🇸🇳 Secrétariat général de l'ONU : Macky Sall plaide pour une organisation « plus juste et plus efficace » devant l'Assemblée générale
Seul candidat africain en lice pour succéder à António Guterres, l'ancien président sénégalais Macky Sall a défendu sa vision d'une ONU réformée jeudi 23 juillet 2026, lors d'un débat public organisé au siège des Nations unies à New York devant l'Assemblée générale.
L'événement, intitulé « Forum public de l'ONU : le prochain Secrétaire général » et organisé par le Bureau du président de l'Assemblée générale avec le soutien de Bloomberg, a réuni les six candidats officiellement déclarés à la succession du chef de l'organisation, dont le mandat s'achève le 31 décembre 2026. Aux côtés de Macky Sall figuraient la Chilienne Michelle Bachelet, l'Équatorienne María Fernanda Espinosa, l'Argentin Rafael Grossi, la Costaricaine Rebeca Grynspan et la Guyanienne Carolyn Rodrigues-Birkett.
Une candidature portée par l'Union africaine
La candidature de Macky Sall avait été officiellement enregistrée le 2 mars 2026 par l'Assemblée générale, après que l'Union africaine l'a désignée comme sa candidature commune. Elle a depuis reçu le soutien officiel du président sénégalais Bassirou Diomaye Faye, quelques jours seulement avant le débat de New York.
Devant les représentants des 193 États membres, l'ancien chef de l'État a mis en avant douze années à la tête du Sénégal ainsi que son passage à la présidence de l'Union africaine en 2022, insistant sur son attachement au multilatéralisme et au dialogue entre nations.
Impartialité et diplomatie préventive
Interrogé sur sa conception du rôle, Macky Sall a affirmé qu'il exercerait ses fonctions avec impartialité, en misant sur la diplomatie préventive et un dialogue constant avec toutes les parties, y compris les membres permanents du Conseil de sécurité. Il a insisté sur la responsabilité du secrétaire général de bâtir des ponts entre les pays et de restaurer la confiance nécessaire à l'exercice du rôle historique de l'organisation.
Sur le fond, le candidat sénégalais a plaidé pour une ONU davantage tournée vers les préoccupations des peuples, capable d'apporter des réponses concrètes aux grands défis mondiaux : paix et sécurité, changement climatique, développement économique, lutte contre les inégalités et justice internationale. Il a également réclamé une gouvernance plus représentative, donnant une place accrue aux pays en développement.
Un obstacle : la règle de la rotation régionale
La tradition onusienne veut que le poste fasse l'objet d'une rotation informelle entre grandes régions du monde, une règle non écrite qui, cette fois, pourrait favoriser une candidature latino-américaine ou caribéenne, plusieurs des concurrents de Macky Sall venant de cette zone. Une pétition a par ailleurs été lancée contestant le soutien du Sénégal à sa candidature, signe des tensions qui entourent la course.
Les prochaines étapes
Ce débat n'était pas la première prise de parole publique des candidats : en avril, Macky Sall avait déjà participé à des auditions où il avait plaidé pour un « rôle réinventé » de l'ONU. Les consultations diplomatiques décisives sont attendues en septembre, avant la désignation du prochain secrétaire général, qui prendra ses fonctions le 1er janvier 2027.
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@LoMaCire Tu as été brave et courageuse jusqu’au bout de l’épreuve. Je disais à Makhtar dans un commentaire que tu es une « NDER » on te mais on ne te déshonore pas. Le combat continue 💪🏻💪🏻