@YvesBuya1@KalonjiAuguy3 Avec quels moyens ? Comment un citoyen élu certes peut à titre personnel faire le travail que la mission qui lui a été confié à titre institutionnel doit faire ?
C’est le plus grand problème de la RDC.
Nous confondons État et individus dans les missions de chacun.
Il y a 2 ans, nous avions organisé à L’shi un séminaire de formation de plus de 250 entrepreneurs, dans une église.
Oui, pendant près de 2 mois, nous avions exploité ses bâtiments et ses fidèles, pour ce séminaire.
Mais il y a une chose qui est revenu, pratiquement chez tout le monde à la fin : On a besoin d’argent pour créer des entreprises.
Tout le monde cherche un financement et oublie le téléphone qu’il a en main. Il lui suffirait peut-être, pour certains, de quelques coups de fil pour réunir 10.000$ de capital.
Hélas, l’esprit est tellement figé au fait que ça doit se soit facile.
Pour finir, une chose : l’église a sa mission bien définie. Les fidèles n’ont qu’à arrêter d’y aller. 😁
@kakese_leon@GraceKutino Je vais demander à 10 jeunes quel est le seul article qui parle de la jeunesse (comme Madame la ministre l’a précisé) et surtout qu’est-ce qu’il dit.
Je veux vérifier quelque chose.
Je me suis longtemps penché sur la question et j’ai observé une chose :
Combien de vues quelqu’un de rationnel peut avoir sur les réseaux sociaux en RDC ? A part @chauffeur243 😁
Mais aussi, combien de vues peut avoir quelqu’un qui insulte ?
Et j’ai compris que la communication vise la qualité de sa cible.
C’est triste, mais ça explique pourquoi la pratique persiste.
Faudra une grande campagne pour formater la cible.
En tant qu’acteur de l’éducation en ligne, et non acteur politique, je pense qu’interdire #TikTok sur le territoire national serait comme mettre un cadenas à une barrière pour empêcher une fille qui sait sauter le mur de sortir.
Elle sortira quand même.
Sauf qu’au lieu de contrôler ce qui se passe derrière la barrière, vous aurez simplement perdu le contrôle.
Le résultat ? Une grossesse non désirée.
Le jour où on arrêtera de vendre de la bière à Kinshasa, ne serait-ce qu’une semaine, beaucoup d’autorités vont fuir la capitale. 😁
Parce que la bière est peut-être l’un des derniers anesthésiants sociaux du Kinois.
Sans elle, il risque de commencer à regarder autour de lui, à se demander pourquoi il vit comme ça, pourquoi les choses sont ainsi…
Et surtout, il ira expliquer à qui veut l’entendre ce qu’est réellement un EUROBOND. 😁
N oubliez pas vos souscriptions mensuelles
Bonjour madame Paulette, je suis un étudiant à la faculté de l'économie de l'université de Kinshasa. J'aimerais bien passer sur votre plateau pour pouvoir expliquer aux congolais les problèmes socio-économique que nous subissons actuellement !
Un jeune veut parler mais la communication a un coût !
Ma communauté les Simbas ! Du 30 juin au 5 juillet, les souscriptions reprennent , c est 1 dollar le mois
Aidez nous à libérer la parole,les jeunes sont notre avenir
Mes numéros
Mpesa : +243820795148
Orange money : +243852241191
Airtel money : +243978252438
#Mosala
J’ai pris connaissance avec stupéfaction de l’arrêté interministériel du 20 juillet 2026, signé conjointement par les ministères des Finances et du Numérique.
Dans un pays où le chômage frappe durement notre jeunesse, l’État devrait soutenir celles et ceux qui innovent, créent des emplois et bâtissent l’économie de demain, plutôt que leur imposer de nouvelles barrières.
Soumettre des startups, parfois encore sans aucun revenu, à des « droits d’autorisation » pouvant atteindre plusieurs dizaines de milliers de dollars est une aberration économique. Une telle mesure risque d’étouffer l’innovation locale, de décourager les entrepreneurs et de pousser davantage d’activités vers l’informel.
La RDC ne peut pas prétendre promouvoir l’économie numérique tout en adoptant des mesures contraires à l’esprit du Startup Act.
Cet arrêté doit être revu sans délai, dans le cadre d’un dialogue sérieux avec les acteurs du secteur. L’innovation ne se décrète pas : elle se libère, s’accompagne et se protège.
Les innovateurs et entrepreneurs congolais ont tout mon soutien.
LA JEUNESSE N’EST PAS UNE COMPÉTENCE.
Ce n’est pas parce qu’un enfant de 4 ans aime conduire qu’on lui remet les clés d’une voiture.
Il lui faudra grandir, apprendre, comprendre, pratiquer et maîtriser.
Il en va de même dans la vie professionnelle.
Être jeune n’est ni un mérite, ni une compétence. Être plus âgé non plus.
On ne mérite pas une responsabilité à cause de son âge, mais par la compétence, l’expérience et les résultats.
La jeunesse est un potentiel.
La compétence, elle, se construit.
🟥 « OUI, JE LE VEUX » : ON NE CONSULTE PAS LA JEUNESSE EN LUI IMPOSANT D’ABORD LA RÉPONSE.
La ministre de la Jeunesse, Grâce Kutino, affirme avoir consulté les jeunes dans les 26 provinces et en conclut que la jeunesse congolaise souhaite une nouvelle Constitution qui protégerait davantage ses droits et ses « avantages ».
Puis elle annonce une marche, le 12 août à Kinshasa, pour soutenir la campagne « Oui, je le veux ».
Mais oui à quoi, précisément ?
À la révision de quels articles ?
Au changement de quelle institution ?
À l’amélioration de quels droits ?
À la modification de quel équilibre du pouvoir ?
Une campagne qui exige un « oui » avant d’avoir publié clairement la question n’est pas une consultation citoyenne.
C’est une technique de fabrication du consentement.
Madame la Ministre, publiez les preuves.
Vous affirmez avoir consulté la jeunesse des 26 provinces. Très bien.
Les traces publiques disponibles documentent notamment des activités à Kenge dans le Kwango, à Matadi dans le Kongo Central, à Bandundu dans le Kwilu, à Beni dans le Nord-Kivu, à Lubumbashi dans le Haut-Katanga et à Tshikapa dans le Kasaï.
Mais cela ne fait pas 26 provinces.
Où sont les consultations vérifiables organisées au Nord & Sud-Kivu ?
Où sont celles du Maniema ?
Où sont celles du Sankuru ?
Où sont celles de la Tshopo ?
Où sont celles du Haut-Uélé et du Bas-Uélé ?
Même votre passage à Beni ne permet pas d’affirmer que toute la jeunesse du Nord-Kivu a été consultée.
Beni n’est pas Goma.
Beni n’est pas Butembo.
Beni n’est pas Rutshuru, Masisi, Walikale, Lubero ou Nyiragongo.
Alors rendez publics :
— le nombre exact de jeunes consultés ;
— leur répartition par province, âge, sexe et catégorie sociale ;
— les critères de sélection des participants ;
— le questionnaire administré ;
— les réponses favorables, défavorables et indécises ;
— les propositions recueillies ;
— le rapport final des consultations ;
— le budget et les sources de financement de la campagne.
Parce qu’une tournée politique, quelques rencontres avec des structures proches du pouvoir et des images prises dans les provinces ne représentent pas automatiquement des dizaines de millions de jeunes Congolais.
Être passé dans 26 provinces ne signifie pas avoir consulté la jeunesse de 26 provinces.
La première manipulation consiste à faire croire que la Constitution actuelle ne protège pas la jeunesse.
C’est faux.
L’article 36 garantit déjà le droit au travail, la protection contre le chômage et une rémunération équitable.
L’article 42 impose aux pouvoirs publics de protéger la jeunesse dans sa santé, son éducation et son développement intégral.
L’article 43 garantit le droit à l’éducation.
Les articles 47 et 48 garantissent notamment le droit à la santé, à la sécurité alimentaire, à un logement décent, à l’eau potable et à l’électricité.
Le véritable problème n’est donc pas d’abord l’absence de droits dans la Constitution.
Le problème, c’est l’incapacité du pouvoir à appliquer les droits qui y sont déjà inscrits.
Combien :
→ de jeunes ont un emploi décent ?
→ travaillent sans contrat ?
→ attendent des concours publics transparents ?
→ ont des diplômes, mais aucune perspective ?
→ entreprennent sans électricité, sans financement, sans protection et sous une fiscalité étouffante ?
Ce n’est pas la Constitution qui :
→ bloque leurs dossiers de recrutement.
→ détourne les budgets destinés à leur formation.
→ remplace le mérite par les recommandations politiques, familiales et tribales.
→ empêche le Gouvernement d’appliquer l’article 42.
Une Constitution ne distribue pas des « avantages ».
Elle protège des droits, organise les pouvoirs, limite les dirigeants et fixe les règles de la République.
Lorsqu’un membre du Gouvernement promet des « avantages » à la jeunesse pour obtenir son adhésion à une réforme constitutionnelle encore imprécise, la question devient sérieuse :
cherche-t-on à renforcer les droits des jeunes ou à utiliser leur poids démographique pour légitimer un projet politique déjà décidé ?
La Constitution prévoit pourtant une procédure claire de révision dans son article 218. Elle protège également, par l’article 220, le nombre et la durée des mandats présidentiels, l’indépendance du pouvoir judiciaire et le pluralisme politique contre toute révision.
Que le Gouvernement dise donc publiquement quels articles il veut modifier.
Et s’il ne touche ni au nombre ni à la durée des mandats présidentiels, qu’il l’écrive clairement, officiellement et sans ambiguïté.
Le plus ironique est ailleurs.
En septembre 2025, la Première ministre exhortait la jeunesse congolaise à ne pas se laisser manipuler politiquement. Grâce Kutino était présente à cette rencontre.
Aujourd’hui, la même jeunesse reçoit un slogan, une conclusion et une date de marche, mais toujours pas le contenu détaillé du changement qu’elle est appelée à soutenir.
On ne protège pas la jeunesse contre la manipulation en lui demandant de marcher derrière une réponse dont la question reste volontairement floue.
Madame la Ministre, la jeunesse congolaise n’est pas un troupeau électoral.
Elle n’est pas un chiffre que l’on brandit pour donner une apparence populaire à une opération gouvernementale.
Avant la marche du 12 août, publiez le rapport des consultations et le projet exact de réforme.
Sinon, votre « Oui, je le veux » restera ce qu’il paraît être :
un consentement proclamé au nom d’une jeunesse qui n’a jamais reçu le droit de répondre librement : oui, non, ou à quelles conditions ?
À ceux qui soutiennent cette campagne, ne venez pas avec des insultes.
Venez avec le (s) :
→ rapport.
→ chiffres.
→ articles à modifier.
→ question exacte soumise aux jeunes.
Parce qu’en démocratie, on ne demande pas au peuple de dire “oui” avant de lui dire toute la vérité.
#politics #RDC
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