‼️AUCUNE DEMANDE, ILS ATTENDENT TOUJOURS‼️
Ce week-end, nous avons lancé un SOS pour nos chiens en détresse absolue 🆘
Mais nous n’avons reçu aucune réponse, aucun formulaire concluant, rien 😔
Et pourtant, derrière chacun de nos protégés, derrière chacun de leur nom, il y a une vie suspendue à un fil 🚨
Si aucune solution n’est trouvée dans les jours à venir, certains n’auront nulle part où aller !
Plus de famille d’accueil, plus d’option, plus d’espoir 😢
Ce n’est pas un appel classique, c’est un cri d’alerte‼️
- Splash, 2 ans, sorti de maltraitance, en danger une seconde fois.
- Tito, 12 ans, un papy qu’on laissera finir où ?
- Gospel, 3 ans, très proche de l’humain, personne pour lui ?
- Bowser, 8 ans, un bon chien avec un bon caractère… mais sans toit dans une semaine !
- Sato et Schindler, 2 chiots de quelques mois qui ont tout pour eux !
- Juju, Border Collie, 4 ans, jamais le bon profil ?
- Anka, 7 ans, câline, tendre, une oubliée aussi.
- Kampa, 4 ans, vit en box depuis plus de 2 ans. Invisible aux yeux de tous.
- Tango, 3 ans, 2 ans d’attente aussi, dans l’ombre.
Pas un appel, un cri. Pas un partage, une bouée de sauvetage 🛟 🥺
Ils ne demandent pas l’impossible pourtant, juste un toit, une chance, une place au chaud !
Nous assurons tout le suivi.
Nous accompagnons chaque famille.
Mais nous ne pouvons pas les sauver seuls !
Nous avons besoin de vous ! 🆘
➡️ Vous avez une pièce en plus ? Quelques semaines à offrir ?
Vous pouvez réellement faire la différence ! 🙏
Remplissez le formulaire 👉 https://t.co/87vQq66lpE
Partagez ce message comme s’il s’agissait de votre chien. Parce qu’eux, ils n’ont que nous et maintenant… ils n’ont plus le temps !
Merci pour eux 🙏
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Un petit exemple de ce qui déraille dans "l'Education Nationale"
Je consacre quelques heures par semaine à une bonne demi-douzaine d'enfants suivis par l'Aide sociale à l'enfance. Trois d'entre eux sont en CM1, dans des écoles différentes de Marseille. Ils sont adorables, attachants. Et intelligents. Mais ce que je vois me stupéfie.
Hier, l’une des fillettes me dit fièrement qu’elle travaille les divisions à deux chiffres. Très bien. Sauf qu’elle ne connaît pas ses tables de multiplication. Pas même celle de 5. Et les éducateurs me disent qu’elle est la première de sa classe. Voilà où nous en sommes. Donc je vais apprendre les tables à ces gamins, et leur faire répéter à chaque fois qu'on se verra. Ils les sauront en sortant du primaire. Ce sera ma contribution pour leur vie future. Je les fais lire aussi.
On veut leur faire poser des multiplications ou divisions complexes, mais ils comptent encore sur leurs doigts pour faire 3x5. Chaque opération devient un parcours du combattant. Ce n’est plus de l’apprentissage, c’est du théâtre scolaire. L’illusion d’une exigence, sans le socle nécessaire. L’élève avance en titubant dans un décor en carton-pâte. L'élève croit maîtriser, les adultes autour font semblant de corriger, et l’école continue sa route – les yeux fermés sur l’échec programmé.
Ce n’est pas une anecdote isolée. Au lycée, j’ai vu des élèves sortir leur calculette pour faire 2×3. Et on voudrait leur enseigner les statistiques en 4e ? À quoi bon ? Pour calculer une moyenne, encore faut-il savoir additionner et diviser. Et comprendre le sens de tout cela, intimement.
Le problème n’est pas dans les objectifs fixés par le ministère – sur le papier, ils sont souvent cohérents. Le problème, c’est qu’on ne vérifie jamais si les bases ont été acquises. On passe à l’étape suivante sans contrôle, sans consolidation. Résultat : on construit des cathédrales sur du sable. Une scolarité entière devient une suite de lacunes empilées. On fait comme si. On fabrique des citoyens de papier, formatés pour l’échec et dressés à l’illusion.
Des enfants quittent le primaire sans savoir correctement lire, sans savoir calculer des opérations même simples. On les jette dans le secondaire comme on jetterait une barque sans rame sur une mer démontée. On parle d’inclusion, d’égalité, de bienveillance. Le mot "exigence" est devenu suspect. Le mot "niveau" est presque obscène. Mais le vrai obscène, c’est de trahir ces enfants en leur refusant les outils mentaux les plus élémentaires.
Car oui, ne pas maîtriser les tables de multiplication et vouloir calculer, c’est comme ne pas savoir lire l’heure ou reconnaître son nom. C’est être aveugle dans un univers de chiffres et de nombres. Et on ose parler de lutte contre les inégalités ? Alors qu’on les grave dans le marbre dès l’école primaire.
La vérité, c’est qu’on sacrifie une génération entière par pure lâcheté. On préfère préserver les apparences plutôt que former des esprits solides. On préfère des élèves incertains que des enfants réellement armés pour penser, comprendre, construire.
Tant qu’on ne remettra pas à plat l’apprentissage fondamental dans le primaire, tant qu’on n’aura pas le courage de dire que certains enfants ne savent pas lire ou compter à 10 ans et que c’est inacceptable, le naufrage continuera. Et nous regarderons, impuissants, le niveau scolaire s’effondrer, pendant que des responsables bien coiffés nous expliqueront que tout va très bien, que les choses vont en s'améliorant.
Il faut reconstruire. Et vite. Sinon c'est le pays en entier qui va glisser vers le bas du tableau international.