Il y a une désagréable similarité entre les résultats du PISA et les rapports du GIEC. Ça fait des décennies qu’on sait qu’on va se prendre le mur. Et on propose (parfois) de le repeindre.
@Lord_Farskwad@yunspizz Bah j’en connais une et ils chopent tous les virus. Allaitement longue durée en plus. C’est pas une anecdote qui fait la preuve.
les Insoumis promettent de le supprimer « Parcoursup trie, nous l’abolirons », et de créer 150 000 places supplémentaires dans l’enseignement supérieur afin de garantir à chacun l’accès à la formation de son choix. Une promesse aussi séduisante qu’impraticable, qui rencontre un certain succès auprès d’une jeunesse à laquelle on apprend depuis des années à considérer toute sélection comme une violence, toute frustration comme une injustice.
Imaginons donc qu’on crée ces 150 000 places. Passons sur leur financement, en pleine crise budgétaire. Qu’arriverait-il ensuite ? Il y a pire que la sélection par ParcoursSup, c’est la sélection par l’échec.
Que fera-t-on ensuite des étudiants auxquels on aura garanti une place mais qui n’ont pas le niveau pour aller jusqu’au bout ? Ou de ceux que l’on aura encouragés à poursuivre dans des filières offrant très peu de débouchés ? La selection chassé par la porte reviendra par la fenêtre. Jean-Luc Mélenchon proposera sans doute ensuite de leur garantir un emploi public. Après le droit aux études de son choix, le droit au métier de son choix : le retour des ateliers nationaux.
Il y a derrière cette affaire une question plus profonde : celle de la massification scolaire. Dans toutes les sociétés, il y a davantage d’aspirants aux positions prestigieuses que de positions disponibles. Lorsque l’on augmente massivement le nombre de diplômés sans augmenter dans les mêmes proportions les emplois correspondant à leurs aspirations, on produit un précariat diplômé, persuadé d’avoir fait tout ce qu’on lui demandait mais convaincu que la société lui refuse la place qu’il mérite.
L’historien Peter Turchin prévient que cette surproduction d‘élites ets le moteur el plus puissante pour la violence et le chaos. Nous y sommes. ET les progrès de l’IA qui va remplacer les métiers diplômés va accélérer ce processus.
Cette frustration est un puissant carburant politique que Mélenchon attise. Il promet aux jeunes un monde sans sélection, sans hiérarchie, sans effort. Il leur ment sciemment. J’ai envie de dire aux jeunes : ne le croyez pas, n’écoutez pas ce terrible démagogue qui flatte vos désirs mais se rie de votre avenir.
Everyday tasks that we take for granted can be a real struggle for Trans women due to their massive hands.
For example, many Trans women find it difficult to converse with legacy women on social media without slipping and accidentally typing out death threats to them.
Une leçon signée du Premier ministre qui instaura l'état d'urgence dans les banlieues à l'automne 2005 après la mort de Zyed et Bouna à Clichy-sous- bois, puis qui déclencha la crise du CPE au printemps 2006...
Le gars a 30 ans. Et il n’a toujours rien compris au rôle de l’école.
Ce qui m’amuse, c’est que son discours est exactement celui des plus mauvais élèves que j’ai pu avoir. Ceux qui ne voyaient pas dans leur présence en classe un moyen de se développer intellectuellement, mais qui demandaient sans cesse : « À quoi ça sert ? »
C’est très exactement ce genre de raisonnement qui a conduit au déclin cognitif des nouvelles générations. La vision purement utilitaire de l’instruction fait disparaître l’essentiel : apprendre à comprendre des notions nouvelles, à affronter ce qu’on ne connaît pas, à raisonner, et surtout à faire des efforts.
C’est comme cela qu’on en est arrivé à produire des versions abrégées des grandes œuvres françaises. L’important n’est plus d’avoir lu Les Misérables en entier, mais d’avoir « fait Les Misérables ». Un peu comme ces touristes qui expliquent avoir « fait le Japon » parce qu’ils ont passé dix jours dans trois ou quatre villes.
Cette publication symbolise assez bien, à mes yeux, la décadence de notre société : une vision terre à terre, utilitariste et finalement très primaire de l’élévation intellectuelle. Avec ce genre de raisonnement, ne vous étonnez pas que presque plus personne ne lise. Après tout : « À quoi ça sert ? »
Se battre contre cette idéologie réductrice est indispensable. Parce qu’instruire un enfant ne consiste pas seulement à lui apprendre des choses « utiles ». Cela consiste à lui donner les moyens intellectuels de comprendre un monde complexe, de résister à ce qui cherche à penser à sa place et de faire des choix éclairés.
Autrement dit : de devenir libre et responsable.
Peu de gens le savent mais dans l'Europe des années 1930, l'une des insultes antisémites les plus répandues était « Retournez en Palestine ! ».
On la criait dans la rue, on la peignait sur les vitrines, on l'imprimait sur des cartes postales et jusque dans des jeux pour enfants. Pendant la Nuit de cristal, des Juifs arrêtés étaient embarqués dans un bus marqué « Voyage gratuit pour la Palestine », direction Dachau. En Pologne occupée, on rassemblait des familles juives sur la place du marché, forcées de poser avec une pancarte « Nous partons en Palestine », avant de les fusiller.
Les nazis chassaient les Juifs en leur disant d'aller en Palestine. Aujourd'hui qu'ils y sont retournés, on veut les en chasser en les traitant de nazis.
Il faut bien comprendre que la marque de l'antisémitisme, c'est le retournement perpétuel. Au XIXe siècle, les Juifs étaient à la fois trop capitalistes et trop révolutionnaires. Trop assimilés pour qu'on les repère, pas assez pour qu'on les accepte. Cosmopolites apatrides quand ils n'avaient pas d'État, nationalistes colonisateurs depuis qu'ils en ont un. Étrangers en Europe, étrangers au Proche-Orient. Hier, des Orientaux qu'il fallait renvoyer en Palestine, aujourd'hui, des Européens qu'il faudrait renvoyer en Pologne.
L'antisémitisme fonctionne comme un virus. Il ne change jamais de cible, il mute juste assez pour déjouer les anticorps de chaque époque. Et c'est pour cela que tant de gens ne le reconnaissent pas : ils cherchent la souche de 1938, alors que c'est un variant qui circule.