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À l’issue de nombreuses discussions passionnées en début novembre 2020, tantôt très matinales, tantôt très nocturnes, nous avons composé cet essai qui paraît en ce moment avec une ambition somme toute modeste : faire jaillir une étincelle, si fragile soit-elle, et tenter d’éclairer la conscience collective par les lumières de la pensée.
@IshangoRdc
@matatadandy Quel beau témoignage !
En passant, toutes mes félicitations au professeur @paul_tsasa pour le Prix Kabuya Kalala, qui lui a été décerné en reconnaissance de son parcours en tant que meilleur jeune économiste congolais de moins de 40 ans. Une distinction pleinement méritée.
Quand j’étais étudiant à l’UPC, j’étais convaincu, comme Virgile, qu’heureux était celui qui pouvait pénétrer les raisons profondes des choses.
J’avais développé une tendance à poser des questions précises et documentées aux enseignants. L’une de mes principales cibles était l’assistant Jean-Paul Tsasa.
Je me souviens avoir bravé le soleil pour faire le pied de grue, durant des heures, devant les bureaux du BCECO, en attendant qu’il termine sa journée de travail.
J’attendais sous un arbre, une liste de questions soigneusement préparée dans ma poche. Dès que l’assistant apparaissait à la sortie du bureau, je sortais solennellement ma feuille et commençais mon interminable série de questions.
Cependant, il ne laissait jamais paraître le moindre signe d’agacement. Sous le manguier, il répondait à chacune de mes interrogations avec une humilité, une rigueur et une méthode qui forçaient l’admiration.
Le hasard nous ayant conduits, des années plus tard, au même endroit, nous avons eu le plaisir de constater que le manguier qui abritait nos discussions avait survécu au temps.
Après trois semaines de travail intensif, nous venons de finaliser un ancien projet scientifique dont les premières réflexions remontent au 9 novembre 2020 dans le cadre des ateliers Ishango. La finalisation du projet a nécessité une nuit blanche, rendue inévitable par les contraintes éditoriales. @paul_tsasa - @SergeMaabe3.
– Merci à Craws Koffi pour son excellente assistance tout au long de cette phase de finalisation..
https://t.co/szBcWlezWu
Je suis ravi de remporter la 1re édition Prix Kabuya Kalala, décerné au meilleur jeune économiste congolais de moins de 40 ans.
2/ Puisse ce prix encourager davantage de jeunes économistes congolais à s’engager, avec discipline, dévouement et humilité, dans la recherche scientifique.
3/ Je reçois cette distinction avec un sens renouvelé des responsabilités.
Merci,
RÉFLEXION FROIDE.
Aujourd’hui matin, lors de l’atelier CIREM animé par Me Joël Bahati (~meilleure lauréat de la Faculté de Droit, 2025), un fait m’a interpellé : une seule femme* présente pour une quinzaine d’hommes.
*Elle s’appelle Merveille Kalongu (Master 2 Sciences économiques).
2/ Ce déséquilibre n’est ni le fruit du hasard, ni une réalité isolée. C’est une régularité qu’on observe souvent.
- C’est à la fois un déséquilibre persistant et une régularité préoccupante que l’on observe dans nos universités, où les femmes demeurent sous-représentées dans les espaces de recherche, de réflexion scientifique et de production des connaissances.
3/ Pour cela, nous devons reconnaître que, dans nos universités, comme dans notre société en général; de nombreuses femmes ont longtemps été confrontées à des obstacles de diverses natures : stéréotypes, discriminations, accès inégal aux opportunités, responsabilités familiales disproportionnées, manque de modèles, faiblesse des réseaux d’accompagnement, harcèlement et autres formes de violence.
4/ À l’université, cette situation entraîne au moins trois conséquences directes :
4.1/ Une sous-représentation des femmes dans les espaces de production, de transmission et de diffusion du savoir.
4.2/ Une perte de talents pour nos universités et pour notre pays, qui se privent ainsi d’une partie de leur potentiel intellectuel.
4.3/ La reproduction des inégalités, l’absence de femmes dans ces espaces décourageant les générations suivantes de s’y engager.
5/ Au regard de ces constats, il me paraît légitime d’encourager des mesures biaisées en faveur de la participation des femmes. Par exemple, cela suppose notamment de renforcer leur sécurité en appliquant une politique de tolérance zéro à l’égard de toute forme d’abus sexuel, de harcèlement sexuel, de harcèlement psychologique ou de toute autre pratique portant atteinte à leur dignité.
6/ Cela implique également de mettre en place des stratégies visant à :
6.1/ Promouvoir activement la participation des femmes aux activités scientifiques, aux projets de recherche et aux espaces de décision ;
6.2/ Identifier, accompagner et mentorer les jeunes talents féminins ;
6.3/ Accroître la visibilité des femmes qui excellent dans l’enseignement, la recherche et le leadership ;
6.4/ Lever les barrières institutionnelles souterraines qui limitent leur progression ;
6.5/ Garantir que le mérite puisse s’exprimer dans des conditions véritablement équitables.
7/ La recherche scientifique ne peut prétendre à l’excellence si elle ne mobilise qu’une partie des intelligences disponibles.
- L’égalité des chances ne consiste pas toujours à traiter tout le monde exactement de la même manière. Elle consiste parfois à lever les obstacles qui empêchent certains de concourir dans les mêmes conditions que les autres.
En tant qu’assistant puis professeur : je reconnais avoir rencontré et encadré un profil particulier de jeunes brillants, faisant preuve d’un niveau d’intelligence supérieur au mien, d’une discipline irréprochable et d’un sens du travail acharné hors pair.
— Dans ce lot, je peux citer : Cédrick Tombola (UPC); Dandy Matata (UPC); Maximilien Dialufuma (UNIKIN, Math); Ishara Musimwa (UCB, Bukavu), David Kabeya (UPC), Bien-Aimé Kiakisolako (UNIKIN), Manassé Mulunda (UPC), etc.
2/ Aujourd’hui, je vous présente Nephthali Cibangu, qui fait également partie de ce lot.
— Son intelligence, son degré de discipline et sa dévotion au travail relèvent de ce que l’on pourrait qualifier de « régularité atypique ». En plus de ces qualités, Nephthali est d’une grande humilité !
3/ À ce jour, Nephthali est encore étudiant (~M2 ÉCOMATH), mais nous venons déjà de corédiger un working paper intitulé : « Fiscal Consolidation and Development in Sub-Saharan Africa » qui exploite une nouvelle base de données mise en place par le FMI et qui utilise une approche d’estimation des IRF basée sur les projections locales.
4/ C’est dans ce cadre que Nephthali a présenté les résultats de ce papier, hier vendredi 10 juillet 2026, lors d’un atelier CIREM, qu’il a animé avec une sérénité déconcertante, une aisance remarquable et une maîtrise qui force l’admiration.
5/ Mon rôle, en tant que professeur, est aussi d’identifier, d’accompagner et de former des jeunes brillants capables de faire mieux que moi... C’est ce processus que les anciens ont nommé « préparer la relève ».
Un an et demi après notre arrivée à la tête de l’@EnaRDC_Officiel, je suis fier d’annoncer que :
(-) Pour la première fois depuis sa création en 2013, l’ENA a produit ses états financiers annuels, arrêtés au 31 décembre 2025.
(-) Ces états financiers ont été audités et certifiés sans réserve (« clean opinion ») par le Collège des Commissaires aux comptes.
(-) Dans un souci de transparence et de reddition des comptes, ils sont désormais mis à la disposition du public, en libre téléchargement via le lien ci-après : https://t.co/l2l8IhoCE0
(-) Il en ressort notamment qu’en une seule année, les revenus de l’ENA (produits d’exploitation) ont plus que triplé, passant de USD 1,7 million en 2024 à USD 5,4 millions en 2025, soit une augmentation de 218%, rendue possible grâce à une stratégie volontariste de diversification des sources de financement de l’Ecole.
Cette démarche s’inscrit dans l’ambition portée par l’Autorité de tutelle, SEM @LihauEbua, celle de réformer l’ENA pour réformer l’Etat. C’est cette ambition que nous nous efforçons, chaque jour et avec rigueur, de traduire en résultats concrets, grâce à l’engagement remarquable de l’ensemble des cadres et agents de l’ENA que je remercie.
J’ai suivi en différé la cérémonie officielle couplée de sortie de la 9ᵉ promotion et d’entrée de la 10ᵉ promotion de l’ENA.
Un seul constat : Le Cid de P. Corneille, Acte II, scène 2, prononcé par Rodrigue, n’a jamais été aussi vérifiable :
« Je suis jeune, il est vrai ; mais aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre des années. »
Ni rampant, encore moins obséquieux, d’un ton intrépide et d’un regard presque désintéressé, le discours du Directeur général de l’@EnaRDC_Officiel, M. @tombolamuke m’a rappelé qu’on peut bien faire, et dignement, même en étant jeune. Moins politique, plus admiratif ; chose devenue rare dans un pays où l’éloge se confond trop souvent avec l’alignement.
Bon point 👌
Précieux guide @matatadandy que le Seigneur continue d’affermir votre cœur, d’aiguiser votre intelligence et d’élargir votre influence.
Que votre lumière éclaire les générations et ouvre des chemins là où d’autres voient des limites.
Que le Seigneur accompagne un homme humble, discret et sage, conquérant par la force de son cœur et de son intelligence. Comme un chandelier destiné à éclairer la maison, que ta lumière rayonne sur tous ceux qui t’entourent, guidant chacun de tes pas vers tes objectifs. Heureux anniversaire, Maestro @matatadandy 🎂🎊🥂👑
« Je pense que le secteur public est en crise du travail, en quantité et en qualité… »
« C’est le travail qui crée la richesse. »
« Le rôle d’un dirigeant est de garantir l’atteinte des résultats… »
Extraits de l’interview du DG de l’@EnaRDC_Officiel Tombola Muke sur la certification ISO 9001 du système de management de la qualité de l’ENA, à suivre en intégralité sous ce lien : 👇🏾
https://t.co/HgV7Ot1q9U
Très honoré d’avoir été installé membre associé étranger de l’Académie des sciences morales et politiques sous la coupole @InstitutFrance au fauteuil laissé vacant par Javier Pérez de Cuéllar, ancien Secrétaire Général des Nations Unies @UN@ONU_fr . Merci à M. Jean-Pierre Pitre, Président de l’Académie pour son allocution d’ouverture et à M. Louis Vogel pour son discours d’accueil et son soutien continu à nos œuvres à l’hôpital et à la Fondation Panzi en #RDC
🎓 Formation des formateurs
Aux côtés de l’Institut Royal @EgmontInstitute et des experts du SPF BOSA (Belgique), l’@EnaRDC_Officiel organise, du 03 au 05 décembre, une session de renforcement des capacités destinée à ses formateurs, centrée sur l’ingénierie de formation, l’apprenance et l’andragogie (apprendre à désapprendre).
Cette démarche stratégique vise à doter l’ENA d’un corps pédagogique davantage performant, capable de porter les exigences de qualité et de transformation des services publics, conformément à l’ambition de réformer l’ENA pour réformer l’Etat.
Car avant d’éclairer la Nation, il faut d’abord, et continuellement, raviver la flamme de ceux qui portent la lumière.
Ce lundi 1ᵉʳ décembre 2025 a marqué le lancement officiel de la formation Project Management Passport (PMP), organisée par l’École Nationale d’Administration (@EnaRDC_Officiel).
2/ À cette occasion, trois jeunes chercheurs affiliés au CIREM, bénéficiaires d’une bourse de formation, participeront à cette session.
3/ Leur présence traduit la volonté du CIREM de renforcer les compétences de ses affiliés et de les accompagner dans l’approfondissement de leur maîtrise des outils modernes de gestion de projets.
CIREM Url : https://t.co/xQlxh7BKYw
... adaptés aux climats chauds comme celui de notre pays 🇨🇩, permettant le confort thermique sans recourir systématiquement à la climatisation mécanique.
Cher professeur @paul_tsasa, votre préoccupation est très pertinente, surtout dans un climat comme le nôtre.
Néanmoins, si l’architecture du bâtiment est bien pensée.
La climatisation mécanique n’est pas la seule solution. Il existe de nombreux mécanismes architecturaux,...
Dans un pays comme la RDC, où il fait en moyenne 32 °C l’an, il est inadmissible que des étudiants étudient dans des salles non climatisées.
2/ Malgré les obstacles, nous avons décidé, avec humilité et fermeté, de travailler de toutes nos forces afin de mobiliser des partenariats productifs et fiables afin de bouger les lignes.
3/ Suivant cette perspective, grande était ma joie de recevoir aujourd’hui, par surprise, un don de 2 climatiseurs neufs (appareils d’air conditionné) offerts par Monsieur Christian Biaya en faveur du Département des Sciences Économiques de l’UPC. @Economie_UPC
4/ La reconnaissance, dit-on, traduit la maturité d’une institution qui sait honorer ceux qui contribuent à son rayonnement. Ainsi, au nom de la hiérarchie universitaire et des autorités facultaires, j’exprime ici ma gratitude à ce brillant jeune chercheur et entrepreneur talentueux.
5/ Un autre jour, je parlerai davantage de Christian Biaya et j’expliquerai en quoi il est véritablement un modèle pour les étudiants et jeunes brillants.
ANECDOTE : Toutes les réunions de travail que je tiens avec lui ont généralement lieu à 5h45, et il arrive toujours entre 15 et 30 minutes plus tôt, sans exception aucune.
À Jérusalem, j’ai eu l’immense honneur de consulter les manuscrits originaux d’Albert Einstein, ceux dans lesquels il a élaboré la forme définitive de la théorie de la relativité générale (1916), à la suite des quatre pages révolutionnaires de 1915.
Il s’agit sans nul doute de l’un des articles scientifiques les plus importants et les plus influents de toute l’histoire de l’humanité, toutes disciplines confondues!
Comment un texte que je peux à peine déchiffrer (rédigé en allemand, saturé de calculs tensoriels) peut-il me bouleverser à ce point ?
Parce que ces équations ont changé le monde à jamais. Elles ont provoqué une discontinuité radicale, une bifurcation conceptuelle, une révolution intellectuelle sans précédent dans notre vision du monde et notre interprétation du réel.
Et pourtant (comme c’est souvent le cas) la société accuse un grand retard sur la science !
Aujourd’hui, après plus d’un siècle et malgré les innombrables confirmations expérimentales, nous continuons de penser le temps, l’espace et la gravité comme au temps de Newton.
Il faudra peut-être encore un ou deux siècles pour que les intuitions d’Einstein dépassent le cercle restreint des scientifiques et des philosophes, pour irriguer pleinement la conscience collective : l’espace se courbe, le temps se dilate (si seulement ils existent), tout est relatif…
Toute ma gratitude à l’Université Hébraïque de Jérusalem et à celles et ceux qui ont rendu possible ce moment inoubliable face aux traces manuscrites d’un génie qui, en quelques pages, a transformé notre compréhension de l’univers.
PS: j’étais soulagé de constater qu’Einstein aussi griffonnait dans ses bouquins.
Matière à réflexion…
@HebrewU@CIREMath