@TiphaineMartin6 , Séverine Danflous, « Pas celle qui reste – Interview de Séverine Danflous », Voyages autour de mon cerveau, août 2025. Cc @MarestEditeur@marion_fremont
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À la bouche
@ecrirelafaim1
Séverine Danflous
@MarestEditeur
⭐⭐⭐⭐⭐
"Nous survivrons à nos légendes."
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"On m'avait appris la peur des hommes, des ogres, des forêts et des loups."
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Le conte dans cette immensité de la geste maternelle.
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Nous avons parlé d’un livre qui n’explique rien.
Un livre tendu, opaque, traversé de voix qui ne s’accordent pas — comme si chaque mot venait d’un corps, et chaque corps d’une douleur que personne ne sait vraiment nommer. Le livre s’intitule À la bouche, (@MarestEditeur ) et son autrice, Séverine Danflous, y tisse une fiction polyphonique à trois voix : la mère, le père, l’enfant. Non pas pour raconter une histoire à trois points de vue, mais pour faire entendre trois manières de dire, d’échouer à dire, de construire du sens — ou de s’en protéger.
La voix de la mère est longue, lancinante, presque mythologique. Elle parle en contes, en forêts, en légendes déformées. Elle ressasse, trébuche, invente. C’est une langue organique, charnelle, rythmée comme une incantation. Celle du père est sèche, coupante, lointaine. Un discours du réel, ou ce qu’il croit en être : citations, formules, distance. Quant à l’enfant, il fait le lien, tente de recomposer le puzzle, empruntant les mots de l’un et de l’autre pour dire quelque chose qui tienne debout. Peut-être est-ce lui, au fond, l’écrivain du livre.
Ce n’est pas un roman familial. C’est un corps à corps. Avec la langue, avec la mémoire, avec les fictions qu’on se raconte pour tenir. Le livre ne tranche rien. Il fait place à l’indécidable. Il n’y a ni bourreau ni victime, ou alors les deux en chacun. Ce qui compte, c’est le geste d’écriture : fragmenté, nocturne, organique, cousu à la main, coupé, recousu, comme un tissu d’après tempête.
Danflous n’écrit pas pour livrer un message. Elle écrit pour traverser — la peur, la colère, l’enfance, la maternité, le désir, la violence. C’est un livre qui ne s’aligne sur rien. Il avance à sa manière, à sa cadence, en prenant le temps qu’il faut pour que les phrases saignent juste ce qu’il faut.
Nous avons parlé de cela.
De ce qu’il faut de courage pour écrire contre la clarté.
Et de cette idée simple, mais tenace : qu’il y a dans la littérature, parfois, un reste de vie qu’on ne peut dire qu’ainsi.
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Chaque mois, notre rédaction s’associera à des critiques pour vous recommander deux films sortis, ou ressortis dans le mois.
Découvrez nos recommandations de ce mois d’avril avec @ecrirelafaim1, Pauline Ciraci, @paulinome_ , @ElieBartin , Clément Colliaux et @MicrocineT
[#livres] [#litteraturefrançaise]
Sortie chez @MarestEditeur du nouveau roman de Séverine Danflous "A la bouche". Sous la forme d'un conte, l'autrice explore les affres du désir, de la féminité et de la maternité.
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Sur @Culturopoing , je vous parle du nouveau roman de @ecrirelafaim1 qui sort chez @MarestEditeur. Un beau livre qui adopte les atours du conte :
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🏆#SFCC2024 12 œuvres soutenues par le CNC primées par le Syndicat Français de la Critique de Cinéma
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La 79e cérémonie de ces prix s’est déroulée le 10 février à la @cinemathequefr. Sur les 18 œuvres primées, 12 ont été aidées par le CNC, parmi lesquelles #EmiliaPérez de Jacques Audiard, qui remporte le Prix du meilleur film français, et « Les Graines du figuier sauvage» de Mohammad Rasoulof, celui du meilleur film étranger.
📷Portraits des lauréats du prix du Meilleur ouvrage français sur le cinéma remis à « Busby Berkeley, l’homme qui fixait des vertiges » (@GautierRoos, Séverine Danflous, Pierre-Julien Marest, @LigerBaptiste).
@SFCCinema
« Cette manière d’honorer les chorus girls, c’est aussi leur redonner vie comme Berkeley avait pu le faire. »
🎙️Séverine Danflous et Pierre-Julien Marest, lauréats du Prix Michel-Ciment 2024 du Meilleur Ouvrage Français sur le Cinéma | @MarestEditeur@LeCNC
🎥 ESRA @RArniaud
📸 Portraits des lauréats récompensés lundi ! #SFCC
• MARS EXPRESS - Meilleur DVD/Blu Ray Récent
• BUSBY BERKELEY, L'HOMME QUI FIXAIT DES VERTIGES - Meilleur Ouvrage Français sur le Cinéma
• J'AI TIRÉ SUR ANDY WARHOL "SCUM MANIFESTO" - Meilleure Œuvre Documentaire Française
🏆 Le Prix Michel-Ciment du Meilleur Ouvrage Français sur le Cinéma est décerné à BUSBY BERKELEY, L’HOMME QUI FIXAIT DES VERTIGES de Séverine Danflous et Pierre-Julien Marest ! #SFCC2024
Cette réflexion est devenue inaudible dans un "marché culturel" aux ordres des formats, des cibles, des profits et des auto-censures: "Ne pas obéir à la dangereuse tentation de plaire et de correspondre à ce qui plaît" #Cocteau (1960)
✨Les nommés pour le Prix Michel-Ciment 2024 du Meilleur Ouvrage Français sur le Cinéma sont BUSBY BERKELEY, L'HOMME QUI FIXAIT DES VERTIGES de Séverine Danflous et Pierre-Julien Marest, EMPIRE de Nicolas Giraud et GOLDEN EIGHTIES de Nicolas Brevière !
🏆Verdict le 10 février⬇️
Dès aujourd'hui, retrouvez LE PAVILLON D'OR de Kon Ichikawa au cinéma !
Une magnifique adaptation du roman éponyme de Yukio Mishima.
Pour les cinéphiles parisiens, rendez-vous ce soir à 20h au Reflet Médicis pour une séance spéciale du film avec Séverine Danflous !