Vu l’épisode 2 de la bataille de Gaulle hier soir.
La dame d’environ 65 ans à côté de moi a pleuré à chaudes larmes la moitié du film.
Je m’étais plaint que le premier volet n’avait pas de propos, et donc était condamné à être illustratif, là où le propos sur De Gaulle aurait dû être évident : De Gaulle était le porteur d’une vision qui n’était ni légale, ni historique, ni filiale de la France, mais une vision religieuse.
Et c’est parce qu’il croyait en la France comme l’on croit en Dieu, qu’il a rompu avec la légalité, la hiérarchie, l’histoire.
Il a trahi la France immanente pour rester fidèle à la France transcendante.
Eh bien ce deuxième volet, lui, a bien deux propos martelés tout du long, sans aucune ambiguïté. Ce qui en fait un film éminemment politique.
Premier propos.
Pendant tout le film, le mantra de Leclerc - la France libre est invaincue, la France libre a toujours continué le combat, nos enfants ne pourront rien nous reprocher - est repris en boucle par tous les personnages, et la fin du film revient encore dessus par la bouche de De Gaulle.
Cette idée est la base du gaullisme, et fait écho à l’idée de la France religion.
La France n’était pas Vichy car la France n’est pas une entité légale, elle est une entité spirituelle. Et cette entité appartient aux prophètes, saints et martyrs qui s’en montrent dignes. L’âme de la France fut donc transférée à Londres dès que Petain capitula.
C’est un message important car il s’oppose à la tendance des 50 dernières années qui au nom d’un certain devoir de mémoire adopte une vision purement légaliste et matérialiste de la France. Baudry comme De Gaulle est lui en opposition directe au discours de Chirac sur la rafle du vel d’hiv.
Il fait aussi un appel direct aux jeunes générations - ces enfants du mantra de Leclerc - à qui Baudry dit qu’ils n’ont pas à avoir honte de 1940. Ce n’est pas la France qui a failli. La vraie France, la France libre, continua le combat. Si l’on considère que 1940 est un instant charnière de l’histoire de France, l’ultime coup qui brisa son esprit, alors ce que Baudry dans les pas de De Gaulle entreprend est clair : reforger l’élan vital français en réactivant le récit gaullien, afin d’effacer la flétrissure de la capitulation.
Le film se termine sur un fondu de l’arc de triomphe en 44 à l’arc de triomphe en 2026. Message pas très subtil sur le fait que la France d’aujourd’hui est bien l’héritière des soldats inconnus morts au combat et de leur chef De Gaulle. Pas des petainistes, ligne historique dissidente sans valeur sacrée. Une hérésie à condamner, pas un héritage à assumer.
Deuxième propos.
Le grand méchant du volet 1 était Darlan, celui qui était devenu collabo par légalisme et opportunisme. L’anti-de Gaulle.
Dans le volet 2, le méchant est Roosevelt. Et lui aussi est le méchant parce qu’il ne comprend pas que la France est une âme - et que les Français se battront pour une âme et donc pour De Gaulle, pas pour une fiction légale. Roosevelt a une vision purement instrumentale de la France : tout est bon pour mettre la France au service de son dessein, et les intérêts de la France ne sont pas son problème. C’est la première fois je crois que l’on voit si bien dans une œuvre grand public à quel point les Etats-Unis n’étaient pas les amis de la France, mais simplement une force aux intérêts grandement divergents mais à l’ennemi commun. Les plans de partition et d’occupation de la France sont longuement mis en scène, et le moment où des soldats issus de Wisconsin ou de l’Iowa s’entraînent à leur rôle prochain de préfet de la Somme ou de la Gironde sont faits pour créer une salutaire colère chez le spectateur. La Grande-Bretagne est mieux traitée, elle est plus digne et amicale que l’Amérique, mais le film n’oublie pas de rapporter la phrase de Churchill « chaque fois que nous aurons à choisir entre l’Europe et l'Amérique, nous choisirons l’Amerique » et une des toutes dernières scènes du film est consacrée au refus de Churchill de créer une force géopolitique avec la France en contrepoint du duopole urss/us.
Et ça aussi c’est un propos politique tout à fait nouveau, puisque le message de Baudry est que la France est seule dans le monde. Elle ne peut compter que sur ses propres forces. Tout comme Leclerc et sa bande de Français bigarrés et clochardisés ne pouvaient compter sur personne et pour autant firent basculer le cour de l’histoire.
Une seule leçon : la France ne sera défendue par personne d’autre qu’elle-même, et restera fondamentalement incomprise de tous.
Ainsi ce De Gaulle de Baudry est un moment culturel important.
Le retour d’un certain patriotisme.
Le renouveau du concept de France spirituelle.
La tentative de surmonter la flétrissure de la collaboration et de la capitulation par la réactivation du récit gaullien.
Le rappel de la solitude géopolitique française. Et donc la réhabilitation d’une France civilisation indépendante, avec ses propres normes et valeurs.
Pas tout à fait un hasard si ce discours idéologique qui sonne comme un sursaut d’élan vital sort en 2026,
@StephenKing Your post reminded me of a passage from The Lord of the Rings. When Frodo says Gollum is a wretched creature, Gandalf answers that he still has a part to play. Perhaps history works the same way. 🧙♂️
What if the scariest person on your street was the one smiling and waving from next door?
That's the lingering terror at the heart of Kiyoshi Kurosawa's 'CREEPY', which turns everyday politeness into something deeply disturbing.
@rid_wanny@TheSelfLab You picked the wrong person for that speech.
I’ve lived through things only a tiny percentage of people survive, and I’m still here.
So no, I’m not speaking from fantasy.
I’m speaking from experience.
@rid_wanny@TheSelfLab What saddens me in your message is that I know others think this way too.
But if the people around you disappear the moment life gets hard, that doesn’t prove money is all that matters. It only proves they were never truly your friends.
@rid_wanny@TheSelfLab The cruel part is that money can make people doubt sincerity itself. When you’re used to being seen through what you have, even genuine affection can feel suspect.
@rid_wanny@TheSelfLab Money matters, but it doesn’t define a person’s worth. Someone can have little financially and still offer loyalty, depth, wisdom and genuine presence.
And to me, those things are far from worthless BRO
@rid_wanny@TheSelfLab Money doesn’t attract people, it attracts opportunists. A lot of rich people are miserable, disconnected, and so self-absorbed that they’ve forgotten how to talk to anyone without making it about themselves.
@IrenaBuzarewicz Many people spend their lives believing happiness lies somewhere in the future: when they have the house, the partner, the dog, the promotion, or the next achievement.
Yet happiness is already here 🤗
@28minutes@BSportouch@ARTEfr La pendule fait tic-tac tic-tic
Les oiseaux du lac pic-pac pic-pic
Glou glou glou font tous les dindons
Et la jolie cloche ding ding dong
Mais boum
Quand notre cœur fait boum…💗
Bonjour @PatriceBessac,
Comment expliquez-vous la présence à Montreuil de commerces qui paraissent vides en permanence mais restent ouverts pendant des années? Quelles actions la mairie mène-t-elle face aux soupçons de blanchiment qui nourrissent la défiance des habitants?🧐🚨💰
Zack Snyder is set to write and direct a reimagining of ‘Escape From New York,’ the dystopian cult classic from John Carpenter, Deadline can confirm.
The project is intended for release in theaters.
Full details here: https://t.co/BGNMIlDFBA