C’est officiel : Africa Scène x TicketGo
Nous sommes fiers d’annoncer notre tout premier partenariat avec Africa Scène, numéro 1 de l’événementiel malien.
À partir d’aujourd’hui, les tickets de BAMA ART sont disponibles en ligne sur TicketGo. Plus de files d’attente, plus de tickets perdus : tu réserves depuis ton téléphone, tu reçois ton ticket, tu présentes ton QR code à l’entrée.
Ce partenariat marque aussi le lancement officiel de l’application TicketGo. Une première étape pour nous, et le début d’une nouvelle façon de vivre les événements au Mali.
Merci à Africa Scène pour la confiance 🇲🇱
#TicketGo #BamaArt #AfricaScene #Bamako #Mali
Il a fondamentalement raison sur un point si nous avons failli c’est parce que nous avons un problème de morale. Il faut associer nos valeurs et nos repères à notre gouvernance. Là où je suis en désaccord avec lui, c’est que tous ces pays qui se sont développés en 30 ou 40 ans ont mis en avant un système educatif cohérent et rigoureux où presque 100% des populations avaient accès à l’éducation, à l’enseignement et à l’instruction. Ils avaient rien mais ont misé sur la ressource humaine. Nous faisons tout le contraire. Ça ne sert à rien d’inaugurer des mines où nous n’avons que 20 à 30% de part. On ne construit pas un pays avec des marges pareilles. Aujourd’hui les entreprises les plus riches de la planète sont des entreprises qui ont développé les services. Je parle des GAFAM, Google, Apple, Facebook, Amazone, Microsoft. En 2025 nous avons encore des dirigeants qui expliquent que nous sommes riches parce qu’on a des ressources du sous-sol. Toutes ces crises cycliques sont liées à notre démographie. Nous avons des pays où 65% de la population a moins de 25 ans. Qu’est ce qu’on en fait? Du bétail électoral, des videomans, des désœuvrés congénitaux, des attardés électroniques.
La nuit c'est la nuit, tous les chats sont gris... 2000fcfa!
Babi la folle. Lagune infestée, soleil qui brûle comme si Lucifer se balade en Y**go Confort, chaleur moite qui colle à la peau comme une seconde dette. Ça klaxonne. Ça crie. Ça vend de tout. Des mouchoirs en papier, du placali odieneka, des rêves en sachet. Et de la viande, que dis-je, des corps. Surtout des corps.
Sur l'écran du smartphone, la lumière bleue dessine des visages. Locanto. Jedolo. Les nouveaux marchés aux esclaves. Pas besoin de chaînes, le fil du chargeur suffit. C'est propre, c'est moderne. Un clic. Une photo. Des chiffres. "Jeune étudiante, 19 ans, pour moments coquins." "Nouvelle sur Babi, besoin d'aide." L'aide, ici, a un tarif. Et il est en solde.
2000F. Le prix d'un demi-poulet braisé que le gars va manger seul après. Le prix d'un verre de Kpanss (Shot) servi dans un cabaret qui se fait appeler Lounge parce qu'il est à Cocody. Une insulte en billets froissés. Moins cher qu'un casier de bière. La passe, ici, c'est un amuse-gueule. Une consommation rapide. Un service après-vente du désespoir.
Le type arrive en Y***o confort. Climatisation à fond pour masquer l'odeur de sa propre vie. Il a négocié en ligne. "1500F ? Je suis un étudiant aussi." Le mensonge glisse aussi bien que le pneu sur le goudron défoncé de Yopougon. La fille attend en bas d'un immeuble qui n'a plus de nom, juste des balcons chargés de linge comme des promesses qui sèchent au vent. Elle a mis son seul jean propre. Celui qui lui fait des formes d'avenir. L'avenir, c'est maintenant. Et il dure quinze minutes.
Dans la chambre, le matelas est une carte géographique de taches sans nom. Lui, il fait vite. C'est du "prêt-à-porter". Prêt à consommer. Prêt à jeter. Il laisse le billet de 2000F sur la table. Parfois, un de 1000F et une pièce de 500. La charité, peut-être. Ou le dégoût de toucher la main qui va prendre. La porte claque. Le bruit de la braguette qui se referme est le point final de la transaction. La fille reste là. Le corps encore tiède de l'autre. Le ventre vide. 2000F, ce n'est même pas assez pour commencer à rêver. C'est juste assez pour ne pas mourir tout de suite. Babi continue de klaxonner. Le marché est ouvert 24/7.
L'Afrique qui émerge. Le slogan claque bien. La carte postale est propre. Faut juste pas gratter le vernis. Dessous, la peinture est pourrie.
L'émergence, son vrai business plan, c'est ça : la découpe de filles. Vente au détail. NOUVEL ARRIVAGE. Chair fraîche pour client connecté. C'est pas juste la pauvreté, ce serait trop simple. C'est la boussole sociale qui est niquée. Le GPS a perdu le Nord. Le seul cap, c'est l'écran du voisin, la sape du chanteur, l'iPhone 17 pro max. Avoir, paraître. Le reste, c'est de la littérature.
Le dessous du dessous ? C'est une liste. Simple. Efficace.
1. L'école. Terminus, tout le monde descend. Le diplôme ne paye pas le loyer. L'ascenseur social est en panne, prends l'escalier de service. Ou le matelas. C'est plus rapide.
2. La famille. Un mot. Une idée vague. Papa a ses problèmes. Maman se bat. Et toi, tu te débrouilles. La débrouille, ici, ça a un tarif.
3. Le Rêve. Il est importé. Il brille sur YouTube. Il parle en euros. Pour y toucher, il y a un droit d'entrée. Un petit sacrifice. Rien du tout. Juste ton corps.
4. Le Client. Le tonton respectable, le jeune étudiant qui veut vider ses noyaux. Celui qui envoie des "Amen" sur Facebook. La nuit, c'est un consommateur.
Abidjan s'allume, les ponts brillent, les politiciens parlent. On bavarde sur X ici. Pendant ce temps, dans l'ombre des pixels, la 4G sert à ça. À brader des vies. Le seul bruit, c'est celui du pouce qui glisse sur l'écran.
Clic.
"Confirmer le rendez-vous."
Le son de la guillotine 2.0.
Le rêve est débranché.
Transaction terminée.
Le Ouano est passé...
Mais bon, ça fait partie du PIB...
#InoussEnParle