Je tiens d’abord à féliciter Sa Thiès pour cette victoire. Je lui souhaite un règne à la hauteur de notre sport.
À vous, mes supporters, un grand merci, du fond du cœur.
Al Hamdoulillah en toutes circonstances ☝🏾
Je tiens d’abord à féliciter Sa Thiès pour cette victoire. Je lui souhaite un règne à la hauteur de notre sport.
À vous, mes supporters, un grand merci, du fond du cœur.
Al Hamdoulillah en toutes circonstances ☝🏾
Non à ce spectacle au Sénégal !
Dans ce pays, le Sénégal, la banalisation de la fonction présidentielle est devenue une pratique récurrente depuis l’émergence de l’ambition d’un seul individu.
Le président Macky Sall a été l’objet d’un traitement particulièrement dévalorisant, présenté comme une figure à renverser à tout prix. La robustesse des institutions sénégalaises a néanmoins permis au pays d’éviter une déstabilisation planifiée.
À l’époque, un proche me confiait que l’accession de cet individu au sommet de l’État risquait de conduire le Sénégal vers un régime autoritaire, voire dictatorial. Les faits semblent lui avoir donné raison.
Celui qui affirme avoir « fabriqué » le successeur de Macky Sall au palais présidentiel semble oublier que le parti dont il revendique la paternité exclusive compte parmi ses fondateurs l’actuel chef de l’État. Cette revendication exclusive, « Sans ma désignation, il ne serait pas président », révèle une vision réductrice de la dynamique politique à l’œuvre.
Il convient de faire preuve de fermeté pour rappeler à l’ordre celui qui prétend avoir seul porté à la présidence Bassirou Diomaye Faye. Cette élection résulte en réalité d’une large collaboration entre de nombreux partis politiques unis contre le candidat du pouvoir en place à l’époque.
Les citoyens qui soutiennent la thèse d’une trahison ne sauraient occulter l’histoire récente. La victoire du candidat Diomaye Faye est celle d’une coalition nationale ayant rassemblé des sensibilités politiques diverses et parfois opposées. Le Parti démocratique sénégalais, le PDS n’a-t-il pas appelé à voter contre Amadou Ba ? Des dissidents de l’APR n’ont-ils pas apporté leur soutien à Diomaye Faye ? Il serait inexact de minimiser la contribution de ces forces et de prétendre que le parti dont il était le numéro deux a seul assuré sa victoire. Le Sénégal, deuxième puissance de l’UEMOA ne mérite pas les pitreries d’extrémistes qui considèrent la fonction présidentielle comme la place réservée à un gourou dans une secte. Le Sénégal est une République. Il ne faut jamais l’oublier.
Examinons, à présent, avec objectivité cette opposition qui s’est manifestée dès les premiers jours contre le président actuel, de la part de ceux qui estiment que Diomaye Faye n’aurait pas dû être élu, préférant voir accéder au pouvoir une personnalité déclarée inéligible par les lois en vigueur. Cette fronde s’inscrit dans la continuité des tentatives de déstabilisation auxquelles a résisté le président Macky Sall. Aux appels publics au renversement de ce dernier font aujourd’hui écho des tentatives de réécriture de l’histoire, laissant entendre que le président Diomaye Faye aurait manqué à son serment. Aucune précision crédible n’est toutefois apportée sur la nature de cette prétendue trahison.
En somme, imaginons un instant que le président Diomaye Faye décide de démissionner de ses fonctions : l’intérimaire qui assumerait alors la présidence échapperait-il à l’accusation de trahison de la part de celui qui aspire à exercer le pouvoir suprême, et ce de manière anticipée ?
Si Ousmane Sonko considère être l’homme destiné à faire du Sénégal la première puissance économique du continent en tant que président de la République, il lui appartiendrait alors de démontrer sa cohérence en démissionnant du poste de Premier ministre, fonctions aux attributions étendues que lui a conférées le président Faye. Une telle démission lui permettrait d’exprimer ouvertement une opposition politique au chef de l’État, le Président du Sénégal, dans le respect des règles démocratiques.
Alain LOBOGNON