qu'il vaut mieux réussir petit que rater grand, sauf que les nations qui comptent dans l'histoire sont toujours celles qui ont accepté de rater grand encore et encore jusqu'à réussir l'impossible
Cette analyse du FT des tendances macro de l'économie américaine est intéressante pour ce qu'il met en évidence.
En apparence tout va bien. Les marchés sont hauts, l'économie crée des emplois. Néanmoins l'auteur observe que cette économie, rapportée à son niveau de croissance, ne produit que peu d'emplois. Elle génère en revanche des profits à un niveau historiquement élevé : 14% du PIB américain se materialise dans les profits d'entreprises.
Certains diront que ce n'est pas un problème, que c'est la preuve de la vigueur américaine. Mais à ceux là, on peut faire observer qu'il y a une déformation de plus en plus significative entre la distribution de la valeur par le capital au détriment du travail.
Et il y a plus préoccupant : l'auteur montre que les profits croissent par absence de concurrence, notamment dans le domaine de l'IA (Nvidia...), domaine où d'ailleurs se materialisent une majorité des rendements issus du capital. Or ce domaine est aussi celui qui crée le moins d'emplois.
Ce qu'observe l'auteur c'est que la vigueur de l'économie US repose sur un étroit pilier comprenant entreprises d'ia => et petit nombre de bénéficiaires de la valorisation de ces entreprises.
La situation est donc fragile. A moins d'une diffusion rapide de la productivité de l'IA au reste de l'économie US - qu'on ne voit pas pour l'instant - cette économie pourrait rapidement devenir incontrôlable : capital peu productif, effet de rente, attentes démesurées et déraisonnables.
Actuellement 3000 milliards de dollars sont investis dans l'IA, chaque jour. C'est 7 fois plus en dollars constants que lors de la bulle de mars 2000. La différence, dit on, c'est que cette fois-ci, les entreprises d'IA font de vrais chiffres d'affaires. C'est certes encourageant mais il faudrait rapidement que l'on voit leurs bienfaits se diffuser au reste de l'économie. Car si le rendement ne se diffuse pas, la situation sera comparable à ce quj prévalait il y a plus d'un quart de siècle.
Il faut enfin se souvenir que le patron de la FED d'alors, Alan Greenspan, avait parle "d'exubérance irrationnelle des marchés" en décembre 1996. Il aura fallu plus de trois ans avant que la confiance ne se rompe, et emporte les marchés. Donc finalement tout va bien.
America’s AI boom is carrying more than investors admit - https://t.co/9Ns56giSIn via @FT
Cette analyse du FT des tendances macro de l'économie américaine est intéressante pour ce qu'il met en évidence.
En apparence tout va bien. Les marchés sont hauts, l'économie crée des emplois. Néanmoins l'auteur observe que cette économie, rapportée à son niveau de croissance, ne produit que peu d'emplois. Elle génère en revanche des profits à un niveau historiquement élevé : 14% du PIB américain se materialise dans les profits d'entreprises.
Certains diront que ce n'est pas un problème, que c'est la preuve de la vigueur américaine. Mais à ceux là, on peut faire observer qu'il y a une déformation de plus en plus significative entre la distribution de la valeur par le capital au détriment du travail.
Et il y a plus préoccupant : l'auteur montre que les profits croissent par absence de concurrence, notamment dans le domaine de l'IA (Nvidia...), domaine où d'ailleurs se materialisent une majorité des rendements issus du capital. Or ce domaine est aussi celui qui crée le moins d'emplois.
Ce qu'observe l'auteur c'est que la vigueur de l'économie US repose sur un étroit pilier comprenant entreprises d'ia => et petit nombre de bénéficiaires de la valorisation de ces entreprises.
La situation est donc fragile. A moins d'une diffusion rapide de la productivité de l'IA au reste de l'économie US - qu'on ne voit pas pour l'instant - cette économie pourrait rapidement devenir incontrôlable : capital peu productif, effet de rente, attentes démesurées et déraisonnables.
Actuellement 3000 milliards de dollars sont investis dans l'IA, chaque jour. C'est 7 fois plus en dollars constants que lors de la bulle de mars 2000. La différence, dit on, c'est que cette fois-ci, les entreprises d'IA font de vrais chiffres d'affaires. C'est certes encourageant mais il faudrait rapidement que l'on voit leurs bienfaits se diffuser au reste de l'économie. Car si le rendement ne se diffuse pas, la situation sera comparable à ce quj prévalait il y a plus d'un quart de siècle.
Il faut enfin se souvenir que le patron de la FED d'alors, Alan Greenspan, avait parle "d'exubérance irrationnelle des marchés" en décembre 1996. Il aura fallu plus de trois ans avant que la confiance ne se rompe, et emporte les marchés. Donc finalement tout va bien.
America’s AI boom is carrying more than investors admit - https://t.co/9Ns56giSIn via @FT
Alors @Villepin tu viens de démontrer que tu n’y connais rien au foot : tout le monde n’a pas sa place au PSG d’Enrique. Sa première décision a été d’éjecter tous ceux qui rentrent pas dans le projet (Neymar, Verrati, etc).
Gouvernons la France comme Luis Enrique entraîne le PSG.
Avec deux règles simples.
La première : jouer collectif. La seconde : insuffler un nouvel esprit, casser les habitudes, remettre chacun dans le mouvement, donner à tous la même consigne : faites le travail sur tout le terrain, courez, soutenez-vous, ne séparez pas la première et la deuxième ligne.
Tout le monde a sa place. Tout le monde peut agir. Tout le monde peut marquer pour son pays.
C’est ainsi que nous remettrons de l’ordre dans une France en souffrance : par l’exigence, par la confiance, par le collectif.
Ce week-end, les Tricolores étaient à la fête : le PSG en Ligue des champions, Victor Wembanyama avec San Antonio, Moïse Kouamé à Roland-Garros.
Prenons exemple sur nos sportifs : ils nous rappellent qu’on ne gagne jamais seul, qu’on ne gagne jamais sans discipline, et qu’un pays retrouve sa force lorsqu’il recommence à jouer ensemble.
Entretien du 31 mai 2026 sur @franceinfo
@alex_czrl@KC_Yokai@BetterCallMedhi Antifragile (Taleb), La généalogie de la morale (FN), Walden ou la vie dans les bois (Thoreau), La grève (Ayn Rand), La dette : 5000 ans d’histoire (Graeber)
Tu devrais chérir la République de t’avoir offert ce parcours plutôt que de te com plaindre avec Bourdieu. Ne soit pas l’homme du ressentiment. Tu seras un meilleur homme.
l'expérience la + traumatisante de mon parcours scolaire reste sûrement la prepa mais pas vraiment pour les raisons évidentes qu'on imagine mais plutôt pour la claque civilisationnelle que je me suis pris en arrivant de mon lycée ZEP dans une classe pleine de fils à papa du parc monceau qui avaient déjà fait deux fois le tour des musées d'europe avec leurs parents
c'est là que j'ai lu Bourdieu dans ma chair’mais c’est surtout là que j’ai véritablement compris que le capital culturel c'est une réalité physique qui se mesure dans chaque silence gêné quand quelqu'un cite une référence que tu n'as pas par ex
l'écart entre ceux qui sont préparés dès la naissance à intégrer les grandes écoles et moi qui découvrais l'existence même de la prépa en terminale S constituait vraiment un gouffre
j'ai découvert que la prépa existait à 17 ans parce que mon prof de maths a vu un truc en moi et a pris le temps de m'en parler sans lui je partais en IUT tranquille parce que c'était tout ce que je connaissais à l’époque et c'est ce jour là que j'ai compris que la république tient debout uniquement grâce à ces profs anonymes qui font le pont entre deux mondes qui ne se croisent jamais en temps normal
@LeDetrakteure@TheExtrudeur@BetterCallMedhi On peut critiquer bcp de choses en France, vraiment bcp et l’école en premier. Je ne suis pas certain que le système de prépa soit ce qui est le plus mal fait - même si c’est très concentré dans quelques lycées à Paris, ce qui est triste.
@StaZ_CS@pierluiginervi@BetterCallMedhi Ça veut rien dire ta phrase “ce qui est est contre mon déni de ‘j’ai réussi””. Je comprends que l’école a dû être compliqué pour toi.
@pierluiginervi@BetterCallMedhi Ben non, je viens d’un lycée de province classé 1650e sur 1700e à l’époque où je passe le bac. J’essaye juste d’en faire un moteur de ma motivation, je canalise mon énergie comme ça
ce qui est drôle c’est que les VCs français reproduisent exactement cette ligne toxique tous les jours, si vous ne sortez pas d’HEC ou de l’X, si vous avez le mauvais nom de famille ou la mauvaise gueule, personne ne vous donne 100 000 euros même avec un produit qui marche et 50 clients payés,
vous êtes filtré dès la photo LinkedIn avant que votre deck soit lu
on peut critiquer les États-Unis sur beaucoup de choses mais là bas personne ne vous juge sur le diplôme, le nom ou l’origine sociale, seul compte ce que vous avez construit avant 25 ans, vous avez littéralement des gens sans aucun diplôme qui bossent comme GP dans des fonds de la bay parce qu’ils ont mis les mains dans le cambouis très jeunes, exité leur première boîte et compris la vraie mécanique de la création de valeur et dans des boîtes deeptech comme anduril SpaceX ou même figure vous trouvez litteralement des ingés sans pedigree académique qui savent concevoir un système embarqué, souder un circuit imprimé ou écrire du firmware pour bras robotique parce qu’ils bricolent dans leur garage depuis l’âge de 10 ans
c’est un sujet que j’ai souvent abordé ici mais je crois encore une fois que de manière générale la France a une culture toxique qui confond le diplôme avec la compétence et qui date des grandes écoles napoléoniennes du 19e siècle, le modèle continue de produire des générations entières de cadres certifiés incapables de fabriquer le moindre objet tangible alors que nous entrons dans une époque où un autodidacte qui bricole depuis ses 10 ans vaudra largement ++++ pour une boîte deeptech qu’un diplômé d’une grande école qui sait juste rendre des decks bien formatés et qui n’a jamais rien construit de sa vie en parallèle
@picharbonnier Tres bien ! Mais comment expliquer cette accélération ? Que je sache il y a toujours eu des classes populaires en France ? Pourquoi la cela ne fonctionne plus ? Qu’est ce qui se passe ?
C’est le plus grand désastre de l’égalité républicaine. Surtout quand on sait que la diversité est une chance, pourquoi les gens décident de laisser passer cette chance ?
Quand la France invente la ségrégation extrême, financée par l'argent public: la part des enfants de 6e scolarisés dans le privé atteint 39% à Paris en 2025, avec des écarts hallucinants entre classes sociales
https://t.co/qHlL5hVse9
https://t.co/PW0qnPVnNO
@DrJeanLefebvre C’est toi qui sait pas de quoi tu parles si tu es en PLS car tu dois traiter 30 mails à 20h30 et 3 notes de frais. Ça montre vraiment que tu as aucune idée de ce qu’est le job d’un cadre sup en France 🤣
Autant j'ai tendance à défendre l'Europe lorsque ça rue dans les brancards comme ces derniers jours, mais ce type de déclaration n'aide vraiment pas.
"Si vous n'êtes pas avec moi, alors vous êtes contre moi."
Mais quelle idée se fait-on de la démocratie ?
Le sujet de l'euro numérique est complexe et - s'il répond à des problèmes - pose un nombre de questions fondamentales pour la vie privée et le fonctionnement de l'économie.
Une fois qu'il sera là, il sera difficile de faire marche arrière.
L'Europe mérite un meilleur débat démocratique.