Maintenant : photographe et membre d'Oteci, association de seniors (experts) bénévoles qui aide les jeunes ou les startup à se lancer professionnellement !
Peut-être que le plan de @realdonaldtrump avec ce #MOU est de permettre de reconstituer l’économie pendant quelques mois.
Puis, en disant que c’est la faute des iraniens, relancer les hostilités quelques semaines avant les #midtern pour pouvoir déclarer l’état d’urgence 🤔
🔥🚨HARD NEWS: Here is lost footage of Donald Trump’s 2004 SNl Sketch titled “Donald Trump’s House of Wings.” This sketch is still missing from all SNL DVDs and streams.
J’ai récemment appris dans le livre Love Machines, de James Muldoon, que 220 millions de compagnons IA - amis ou amoureux - ont été téléchargés dans le monde. 220 millions ! Le sociologue parle d'un « complexe industriel de la solitude. » L’un des traits caractéristiques de ces compagnons artificiels est qu'ils vous trouvent toujours super intelligents, avisés, et que vous avez toujours des circonstances atténuantes quand vous êtes méchants ou injustes. Le pire, c'est que ça marche. Au point, même, selon Muldoon, que cela fixerait de plus en plus une norme dans la vie réelle. Adieu, la séduction écorchée de Mr Darcy ; adieu la rugosité émouvante de l'Alceste de Molière… voici venue l'ère de la drague béni-oui-oui.
On le sait, l’extension de la flagornerie est plus généralisée encore. ChatGPT, Claude, ces outils de langage d’Intelligence Artificielle sont d’immenses fayots - et d'ailleurs c'est prouvé par la science : les IA sont en moyenne 50% plus flagorneuses que les humains. Y compris, et même surtout, quand on les interroge en ayant tort. Ou en se comportant mal. Ce ne sont plus des chatbots mais des lèche-bottes.
D’un point de vue psychologique, la flatterie donne peut-être un sentiment de confort momentané, mais elle nous rend sur le long terme, plus susceptibles, moins ouverts à la critique, et donc finalement plus fragiles. Narcissique et mal assuré : voilà le portrait-robot du flatté qui s’ignore.
Les philosophes grecs avaient ciselé une notion – essentielle, disaient-ils, pour la santé des sociétés. Qu’ils avaient nommé parrhèsia. Littéralement : « tout dire ». C'est ce qui distingue entre autres le faux ami du vrai ami : le premier ne fait que flatter, et ne vous aide pas à douter, ni à vous améliorer, alors que le second, si. Mais la parrhèsia est aussi nécessaire, disaient-ils, à la démocratie, car il est indispensable d’y oser tout dire, y compris ce qui ne plaît pas. Ni aux puissants, ni à son camp, ni à son électorat. La figure emblématique de la parrhèsia est Socrate, qui l’a pratiquée aussi bien dans la rue qu’auprès des puissants. Cela lui a valu un procès, qu’il a transformé en dernière séance de parrhèsia, refusant de flatter ses juges, disant aux Athéniens : je suis votre taon - au sens de la mouche -, je suis votre taon, celui qui vous empêche de dormir. Si vous me tuez, vous dormirez mieux, mais ce ne sera pas bon pour vous ». Socrate en est mort. Mais son message résonne toujours.
"Vieillir, c'est chiant.
J’aurais pu dire :
vieillir, c’est désolant,
c’est insupportable,
c’est douloureux, c’est horrible,
c’est déprimant, c’est mortel.
Mais j’ai préféré « chiant » parce que c’est un adjectif vigoureux qui ne fait pas triste.
Vieillir, c’est chiant parce qu’on ne sait pas quand ça a commencé et l’on sait encore moins quand ça finira.
Non, ce n’est pas vrai qu’on vieillit dès notre naissance.
On a été longtemps si frais, si jeune, si appétissant.
On était bien dans sa peau.
On se sentait conquérant. Invulnérable.
La vie devant soi. Même à cinquante ans, c’était encore très bien. Même à soixante.
Si, si, je vous assure, j’étais encore plein de muscles, de projets, de désirs, de flamme.
Je le suis toujours, mais voilà, entre-temps –
mais quand – j’ai vu le regard des jeunes, des hommes et des femmes dans la force de l’âge qu’ils ne me considéraient plus comme un des leurs, même apparenté, même à la marge.
J’ai lu dans leurs yeux qu’ils n’auraient plus jamais d’indulgence à mon égard.
Qu’ils seraient polis, déférents, louangeurs, mais impitoyables. Sans m’en rendre compte, j’étais entré dans "l’apartheid de l’âge".
Le plus terrible est venu des dédicaces des écrivains, surtout des débutants.
« Avec respect »,
« En hommage respectueux »,
« Avec mes sentiments très respectueux ».
Les salauds ! Ils croyaient probablement me faire plaisir en décapuchonnant leur stylo plein de respect ?
Les cons !
Et du « cher Monsieur Pivot » long et solennel comme une citation à l’ordre des Arts et Lettres qui vous fiche dix ans de plus !
Un jour, dans le métro, c’était la première fois, une jeune fille s’est levée pour me donner sa place.
J’ai failli la gifler....
Puis la priant de se rassoir, je lui ai demandé si je faisais vraiment vieux, si je lui étais apparu fatigué.
« Non, non, pas du tout, a-t-elle répondu, embarrassée.
J’ai pensé que… » Moi aussitôt :
«Vous pensiez que…?
-- Je pensais, je ne sais pas, je ne sais plus, que ça vous ferait plaisir de vous assoir.
– Parce que j’ai les cheveux blancs?
– Non, c’est pas ça, je vous ai vu debout et comme vous êtes plus âgé que moi, ç’a été un réflexe, je me suis levée…-
- Je parais beaucoup beaucoup plus âgé que vous?
–Non, oui, enfin un peu, mais ce n’est pas une question d’âge… --Une question de quoi, alors?
– Je ne sais pas, une question de politesse, enfin je crois…»
J’ai arrêté de la taquiner, je l’ai remerciée de son geste généreux et l’ai accompagnée à la station où elle descendait pour lui offrir un verre.
Lutter contre le vieillissement c’est, dans la mesure du possible, Ne renoncer à rien.
Ni au travail, ni aux voyages,
Ni aux spectacles, ni aux livres,
Ni à la gourmandise, ni à l’amour, ni au rêve.
Rêver, c’est se souvenir tant qu’à faire, des heures exquises. C’est penser aux jolis rendez-vous qui nous attendent.
C’est laisser son esprit vagabonder entre le désir et l’utopie.
La musique est un puissant excitant du rêve.
La musique est une drogue douce.
J’aimerais mourir, rêveur, dans un fauteuil en écoutant
soit l’adagio du Concerto no 23 en la majeur de Mozart,
soit, du même, l’andante de son Concerto no 21 en ut majeur, musiques au bout desquelles se révèleront à mes yeux pas même étonnés les paysages sublimes de l’au-delà.
Mais Mozart et moi ne sommes pas pressés. Nous allons prendre notre temps.
Avec l’âge le temps passe, soit trop vite, soit trop lentement. Nous ignorons à combien se monte encore notre capital.
En années? En mois? En jours?
Non, il ne faut pas considérer le temps qui nous reste comme un capital.
Mais comme un usufruit dont, tant que nous en sommes capables, il faut jouir sans modération.
Après nous, le déluge? Non, Mozart."
Bernard Pivot, Les mots de ma vie
Étonnant de constater que la plupart des commentateurs, surtout en France laïque, se méprennent complètement sur le sens de ce genre de mise en scène (et pas en cène).
This is not about religion.
That’s politics, stupid!
“You never ask questions when God's on your side” Bob Dylan
1990 : l’équipe française de l’émission TV Champs-Élysées enregistre un clip de Depeche Mode au sommet du World Trade Center à New-York.
Pic civilisationnel atteint à cet instant précis.