Voilà pourquoi certains parlent d’entreprises matraquées, quand d’autres y verront au contraire une pluie de cadeaux fiscaux.
On subventionne à 95 % les McDo et les Carrefour qui embauchent au SMIC, et on matraque à 42 % les startups, les labos et les banques qui embauchent des cerveaux à 4 000 €.
Résultat : on crée des jobs de caissiers… et on perd tous les ingénieurs.
@od2ole Le point de vigilance de ce raisonnement est qu’il suppose que la dépendance aux aides résulte principalement de choix individuels.
Bien que ça soit possible pour certains cas, c’est loin d’être démontré (maladie, handicap, perte d’emploi, vieillesse ou précarité).
@crxbtc@J_Bardella@ManonAubryFr C’est regrettable.
Ce dont notre société a besoin, c’est d’un régime démocratique qui mette l’accent sur le consensus plutôt que sur l’opposition, qui inclue plutôt qu’exclue bien qu’il restera toujours des différences notables.
@GabLattanzio@Tinaunauka Une année travaillée plus tôt ne vaut pas une année de retraite.
Le taux de cotisation retraite (28 %) représente environ la moitié du taux de remplacement brut (55-60 %).
Vous mettez 28, vous reprenez 60, l'opération est structurellement perdante pour le système.
@NCheron_bourse@brivael D’un point de vue moral oui
D’un point de vue économique non
Carmat c’est 550 millions d'euros engloutis en 17 ans d'existence
Le chiffre d'affaires atteint seulement 2,8 millions €
La BPI a été sollicitée, elle a d’abord accordé 33 M€ de subventions puis 18 M€ en titres.
@CDaunique@CaroMichel2 Oui je ciblais les hauts patrimoines
Il ne faut pas une taxe Zucman, mais une mesure symbolique
C’est une recherche de symbole que les français ont besoin, pour:
-la confiance collective
-le consentement à l’effort
-la perception d’équité
Et éliminer injustice et les excuses
@RackhamLeVrai@LysandreBL En réalité, vous semblez d’accord.
Oui la Chine n’est pas un pays libéral pur (Lysandre le reconnaît) et a profité d’une forte croissance en supprimant des obstacles à la croissance (libéraux).
Ce qui en fait une économie hybride avec un État interventionniste mais stratège.
@FrancoisGeerolf Causalité inversée ?
Dans l’industrie, les gains de productivité permettent de financer des hausses de salaires.
Dans beaucoup de services, les gains de productivité étant plus faibles, les hausses de salaires se traduisent plus vite par une hausse des prix.
@brivael Avec cette structure argumentative, c’est comme dire :
Certaines dérégulations financières ont provoqué des crises.
Donc le libéralisme détruit les pauvres.
Le raisonnement est fallacieux.
@brivael Oui certaines politiques égalitaristes peuvent produire des effets pervers massifs
- d’excellence, responsabilité ou incitations
Mais là tu transformes des cas particuliers en logique universelle et fusionne des sujets très différents sous wokisme.
@Sardoche_Lol Le mépris est la pire manière de lancer un débat pour commencer.
Puis tu adhères à une théorie, et sur chaque faits ou événements, tu ne peux pas voir toutes les causalités, tu te focus uniquement sur les causes que ta théorie rend visible, renforçant tes croyances de base.
@DocuVerite Il y a eu pleins de créations de protections dans les années 70 avant même Mitterrand.
Les prélèvements obligatoires passent d’environ 37 % du PIB en 1974 à près de 39 % en 1981, sous l’effet notamment de la hausse des cotisations sociales.
Donc on était déjà haut à l’époque.
@GabLattanzio Je partage votre point, où on peut partager le diagnostic politique de la concentration patrimoniale mais décrocher sur la cohérence des remèdes proposés.
L'analogie avec le propriétaire de maisons rencontre une limite : ici le patrimoine saisi serait l'appareil productif. Il faut m'expliquer l’intérêt des deux scénarios possibles :
- soit Arnault vend Vuitton aux fonds de pension, chaque année. Son capital personnel s'apprécie, mais l'entreprise quitte la France pour appartenir aux retraités américains et aux chinois.
- soit l'Etat devient actionnaire de chiffons de luxe.
Et là, je sèche. Dans le scénario où l'Etat accumule les actions LVMH, même s'il ne fait qu'encaisser sans arbitrer sur les priorités commerciales, les rentrées d'argent seraient largement inférieures à la valeur nominale des actions, forcément.
J'ai bien aimé la lecture des récents bouquins de Piketty, j'ai bien aimé son souci d'historiciser r > g, j'ai compris qu'il dit que la démocratie est en danger quand les destinées des citoyens s'éloignent trop. Les circonstances légitiment des évolutions des règles, c'est évident.
Là où je ne le suis plus, c'est quand son équipe lance une campagne où l'impôt n'est plus le moyen d'une fin, il est la fin même. Ce qui m'importe, c'est que nos services tournent, qu'ils soient bien financés. La liquidation contrainte des actions selon le plan Zucman ne permet pas ça. Et je ne vois pas comment l'économie française l'emporterait face à la concurrence.