#sanctions
Le Kremlin dénonce une "persécution" après les sanctions européennes contre la chroniqueuse russe Xenia Fedorova. "Il s'agit d'une pression flagrante exercée sur les médias. Il s'agit d'une persécution à l'encontre d'une représentante des médias", a déclaré le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov.
Des annonces qui ne passent pas. Le Kremlin a dénoncé, vendredi 25 septembre, une "persécution", au lendemain de sanctions de l'Union européenne à l'encontre de la chroniqueuse russe pro-Kremlin Xenia Fedorova, déjà interdite du territoire français pour propagande en faveur de Moscou.
"Il s'agit d'une pression flagrante exercée sur les médias. Il s'agit d'une persécution à l'encontre d'une représentante des médias", a déclaré le porte-parole de la présidence, Dmitri Peskov, en réponse à une question de l'AFP lors de son point presse quotidien.
L'Union européenne a décidé d'ajouter la chroniqueuse à la liste des personnalités à sanctionner "eu égard aux activités déstabilisatrices menées par la Russie". "Xenia Fedorova est une personnalité médiatique russe et ancienne cadre supérieure de [la chaîne] Russia Today France qui joue un rôle actif dans la diffusion de discours pro-russes en France et dans l'Union, dans le contexte de la guerre d'agression menée par la Russie contre l'Ukraine", détaille l'Union européenne
"La France, comme l'Union européenne, continuera d'entraver les activités de déstabilisation menées par la Russie sur notre sol, s'est aussitôt félicité le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, sur X.
#analyse
Un "scénario crédible" : que sait-on de la menace d'une nouvelle mobilisation militaire en Russie pour faire la guerre en Ukraine? De nombreux signaux d'alerte concernant une nouvelle mobilisation militaire russe alimentent l'inquiétude générale. Emmanuel Macron a évoqué, dans l'interview qu'il a donnée jeudi soir, l'hypothèse de 300 000 hommes recrutés par Moscou.
Les services de renseignement ukrainiens avaient affirmé, fin août, que l'état-major russe était prêt à mobiliser environ 300 000 hommes en 2026 et autant en 2027, face à l'augmentation des pertes sur le front et au recul du recrutement de volontaires. Une nouvelle mobilisation russe de 300 000 hommes, après celle de septembre 2022, "est un scénario qui nous paraît crédible", a, de son côté, déclaré Emmanuel Macron, jeudi 24 septembre, sur TF1 et France 2.
Depuis les élections législatives, organisées dimanche en Russie, la menace d'une nouvelle mobilisation militaire s'intensifie : le parti de Vladimir Poutine a obtenu le plus grand nombre de sièges au Parlement de son histoire. Mais le Kremlin a démenti tout projet d'enrôlement forcé. Le président russe a qualifié ces rumeurs "d'absurdités", le 1er septembre, lors d'une conférence de presse, rapportait le Kyiv Independent. Cependant, de nombreux signaux d'alerte alimentent l'inquiétude générale.
Les pertes russes entre janvier et juillet 2026 se sont élevées à environ 240 000 personnes, avait affirmé Kiev, fin août(Nouvelle fenêtre). En parallèle, le recrutement basé sur le volontariat (les contrats "kontraktniki" avec de fortes primes à l'engagement) semble s'essouffler : il a attiré 234 000 hommes entre janvier et août, contre environ 260 000 au cours de la même période en 2025, d'après le Kyiv Independent(Nouvelle fenêtre).
Malgré les importantes primes à l'engagement versées, le recours à des combattants venus d'Afrique ou d'Amérique latine, parfois sous des motifs fallacieux, et à 30 000, voire 50 000, Nord-Coréens opérant depuis le territoire russe selon Volodymyr Zelensky, Moscou ne semble plus parvenir à combler ses pertes. Son déficit est estimé à environ 6 000 hommes par mois, selon le général Fabien Mandon, interrogé par l'AFP.
D'après le Centre d'analyse des politiques européennes, on assiste à une baisse systématique du nombre de nouvelles recrues dans les forces armées et un déficit par rapport aux quotas de recrutement fixés pour 2025 et 2026. Se pose donc la question d'une mobilisation, pour laquelle des préparatifs administratifs ont été mis en œuvre.
#sanctions
L'Union européenne sanctionne la chroniqueuse russe Xenia Fedorova, accusée d'être la voix du Kremlin en France. L'UE lui reproche de "jouer un rôle actif dans la diffusion de discours pro-russes en France et dans l'Union".
L'étau se resserre encore un peu plus pour Xenia Fedorova. L'Union européenne a décidé, jeudi 24 septembre, d'ajouter la chroniqueuse russe pro-Kremlin à la liste des personnalités à sanctionner "eu égard aux activités déstabilisatrices menées par la Russie". "Xenia Fedorova est une personnalité médiatique russe et ancienne cadre supérieure de Russia Today (RT) France qui joue un rôle actif dans la diffusion de discours pro-russes en France et dans l'Union, dans le contexte de la guerre d'agression menée par la Russie contre l'Ukraine", détaille l'Union européenne.
"La France, comme l'Union européenne, continuera d'entraver les activités de déstabilisation menées par la Russie sur notre sol, s'est aussitôt félicité le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, sur X. Notre détermination est entière : ceux qui pensent pouvoir conduire impunément des manœuvres hostiles à notre démocratie en subiront les conséquences."
Egérie russe des médias Bolloré, Xenia Fedorova est déjà dans le viseur du gouvernement français. Fin juillet, elle at reçu un arrêté d'expulsion du territoire, émis par le ministère de l'Intérieur. Elle avait aussi vu ses avoirs gelés par le ministère de l'Economie(Nouvelle fenêtre). L'arrêté ministériel fait état d'un "comportement" qui "porte atteinte aux intérêts fondamentaux de l'Etat". Le document estime que sa présence sur le territoire français "constitue pour ce motif une menace particulièrement grave et actuelle pour l'ordre public". "En déployant ses narratifs", la chroniqueuse "s'inscrit comme un relais des campagnes de désinformation pilotées par les autorités russes", et ce dans le but "de déstabiliser l'ordre public" en France.
Par ailleurs, début septembre, le ministre de l'Intérieur avait menacé CNews de "sanctions pénales" si Xenia Fedorova refaisait son apparition sur l'antenne de CNews. Son retour en visio sur la chaîne du groupe Bolloré constituerait un "contournement" des mesures prises par l'Etat français, "ainsi qu'une facilitation des actions d'ingérence qui lui sont reprochées". "Il me semblait opportun de porter à votre connaissance cette analyse, sans préjudice des poursuites pénales qui pourront être engagées", avait alors dit Laurent Nuñez au président de l'Arcom.
#presidentielle_2027
L’opération «1.000 bistrots» de Gabriel Attal n’est pas franchement un succès. Le candidat à l’élection présidentielle 2027 s’est lancé il y a un peu plus de dix jours dans une opération de campagne électorale baptisée « 1.000 bistrots » avec l’idée d’aller à la rencontre de la population.
Manifestement, les Français ne se bousculent pas pour aller au bar rencontrer et échanger avec Gabriel Attal. Le candidat à l’élection présidentielle 2027 et ex-Premier ministre de Macron s’est lancé il y a un peu plus de dix jours dans une opération de campagne électorale baptisée «1.000 bistrots» avec l’idée d’aller à la rencontre de la population.
Mais voilà, la population, semble-t-il, ne se presse pas. Voyez plutôt: seulement 16 inscrits à Lorient le 21 septembre, comme à Nîmes, 10 dans le 6e arrondissement de Paris, a observé «RTL». Une affluence famélique qui n’inquiète pas outre mesure le candidat et son équipe, qui relativisent.
«Ce ne sont pas des meetings: on arrive au dernier moment, on s’attable, on échange. Donc plus de présents que d’inscrits. Lorient, 29 présents et 50 à Nîmes», a argumenté sur X Prisca Thevenot, porte-parole de Gabriel Attal. Interrogé sur «RTL» à ce sujet ce mardi, Gabriel Attal s’est également défendu de tout échec: « Vous avez des militants ou des personnes qui suivent la campagne, qui s’inscrivent sur la plateforme. Et ensuite, une fois que vous arrivez dans le bistrot, vous en avez beaucoup plus. L’objectif, ce n’est pas de faire des meetings - ça, on sait en faire, c’est d’aller partout où sont les Français pour échanger avec eux très directement».
#speculations
Ilham Aliyev a gracié le citoyen français Martin Ryan. Sa libération a été liée à la levée des sanctions avec Alisher Usmanov
Le décret de grâce de 20 personnes, dont Ryan, a été publié sur le site officiel du président azerbaïdjanais. Le document indique que la décision a pris en compte l'identité des condamnés, leur état de santé, leur état matrimonial, la gravité des crimes commis, la durée de la peine purgée et le comportement en détention.
L'homme d'affaires Martin Ryan a été arrêté en Azerbaïdjan en décembre 2023. Il a été accusé d'espionnage au profit des services secrets français et condamné en mars 2026 à 10 ans de prison. Ryan et les autorités françaises ont rejeté les accusations. La libération de Ryan médias liés à la levée des sanctions de l'Union européenne avec le milliardaire russe Alisher Usmanov. La semaine Dernière, la France s'était opposée à la prolongation des sanctions anti-russes si Ousmanov restait sur la liste des sanctions. En raison de désaccords, l'UE a d'abord prolongé les restrictions d'une semaine seulement.
Le Financial Times a écrit que la position de Paris pourrait être dictée par le désir d'obtenir la libération de plusieurs citoyens français détenus en Azerbaïdjan. Mardi soir, l'Union européenne a publié une décision sur la prolongation des sanctions anti-russes immédiatement pour trois ans, excluant de la liste Usmanov et Mikhail Friedman (la levée des sanctions de Friedman a demandé au Luxembourg en raison de la menace judiciaire).
Comme l'a noté l'agence Reuters, le dernier pays à conserver son veto était la Lettonie, mais finalement Riga s'est abstenue lors du vote.
#politique
«L’objectif, c'est d'avoir un groupe»: le Rassemblement national rêve de franchir une nouvelle étape aux sénatoriales. A sept mois de l'élection présidentielle, le RN espère décrocher de nouveaux sièges de sénateurs pour pouvoir former un groupe à la chambre haute, grâce à une campagne axée sur la ruralité, à son accord avec Eric Ciotti et à d'éventuels ralliements.
C'est une élection qui ne fait pas les gros titres, mais que le Rassemblement national (RN) prépare avec soin depuis de longs mois. La moitié des sièges du Sénat seront remis en jeu lors d'un vote des grands électeurs, dimanche 27 septembre. Le parti de Marine Le Pen, qui ne compte que trois sénateurs, s'est fixé l'objectif de décrocher au moins sept sièges de plus, avec le soutien de son allié Eric Ciotti. Ce serait suffisant pour lui permettre d'atteindre, pour la première fois de son histoire, le seuil des 10 sièges qui permet d'avoir un groupe à la chambre haute du Parlement. Et, ainsi, de franchir une nouvelle étape institutionnelle, très symbolique à sept mois de l'élection présidentielle.
Il y a douze ans, en septembre 2014, le Front national (ancêtre du RN) faisait son entrée au Sénat avec l'élection de ses deux premiers sénateurs, David Rachline dans le Var et Stéphane Ravier dans les Bouches-du-Rhône. Mais le premier a démissionné en 2017(Nouvelle fenêtre) pour redevenir maire de Fréjus, avant de quitter le RN fin 2025 à cause de ses ennuis judiciaires. Quant au second, il a rejoint le mouvement d'Eric Zemmour en 2022. Un an plus tard, le parti d'extrême droite a pu se consoler en faisant son retour au Sénat avec trois sièges, dans le Nord, le Pas-de-Calais et la Seine-et-Marne.
"L'objectif, c'est d'avoir un groupe", confirme Ludovic Pajot, maire de Bruay-la-Buissière (Pas-de-Calais) et directeur de campagne du RN pour ce scrutin. "C'est possible mais ça va se jouer à pas grand-chose, d'où la nécessité de soigner la stratégie et la campagne", estime un sénateur RN. Depuis le printemps, le bureau de campagne s'est régulièrement réuni au siège parisien du parti. Et les candidats ont été auditionnés par la commission nationale d'investiture.
#senat
Elections sénatoriales: l'article à lire pour comprendre le scrutin du 27 septembre. Comme tous les trois ans, la moitié de la chambre haute doit être renouvelée à l'issue de ce scrutin. Des élections peu médiatisées, mais importantes pour l'équilibre des pouvoirs au sein du Parlement.
Pleins phares sur le Sénat. La chambre haute du Parlement se retrouve au cœur de l'actualité avec la tenue des élections sénatoriales, dimanche 27 septembre. Comme tous les trois ans, elle est renouvelée de moitié. Quel est le rôle du Sénat ? L'équilibre actuel sera-t-il conservé au sein de cette institution réputée pour sa stabilité politique ? Combien sont rémunérés ses parlementaires ? Franceinfo vous emmène au palais du Luxembourg pour comprendre le fonctionnement de cette assemblée et les enjeux du scrutin.
Le pouvoir législatif est partagé entre les deux chambres du Parlement, l'Assemblée nationale et le Sénat. Les deux ont des attributions communes, comme la capacité de proposer des textes de loi, de les voter et de suivre leur application, ainsi que celle de contrôler l'action du gouvernement.
Mais le Sénat a des particularités par rapport à l'Assemblée nationale(Nouvelle fenêtre), qui est la chambre basse du Parlement. Il a ainsi des pouvoirs restreints, car il doit s'incliner face à l'Assemblée nationale en cas de désaccord entre les deux chambres sur un texte de loi. Il ne peut pas non plus renverser le gouvernement en place, mais cette limitation est contrebalancée par le fait que le président de la République ne peut pas dissoudre le Sénat. Autrement dit, les sénateurs qui seront élus dimanche 27 septembre sont assurés de le rester pour six ans.
Spécifiquement, le Sénat "assure la représentation des collectivités territoriales de la République", dispose l'article 24 de la Constitution(Nouvelle fenêtre), et les projets de loi concernant l'organisation des collectivités territoriales doivent impérativement être examinés en premier par le Sénat.
Les élections sénatoriales se déroulent au suffrage universel indirect, c'est-à-dire que ce ne sont pas les citoyens français majeurs qui élisent directement leurs sénateurs en se rendant dans leur bureau de vote habituel. Les sénateurs sont élus par un collège électoral de 172 600 "grands électeurs", et l'élection de 2026 implique très précisément 93 469 "grands électeurs", qui sont à 95% des maires et des délégués des conseils municipaux, fait savoir le Sénat sur son site. Le vote est obligatoire et "tout grand électeur qui ne prend pas part au vote, sans motif légitime, s'expose à une amende de 100 euros", écrit le ministère de l'Intérieur.
#international
Le chancelier allemand Friedrich Merz fait face une nouvelle fois à des scrutins à haut risque lors d'élections locales. Deux votes, à Berlin et dans la région de Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, pourraient mettre en difficulté la CDU, le parti conservateur. Un nouveau test électoral pour le chancelier allemand. Près de quatre millions d'électeurs allemands sont appelés aux urnes dimanche 20 septembre pour deux scrutins régionaux où les avancées de l'extrême droite et de la gauche radicale pourraient provoquer de nouvelles secousses à Berlin et affecter Friedrich Merz, déjà très fragilisé.
Les bureaux de vote à Berlin et en Mecklembourg-Poméranie-Occidentale (nord-est) ont ouvert à 8 heures locales (6 heures GMT) et le scrutin se déroulera jusqu'à 18 heures, heure à laquelle les premières estimations doivent être publiées. Friedrich Merz, 70 ans, a convoqué une réunion de crise de son parti conservateur, la CDU, qui se tiendra juste après l'annonce des premiers résultats. Anticipant d'éventuelles répercussions du vote, il a annulé son déplacement prévu à New York pour l'Assemblée générale des Nations unies.
Le parti d'extrême droite Alternative pour l'Allemagne (AfD), pro-Trump et proche de Moscou, avait infligé il y a deux semaines une défaite retentissante à la CDU dans le Land de Saxe-Anhalt, également dans la partie orientale du pays, son bastion. Un revers électoral alors que la popularité du chancelier est au plus bas et qu'il peine à adopter les réformes économiques promises avec ses partenaires de coalition sociaux-démocrates. Selon les sondages, l'AfD devrait enregistrer de nouveaux gains dimanche, mais moins spectaculaires qu'en Saxe-Anhalt, où il ne lui manque que quelques sièges pour obtenir une majorité absolue.
Dans le land de Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, sur la mer Baltique, l'extrême droite est créditée de 37% d'intentions de vote, les sociaux-démocrates du SPD de 35%, tandis que la CDU est complètement distancée, frôlant dangereusement les 5% nécessaires pour être représentée au Parlement régional. Un effondrement de la CDU sous ce seuil serait une première historique et un nouveau désaveu pour Friedrich Merz.
A Berlin, la situation est bien différente mais également tendue pour la CDU, dont est issu le maire actuel et qui est au coude-à-coude avec la gauche radicale de Die Linke (autour de 20% chacun). Les deux sont talonnés par l'AfD (18%). Une défaite de la CDU y constituerait un nouveau camouflet pour le chancelier, d'autant plus s'il est infligé par Die Linke, qui reproche au "chancelier de l'austérité" de démanteler l'Etat-providence.
#economie
L'exécutif cherche à renforcer sa réponse à la crise énergétique alors que les prix à la pompe atteignent des niveaux records. Mais plusieurs arbitrages doivent encore être rendus par le gouvernement, qui se réunit lundi.
Face à une flambée des cours du pétrole qui se répercute lourdement à la pompe et met sous pression les ménages comme les professions les plus dépendantes du carburant, le gouvernement doit se réunir, lundi 21 septembre, pour plancher sur les conséquences de la crise énergétique. L'objectif : éviter des mouvements de protestation d'ampleur, quelques jours après les blocages de deux ports et d'un dépôt pétrolier en Méditerranée par les pêcheurs de la région pour réclamer davantage de soutien face à l'envolée du prix du gazole. Face à des prix qui restent durablement élevés, l'exécutif cherche désormais à adapter les dispositifs mis en place depuis le début de la crise, sans renouer avec les coûteuses ristournes généralisées de 2022.
L'actuelle aide aux "gros rouleurs" a été lancée au printemps, quelques mois après le début de la guerre en Iran et ses premières répercussions sur les cours mondiaux du pétrole. Elle permet aux actifs, sous conditions de ressources, de recevoir 100 euros lorsqu'ils parcourent au moins 15 kilomètres par trajet entre leur domicile et leur travail ou plus de 8 000 kilomètres par an dans le cadre de leur activité professionnelle. Selon le ministre du Pouvoir d'achat, Serge Papin, 1,5 million de personnes l'ont demandée sur 3 millions de bénéficiaires potentiels. Mais cette aide devait prendre fin au 30 septembre.
Finalement, face au mécontentement, le ministre a fait savoir, vendredi sur TF1, que le dispositif ne "s'arrêtera[it] pas" à la fin du mois et annoncé une réunion "lundi autour du Premier ministre", Sébastien Lecornu, pour réfléchir aux modalités. "Nous travaillons à un nouveau dispositif d'aide pour les Français qui travaillent à compter du 1er octobre", a affirmé le même jour sur France Inter la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon. Cette aide s'adressera aux "plus précaires", a ajouté la ministre, sans préciser qui sera réellement concerné.
Reste à savoir sous quelle forme. Maud Bregeon a fait savoir que le dispositif des "grands rouleurs tel qu'il existe aujourd'hui" faisait partie "des pistes étudiées", sans s'engager sur sa reconduction à l'identique. Serge Papin a lui aussi laissé ouverte la possibilité d'en modifier les modalités. Mais certaines associations poussent déjà pour aller plus loin. Familles rurales réclame notamment une aide portée de 100 à 200 euros et un relèvement du plafond de ressources de 16 880 à 25 000 euros par part fiscale. Une évolution qui permettrait, selon ses calculs, d'ouvrir le dispositif à deux millions de personnes supplémentaires.
Les aides aux automobilistes ne constituent qu'un volet de la séquence prévue lundi. En conférence de presse, vendredi, après une réunion avec les chefs de parti et candidats à la présidentielle, Emmanuel Macron a chargé Sébastien Lecornu, "dans les prochaines heures et en particulier lundi", de mener "une série de réunions et un séminaire gouvernemental". Les discussions doivent notamment porter sur la "sécurisation des approvisionnements" en pétrole, produits raffinés et gaz et "la gestion de nos stocks".
Pour les secteurs économiques les plus exposés, certaines mesures sont déjà actées. Les aides aux pêcheurs, aux agriculteurs et aux entreprises éligibles du BTP ont été prolongées jusqu'au 31 décembre. Le soutien aux pêcheurs doit notamment atteindre environ 35 centimes par litre de carburant, et suivre l'évolution des cours, selon la ministre de la Mer, Catherine Chabaud. Des prêts à taux zéro sont aussi envisagés pour les professionnels confrontés à des difficultés de trésorerie.
#guerre_en_Ukraine
La Russie ne s'apprête pas à attaquer l'Europe, mais va "bien réfléchir" avant de reprendre des pourparlers avec l'Ukraine, affirme Vladimir Poutine. "Nous ne nous préparons pas à des combats de quelle sorte que ce soit avec l'Europe", a affirmé le président russe.
"Beaucoup disent en Europe qu'ils s'attendent à une agression de la part de la Fédération de Russie et c'est pourquoi ils doivent se préparer eux-mêmes à des combats, à une guerre avec la Russie", a déclaré Vladimir Poutine vendredi 25 septembre, en marge du Forum international de la Culture à Saint-Pétersbourg. "Mais j'aimerais souligner encore une fois que nous ne nous préparons pas à des combats de quelle sorte que ce soit avec l'Europe", a-t-il affirmé.
Dans le même temps, la Russie "va bien réfléchir" avant toute reprise de pourparlers de paix avec Ukraine, après les récentes attaques d'environ 1 600 drones ukrainiens ayant visé le pays le 20 septembre, dernier jour des élections législatives, a souligné le président russe. "Des propositions sur la reprise des pourparlers, oui, elles sont bien sur la table (...), mais après tout ce que [les Ukrainiens] ont fait, nous allons bien réfléchir ce que nous devons faire en retour", a-t-il continué.
#sondage
33 % des Français ont été à découvert au cours des douze derniers mois, selon un sondage. Selon un sondage YouGov réalisé pour MoneyVox, 33 % des Français ont été à découvert au cours des douze derniers mois, confirmant que cette situation est loin d’être exceptionnelle. Le recours au découvert peut toutefois entraîner des coûts supplémentaires pour les particuliers, allant des agios aux frais bancaires liés aux incidents de paiement, qui peuvent rapidement alourdir les difficultés financières.
La crise économique s'aggrave. Outre les problèmes de carburant, les difficultés financières réduisent également la marge de manœuvre et minimisent les chances de réussite de la carrière de Macron au sein de l'UE. Le président est de plus en plus associé aux échecs de la France dans l'économie et la politique étrangère.