@baptisteb281860@MatthieuHUET2@EAGuingamp C'est absolument pas ce que je viens de dire. Je vous laisse faire une petite analyse des dernières années sur le ou les types de joueurs qui ont fait briller le club. Prenez également en compte les periode de mercato,budget, parcours du joueurs
L'IA ne va pas créer du chômage de masse.
Elle va créer quelque chose de beaucoup plus déstabilisant : du temps libre de masse.
Et honnêtement, je ne suis pas sûr qu'on soit vraiment prêts.
Moi le premier.
Parce que depuis 200 ans, on a tous fini par confondre travailler avec exister.
Tu travailles, donc tu mérites.
Tu souffres, donc tu contribues.
Tu es occupé, donc tu as de la valeur.
C'est devenu la grammaire silencieuse de nos vies.
Sauf que.
Le temps passé n'a jamais créé la valeur.
La valeur vient de ce que tu produis, de ce que tu résous, de ce que tu rends possible pour les autres.
Et l'IA est en train de défaire, doucement, la plus grande confusion de l'ère industrielle :
confondre l'effort avec la création de valeur.
Pendant l'immense majorité de l'histoire humaine, la vie était simple.
Tu travaillais ou tu survivais mal.
Avant l'abondance moderne, le 'temps libre' était un luxe réservé à une infime minorité.
Le peuple bossait, mangeait, dormait, recommençait.
Puis les machines sont arrivées.
Elles ont libéré le corps.
L'IA arrive maintenant.
Elle va libérer l'esprit.
Et ça, c'est vertigineux.
Je le dis sans aucune arrogance.
Je suis aussi traversé par cette question que toi qui me lis.
Qu'est-ce qu'on fait quand on n'a plus besoin de souffrir pour exister ?
Imagine une cour de récré en 1820.
100 enfants.
La plupart passent leur journée à ramasser du bois, à puiser de l'eau, à filer de la laine.
Ils travaillent du lever au coucher du soleil.
Ils ont faim.
Ils sont fatigués.
Leur espérance de vie est de 35 ans.
Maintenant imagine la même cour en 2026.
Les enfants jouent.
Ils vont à l'école.
Ils ont des baskets, des livres, des vaccins, des écrans.
Ils ne ramassent plus de bois.
Ils ne meurent plus de la variole.
Ils ont 80 ans d'espérance de vie devant eux.
Qu'est-ce qui s'est passé entre les deux ?
La révolution industrielle.
Le marché.
L'innovation.
On est passés de 90% de l'humanité en extrême pauvreté en 1820 à moins de 9% aujourd'hui (Banque mondiale).
C'est probablement le chiffre le plus important de l'histoire économique.
Et bizarrement, presque personne n'en parle.
Quand je le réalise, ça me fait quelque chose.
Parce qu'on tient pour acquis ce qui est, en fait, un miracle historique.
L'IA va prolonger ce miracle.
Mais à une vitesse et à une échelle que la révolution industrielle n'a même pas imaginées.
Sauf que cette fois, ce n'est pas seulement de la vapeur et de l'électricité.
C'est de l'intelligence.
L'IA est un compresseur de temps.
Ce qui prenait 1000 heures à un humain va prendre 10 minutes à un agent.
Ce qui prenait 10 ans de R&D va prendre 6 mois.
Ce qui coûtait 50 millions va coûter 50 000 dollars.
Et quand le coût de l'intelligence s'effondre, tout ce qui dépend de l'intelligence devient abondant.
La question n'est plus "est-ce qu'on va manquer de travail ?"
C'est "qu'est-ce qu'on va faire de tout ce temps ?"
Et là, j'avoue que je n'ai pas de réponse toute faite.
Parce qu'on entre dans une zone que l'humanité n'a jamais traversée.
Beaucoup de gens, autour de moi, croient que l'IA va nous rendre inutiles.
Comme si le but de l'humanité était de travailler 35 heures par semaine jusqu'à 67 ans pour payer des impôts et regarder Netflix.
Je crois sincèrement qu'on se trompe de question.
Le vrai sujet, c'est que l'IA va libérer des milliards d'heures humaines.
Des heures qui étaient gaspillées à remplir des formulaires, à rédiger des rapports que personne ne lit, à faire du reporting pour des managers qui ne comprennent rien.
Ces heures vont revenir aux humains.
Et les humains vont faire ce qu'ils font de mieux quand ils ne sont pas obligés de survivre : créer, explorer, aimer, jouer, penser, construire des choses qui n'existent pas encore.
Regarde ce qui s'est passé après la révolution industrielle.
On n'a pas créé du chômage de masse.
On a créé le temps libre.
On a créé les week-ends.
On a créé les vacances.
On a créé les retraites.
On a créé le concept même de "hobby".
Avant 1850, personne n'avait de hobby.
On bossait ou on dormait.
L'IA va probablement faire la même chose, mais en plus rapide.
Et c'est là que je deviens un peu mal à l'aise.
Parce que je vois bien que les gens qui ont le plus peur sont souvent ceux qui ont le plus à y gagner si on s'y prend bien.
Les intermédiaires.
Les rentiers.
Ceux dont le métier est essentiellement de gérer la rareté.
L'IA gère l'abondance.
Et l'abondance, ça déstabilise.
Parce qu'on ne peut pas taxer, réglementer et contrôler ce qui est abondant.
Imagine un monde où :
Un enfant de 12 ans peut avoir un tuteur IA qui connaît toute l'histoire humaine, toutes les mathématiques, toutes les langues, et qui s'adapte à son rythme 24h/24.
Un entrepreneur solo peut avoir une équipe de 50 agents IA qui font la compta, le marketing, le code, le design, le support client.
Un chercheur peut tester 10 000 hypothèses par semaine au lieu de 10 par an.
Un artiste peut explorer 500 styles différents en une après-midi.
Ce monde arrive.
Il est déjà en train d'arriver.
Et la vraie question n'est pas de savoir si on va l'arrêter.
On ne l'arrêtera pas.
La vraie question, c'est : qu'est-ce qu'on va en faire ?
Ceux qui se lèveront le matin en se demandant "qu'est-ce que je vais créer aujourd'hui ?" vont vivre une époque incroyable.
Ceux qui se lèveront en se demandant "comment je peux contrôler tout ça ?" vont passer à côté.
Je le dis sans agressivité.
Juste comme un constat.
L'histoire nous donne déjà des indices.
À chaque fois qu'on a eu une explosion de productivité (vapeur, électricité, internet), les sociétés qui ont laissé l'innovation respirer ont explosé en richesse et en opportunités.
Les sociétés qui ont essayé de tout planifier, de tout encadrer, de tout protéger, ont créé de la misère et du déclin.
L'IA ne va pas changer ça.
Elle va l'accélérer.
Et le plus beau, c'est que ce n'est même pas une question d'idéologie.
C'est une question de physique.
L'intelligence est en train de devenir abondante. L'énergie est en train de devenir abondante.
Le compute est en train de devenir abondant.
Quand l'intelligence + l'énergie + le compute deviennent abondants en même temps, la rareté recule.
Et la rareté, c'est ce sur quoi reposent énormément de structures de pouvoir depuis 5000 ans.
Voilà pourquoi je crois sincèrement qu'on est devant quelque chose d'historique.
L'IA va créer l'abondance la plus massive de l'histoire humaine.
Et non, on ne va pas manquer de travail.
On va manquer de temps pour tout ce qu'on veut faire.
La vraie question, c'est : qu'est-ce qu'on va faire de ce temps ?
Est-ce qu'on va le gaspiller à scroller, à se plaindre, à regarder des séries sur des problèmes qui n'existent plus ?
Ou est-ce qu'on va l'utiliser à explorer, à créer, à aimer, à construire des choses qui rendent le monde plus beau, plus intéressant, plus libre ?
Et là, c'est une décision intime.
Personne ne peut la prendre à ta place.
Moi, j'ai fait la mienne.
Pas par arrogance.
Par fascination, sincèrement, devant ce qui est en train de s'ouvrir.
On entre dans une période où on va pouvoir aller plus loin que tout ce que les générations précédentes pouvaient même imaginer.
Direction : les étoiles.
Pas parce que c'est cool.
Parce qu'avec l'abondance qui arrive, c'est sans doute la frontière la plus belle qui s'ouvre devant nous.
Et l'IA, c'est ce qui va nous donner les moyens d'y aller.