Julien Benda sur le processus d’individualisation des sociétés occidentales dans l’ordre social et de la connaissance, lesquelles renient l’Universel pour le cantonner à un passé suranné, et glorifient le Particulier dans tout ce qu’il a d’égoïste (Benda, Discours à la Nation
@PrismaticSecond effectivement il y a qques coquilles dans le texte on voit bien qu’il l’a bâché en six mois avec les dates et les exemples qu’il avait dans sa tête
une seule chose devient certaine — la marche à la guerre est déjà lancée. C’est le même mouvement qui lance les nations à l’assaut d’elles-mêmes et qui conduit l’individu à refuser qu’un autre que lui parle de lui.
Européenne, IV, 1933). Quand la connaissance ne devient plus qu’un mode du dire du Moi, et que l’homme x y z (mettez fonction sociale, couleur de peau, identité sexuelle, ce qu’il vous plaira) s’enorgueillit de sa propre singularité jusqu’à vomir tout ce qui n’est pas lui,
Adorno sur la prétendue liberté des femmes et sur le dit « feminisme » de la modernité, qui reproduit les conditions de possibilité de l’oppression en s’imaginant travailler à sa suppression (Adorno, Minima Moralia, II, fragment 57, 1945)
Lavisse sur l’entreprise de dénationalisation anachronique et chimérique de Napoléon, qui échoua à élaborer la « nation européenne » (Préface d’Ernest Lavisse, Saint Bryce, Le Saint-Empire romain germanique et l'Empire actuel d'Allemagne, 1890)
Intéressant comment Julien Benda et Auguste Comte sont, à un siècle d’écart, animés de la même urgence de réforme intellectuelle et morale, tout en se donnant des moyens très exactement opposés… Peut-être ainsi que la fameuse Trahison des clercs est une faute du savant positif…
La barbarie de l’idéalisme et sa métaphore dans la sexualité, qui renvoie systématiquement l’Autre au Même, en annexant le particulier à l’Universel (Adorno, Minima Moralia, II, 54, 1945)