Un jour sans veille est un jour sans lendemain
Consultant-formateur : veille stratégique, intelligence économique, IA.
#faits#datas#infos (connaissance ?)
Le législateur a sévèrement encadré et plafonné le financement de la vie politique. Ca, c’est pour les ploucs. Un candidat richissime à la présidence de la république peut contourner aisément ces contraintes : en achetant des médias qui feront sa promotion. Brillant 👏🏻 https://t.co/MaCmAOc0xG
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Si tu appartiens à un certain camp, ou bien qu'on t'y classe, tu pourrais penser que la politique c'est un truc où tout le monde s'affronte autour d'un socle commun : la démocratie par exemple.
Et puis, un jour tu t'aperçois que l'autre camp, ne tient absolument pas ce socle commun pour une valeur. Pire, son objectif est de le miner par tous les moyens possibles.
Ce jour-là, tu comprends que tu étais perdu dans tes fantasmes de probité partagée. Et que le mensonge systématique, la corruption du réel, est une arme pour laquelle tu n'es pas préparé.
J'ai comme l'impression que @franceinfo est en lice pour le compte media mainstream s'étant le plus fait débunker cette année.
Sur les bords, au milieu, c'est vrai qu'ça craint un peu.
⚠️ Céréales, chocolats, légumes... le cadmium est dans nos assiettes et il présente un risque sérieux pour la santé. Les Français ont un taux de cadmium dans le corps 3 à 4 fois supérieur à celui des pays de l’UE.
Je vais t'expliquer un truc énorme sur l'IA. Pourquoi OpenAI et Anthropic, qui valent presque 1000 milliards de dollars chacun, pourraient un jour se faire racheter pour trois fois rien. Et pourquoi Elon pourrait tout rafler. Avec des mots qu'un enfant de 8 ans comprend.
Imagine un grand concours dans la cour de récré. Tout le monde doit construire un robot qui répond à toutes les questions. Le robot le plus malin gagne des bonbons. Plein de bonbons.
Au début c'est génial. Chaque semaine, quelqu'un rend son robot un peu plus malin, et il rafle tous les bonbons. Du coup tout le monde dépense une fortune pour avoir le robot le plus malin de la semaine.
OpenAI et Anthropic sont les champions de ce concours. Les gens leur ont donné des milliards en se disant : ces robots vont devenir tellement malins qu'ils gagneront tous les bonbons pour toujours.
Mais voilà le problème. Un jour, tous les robots deviennent malins. Vraiment malins. Tellement malins qu'ils savent déjà répondre à presque tout.
Et quand tout le monde sait déjà presque tout faire, être un tout petit peu plus malin que le voisin ne sert plus à rien. C'est comme savoir lire. Si tout le monde sait lire, lire deux mots plus vite ne te rend pas riche.
Donc la course au robot le plus malin s'arrête. Plus personne ne paie pour un robot un poil plus malin, parce que le sien fait déjà le boulot.
Sauf qu'un robot, pour réfléchir, a besoin d'électricité. Beaucoup d'électricité. Autant qu'une ville entière.
Alors une nouvelle course commence. Ce n'est plus "qui a le robot le plus malin". C'est "qui peut faire réfléchir son robot pour le moins cher". Et comme réfléchir coûte de l'électricité, c'est devenu une course à l'électricité pas chère.
Et là, gros souci pour OpenAI et Anthropic. Ils n'ont pas leur propre centrale électrique. Ils n'ont même pas leurs propres gros ordinateurs. Ils les louent.
OpenAI loue chez Microsoft. Anthropic loue chez Amazon. C'est comme un enfant qui vend de la limonade, mais le stand, les citrons et l'eau, il les loue au monsieur d'à côté.
Et tu ne peux jamais vendre ta limonade moins chère que le monsieur qui te loue tout. Parce que toi, tu paies le prix du monsieur PLUS le loyer. Tu perds toujours contre ton propriétaire.
Donc quand être malin ne suffit plus, et que tout devient une course à l'électricité pas chère, les locataires ne peuvent pas gagner. Et leur énorme valeur, les presque 1000 milliards, commence à fondre.
Et le pire : plus ils avaient promis d'acheter d'électricité au propriétaire pour gagner la course, plus ils étaient coincés.
Et là, devine quoi. Microsoft et Amazon, les propriétaires, n'ont qu'à les racheter. Pour pas cher. Ils possèdent déjà l'électricité, les ordinateurs et presque tout le reste. Pourquoi payer le prix fort pour un robot que tout le monde sait copier ?
Maintenant, Elon. Lui, il ne loue rien. Il a construit sa propre centrale électrique, juste à côté de ses propres ordinateurs. Et très très vite. Là où les autres mettent quatre ans, lui a mis quelques mois.
Il a aussi son propre mégaphone pour parler à tout le monde (X), et ses propres robots et voitures (Tesla). Il n'est le locataire de personne. Il est son propre propriétaire.
Donc dans la course à l'électricité pas chère, celle qui décide vraiment qui gagne à la fin, Elon part avec une longueur d'avance que les autres ne peuvent pas rattraper. Échec et mat.
Mais attention, et c'est important. Toute cette histoire ne marche QUE si les robots arrêtent vraiment de devenir plus utiles.
Si les robots continuent de devenir bien meilleurs, d'une façon que les gens veulent payer, alors la course au robot le plus malin ne s'arrête jamais. Et toute l'histoire change.
Donc la vraie question, la seule qui compte, c'est celle-là : est-ce que les robots ont fini de devenir plus utiles, ou pas encore ? Tout dépend de la réponse.
Voilà. Une course aux bonbons qui devient une course à l'électricité. Des locataires rachetés par leurs propriétaires. Et un type qui possède déjà tout.
Comment Jean-Paul Sartre, l’un des esprits les plus brillants de son époque, admis premier à l’agrégation de philosophie, ancien élève de l’ENS, auteur d’une œuvre littéraire et philosophique majeure, a-t-il pu se tromper si souvent, se compromettre dans la défense du totalitarisme le plus meurtrier ? Réponse de Raymond Aron : « Ce qui lui sera reproché un jour, c’est d’avoir utilisé sa virtuosité dialectique et des sentiments généreux pour justifier l’injustifiable. D’avoir, si vous voulez, déployé des trésors d’ingéniosité pour essayer de démontrer qu’on ne pouvait pas être contre Staline et qu’il fallait au moins être proche de lui. »
Un exemple ? En 1954, de retour d’URSS, un journaliste lui demande pourquoi les citoyens soviétiques ne se rendent pas souvent en vacances en France. Réponse de Sartre : ils sont trop bien chez eux, ils n’ont aucune envie de partir.
Trois ans plus tard, à son retour de Chine, de Beauvoir déploie elle aussi des trésors d’ingéniosité pour se convaincre (et convaincre l’opinion occidentale) que le régime maoïste, en apparence totalitaire est, dans la pratique, démocratique. Comment concilier l’absence de droite de vote et la souveraineté populaire ? Très simple : « Le peuple veut ce que veut le régime dans la mesure où celui-ci veut ce que le peuple veut ; par exemple, que tout le monde s’enrichisse. » Comment présenter l’interdiction de la presse d’opposition comme une forme de pluralisme ? « Les journaux sont pour le Parti communiste un instrument d’autocritique : ils signalent les déviations et les erreurs que les dirigeants se proposent de corriger. D’autre part ils sollicitent une collaboration de leurs lecteurs. Si quelqu’un veut protester contre un abus ou une faute dont s’est rendue coupable une administration, il écrit aux journaux […]. La presse permet donc à la base d’exercer sur les responsables un contrôle sérieux. » Comment relativiser l’effacement de l’individu, la transformation des paysans chinois en esclaves au service d’un projet collectif ? « Moi, je trouve terriblement monotone l’élite française, uniformément modelée, dans son langage, ses manières, sa voix même, par la bonne éducation ; le souci d’affirmer sa personnalité étant commun à tous accentue leur ressemblance. Le Chinois au contraire échappe à ce conformisme : il se moque d’être ou non pareil aux autres ; ses conduites sont naturelles, donc imprévues comme la vie même. » Par leur différence, explique de Beauvoir, les Français se ressemblent ; par leur uniformité dans la misère, les paysans chinois se distinguent.
On pense évidemment à la phrase d’Orwell : « Il faut appartenir à l’intelligentsia pour croire à des choses [absurdes] comme ça, aucun homme ordinaire ne parviendrait à être aussi idiot. » Ou à celle de Simon Leys (précisément au sujet des maolâtres) : « Il faut vraiment être un intellectuel supérieur pour dire N’IMPORTE QUOI, pour ne pas voir que la pluie mouille et qu’une pierre est dure. »
L’électricité allait rendre fou.
Le train allait asphyxier ses passagers.
La 5G engendrait des cancers.
Le nucléaire annonçait la fin du monde.
L’IA, la fin de l’humain.
Rien de neuf sous le soleil à gauche.
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Thomas Sowell, le plus grand intellectuel vivant ?
Beaucoup de jeunes non-Blancs, note Thomas Sowell, sont avant tout victimes non pas des Blancs, mais des dynamiques endogènes à leurs communautés (prévalence des familles monoparentales, dévalorisation de la réussite scolaire, sous-cultures antisociales…). Or en imputant les difficultés des minorités uniquement au racisme de la société, certains progressistes enferment les minorités dans un rôle de victimes passives, impuissantes à agir sur le cours de leur destin, condamnées au ressentiment. Implicitement, ces discours envoient un message aux communautés en difficulté : c’est aux autres de fournir des efforts, pas à vous.
Sowell rappelle que dans la société britannique du début du 18ème siècle, les Écossais occupaient une position relativement périphérique. Plutôt que de cultiver leur rancœur à l’égard de la majorité, David Hume les a enjoints à apprendre l’anglais, à se former à la science et à développer leurs compétences dans les arts. Les Écossais ont alors connu une ascension impressionnante, dépassant les Anglais dans de nombreux domaines et contribuant significativement au débat intellectuel (Adam Smith, James Watt, Walter Scott et Hume lui-même étaient par exemple tous écossais). Si les défenseurs de la justice sociale étaient mus par le désir d’améliorer les conditions de vie des minorités plutôt que par celui de se donner le beau rôle, c’est ce modèle qu’ils privilégieraient.
Tout au long de son œuvre, Sowell revient régulièrement sur le thème des disparités entre groupes humains. Il montre qu’aucune société, à aucune époque, n’a connu une répartition proportionnelle des différents groupes ethniques, culturels ou religieux dans les diverses sphères de la vie sociale. Ces écarts tiennent à une multitude de facteurs : différences d’histoire, de culture, de normes familiales, de capital humain transmis, d’aptitudes linguistiques ou de structures d’incitation. Pourtant, observe-t-il avec ironie, dans le climat intellectuel contemporain, toute déviation par rapport à une représentation strictement égalitaire est perçue comme une preuve définitive du racisme de la société. Cette confusion entre inégalités de résultats et injustice structurelle constitue, selon Sowell, l’un des grands sophismes de notre temps.
Sur le même modèle, Sowell déconstruit l’idée que les asymétries entre hommes et femmes seraient nécessairement le fruit du patriarcat ou de discriminations misogynes sur le marché du travail. En analysant minutieusement les données empiriques, il démontre que les écarts bruts observés sont souvent le résultat de choix féminins (en matière d’orientation professionnelle, de temps de travail ou de priorités de vie), qu’il n’est pas nécessairement souhaitable de déconstruire s’ils relèvent de l’exercice du libre-arbitre. « Beaucoup de ce qu’on l’on désigne comme des “problèmes sociaux” s’amuse-t-il, ne sont souvent que des divergences entre les constructions théoriques des intellectuels et la réalité concrète. Quand la réalité ne concorde pas avec sa théorie, l’intellectuel conclut souvent qu’il faut modifier la réalité plutôt que sa théorie. »
Aujourd’hui, l’une des formes les plus tenaces de cette volonté de réagencement social réside dans les politiques cherchant à imposer une parité parfaite entre hommes et femmes dans différents secteurs de la vie publique. Face à ces projets d’ingénierie sociale, Sowell cite souvent Adam Smith, qui notait que de nombreux intellectuels « épris de la beauté de leur vision de la société idéale » en viennent à considérer leurs concitoyens comme une matière inerte à laquelle ils peuvent imprimer un mouvement « avec autant de facilité que la main dispose les pièces sur un échiquier ». Mais contrairement aux pièces d’échecs, les individus disposent de préférences et d’aspirations, incompatibles avec les grands projets des ingénieurs sociaux. C’est d’ailleurs en raison de cette incompatibilité que l’ingénierie sociale tend inévitablement à verser dans la coercition et l’autoritarisme.
Plus largement, l’œuvre de Sowell est traversée par un scepticisme radical à l’égard de ceux qui, parmi l’élite, se considèrent investis de la mission de régir le destin de leurs concitoyens, persuadés de savoir mieux que l’homme ordinaire ce qui est bon pour lui et de pouvoir préempter ses décisions. Ce scepticisme n’est pas motivé par une quelconque forme de populisme, mais par une analyse rationnelle des mécanismes permettant l’émergence d’un ordre social stable et harmonieux.
Premièrement, en disciple de Hayek, Sowell insiste sur un point fondamental : la connaissance est dispersée dans la société, enracinée dans des situations locales ; les théoriciens, même les plus brillants, ne peuvent y avoir pleinement accès. C’est pourquoi les décisions politiques ou les prescriptions de l’intelligentsia (produites à partir d’un savoir partiel, souvent abstrait) sont fréquemment moins soutenables que les arbitrages spontanés émergeant de l’intelligence collective mobilisée via des millions de décisions individuelles décentralisées. « Puisque personne ne détient ne serait-ce que 1% de toute la connaissance présente dans une société, il est vital que les 99 % restants, dispersés en petites quantités presque négligeables à l’échelle individuelle, puissent être librement mobilisés par les individus au gré de l’échange et des arrangements spontanés. Voilà pourquoi le marché libre, la limitation du pouvoir des juges, et la confiance dans les décisions enracinées dans l’expérience collective sont si précieuses. »
Deuxièmement, Sowell constate (et son intuition est largement confirmée par les dernières décennies de travaux en sciences cognitives) que l’on se trompe bien davantage lorsque on ne subit pas soi-même les conséquences de ses erreurs. Or c’est précisément le cas des tiers (intellectuels, bureaucrates, experts…) qui prétendent décider pour l’individu à sa place (par exemple en imposant des interdictions, en subventionnant avec son argent ce qu’il devraitvouloir consommer, ou en façonnant ses préférences en le rééduquant). Non seulement ces tiers vivent souvent à l’abri des conséquences de ce qu’ils prônent, mais en plus, ils sont jugés non pas selon l’efficacité de leur action mais selon leur degré d’adhésion au conformisme du moment. Peu importe que des politiques éducatives échouent, que des programmes sociaux engendrent dépendance et désintégration familiale, ou que de belles intentions écologiques détruisent des filières économiques, ce qui compte, c’est l’image vertueuse que ces idées renvoient de ceux qui les défendent. À l’inverse, lorsqu’un individu se trompe, il en subit directement les conséquences ; ainsi est-il incité à ne pas se tromper. « Il est difficile d’imaginer manière plus stupide ou plus dangereuse de prendre des décisions que de les confier à des personnes qui ne paient aucun prix lorsqu’elles se trompent », résume Sowell.
Troisièmement, lorsque les décisions sont laissées aux individus plutôt qu’imposées par le haut, l’erreur reste circonscrite à celui qui la commet, et peut être corrigée rapidement et localement avant qu’elle ne contamine l’ensemble de la société, comme le ferait une politique publique mal conçue mais administrée uniformément. Comment expliquer qu’une partie de l’intelligentsia voit d’un mauvaise œil les régimes d’incitations où ceux qui prennent de bonnes décisions sont récompensées ? « Ces systèmes, nous dit Sowell, suscitent des rancunes chez ceux qui sont convaincus que seuls l’aisance oratoire, l’engagement politique et l’ardeur morale devraient valoir distinction. » Piste intéressante pour expliquer l’anticapitalisme de l’élite universitaire…
On ne peut conclure sans évoquer le thème qui irrigue chacun des ouvrages de Sowell et constitue pour lui le fondement implicite de toute réflexion politique, économique ou sociale : la nature humaine. Il distingue deux visions de l’Homme : la vision candide (« il n��y a pas de perversité originelle dans le cœur humain ») et la vision tragique (« la frontière entre le bien et le mal traverse le cœur de chaque homme »).
Ceux qui adoptent la vision tragique (Sowell en fait évidemment partie) cherchent à concevoir des institutions qui fonctionnent malgré les limites humaines, s’attachant à construire des systèmes d’incitations capables de canaliser ses penchants les plus nuisibles et de tirer parti de ses motivations ordinaires pour produire des effets collectifs bénéfiques. Ils savent que la vie en société implique des frictions, des tensions et des limitations (liées à l’imperfection de la nature humaine) et que ce n'est pas parce qu’un système produit des résultats imparfaits que le système en lui-même est imparfait. Le système est bon s’il limite la portée des erreurs et génère l’ordre et l’harmonie relative sans exiger l’infaillibilité de chacun de ses agents.
À l’inverse, ceux qui adhèrent à la vision candide de la nature humaine croient qu’il est possible de construire un système produisant des résultats parfaits (et se montrent donc insatisfaits de tout système ne les produisant pas), ce qui explique leur soif de table-rase. Par exemple, ce qui les frappe n’est pas la rareté relative du mal dans nos sociétés, mais son existence même, perçue non comme une constante anthropologique, mais comme une faillite collective (imputable à une institution ou à une classe sociale). De même, ce qu’ils cherchent à expliquer n’est pas la prospérité (envisagée comme l’état naturel des choses), mais la pauvreté, dont la persistance justifierait la condamnation de de notre système économique. Ces personnes, écrit Sowell, « se demandent rarement pourquoi nos sociétés ne connaissent pas la pauvreté de l’Inde, l’oppression politique de la Corée du Nord, l’anarchie du Libéria, ou les massacres du Rwanda. Il ne leur vient donc pas à l’esprit que cela pourrait être lié aux valeurs, aux traditions, et aux constructions sociales qu’ils s’acharnent à déconstruire. »
L’autre erreur des adeptes d’une vision naïve de la condition humaine, selon Sowell, est de percevoir chaque aspect insatisfaisant de la réalité sociale comme un dysfonctionnement appelant une solution, plutôt que comme le résultat d’un arbitrage entre contraintes inconciliables. Là où il faudrait voir des choix difficiles entre des biens en tension dans un monde aux ressources limitées, certains ne voient que des problèmes à résoudre avec de la volonté politique et un désir de justice sociale. C’est pourquoi ils se demandent : « comment éliminer telle caractéristique déplaisante de la situation actuelle ? » plutôt que : « Que doit-on sacrifier pour atteindre telle amélioration, et cela en vaut-il la peine ? » Pourtant, la bonne question ne devrait pas être de savoir si l’on est dans l’absolu favorable aux biens poursuivis par une politique publique (mettons : l’accès à la culture via le chèque culture, l’accès à la connaissance via la gratuité de l’université, le soutien à la société civile via les subventions aux associations, etc.), mais de savoir si l’on préférerait que les ressources allouées à la poursuite de ces biens soient allouées à la poursuite d’autres biens (mettons : à la justice, à l’hôpital, à l’école, au pouvoir d’achat via des baisses d’impôts, etc.). « La première chose que l’on apprend en économie, écrit Sowell, c’est que les ressources sont limitées. La première chose que l’on apprend en politique, c’est d’ignorer la première leçon de l’économie. »
Malheureusement, le fait de voir des solutions plutôt que des arbitrages engendre un biais d’action. Or, comme le démontre Sowell, la plupart des solutions présumées ont un coût, créent de nouveaux problèmes ailleurs (« la plupart des problèmes d’aujourd’hui sont les solutions d’hier », écrit-il), ou reviennent simplement à déplacer la charge sur des groupes moins visibles ou moins bruyants (admirateur de Bastiat, Sowell ne cesse de rappeler qu’il y a ce que l’on voit, mais aussi ce que l’on ne voit pas). Une fois que le législateur est intervenu, la nouvelle configuration n’est souvent qu’un arbitrage différent – et moins bon puisqu’il n’est pas le fruit de l’expérience ou de la coordination des acteurs concernés, mais d’une décision prise par des tiers peu au fait des réalités du terrain et peu exposés aux conséquences de leur décision.
@annesouyris@publicsenat Vous êtes gonflée comme jamais. Votre parti a lutté de toutes ses forces, en mentant, contre les clims. Promu systématiquement les solutions "alternatives", lamentables. Pourri le débat public.
Accuser autrui d'impréparation, alors que le plan est le vôtre : la honte.
Nvidia entre au capital d'Alice & Bob, pépite française du quantique. Un géant à 5000 milliards qui mise sur une start-up tricolore : voilà une bonne nouvelle.
Et savez-vous pourquoi ça avance ? Parce que le quantique est l'un des rares secteurs de pointe que nos technocrates n'ont pas encore réussi à étouffer sous une montagne de normes.
Pas d'AI Act du quantique. Pas de principe de précaution constitutionnalisé. Pas de moratoire réclamé par les marchands de peur. Résultat : les talents restent, les capitaux arrivent, les usines se construisent au nord de Paris.
Comme par hasard, là où la France régule moins, elle gagne.
La leçon est limpide : on a les ingénieurs, on a les pépites, on a même l'argent. Ce qu'il nous faut, c'est d'arrêter de mettre des boulets aux pieds de ceux qui construisent l'avenir.
La France "première destination touristique mondiale" c'est du flan : ce qui compte, ce ne sont pas les arrivées mais les nuitées, et en 2025 l’Espagne en a enregistré 322 millions, l’Italie 254 millions, contre seulement 140 millions pour l’Hexagone...
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