Moi aussi, Patrick Bruel m'a violé.
Les oreilles.
Pendant 30 ans.
Dans la voiture, dans l'ascenseur, dans le bus, au supermarché, dans les bars, au restaurant.
Partagez ce message si vous êtes, vous aussi, une de ses victimes. Avec le hashtag #Bruelmaviolé
🎙️Les vœux d’Emmanuel Macron pour 2026 ont viré au désastre.
Crépusculaires sur la forme, ils sont pareillement tombés à plat sur le fond.
« La forme c’est le fond qui remonte à la surface » disait Victor Hugo.
Ici, la mise en scène révèle dès les premiers instants les propos à venir : engoncé dans un costume trop cintré qui s’apparente à un lycra de contention, le président a tout du croque-mort en smoking. Le débit est rapide, trop pour ressentir le naturel. Quant à l’architecture du discours, on hésite entre Chat gpt (Mistral on espère !) et le plan scolaire et appliqué d’un étudiant en prépa sciences-po.
Sur le fond maintenant, le président s’arroge les réussîtes tandis qu’il s’exonère de toute responsabilité : « Nous tenons » comme s’il y était pour quoi que ce soit ; « Forts de » comme si les réussites nationales étaient les siennes ; Il reste des « failles » mais qui sont toutes la résultante d’une situation extérieure (« la guerre, le retour des empires ») sans que nous soyons directement partie prenante ; des « doutes » sans qu’il évoque un instant que ceux-ci puissent se porter sur personne et la fonction qui occupe.
Vient ensuite le temps des « réponses », comme un pot-pourri de toutes les promesses effectuées depuis 2017 : budget, agriculteurs, simplifier les règles, insécurité, reprendre le contrôle des frontières, école, hôpital, décentralisation… Vous me direz, l’avantage des promesses non tenues c’est qu’on peut les réitérer d’une année sur l’autre 🤷♂️
Le président Macron, dans un éclair, reprend alors le concept de « temps politique utile » que je développe ici depuis de longs mois. Mais là où les Français appellent à une reprise en mains que ce soit par la dissolution ou sa démission afin de retrouver du temps politique utile justement, lui feint de croire qu’il mettra en œuvre en 2026 le nouveau service national, la réglementation des réseaux sociaux et un projet de loi sur la fin de vie dans la dignité. Un peu sans doute comme il prétendait « demander aux Français de trancher certains sujets » en 2024.
Puis, signe que son mandat est déjà dévitalisé, M. Macron a lâché qu’il « ne participerait pas » à la présidentielle de 2027. Le président sortant se projette non pas lors de ses derniers vœux mais quinze mois à l’avance ! Comme s’il était aspiré par cette échéance et qu’il cherche ce faisant à faire retomber la pression de peur de ne pas être en capacité d’atteindre cette butée.
Le voilà qui termine en formulant 3 vœux, d’unité, de force et d’indépendance, et d’espérance comme s’il se posait en martyr de la cause démocratique. Mais là encore, M. Macron est pris dans les contradictions entre ce qu’il met en œuvre et ce qu’il sait devoir dire aux Français qui refusent de s’aligner sur sa vision : lorsque M.Macron parle d’indépendance, il précise que c’est « en européens » qu’il faut agir ; lorsque le président conclut sur ce que nous sommes, il appelle à « réussir en Français ». Est-ce à dire que la réussite des Français consiste à confier « notre force et notre indépendance » nationales à Bruxelles ? Telle est depuis 2017 le leitmotiv de chacun de ses vœux avec sa souveraineté européenne. Sauf qu’en 2026, elle n’est partagée ni par les Français ni par nos partenaires européens et M. Macron est désormais aussi isolé à Bruxelles qu’il l’est à l’Élysée.
10 minutes chrono : il n’en fallait pas plus pour faire cuire le public. Les Français ne s’y sont pas trompés qui se détournent chaque année un peu plus de M.Macron a l’occasion de ses vœux :8,9 millions de téléspectateurs en 2025 (toutes les chaînes retransmettent les vœux, nul ne peut donc pourtant y couper sinon volontairement) contre 9,7 millions en 2024, 10,2 millions en 2023 et même 11,2 millions en 2017 au début de ses mandats.
Les promesses n’engagent que ceux qui les croient et les Français sont clairement de moins en moins nombreux à ne serait-ce que daigner écouter la logorrhée présidentielle.
Ce n'est pas parce qu'un aliéné occupe l'Elysée qu'il faut laisser la France devenir un asile de fous.
Merci @marion_sai24147 pour ces 10 minutes essentielles de remise en mémoire de tout ce que le Peuple a subi en Macronie.
Brillante analyse du personnage et de sa stratégie du chaos.