Le ḥadīth numéro 31, rapporté par al-Nawawī, n’est pas authentique sous quelque aspect que ce soit.
Sh. Sulaymān b. Nāṣir al-ʿAlwān commente ce ḥadīth en déclarant : “Ce ḥadīth n’est authentiquement confirmé par aucune preuve, même si son sens est correct.”
montrer qu’un reproche adressé à ce qui était inéluctablement décrété est sans objet.
• Ḥadīth rapporté par al-Nasāʾī dans al-Kubrā (11256), ainsi que par Abū Yaʿlā (1528).
Le Prophète ﷺ a dit : “Ādam et Mūsā débattirent ensemble. Mūsā dit : Ô Ādam, c’est toi qu’Allāh a créé et façonné de Sa propre Main, en qui Il a insufflé de Son Esprit, devant qui Il a fait se prosterner Ses anges, qu’Il a fait habiter Son Paradis ; puis tu as commis ce que tu—
Le reproche de Mūsā présupposait qu’Ādam aurait pu agir autrement, ce qui revient à méconnaître la réalité du qadar. Ādam l’emporta car il invalide le fondement même du blâme, non pas pour fuir sa responsabilité devant Allāh (son repentir ayant déjà été accepté), mais pour—
Allāh a distingué les modes de la révélation prophétique (al-Shūrā : 51) :
• l’entretien direct (kalāman),
• l’entretien de derrière un voile (min warāʾi ḥijāb),
• et l’envoi d’un messager céleste.
dans tous les cas il ne s’agirait que d’une transmission de connaissance (iʿlām) à l’âme du prophète. L’entretien direct de Mūsā (ʿalayhi al-salām) ne serait alors en rien supérieur ou distinct de la simple inspiration (waḥy) accordée à n’importe quel prophète, voire à—