Vous imaginez si on avait eu le droit à un article de BFMTV pour CHACUN des 72.000 palestiniens, les 3680 Libanais, les 7000 Iraniens massacrés par Israël ?
Darmanin est un pointeur, Braun-Pivet s’est opposé à la commission d’enquête sur l'affaire Epstein, Macron a rendu hommage à Depardieu et Brigitte traite les féministes de sales connes avec son pote violeur et vous pensez que c’est eux qui vont éradiquer la culture du viol ?
Monsieur Hervouet,
J’ai entendu vos propos sur CNEWS : « La France a perdu le Mali, et nous on a Bally Bagayoko, un maire malien en France. »
Je veux vous répondre avec calme, mais avec clarté.
Je suis un élu de la République française. Je suis Français. Né de l’histoire de l’immigration, certes, fier de mes origines familiales, évidemment, mais pleinement Français et pleinement légitime dans les responsabilités que les citoyens m’ont confiées par le suffrage universel.
En me qualifiant de « maire malien en France », vous ne parlez pas seulement de moi. Vous dites à des millions de Français issus de l’immigration qu’ils resteraient éternellement renvoyés à une origine, quelle que soit leur place dans la société, leur engagement ou leur attachement à la République.
Ce qui est également préoccupant, c’est que ce type de propos est devenu si fréquent sur CNEWS qu’il est désormais difficile de parler de simple « dérapage ». Un dérapage suppose l’exception. Or lorsque des amalgames identitaires, des sous-entendus sur la légitimité de certains Français ou des oppositions permanentes entre origines et appartenance nationale deviennent récurrents, cela révèle une ligne éditoriale et un climat idéologique plus profonds.
Cette banalisation est dangereuse pour le débat public. Elle nourrit la suspicion, fracture la communauté nationale et installe l’idée qu’il existerait des Français plus légitimes que d’autres.
Cette vision est une impasse.
Elle l’est aussi dans notre rapport à l’Afrique.
Depuis plusieurs années, les peuples africains expriment une aspiration profonde à être respectés comme des partenaires souverains, traités d’égal à égal, et non plus comme d’anciennes colonies sur lesquelles la France conserverait une forme de tutelle politique, militaire ou culturelle.
La France doit entendre ce message. Notre pays ne peut plus penser sa relation avec le continent africain à travers les réflexes d’une autre époque. Le temps du paternalisme et des logiques postcoloniales est révolu. Une nouvelle doctrine diplomatique doit émerger : fondée sur le respect mutuel, la coopération équilibrée et la reconnaissance pleine des souverainetés africaines.
Le Mali n’a pas été « perdu » comme on perdrait un territoire ou une possession. Le Mali est un État souverain. Et si les relations entre nos deux pays traversent aujourd’hui une crise profonde, cela doit nous conduire à réfléchir avec lucidité sur les erreurs commises et sur la nécessité de reconstruire des liens plus justes.
Faire le parallèle entre cette situation géopolitique et mon élection comme maire en France révèle précisément le problème : l’idée persistante que des Français comme moi seraient toujours perçus à travers le regard de l’ancienne relation coloniale.
Je refuse cette assignation.
Je suis un élu français. Je sers la République française. Et je continuerai à défendre une France fidèle à ses principes : l’égalité, la citoyenneté et le respect de la dignité de chacun.
Jean Messiha est né en Égypte.
Moi, je suis né ici.
Français par la loi, déjà, puis par le sang versé des miens, par mes diplômes, par ma robe.
Il l’est aussi. Mais lui seul passe ses journées à décider qui l’est vraiment.
Je n’ai aucun complexe à solder avec vous, Hossam.
Boulot impeccable (et factuel) de Stefan Renna sur la RTS 👏🏻👏🏻👏🏻
Le sport est et restera toujours politique, les athlètes ne sont pas juste des amuseurs et amuseuses utiles à nous faire oublier le quotidien du monde réel. Respect Stef, merci la RTS 🤝
🚨🇫🇷🎁🍾 ALERTE INFO !
CHAMPAGNE, HÔTELS, PRIMES ET CADEAUX : BARDELLA RECADRÉ PAR LA JUSTICE SUR SES FRAIS DE CAMPAGNE ! 💸
Le tribunal administratif de Paris a refusé plus de 240 000 € de dépenses jugées excessives ou injustifiées du président du RN, dans le cadre de sa campagne pour les élections européennes de 2024 :
👉 Chauffeur privé : il demandait 3 941 € pour ses trajets entre son domicile et le siège de campagne.
➡️ Refusé, car considéré comme une dépense personnelle, sans lien avec la campagne.
👉 Garde du corps personnel : il réclamait 66 544 € pour sa sécurité lors de ses déplacements dans les médias.
➡️ Refusé, car relevant du fonctionnement habituel du parti, et non d’une dépense électorale.
👉 Frais de sécurité du RN : acceptés en partie, mais jugés surfacturés.
➡️ Tarif habituel : 780 €/jour, facturé 1 308 €/jour pendant la campagne, sans justification. Résultat : 10 980 € retranchés des comptes, un montant plus élevé que celui des autres candidats.
👉 Trois chambres d’hôtel à Paris pour un meeting et un débat télévisé deux jours plus tard.
➡️ Il disait vouloir "un espace calme et sécurisé » pour préparer ses interventions. Mais le tribunal rappelle que tout se tenait à Paris, près de son domicile et du siège de campagne. Un luxe injustifié.
👉 13 045 € de repas et frais de bouche pour le candidat et son équipe de campagne.
➡️ Refusés : aucun lien avec la recherche de suffrages.
👉 Deux gerbes de fleurs déposées lors de la commémoration du 8 mai à Hayange.
➡️ Geste symbolique que Bardella voulait faire payer au contribuable, mais sans "finalité électorale".
👉 88 € pour une bouteille de champagne offerte au chef du parti politique Vox, en marge d’un meeting du parti d’extrême droite espagnol à Madrid, qu’il souhaitait faire payer à l’État.
➡️ Refusé.
👉 50 kits de dégustation (Printemps des vins à Blaye) et 57 billets pour le Salon de l’agriculture à Paris.
➡️ Refusés également.
👉 Il souhaitait se faire rembourser 25 480 € de salaires versés à trois membres de l’équipe pour juillet et août 2024.
➡️ Refusés, car la campagne était déjà terminée.
👉 Primes de campagne : plus de 124 000 € réclamés pour 31 salariés.
➡️ Jugées trop élevées, la justice ramène la somme à 62 035 €.
Ce n’est pas la première fois que Jordan Bardella voit ses frais refusés.
En mars, le Conseil d’État avait déjà invalidé 55 000 € de dépenses lors des européennes de 2019.
"De l’argent à économiser, il y en a !", déclarait pourtant Bardella dans une interview diffusée sur son compte Instagram, appelant à "faire des économies sur la mauvaise dépense publique".
(L’Informé / AFP)