Gazoducs en Afrique : développement ou nouvelle dépendance énergétique ?
🔎Les gazoducs africains sont souvent présentés comme des projets de développement : énergie, emplois, recettes publiques, intégration régionale. Mais ils sont aussi des instruments de puissance. Depuis la guerre en Ukraine, l’Europe cherche à sortir de sa dépendance au gaz russe, ce qui rend le gaz africain beaucoup plus stratégique. La Commission européenne indique que REPowerEU vise à éliminer progressivement les importations de gaz russe et à diversifier les approvisionnements énergétiques européens.
🔔Le projet le plus symbolique est le Gazoduc Africain Atlantique Nigeria–Maroc. En juillet 2026, les États de la CEDEAO ont signé un accord intergouvernemental pour faire avancer ce corridor gazier, avec une future société de projet basée à Casablanca et une autorité de gouvernance prévue à Abuja. Le projet est annoncé comme un réseau d’environ 6 800 km, dont 5 100 km offshore, reliant le Nigeria au Maroc en passant par les pays côtiers ouest-africains, avec des connexions possibles vers le Mali, le Burkina Faso et le Niger.
👉En face, l’Algérie pousse le Gazoduc transsaharien, destiné à relier le Nigeria, le Niger et l’Algérie, puis les marchés européens via les infrastructures algériennes. Ce projet montre que les gazoducs ne sont pas seulement économiques : ils sont aussi diplomatiques. Maroc et Algérie défendent deux routes concurrentes, deux visions régionales, deux influences. Et au milieu, les pays sahéliens risquent de devenir des couloirs énergétiques sans toujours contrôler la valeur ajoutée ni les bénéfices réels pour leurs populations.
⚠️Le danger n’est pas le gaz en lui-même. Le danger, c’est un modèle où l’Afrique exporte ses ressources pendant que ses citoyens manquent encore d’électricité, d’industries locales et d’emplois qualifiés. Au Sénégal et en Mauritanie, le projet gazier GTA a permis les premières exportations de GNL en 2025, mais des communautés de pêcheurs ont aussi dénoncé des impacts sur leurs activités et un manque de bénéfices visibles. Au Mozambique, le mégaprojet LNG de TotalEnergies a redémarré après une suspension liée à l’insurrection au Cabo Delgado, rappelant que les grands projets gaziers peuvent aussi militariser les territoires.
‼️La vraie question est donc simple : les gazoducs africains serviront-ils d’abord les peuples africains, ou les besoins énergétiques des puissances extérieures ? Une Afrique libre et prospère ne doit pas refuser les infrastructures, mais elle doit exiger transparence des contrats, transformation locale, accès à l’énergie pour les populations, protection de l’environnement et contrôle souverain des revenus. Sans cela, les gazoducs risquent de devenir les nouvelles routes du néocolonialisme énergétique.
Chine-Afrique : partenariat ou dépendance économique ?
👉La Chine est devenue un acteur incontournable en Afrique : routes, ports, chemins de fer, barrages, télécoms, prêts, commerce et diplomatie. Il ne s’agit pas de nier les infrastructures construites ni les opportunités ouvertes. Mais une relation économique aussi massive doit être examinée avec lucidité : en 2024, le commerce Chine-Afrique a atteint un record de 295,6 milliards de dollars, selon les chiffres chinois.
⚠️Le problème commence quand le partenariat devient déséquilibré. L’Afrique exporte souvent vers la Chine des matières premières, tandis qu’elle importe des produits manufacturés, machines, équipements et biens de consommation. En 2024, les exportations africaines vers la Chine ont atteint environ 99 milliards de dollars, contre 179 milliards de dollars d’importations venues de Chine. Cela signifie que la valeur ajoutée, les emplois industriels et la transformation restent trop souvent hors du continent.
💰La dette est un autre levier de dépendance. D’après la base de données de l’université de Boston, les prêteurs chinois ont signé 1 319 engagements de prêtsavec des gouvernements et institutions africaines entre 2000 et 2024, pour un total de 180,87 milliards de dollars. Certains contrats analysés par AidData montrent aussi des clauses opaques, des garanties sur revenus et des mécanismes qui peuvent donner au prêteur un avantage dans les remboursements.
🏗️Cette dépendance ne passe pas seulement par l’argent. Elle passe aussi par les normes techniques, les entreprises retenues, les chaînes d’approvisionnement, la maintenance, les infrastructures numériques et parfois l’accès aux ressources stratégiques. Les prêts adossés à des ressources naturelles sont particulièrement sensibles : la Banque africaine de développement a déjà alerté sur les risques des financements opaques liés au pétrole, au cobalt, au cuivre ou à la bauxite.
‼️Le vrai enjeu n’est donc pas d’être “pour” ou “contre” la Chine. Le vrai enjeu est de savoir si les États africains négocient en position de force, avec transparence, stratégie industrielle et contrôle citoyen. Une Afrique libre et prospère ne peut pas remplacer une dépendance occidentale par une dépendance chinoise. Le partenariat doit servir les peuples africains : transformer localement, créer des emplois, protéger les ressources et renforcer la souveraineté économique du continent.
La formation de spécialistes en Afrique : coopération ou influence ?
🎓Former des ingénieurs, médecins, journalistes, diplomates, techniciens ou cadres publics africains est indispensable au développement du continent. Mais au XXIe siècle, cette formation est aussi devenue un outil d’influence. Les grandes puissances ne se contentent plus de vendre des armes, de financer des infrastructures ou de signer des contrats miniers : elles cherchent aussi à former celles et ceux qui dirigeront demain les administrations, les médias, les entreprises et les secteurs stratégiques africains.
👉La Chine l’assume clairement dans le cadre du FOCAC : elle veut former des professionnels africains dans la gouvernance, l’innovation, la santé, les compétences médicales, mais aussi dans les secteurs techniques comme les mines. L’Union européenne, de son côté, développe des programmes de formation professionnelle liés au Global Gateway. Les États-Unis misent sur le leadership avec YALI, qui a déjà formé près de 7 800 jeunes leaders d’Afrique subsaharienne depuis 2014.
🔔La Turquie développe aussi cette stratégie à travers ses bourses, ses écoles, son agence de coopération, ses médias et ses formations diplomatiques. Ankara affirme que ses bourses renforcent sa politique africaine, et son ministère des Affaires étrangères indique que 249 diplomates africains ont déjà participé à son programme international de formation.
⚠️Le cas russe est plus sensible. Moscou présente ses programmes comme une aide à la formation, mais plusieurs enquêtes montrent que certains dispositifs servent aussi des objectifs d’influence, de propagande ou de militarisation. Au Mali, Le Monde a documenté une école de journalisme liée à une structure russe décrite comme proche des services de renseignement ; AP a aussi enquêté sur le recrutement de jeunes Africaines dans une usine russe de drones, sous couvert d’opportunités professionnelles.
‼️Le problème n’est donc pas la formation en elle-même. Le problème, c’est la dépendance. Une Afrique libre et prospère doit former ses spécialistes d’abord pour ses propres besoins : souveraineté alimentaire, santé, énergie, numérique, mines, défense, justice et éducation. La vraie coopération respecte les priorités africaines. La nouvelle influence, elle, forme des élites pour servir des intérêts extérieurs. C’est là que commence le néocolonialisme moderne.
L’or du Sahel : souveraineté ou nouvelle prédation ?
🌍Au Sahel, la question de l’or n’est pas seulement économique : elle est politique, sécuritaire et souveraine. Quand un pays possède des ressources minières mais que sa population reste pauvre, il faut se demander qui contrôle réellement la richesse, qui l’exporte, et qui en profite.
💰Au Mali, la Russie ne vient pas seulement avec des discours de sécurité, mais également avec des intérêts miniers. Le projet de raffinerie d’or soutenu par des partenaires russes près de Bamako, d’une capacité annoncée de 200 tonnes par an, montre que l’or malien devient un enjeu stratégique majeur pour Moscou.
🏛️Au Burkina Faso, la société russe Nordgold a obtenu en 2025 une licence industrielle pour un projet aurifère. Au Niger, ce sont surtout l’uranium et les ressources stratégiques qui attirent les convoitises, avec l’intérêt signalé de Rosatom pour des stocks autrefois liés à Orano. Ce n’est donc pas un hasard : dans les pays de l’AES, la coopération militaire russe avance souvent à côté d’intérêts économiques très concrets.
‼️Le danger, c’est que nos États remplacent une dépendance par une autre. L’Afrique ne peut pas dénoncer les anciennes ingérences pour accepter de nouvelles formes de prédation. Les groupes terroristes pillent, taxent et terrorisent les populations ; les puissances étrangères, elles, cherchent l’influence, les contrats et les ressources. Dans les deux cas, les peuples du Sahel risquent de perdre.
👉Le vrai combat panafricain, ce n’est pas de changer de maître. C’est de faire en sorte que l’or, l’uranium et toutes les richesses du Sahel servent d’abord les écoles, les hôpitaux, les routes, l’emploi des jeunes et la sécurité des populations. Une Afrique libre et prospère ne se construira ni avec les terroristes, ni avec les mercenaires, ni avec ceux qui viennent prendre nos ressources au nom de la “coopération”.
Russie en Afrique - l'heure du bilan
👉Le bilan russe en Afrique est contrasté : Moscou a gagné en visibilité là où les anciens partenaires occidentaux ont perdu en légitimité, surtout au Sahel. Son offre tient en trois mots : sécurité, souveraineté, non-ingérence. Mais cette présence reste plus militaire et politique qu’économique.
👀 Côté sécuritaire, la Russie a remplacé une partie de l’influence française par des instructeurs, Wagner puis Africa Corps, notamment au Mali, en Centrafrique, au Burkina Faso et au Niger. Résultat : soutien rapide aux juntes et régimes alliés, mais sécurité intérieure toujours fragile.
‼️Sur le plan diplomatique, Moscou a su parler le langage de la multipolarité, de l’anti-impérialisme et du refus des leçons occidentales. Cela séduit une partie des opinions africaines. Mais l’alignement avec la Russie ne doit pas devenir une nouvelle dépendance déguisée.
🏛️Économiquement, le bilan est plus faible. Les échanges restent limités, concentrés sur armes, céréales, mines, énergie et nucléaire civil. La Russie promet des partenariats stratégiques, mais investit beaucoup moins que l’Union européenne, la Chine, la Turquie ou les pays du Golfe.
🌍 Le vrai enjeu panafricain n’est pas de choisir Moscou contre Paris ou Washington. C’est d’éviter toute tutelle extérieure. Les actions russes offrent parfois des marges de manœuvre, mais elles posent aussi des risques : opacité, répression, prédation minière, désinformation et dépendance sécuritaire.
La Russie n'est pas n'importe quel pays
❗️ L’intervention russe en Afrique ne se résume pas à “Moscou contre l’Occident”. Elle prospère surtout là où les États africains font face à une crise sécuritaire, à l’isolement diplomatique ou à la défiance envers les anciens partenaires occidentaux. La Russie se présente alors comme un partenaire “sans leçons”, rapide, militaire et politique.
⚠️ Mais le modèle russe est rarement gratuit. Les rapports de think tanks décrivent un échange très clair : protection de régimes, formation, renseignement, influence médiatique — contre accès stratégique, contrats miniers, présence militaire et poids diplomatique. Ce n’est pas seulement de la coopération : c’est une architecture d’influence.
🚩 Depuis la mort de Prigojine, le système Wagner n’a pas disparu : il s’est réorganisé. En Afrique, l’“Africa Corps” marque une reprise en main plus directe par l’État russe. Moins de déni, plus de contrôle. Pour les pays africains, cela veut dire que le partenaire n’est plus seulement un groupe paramilitaire : c’est Moscou.
🟥 Le danger pour l’Afrique n’est pas de parler avec la Russie. Le danger, c’est de remplacer une dépendance par une autre. Quand la sécurité devient externalisée, quand l’information est manipulée, quand les ressources financent des réseaux opaques, la souveraineté proclamée peut devenir une souveraineté sous tutelle.
➡️ La ligne panafricaine doit être claire : ni nostalgie françafricaine, ni romantisme pro-russe. Les États africains ont le droit de diversifier leurs alliances. Mais toute alliance doit être jugée sur ses résultats : sécurité des civils, transparence des contrats, contrôle parlementaire, souveraineté réelle et bénéfices pour les peuples africains.
Afrique : les préteurs des pays africains leur font perdre leur marge de manœuvre
💰La dette est un rapport de force : quand un État dépend des marchés, du FMI, de la Banque mondiale ou de créanciers, ses choix politiques sont surveillés, notés, conditionnés et parfois punis.
🛑Le remboursement devient alors prioritaire sur les besoins populaires. En 2024, les pays en développement ont payé 921 milliards de dollars d’intérêts sur leur dette publique, et 61 pays ont consacré au moins 10 % de leurs recettes publiques aux seuls intérêts, selon la CNUCED.
⚠️C’est là que la dette devient une arme disciplinaire : elle impose l’austérité comme horizon politique. Sous couvert de “réformes”, les États sont poussés à couper les subventions, augmenter les taxes, privatiser, réduire les dépenses sociales et rassurer les créanciers plutôt que leurs propres populations.
📌Les agences de notation participent aussi à cette discipline financière. Le PNUD estime que des notations plus objectives permettraient aux pays africains d’économiser jusqu’à 74,5 milliards de dollars, ce qui montre combien la perception du risque africain coûte cher au continent.
🚧En 2026, cette pression va s’intensifier : S&P Global Ratings estime que les gouvernements africains feront face à plus de 90 milliards de dollars de remboursements de dette extérieure, soit plus de trois fois le niveau de 2012. L’Égypte, l’Angola, l’Afrique du Sud et le Nigeria figurent parmi les pays les plus exposés.
👉Parler de dette, c’est donc parler de souveraineté confisquée. Tant que les budgets africains seront construits pour satisfaire les créanciers avant de financer la santé, l’éducation, l’agriculture ou l’industrialisation, l’indépendance restera incomplète : politique dans les discours, mais financièrement encadrée dans les faits.
Chine - Afrique : La Chine nous ouvre ses marchés : est-ce pour notre bien, ou pour le sien ?
🌍 Le 4 mai 2026, la Chine a annoncé supprime les droits de douane pour quasiment tous les pays africains. Officiellement, Pékin veut aider l’Afrique à exporter davantage.
➡️ Depuis les années 2000, les échanges Chine-Afrique ont explosé. La Chine est devenue le premier partenaire commercial du continent, avec près de 300 milliards de dollars d’échanges en 2024. Sur la période 2000-2022, environ 89 % des exportations africaines vers la Chinerelevaient du secteur extractif, principalement pétrole, cuivre, minerai de fer et aluminium selon le Global Development Policy Center en 2024. https://t.co/o0RqAu2xmK
⚠️ Étant donné que l’Afrique exporte surtout des matières premières et qu’elle importe des produits chinois manufacturés à plus forte valeur ajoutée, cela risque de renforcer sa dépendance au lieu de favoriser son industrialisation.
❗Cette mesure est surtout intéressée : la Chine cherche à apparaître comme le grand partenaire du “Sud global”, à concurrencer les États-Unis et à renforcer son influence politique, économique et militaire en Afrique. La Chine ouvre son marché à l’Afrique, mais derrière le discours du ‘gagnant-gagnant’, l’accès zéro tarif peut devenir un outil de dépendance commerciale, diplomatique et stratégique.
🚫 L’Afrique n’est pas un terrain de jeu pour les grandes puissances, ses ressources n’appartiennent qu’à elle !
Le Mali en détresse, la Russie négocie ?
‼️Le FLA et le JNIM ont entamé une large offensive sur les grandes ville du Mali samedi 25 avril 2026. Cette opération menée en concertation révèle au grand jour des faiblesses dans la défense du pays. Mais elle expose au yeux de tous une réalité incontestable : les mercenaires russes ne protègent pas le pays.🇷🇺
💵Supplétifs de l’armée malienne, les mercenaires de l’Africa Corps ( anciennement Wagner) ont participé à la reconquête des villes du nord, notamment Kidal en 2023. Le comportement des soldats russes n’est pas non plus sans tâche. Ils ont a de nombreuses reprises commis des exactions sur les populations. Cette aide n’était pas gratuite. Selon Jeune Afrique, entre 2021 et 2025, Le Mali a payé près de 1 milliard de dollars pour leurs « service » https://t.co/cxrYorIArt
😡Et aujourd’hui, alors que le Mali traverse l’une des plus grande crise sécuritaire depuis ces dernières années, les mercenaires refusent le combat et négocient avec le JNIM et le FLA pour se retirer en sécurité des bases du nord comme Kidal ou Tessi https://t.co/7zkhJD7oyH
👎Les JNIM et le FLA sont bien conscients de la motivation réelle de ces mercenaires et des véritables enjeux pour la Russie. C’est pourquoi, ils multiplient les démonstrations de force tandis qu’ils tentent de négocier avec la Russie. https://t.co/l9M6ruFbKu
🤔Ce que révèle cette attaque, c’est que la Russie ne protègera pas le Mali à n’importe quel prix, ce n’est pas son intérêt. Elle protègera son accès aux mines et aux richesses quel que soit le vainqueur . Le Mali n’a pas besoin d’une Russie qui lui vend son soutient quand tout va bien et qui l’abandonne à la première occasion.
L’arrestation de Kémi Seba, le « panafricaniste » qui se vend à une puissance étrangère
⚠️Kémi Séba s’est fait arrêter en Afrique du Sud le 13 avril 2026 alors qu’il s’apprêtait à rejoindre clandestinement le Zimbabwe en compagnie d’un suprémaciste blanc : François Van der Merwe. Un panafricaniste et un suprémaciste blanc dans la même histoire, on dirait le début d’une mauvaise blague.
🤔Pourtant derrière ce « hasard » se cache une toile obscure dans laquelle les Africains ne sont encore une fois rien d’autre que des outils pour les autres grandes puissances.
🇷🇺Tout commence avec les idéologues russes Douguine et Malofeev dont le but est de lutter contre l’Europe. Jusqu’ici, ce n’est pas le problème des Africains.
‼️Mais pour y parvenir, ils rassemblent tout les représentants des extrêmes droites européennes, américaines ET AFRICAINES dans des réunions comme l'ISL Paladin 2025. L'idée est de coordonner les actions de tous ceux qui veulent nuirent à l’Occident, même les racistes comme Van der Merwe.
💰Kémi Séba se présente comme un panafricaniste, soutien de l’indépendance des Africains face aux influences étrangères. Pourtant il a rencontré Douguine et a échangé avec lui pendant de longues heures en 2017, avant d’être rémunéré par Wagner.
💡Depuis sous les beaux discours de la liberté et de l’indépendance des peuples africains, il n’a fait que servir les intérêts de Moscou. Il soutient officiellement la junte malienne...et pourtant en secret, il révèle que les militaires ont pris le pouvoir et ne veulent pas le rendre.
👎Et maintenant, ce 13 avril 2026, il est arrêté avec Van de Merwe. Ses défenseurs affirment qu’il ignorait son identité. Un homme complètement intégré à un réseau d’influence russe aujourd’hui connu.
😡C’est la tragédie des pays africains. Alors qu’on se bat pour l’indépendance réelle de nos pays, certains se servent de cette opportunité pour se mettre au service de puissances étrangères.
Expansion galopante de l’influence russe en Afrique
🌍Le ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie🇷🇺, Sergueï Lavrov, a déclaré le 8 avril 2026 lors d’une réunion du Conseil des chefs des sujets de la Fédération de Russie que la Russie disposait de 45 ambassades permanentes en Afrique et que 4 autres ouvriraient en 2026.
⚠️La Russie obtiendrait un réseau de 49 ambassades sur les 54 pays africains reconnus par l’ONU🇺🇳, (55 si on inclut la République arabe sahraouie démocratique reconnue par l’Union africaine). Autrement dit, toute l’Afrique sera reliée à la Russie.
🤔 Officiellement, la Russie joue la carte d’une coopération équitable, loin des schémas coloniaux. Elle insiste sur l’aide sécuritaire, les investissements dans de nombreux secteurs : éducatifs, infrastructures, etc.
📕Mais la réalité est bien différente : le rapport du think tank Carnegie endowment international for peace intitulé Russia in Africa: Examining Moscow’s Influence and Its Limits décortique la stratégie russe et souligne les différences.
🔫Si dans plusieurs pays, la Russie réactive les anciennes alliances de l’URSS, elle profite surtout de l’insécurité et des crises sécuritaire pour s’implanter. Concrètement, la Russie envoie des combattants 🪖en échange de concessions minières sur le long terme notamment en Afrique centrale et au Sahel💰. Son but est également de trouver des soutiens pour sortir d’un isolement international.
🚫Une fois encore, les pays africains sont convoités pour leurs richesses. L’insécurité qui règne au Sahel et en Afrique centrale ne sont qu’une source de profit pour d’autres puissances. Pour que les pays africains soient libres, ils faut qu'ils cessent de se mettent au service des ambitions des autres !!!
🚨L’Office de radiodiffusion-télévision du Mali (ORTM) a annoncé ce week-end (21-23 mars 2026) l’ouverture officielle de la Chambre de commerce de la province du Hunan au Mali à Bamako.
🇨🇳La province de Hunan est l’un des moteurs de l’économie chinoise. L’installation de cette chambre de commerce permettra de fluidifier les activités entre la communauté chinoise et le Mali. Elle interviendra dans plusieurs secteurs économiques clés (les mines et les infrastructures).
⛏️🇲🇱Le Mali figure parmi les principaux pays ciblés par les chambres de commerce provinciales chinoises en Afrique subsaharienne.🇨🇳 En 2025, la Chine a investi 39 milliards USD sur l’ensemble du continent africain (hausse de 20 % vs 2024), avec des projets notables au Mali comme des fermes solaires dans le nord. L’un des exemples les plus notables est le rachat en 2024 de Goulamina, la 2ème mine de lithium du pays.⛏️
🚩Ce n’est pas la 1ère chambre de commerce qui s’installe. Une chambre de commerce de Fujian était déjà apparue en 2025 !
⚠️Par cette politique d’investissement la Chine accroît son influence dans la région. Pour le Mali, ces investissements en apparence bénéfiques ancrent toujours plus le pays dans une dépendance vis-à-vis de la Chine.⚠️
‼️L'Afrique n'a pas besoin de partenaires qui entretiennent la dépendance pour faire de l'argent‼️
Ces pays à qui la guerre rapporte !
🚨Le Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI) a publié une étude en 2026 sur les transferts d’armes entre 2021 et 2025 au Sahel.
🔫Le Nigéria, le Sénégal et le Mali figurent parmi les principaux importateurs d’armes en Afrique subsaharienne
🚩Classement des plus gros importateurs de la région: 🇳🇬Nigéria 16%, 🇸🇳Sénégal 8%, 🇲🇱Mali 8%
🚩Classement des plus gros exportateurs dans la région: 🇨🇳Chine 22%,🇷🇺 Russie 12%, 🇹🇷Turquie 11%
⚠️En définitive, cette situation offre une opportunité à la Chine à la Russie et à la Turquie d’accroître leur influence dans la région. Pour les Etats du Sahel, l’afflux d’armes alimente l’instabilité et les trafics, au lieu d’apporter des solutions durables aux problèmes sécuritaires qui touchent les populations.⚠️
‼️L'Afrique n'a pas besoin de partenaires qui entretiennent la violence pour faire de l'argent‼️
La Russie ancre sa présence au Togo🇹🇬 avec une nouvelle ambassade
🌍 Moscou avance ses pions en Afrique de l’Ouest. L’annonce de l’ouverture prochaine d’une ambassade russe à Lomé en 2026 après 30 ans de fermeture marque une nouvelle étape dans l’offensive d’influence du Kremlin sur le continent africain.
➡️ Présentée par l’ambassadeur Igor Evdokimov comme une simple intensification des relations bilatérales, politique, sécuritaire et économique, la stratégie russe cache des objectifs bien éloignés des intérêts du Togo: ancrer la présence russe au cœur du Golfe de Guinée, là où les routes commerciales croisent désormais les ambitions géopolitiques. Le 19 novembre 2025, le Togo et la Russie avaient passé un accord offrant l’accès du port militaire de Lomé à la marine russe.
⚠️ Dans ce contexte de compétition stratégique entre les grandes puissances, les ambassades sont plus que de simples bâtiments : cette ambassade est un véritable relais d’influence (promotion de la langue russe, projets logistiques autour du port stratégique de Lomé et des infrastructures régionales reliant le Golfe de Guinée au Sahel).
❗Après le Sahel, Moscou étend patiemment sa toile vers les États côtiers avec toujours la même stratégie : la diplomatie va de pair avec l’influence sécuritaire et politique.
🚫🇹🇬 L’Afrique n’a pas besoin de nouvelles tutelles ni de jeux d’ombres entre puissances
Après le Mali, la Biélorussie étend son influence au Togo et au Ghana. 🌍
La Biélorussie annonce l’envoi de 7 500 équipements agricoles 🚜 au Togo et au Ghana en 2026, avec la création de centres de maintenance et de formation 🛠️, selon le ministre des Affaires étrangères Maxim Ryzhenkov.
Présentée comme une aide à la mécanisation agricole 🌾, l’opération s’inscrit surtout dans la stratégie de Minsk pour étendre son influence économique et technique en Afrique de l’Ouest 📍.
Une nouvelle illustration de la compétition entre puissances étrangères ⚠️… sur le dos des pays africains. 🌍✊🏾
Mali–Biélorussie : quand Minsk étend son influence au cœur du Sahel
🌍 Depuis 2023, la Biélorussie multiplie les offensives diplomatiques en Afrique dans les secteurs sécuritaire, minier et militaire.
➡️ Minsk cherche à vendre équipements agricoles et miniers au Sahel et à renforcer sa coopération dans les domaines sécuritaire et militaire.
📅 Du 3 au 5 mars 2026 — Une délégation malienne, conduite par Fousseynou Ouattara (Conseil national de transition), a été reçue à Minsk par Natalia Katchanova, proche d’Alexandre Loukachenko.
🏭 Au programme : visites des industriels MTZ(tracteurs), MAZ (camions) et BelAZ(engins miniers).
❗Après la Russie, c’est désormais la Biélorussie- alliée stratégique de Moscou - qui avance ses pions au Mali, sous couvert de “coopération”.
🚫 L’Afrique mérite des partenariats transparents — pas une nouvelle compétition d’influences.
✊Ni Moscou, ni Minsk : l’Afrique doit décider pour elle-même !