Bienvenue dans le saint des saints d’EDF : le Comité d’Entreprise du Comité d’Entreprise.
Depuis 1947, les entreprises publiques d’énergie (EDF, Engie, Enedis, GRDF, etc.) sont dotées de l’équivalent d’un comité d’entreprise pour leur branche, le CCAS.
C’est de loin le plus gros de France. Il a un budget de 400-500M€ et est géré par des représentants du personnel.
Il emploie près de 3000 salariés permanents et des milliers de saisonniers, à ce titre il a son propre Comité d’Entreprise interne (aujourd’hui appelé CSE) : le graal des syndicalistes, l’ultime pompe à fric, la planque finale.
Plongée dans cette folie financée par notre argent :
- Des villages de vacances somptueux dans les plus beaux endroits de France. 240 centres de tourisme en tout. Un château sur la Côte d’Azur (en photo), Megève ou Val-d’Isère pour la montagne, Porto-Vecchio en Corse, sources thermales, Caraïbes, La Réunion, rien n’est trop beau pour le CCAS.
- La CGT préside sans interruption le CCAS depuis 1963 et contrôle quasiment tout. Le Conseil d’Administration compte 18 membres, répartis entre les syndicats, avec aucun siège pour l’employeur, ce qui est unique en France.
- Tout est opaque. Dans le saint des saints, le CSE du CCAS, on ne connait pas le budget, ni les dirigeants. Le CCAS lui-même ne publie ni comptes annuels, ni bilan social, ni valorisation de son patrimoine.
- La Cour des Comptes répète inlassablement depuis 2007 qu’il y a un problème : plus de la moitié du budget part en frais de fonctionnement.
- 52% des ayants droits sont des retraités ! Et oui, contrairement aux CSE du privé, c’est un droit à vie.
Nous avons des entreprises publiques en monopole. Qui dépensent un fric fou pour organiser des vacances à leurs salariés. Et qui laissent des milliers de parasites organiser toutes sortes de magouilles en se gavant.
Pour financer tout ça : des prix d’énergie délirants pour tous les usagers Français.
Merci l’État !
Mélenchon propose purement et simplement d'annuler la dette de la France.
C'est dans son programme : « Refuser le chantage : annuler la dette publique ».
Très bien. Simulation, heure par heure :
**JOUR 1 - 9H00 - SALLE DE LA COUPOLE**
Après plusieurs jours de rumeurs, le Président l'annonce enfin. Un discours, huit minutes, contre l'avis de tous les groupes politiques (sauf le sien).
Résumé à peine tronqué : « le peuple d'abord », « chantage des marchés », blabla souveraineté nationale, blablabla ensemble un meilleur futur...
**9H09 - 20 BOULEVARD DES ITALIENS**
Le desk obligataire souverain de BNP Paribas.
BNP est l'un des 15 SVT : Spécialistes en Valeurs du Trésor.
Le job : coter la dette française en continu.
Ce matin, c'est la panique. Le monde entier veut vendre, le prix ne veut plus rien dire, le taux non plus...
Le desk active la clause qui lui permet d'être exonéré de ses engagements de cotation en cas de « situations exceptionnelles ».
**9H15 - 139 RUE DE BERCY**
L'Agence France Trésor. 46 personnes qui pilotent 2 858 milliards d'euros de dette. Un plateau de PME.
Le lundi, c'est adjudication de BTF, la dette courte. Elle a été annoncée vendredi à 11h. Les soumissions arrivent via MAITRE, le système de la Banque de France. Heure limite : 14h50.
Sauf qu'à 9h15, personne ne sait quoi faire.
Le directeur général de l'AFT arrive... Il appelle le directeur général du Trésor... Qui appelle le ministre.
Décision : annulation. « À titre exceptionnel », comme dit la charte.
Il faut savoir un truc : ça ne s'est jamais produit avant...
Voilà, c'est fait. Il est 9h47.
**10H32 - 7 WORLD TRADE CENTER, NEW YORK**
Il est 4h32 du matin à Manhattan. Chez Moody's, l'équipe de veille est réduite, mais elle est là.
Le comité de notation est convoqué en urgence. Dégradation de la note de la France ? Personne ne va voter contre.
Mais avant de publier, il doivent attendre la clôture du marché... et c'est là que ça fuite. Ça fuite toujours.
**10h54 - ALERTE BLOOMBERG**
Dégradation massive attendue, plusieurs crans, les trois agences.
Deuxième explosion sur l'OAT. Le marché n'avait pas besoin de l'alerte. Mais maintenant, même ta belle-mère est au courant.
**11H45 - CHAÎNES D'INFO EN CONTINU**
Bandeau rouge, plateau d'experts, images de la Grèce en 2015.
Les files devant les distributeurs. Les retraités assis par terre devant leur agence... Ça tourne en boucle depuis ce matin.
Personne n'a besoin de comprendre la mécanique du collatéral pour comprendre qu'il se trame quelque chose de grave.
**12H30 - SIÈGE DE LA BANQUE DE FRANCE**
Communiqué officiel du gouverneur. Il se veut rassurant : le système bancaire français est solide, les dépôts sont garantis, il n'y a aucune raison de retirer ses liquidités.
(Il vient de donner à 68 millions de personnes l'idée de retirer leurs liquidités)
**13H04 - SERVICE MOMENTANÉMENT INDISPONIBLE**
Les applis bancaires saturent. Les exchanges crypto aussi.
C'est pas une cyberattaque, juste les serveurs qui prennent tout le pays d'un coup.
**14H40 - LA PANIQUE SE PROPAGE**
Plus une seule valeur du CAC 40 dans le vert.
L'indice affiche -15% : le pire jour de l'histoire du CAC, 11 écarts-types.
**16H50 - X**
Premier distributeur de billets vide. Un Tweet. 45 000 commentaires, 96 000 partages, 6 millions d'impressions.
Les réseaux s'enflamment et la spirale s'accélère.
**17H35 - PALAIS BRONGNIART**
Clôture de la bourse de Paris à -17%.
Les agences de notation publient officiellement dans la foulée.
S&P : passage en CC, un cran au-dessus du défaut, en attendant l'exécution.
Fitch : C, puis RD dès le premier paiement manqué.
Moody's (qui n'a même pas de symbole pour le défaut) : C, la note la plus basse de son échelle.
La France sort de la catégorie investissement. Des milliers de fonds à travers le monde ont désormais dans leur mandat l'interdiction formelle de détenir nos obligations.
Ils sont vendeurs, mécaniquement, sans que personne ne décide rien (de toute façon, Jean-Luc a décidé qu'ils ne seraient pas remboursés)
**17H39 - NEW-YORK**
Le comité de l'International Swaps and Derivatives Association (ISDA) se saisit du dossier : événement de crédit. Activation à venir des CDS.
Le CDS, c'est une assurance incendie sur la maison du voisin. Tu peux en acheter sans habiter dedans, et autant de contrats que tu veux. Le jour où la baraque brûle, tous ceux qui ont vendu ces assurances doivent payer en même temps. Pour payer, ils vendent ce qu'ils ont sous la main.
C'est comme ça qu'un feu dans une rue finit par cramer tout le quartier. Et c'est comme ça qu'une crise locale devient globale.
Panique sur les marchés. L'euro termine à -4% face au dollar. Record absolu depuis sa création.
**20H00 - FRANCE 2**
Léa Salamé ouvre le JT sur un ton qui se veut rassurant.
En plateau, Gabriel Zucman explique que pour une fois, on est allé chercher le grand capital là où ça fait mal.
Il a raison sur un point : 57,5% de la dette est détenue à l'étranger. Ils vont morfler.
Il oublie juste le reste. On y revient dans deux jours...
**21H15 - GROUPES WHATSAPP**
Les groupes WhatsApp familiaux tournent à plein régime. Ton oncle a un plan. Ta cousine relaie un TikTok qui raconte que l'or va être réquisitionné...
Tout est faux, mais ça n'a déjà plus aucune importance.
**JOUR 2**
** 8H58 - PRÉ-OUVERTURE**
Le CAC est attendu à -10%. Personne n'ose se mettre à l'achat.
Une comunniqué du président de l'AMF annonce interdire la vente à découvert sur l'ensemble de la place.
**9H00 - BOURSE DE PARIS**
Les trois grandes banques françaises sont réservées à la baisse dès la première seconde. Cotation suspendue.
Reprise trois minutes plus tard. Réservées encore. Reprise. Encore.
À 9h30, elles n'ont toujours pas coté une seule fois.
**9H35 - SIÈGE DE L'AMF**
Le président de l'AMF annonce utiliser un pouvoir que personne n'a encore jamais utilisé en France : l'article L.421-16 du code monétaire et financier. Suspension de tout ou partie des négociations.
Durée maximum sans passer par le ministre : deux jours. Ça finira par passer devant le ministre... et ça sera plus.
**10H05 - PARTOUT EN FRANCE**
Dans les agences bancaires, des files d'attente partout. Les mêmes files qu'on regardait à la télé, dans un autre pays, en se disant que c'était loin.
Un directeur d'agence explique qu'il ne peut pas servir plus de 300 euros par personne. Il n'a pas reçu de consigne... Il n'a juste plus de billets.
Un client de 70 ans lui demande où est son argent. Il ne sait pas quoi répondre. Techniquement, l'argent est là. Il est juste prêté à quelqu'un d'autre. Ça a toujours marché comme ça.
**11H00 - FRANCFORT, SIÈGE DE LA BCE**
Tous les jours, les banques françaises se refinancent auprès de la BCE en déposant des titres d'État en collatéral. Le seuil d'acceptation est fixé à BBB-
Depuis hier soir, on est en dessous. Fin du game.
**12H06 - PARTOUT EN FRANCE**
Plusieurs préfets ordonnent la fermeture des agences bancaires. Impossible de gérer les clients. Trop risqué.
Plusieurs centaines d'agences seront vandalisées dans la journée. Elles ne rouvriront pas avant trois semaines.
**15H00 - DAB**
Neuf distributeurs sur dix sont vides.
Les files se déplacent vers les stations-service, parce que quelqu'un a dit que le carburant serait rationné. Personne ne sait qui l'a dit en premier.
Dans les supermarchés, ce sont les mêmes rayons qu'en mars 2020. Riz, pâtes, huile, conserves, PQ... On connaît la chorégraphie.
Premières bagarres. Trois interpellations.
Premiers pillages aussi... Ça passe en boucle sur toutes les chaines... ce qui garantit qu'il y en aura 20 fois plus le lendemain.
**JOUR 3 - ÇA CONTINUE**
Rachats d'assurance-vie suspendus.
Parfaitement légal : loi Sapin 2, article 49. 3 mois, renouvelables 1 fois. Et ça ne passe pas par le Parlement.
L'assurance-vie, c'est 20 millions de Français et 2 162 milliards d'euros. Le fonds euros, ce truc « à capital garanti »... il est garanti par quoi, à ton avis ? Par des obligations d'État. Celles qu'on vient d'annuler.
**SEMAINE 2 - ÇA EMPIRE ENCORE**
Un pays qui ne peut plus emprunter doit équilibrer son budget immédiatement.
Le déficit public, c'est 150 milliards par an. C'est le trou qu'on comblait avec de la dette... Mais vu qu'Einstein-Mélenchon l'a annulée, 3 leviers s'offrent à nous et il faut tirer dessus tout de suite :
1/ Salaires du secteur public
2/ Pensions retraites
3/ Prestations sociales
**ET C'EST LÀ QU'ON TOUCHE LE VRAI MUR.**
L'Argentine s'en est sortie en dévaluant. La Russie aussi. Le peso a perdu les trois quarts de sa valeur, le rouble les deux tiers en deux mois. La France l'a connu aussi : Mitterrand a dévalué trois fois (tiens, coucou la Gauche).
Dévaluer, c'est simple : tu deviens pauvre du jour au lendemain, mais tes usines redeviennent compétitives et tu retravailles.
(Sauf que maintenant, c'est impossible. On n'a plus notre propre monnaie)
Le seul ajustement qui reste : la dévaluation interne.
Traduction : on baisse les salaires des fonctionnaires, on coupe les aides sociales et les retraites.
En Grèce, ça a donné ça :
Salaire minimum, -22% du jour au lendemain.
Pour les moins de 25 ans : c'est -32%.
Les pensions ont été coupées 12 fois (!) de suite.
De -15% à -44%.
En 2017, 1,2 million de retraités grecs vivaient avec moins de 500 euros par mois.
**ANNÉE 1 - LE BILAN**
PIB : -25%
Chômage : 28%
Chez les moins de 25 ans : 61%
Pauvreté, insécurité, FMI, plan de sauvetage, austérité...
**APRÈS**
La Grèce est revenue emprunter sur les marchés en 2 ans. Parce qu'elle était sous parapluie européen.
La Russie a mis 12 ans. L'Argentine 14.
Tout ça sans financer un hôpital, une école ou une ligne de train autrement qu'avec l'impôt encaissé le mois même...
Et la France ? Elle n'a pas de parapluie.
Le seul dispositif européen taillé pour ça exige le respect du cadre budgétaire européen pour être déclenché.
Un pays qui vient d'annuler sa dette n'y a pas droit. Merci Jean-Luc.
Le président aura condamné le pays, pile dans la décennie où on pouvait encore rattraper le retard... Maintenant, c'est game over.
Macron passe en force : les vitraux historiques de Viollet-le-Duc à Notre-Dame vont être démontés pour du « contemporain » signé Claire Tabouret.
La Commission du patrimoine a dit NON deux fois. Ignorée.
335 000 signatures contre. Ignorées.
4 millions d’euros du contribuable pour un caprice d’élites.
Notre-Dame n’est pas un terrain de jeu macroniste. Le peuple dit NON.
Bonjour @boursedirect
Nous sommes en 2026, quelle est votre réflexion sur les frais pour la mise en nominatif?
En 2025, vous avez dit c'est dans les tuyaux pour 2026
C'est un geste important, vous êtes un des rares brokers a le facturer.
On attend
J’ai pris un peu de temps sur mes vacances pour écrire cet article, comprendre ce business, ses mécanismes. Un petit mot à la fin, ma touche personnelle.
Bon dimanche à tous, bonnes vacances à ceux qui ont la chance, comme moi, d’en profiter.
https://t.co/83PFQ8HmXf
Comme disait Churchill : « Certains considèrent l’entreprise comme un prédateur à abattre. D’autres y voient une vache à traire. Rares sont ceux qui la voient comme le cheval vigoureux qui tire le chariot ».
À l’origine, l’État providence visait à protéger le citoyen contre les aléas de la vie — là où le marché n’offrait pas de solution satisfaisante, ou lorsque les individus négligeaient ces risques.
Aujourd’hui, celui qui s’organise pour les anticiper — ici, la vieillesse — se retrouve taxé… pour financer la protection sociale.
C’est un renversement de valeurs: l’Etat ne vient plus palier aux dysfonctionnements de l’initiative privée. Au contraire, il taxe les comportements vertueux pour financer sa propre irresponsabilité budgétaire.
If you claim to support human rights yet can’t bring yourself to show solidarity with those fighting for their liberty in Iran, you’ve revealed yourself. You don’t give a damn about people being oppressed and brutalised so long as it’s being done by the enemies of your enemies.
@lesRepublicains@BrunoRetailleau@agindre@TF1Info Je ne voterai plus jamais pour vous. Vous incarnez une droite déconnectée et incapable de tirer les leçons de ses actes. Les Français ont de la mémoire. Vous avez privilégié vos intérêts et vos positions personnelles au détriment de la France.