Vaig descobrir 'Les dones i els dies' als 19 anys. No he deixat mai de llegir Gabriel Ferrater. 'Mots que ens han parlat a tots tres, i fan / que ens assemblem'
«Les vides», de Giorgio Vasari, una magna obra que podem gaudir en català per l’esforç i l’estima de l’art renaixentista i de la llengua de Martí Domínguez Pérez, editada a cura del seu fill @MartiDominguezR
Ja que estam odisseics, us diré, en relació al mapa dels viatges d'Odisseu de V. Berard, que per a mi és EVIDENTÍSSIM que L'ILLA DE CALIPSO (per la descripció, pel rumb i la durada del viatge cap a la terra dels feacis) ÉS CABRERA.
I amb qui no estigui d'acord perdem l'amistat.
L’Equip ICE “Dolors Condom” de la UdG acaba de publicar el Nou Diccionari Llatí‑Català, coordinat per Antoni Cobos, i amb la participació d'una vintena d'altres professors. Especialment destinat a ESO i Batxillerat, segons tres criteris: modernització, simplificació i claredat.
El poeta Francesc Parcerisas va presentar el seu nou llibre «Fer-ne vuitanta» a La Selva. Podeu recuperar l'entrevista amb Xavier Grasset al minut 1:58.
Un recorregut autobiogràfic a través dels records, les imatges i les vivències d'una vida.
https://t.co/YNh1MsEagM
Anys de feina que avui es converteixen en una nova eina per a la recerca i la memòria democràtica.
El Banc de la Memòria @catmemoria incorpora el fons de les Milícies Antifeixistes, amb més de 37.000 registres accessibles en línia. Consulteu-lo aquí https://t.co/kpB4blyS6Z
Gógol no va donar mai a cap llibre el títol de «Relats de Sant Petersburg» i, tanmateix, així és com es coneix l’aplec de cinc narracions, escrites entre 1835 i 1842. A l'edició «Tres relats de Sant Petersburg» hi trobem els més famosos de la sèrie.
ℹ️https://t.co/aEbM2poFfa
Els biògrafs del Quattrocento, moguts per l’afany de recuperar els clàssics grecollatins, no van incloure Dante ni Petrarca en el seu cànon. I els entesos asseguren que devem a Bruni la fama perdurable dels cantors de Beatriu i de Laura. Endinseu-vos a les deus de l’humanisme!
"Can’t bring back time.
Like holding water in your hand." James Joyce, Ulysses
(Mapa que va fer Nabokov dels trajectes d'Stephen Dedalus i Leopold Bloom per Dublin, el 16 de Juny de 1904)
#bloomsday
"Les gens qui lisent sont moins cons que les autres, c’est une affaire entendue. Cela ne signifie pas que les lecteurs de littérature ne comptent pas d’imbéciles et qu’il n’y a pas de brillantes personnalités chez les non-lecteurs. Mais, en gros, ça s’entend, ça se voit, ça se renifle, les personnes qui lisent sont plus ouvertes, plus captivantes, mieux armées dans la vie que les personnes qui dédaignent les livres.
C’est logique, après tout. Le lecteur développe son intelligence au contact des raisonnements, au frottement des idées, au heurt des chimères ou des apories. Il devient l’intime de héros de fiction dont il a suivi les aventures avec curiosité, souvent avec passion. Il range dans sa mémoire des morceaux d’histoire de France ou d’ailleurs, des vies de personnages illustres, des récits de découvertes, d’exploits, de faits divers, d’existences obscures ou infortunées, de peuples en majesté ou en servitude, de civilisations défuntes. Bref, il collectionne des éclats de ce qui constitue la culture générale dont le livre, même s’il a aujourd’hui des concurrents, reste le principal pourvoyeur.
Beaucoup trop d’hommes politiques, de chefs d’entreprise, de hauts fonctionnaires, de manageurs, de responsables de tout poil ne lisent que des livres utiles à l’exercice de leur profession. La littérature ? Perte de temps. Les romans ? C’est bon pour les femmes. Pauvres types ! (Pas sûr qu’au même niveau de responsabilités les femmes lisent plus et mieux.) Eux qui vivent dans un monde clos de privilégiés et en connaissent les protocoles, ignorent tout de l’évolution des comportements dans les différentes strates de la population dont ils ont directement ou indirectement la charge. Romans et récits leur apprendraient bien des choses. Sur le clair-obscur des mentalités. Sur les raisons des volte-face et des fidélités. Sur les fiertés minuscules et les détresses inavouables. Sur le grand bazar du commerce des corps et des âmes. Et donc, par comparaison, par confrontation, sur eux-mêmes.
Lire des romans, c’est prendre des nouvelles des autres.
Barack Obama : « Grâce à la littérature, j’ai pu imaginer ce qui se passait dans la vie des gens. »
Milan Kundera : « La bêtise des hommes vient de ce qu’ils ont réponse à tout. La sagesse du roman, c’est d’avoir question à tout. »
Lire de la poésie, c’est soulever des chapeaux, des couvercles, des tapis, le ciel.
Lire n’est pas se retirer du monde, c’est entrer dans le monde par d’autres portes.
Lire, c’est prendre Voltaire comme professeur, Proust comme oncle de la ville et Vialatte comme tonton des champs, Duras comme cousine, Stendhal, Dumas, Camus et Semprun comme amis, La Fontaine et Vincenot comme gardes-chasse, Louise Labé comme amante, Colette comme cuisinière, Montaigne, Jean Giono et Julien Gracq comme voisins.
Lire, c’est agrandir sa famille, engager du personnel, se faire des amis, multiplier ses relations, se constituer un fabuleux carnet d’adresses.
Lire, c’est faire entrer un peu de lumière dans le dédale piégeux de nos existences.
Mais si l’on comprend mieux le monde en lisant, la lecture peut aussi le complexifier, le rendre plus énigmatique. Il y a des livres qui décoiffent, qui dérangent, dont on sort troublé et même chamboulé. Ce sont peut-être les meilleurs puisqu’ils nous atteignent au plus profond et qu’ils modifient nos façons de voir et de ressentir. Ils nous poussent à des examens de conscience.
Ils nous encouragent à prendre des résolutions, à tenter des expériences. Ce sont des perturbateurs existentiels.
Lire, c’est courir le risque de se remettre en cause.
Enfin, la lecture est l’une des dernières activités humaines – avec, entre autres, la conversation et l’amour – où il n’y a nulle nécessité de retenir des codes, d’appuyer sur des touches, de consulter des écrans.
Entre les mains les livres ne pèsent pas du même poids au trébuchet du talent.
Lire, c’est avoir de l’esprit jusqu’au bout des doigts."
Bernard Pivot
Dimecres que ve, dia 20, a les 19 h, presentarem aquest llibre majestuós al Temple Romà de Vic. L’autor no hi podrà assistir, tot i que estem segurs que el lloc li hauria agradat d’allò més, però hi seran dos grans savis com Lluís Solà i Manuel Carbonell. No us ho perdeu!
Guillem Gisbert musica Gabriel Ferrater: ahir a la tarda va conversar amb Meritxell Matas al Centre Cultural La Mercè, de Girona https://t.co/9ktm3IzO2J
'Les biblioques són les fonts obertes del coneixement compartit. Per això les tiranies sempre volen clausurar-les', diu Ali Smith al Pregó de Sant Jordi. Seguiu-lo per streaming aquí:
https://t.co/geJLMZrd8g
Dimecres vinent a llibreries aquesta joia de la poesia alemanya. Potser cap altre poeta modern no ha mostrat, com Hölderlin aquí, la tensió del llenguatge líric absolut, capaç d’expressar amb la fragilitat de la paraula el tot de la vida i de la creació i la potència de l’art.
La persiana, no del tot tancada, com
un esglai que es reté de caure a terra,
no ens separa de l'aire. Mira, s'obren
trenta-set horitzons rectes i prims
Gabriel Ferrater