📍Les programmes du cycle 4 en application à la rentrée de l'année scolaire 2026-2027
Retrouvez sur éduscol l'ensemble des programmes et des ressources d'accompagnement associées pour enseigner aux collégiens de 5e, 4e et 3e
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« Des gouttes de sueur me coulaient entre les omoplates » : les élèves foudroyés par le sujet de français au DNB 2026 (à découvrir sur notre site) ? https://t.co/ufySTDf1j9
"Peut-on être heureux quand les autres ne le sont pas ?"
C'était le sujet de philo du bac. Et politiquement, il peut se résumer tout simplement à : "Faut-il être de gauche ?" 🙂
Tentative de réponse :
1ère partie. On peut être heureux sans l'être. Les stoïciens comme les épicuriens ont précisément cherché à rendre le bonheur indépendant des aléas du monde extérieur. Il est même quasiment impossible d'être heureux en se préoccupant des autres, tant la souffrance humaine est infinie - et tant les gens sont capables de creuser eux mêmes leur propre malheur. (ici, citer Epictète, Epicure, Spinoza, etc...).
2e partie. Mais cette indifférence et cet égoïsme supposent alors de vivre isolé, loin de tous, tant l'expression de la souffrance nous affecte - et tant les conséquences sociales de cette souffrance nuit au bon fonctionnement de la société, et nous empêche, par là même, d'être pleinement heureux. (Ici, citer Aristote, Rousseau, Levinas, etc...)
3e partie. Entre un bonheur d'ermite, et un altruisme compulsif : l'un débouche sur un bonheur égoïste et potentiellement inhumain ; l'autre, s'il est poussé à son terme, rendrait tout bonheur impossible et ferait de la culpabilité permanente la seule attitude morale légitime.
Le vrai bonheur n'est donc ni dans l'indifférence, ni dans la pitié. Il est dans l'action.
Comme le disait Kant, agir par devoir pour autrui n'a pas pour but premier de garantir notre propre bonheur, mais cette action morale porte en elle sa propre récompense : la satisfaction d'agir pour le bonheur des uns... et des autres. (Ici, citer Kant, Nietzsche, Rawls, etc...)
Conclusion. Bref, il faut être d'une gauche agissante, mais inspirée par un "égoïsme intelligent" qui s'appuie tout à la fois sur la raison, l'empathie et la lucidité.
C'est d'ailleurs la seule gauche à être efficace.🙂
PS. Ceci est un message personnel...🙂
Le cru 2026 de philosophie se montre ancré dans l’actualité et l’on ne pourra pas l’accuser de se perdre dans des abstractions scolaires. Analyses de Frédéric Manzini : https://t.co/4MSqoTDuEB
Une camarade de 3eme vient d'expliquer à l'un de mes jumeaux que "mettre un point à la fin d'un texto, c'est froid et distant"...
Un ami lituanien me dit, de son côté, que les jeunes lui déconseillent fortement de mettre dans ses messages une majuscule en début de phrase, voire de ponctuer son texte. Car : "Quelqu'un qui écrit avec une syntaxe et une ponctuation soignées peut être perçu comme condescendant..."
Et quand j'interroge Grok, pour savoir si c'est une maladie très répandue, cette bestiole m'explique froidement :
- "Écrire tout en minuscules est devenu un marqueur stylistique de relâchement assumé. Cela signale : je ne fais pas d'effort rhétorique, je parle comme je pense ."
Bref, cela signale que je suis cool et sincère...
Génial.
Nous avons donc, en quelques années, régressé de mille deux cents ans. Au moins.
-Au départ, les Grecs et les Romains écrivaient tout en majuscule, sans séparation entre les mots, sans point en fin de phrase. Ce qui rend leurs textes extrêmement pénibles à déchiffrer.
- Ce n'est qu'au IVe siècle après Jésus-Christ que les scribes commencent à inventer les lettres minuscules.
- Au VIIe siècle, les moines irlandais copiant des textes latins commencent à introduire systématiquement des espaces entre les mots.
- Au VIIIe siècle, Charlemagne, lui, instaure la majuscule en début de phrase, le reste étant en minuscules (ce qui permettait de placer plus de texte dans une seule page, donc d'économiser du parchemin, ce matériau étant extrêmement cher)
- Au XIIe siècle, les Universités inventent ensuite le paragraphe, qui permet de donner un peu de respiration à un texte.
- Et ce n'est qu'à la fin du XVe siècle que le génial Alde Manuce, imprimeur et humaniste vénitien, invente la virgule et le point-virgule dans ses éditions des grands textes antiques (c'est aussi lui qui crée l'italique : trop fort🙂).
Bref, du Ve av. J.-C. au XVe siècle ap. J.-C. : il a fallu 20 siècles pour rendre nos textes lisibles.
Mais aujourd'hui, des zoulous de la "Gen. Z" ont décidé que tout ceci était "froid et condescendant".
Le raisonnement est délicieux : les points en fin de phrase, la majuscule en début... font perdre un peu de temps, quand on pianote sur un écran.
Certes, cela rend les messages bien plus lisibles, pour celui à qui le message s'adresse; mais cela demande à celui qui le rédige un petit effort supplémentaire.
Et ça, c'est pas cool.
Résultat : si je refuse de faire un effort pour les autres, et que je les oblige à en faire un... je ne suis pas une grosse feignasse égocentrique.
Non : je manifeste, tout au contraire, combien je suis cool et sympa.
Question de génération, surement.
Ok boomer, tout ça, tout ça...
Mais j'avoue, pour ma part, que je trouve ce genre de philosophie un zest paradoxal.
Voire un peu agaçant.🙂
"Vieillir, c'est chiant.
J’aurais pu dire :
vieillir, c’est désolant,
c’est insupportable,
c’est douloureux, c’est horrible,
c’est déprimant, c’est mortel.
Mais j’ai préféré « chiant » parce que c’est un adjectif vigoureux qui ne fait pas triste.
Vieillir, c’est chiant parce qu’on ne sait pas quand ça a commencé et l’on sait encore moins quand ça finira.
Non, ce n’est pas vrai qu’on vieillit dès notre naissance.
On a été longtemps si frais, si jeune, si appétissant.
On était bien dans sa peau.
On se sentait conquérant. Invulnérable.
La vie devant soi. Même à cinquante ans, c’était encore très bien. Même à soixante.
Si, si, je vous assure, j’étais encore plein de muscles, de projets, de désirs, de flamme.
Je le suis toujours, mais voilà, entre-temps –
mais quand – j’ai vu le regard des jeunes, des hommes et des femmes dans la force de l’âge qu’ils ne me considéraient plus comme un des leurs, même apparenté, même à la marge.
J’ai lu dans leurs yeux qu’ils n’auraient plus jamais d’indulgence à mon égard.
Qu’ils seraient polis, déférents, louangeurs, mais impitoyables. Sans m’en rendre compte, j’étais entré dans "l’apartheid de l’âge".
Le plus terrible est venu des dédicaces des écrivains, surtout des débutants.
« Avec respect »,
« En hommage respectueux »,
« Avec mes sentiments très respectueux ».
Les salauds ! Ils croyaient probablement me faire plaisir en décapuchonnant leur stylo plein de respect ?
Les cons !
Et du « cher Monsieur Pivot » long et solennel comme une citation à l’ordre des Arts et Lettres qui vous fiche dix ans de plus !
Un jour, dans le métro, c’était la première fois, une jeune fille s’est levée pour me donner sa place.
J’ai failli la gifler....
Puis la priant de se rassoir, je lui ai demandé si je faisais vraiment vieux, si je lui étais apparu fatigué.
« Non, non, pas du tout, a-t-elle répondu, embarrassée.
J’ai pensé que… » Moi aussitôt :
«Vous pensiez que…?
-- Je pensais, je ne sais pas, je ne sais plus, que ça vous ferait plaisir de vous assoir.
– Parce que j’ai les cheveux blancs?
– Non, c’est pas ça, je vous ai vu debout et comme vous êtes plus âgé que moi, ç’a été un réflexe, je me suis levée…-
- Je parais beaucoup beaucoup plus âgé que vous?
–Non, oui, enfin un peu, mais ce n’est pas une question d’âge… --Une question de quoi, alors?
– Je ne sais pas, une question de politesse, enfin je crois…»
J’ai arrêté de la taquiner, je l’ai remerciée de son geste généreux et l’ai accompagnée à la station où elle descendait pour lui offrir un verre.
Lutter contre le vieillissement c’est, dans la mesure du possible, Ne renoncer à rien.
Ni au travail, ni aux voyages,
Ni aux spectacles, ni aux livres,
Ni à la gourmandise, ni à l’amour, ni au rêve.
Rêver, c’est se souvenir tant qu’à faire, des heures exquises. C’est penser aux jolis rendez-vous qui nous attendent.
C’est laisser son esprit vagabonder entre le désir et l’utopie.
La musique est un puissant excitant du rêve.
La musique est une drogue douce.
J’aimerais mourir, rêveur, dans un fauteuil en écoutant
soit l’adagio du Concerto no 23 en la majeur de Mozart,
soit, du même, l’andante de son Concerto no 21 en ut majeur, musiques au bout desquelles se révèleront à mes yeux pas même étonnés les paysages sublimes de l’au-delà.
Mais Mozart et moi ne sommes pas pressés. Nous allons prendre notre temps.
Avec l’âge le temps passe, soit trop vite, soit trop lentement. Nous ignorons à combien se monte encore notre capital.
En années? En mois? En jours?
Non, il ne faut pas considérer le temps qui nous reste comme un capital.
Mais comme un usufruit dont, tant que nous en sommes capables, il faut jouir sans modération.
Après nous, le déluge? Non, Mozart."
Bernard Pivot, Les mots de ma vie
📍Nouveau programme de français au cycle 4 : des exemples pour sa mise en œuvre complètent la parution au BO
Il s'agit d'exemples de réussite associés aux objectifs d’apprentissage ainsi que de corpus d’œuvres et de pistes artistiques et culturelles ⤵
https://t.co/uSv2hNk9Tu
L’un des étudiants d’Einstein lui demanda :
« Que signifie la logique ? »
Einstein répondit :
« Je vais te répondre par une question. »
« Supposons que deux ouvriers entrent dans une cheminée pour la nettoyer. L’un en sort avec le visage sale et l’autre avec le visage propre. Lequel des deux ira se laver le visage ? »
L’étudiant répondit immédiatement, sans hésiter :
« Bien sûr, celui qui a le visage sale. »
Einstein dit :
« Ta réponse est incorrecte. Celui qui ira se laver le visage est celui qui a le visage propre, car il a regardé le visage de son collègue et a supposé que le sien était tout aussi sale. Celui qui a le visage sale, en voyant le visage propre de l’autre, pensera que le sien est propre et n’ira donc pas se laver. »
L’étudiant dit :
« C’est juste et logique. »
Einstein répondit :
« Non, ce n’est pas correct, car la question elle-même est illogique. Il n’est pas logique que deux hommes entrent en même temps dans la même cheminée et que l’un en sorte propre tandis que l’autre en sorte sale. »
En quelques mots, la logique elle-même peut s’effondrer : parfois, le problème ne vient pas de la réponse, mais de la question mal posée.
En 1748, une petite fille naît à Montauban.
Son père est boucher. Elle grandit en occitan, ne sait presque pas écrire.
À 16 ans, on la marie de force. Elle devient veuve presque aussitôt.
Elle refuse de se remarier. À une époque où une femme seule est considérée comme une prostituée, elle choisit la liberté.
Elle monte à Paris. Autodidacte, elle fréquente les salons, apprend à écrire, devient dramaturge.
En 1784, elle rédige la première pièce du théâtre français à dénoncer l'esclavage. On l'étouffe. Il faudra une Révolution pour qu'elle soit jouée.
En 1791, elle reprend la Déclaration des droits de l'homme, article par article, et l'adapte aux femmes.
Elle l'adresse à Marie-Antoinette. La reine ne répond pas.
Elle s'oppose à Robespierre. Elle dénonce la Terreur.
Le 3 novembre 1793, elle monte à l'échafaud.
Son nom : Olympe de Gouges.
Sa phrase la plus célèbre : "La femme a le droit de monter à l'échafaud, elle doit avoir également celui de monter à la tribune."
Les femmes françaises ont obtenu le droit de vote 151 ans après sa mort.
En cette journée internationale des droits des femmes, voilà un florilège de 10 citations à ce propos :
"Le féminisme n’a jamais tué personne. Le machisme tue tous les jours."
Benoîte Groult
"Personne n’est plus arrogant envers les femmes, plus agressif et méprisant, qu’un homme inquiet pour sa virilité."
Simone de Beauvoir
"L’admission des femmes à l’égalité parfaite serait la marque la plus sûre de la civilisation, et elle doublerait les forces intellectuelles du genre humain."
Stendhal
"Les hommes et les femmes devraient avoir tous deux le droit d’être sensibles. Les hommes et les femmes devraient avoir tous deux le droit d’être forts. Il est temps de considérer le genre comme un spectre et non plus comme deux idéaux opposés."
Emma Watson
"Je n’ai toujours pas entendu d’hommes demander des conseils sur la manière d’allier le travail et la vie de famille."
Gloria Steinem
"La femme pouvant être mère, on en a déduit qu’elle devait l’être… Et ne trouver son bonheur que dans la maternité."
Elisabeth Badinter
"Ma revendication en tant que femme c’est que ma différence soit prise en compte, que je ne sois pas contrainte de m’adapter au modèle masculin."
Simone Veil
"Parce que l’idéal de la femme blanche, séduisante mais pas pute, bien mariée mais pas effacée, travaillant mais sans trop réussir, pour ne pas écraser son homme, mince mais pas névrosée par la nourriture, restant indéfiniment jeune sans se faire défigurer par les chirurgiens de l’esthétique, maman épanouie mais pas accaparée par les couches et les devoirs d’école, bonne maîtresse de maison mais pas bonniche traditionnelle, cultivée mais moins qu’un homme. Cette femme blanche heureuse qu’on nous brandit tout le temps sous le nez, celle à laquelle on devrait faire l’effort de ressembler, à part qu’elle a l’air de beaucoup s’emmerder pour pas grand-chose, de toutes façons je ne l’ai jamais croisée, nulle part. Je crois bien qu’elle n’existe pas."
Virginie Despentes
"Il n’y a aucune limite à ce que nous pouvons accomplir en tant que femmes."
Michelle Obama
"Femme, réveille-toi, le tocsin de la raison se fait entendre dans tous l’univers ; reconnais tes droits."
Olympe de Gouges
📢 : « 8 mars : où étaient les femmes iraniennes ? », le parti pris #politique de Ruth Elkrief @ruthelkrief
“Où étaient les portraits de Mahsa Amini, de Narges Mohammadi, de Nika Shakarami… ?”
#24hPujadas#LCI#Iran#8mars ⤵️
💻 Évaluer, développer et certifier les compétences numériques des élèves : un continuum éducatif de l’école au lycée
Retrouvez les principales étapes de mise en œuvre et le calendrier des certifications @Pix_officiel au collège et au lycée 🗓
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