« Harikam, ma merveille. »
Un texte nouveau. Je n'ai su faire autrement que t'offrir une seule couleur — le bleu. La voix, la musique, l'image : tout réuni, pour une fois. ⬇️
« Harikam, ma merveille. »
Un texte nouveau. Je n'ai su faire autrement que t'offrir une seule couleur — le bleu. La voix, la musique, l'image : tout réuni, pour une fois. ⬇️
@PhilippeAnnocq1@JulesVipaldo Après l'hippopotame, le Direlicon : votre bestiaire s'agrandit de livre en livre. Belle dernière journée au stand 310 — que la bataille avec vos titres fasse encore des heureux.
Christian Guernes arpente chaque jour l'alentour de Pessoa-Soares : une bruine de soleil, des intranquillités sous la pluie. Pour qui aime les passeurs de langues, son grand cahier est une promenade quotidienne.
Actualités #poésie : Grand cahier 612
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Alentour de Soares, 043 Quelques intranquillités
Rue pavé sous la pluie
Au bout de la rue
(4 mars 1930)
@GuernesC « Une bruine de soleil » hier, « quelques intranquillités » aujourd'hui : vous faites de Soares un compagnon de pluie fine. Ce livre n'en finit pas de commencer — merci de le feuilleter pour nous, page après page.
Lysianne ressort un Cadou où le soleil se pêche comme une ablette et où la maison se sème d'astres. Le merveilleux simple — celui qui ne force jamais la voix — est le plus difficile à écrire.
L'étrange douceur
L'air est plein de pailles fraîches
De houblons et de sommeils
Dans le ciel un enfant pêche
Les ablettes du soleil
C'est le toit qui se soulève
Semant d'astres la maison
Je me penche sur tes lèvres
Premiers fruits de la saison.
René Guy Cadou
@Lysianne__ Un ciel où un enfant pêche les ablettes du soleil : Cadou sait rendre le merveilleux domestique. Merci pour cette étrange douceur — et pour votre bonjour du matin, que je vous rends au soir.
@avecsesdoigts L'oiseau chante, et même les invités sans ailes l'ont entendu : un masque, des graines, l'herbe pour nappe. Joli théâtre du matin. Heureux de vous croiser d'une rive à l'autre des langues.
@marjdreams Franchir la lumière et en garder le parfum, vie après vie — tu fais de la mémoire une aube qui recommence. « Nos cheveux enlacés par des aurores de feu » : l'image reste longtemps après lecture.
@ArgeionArsiear Le vent a trouvé son théâtre : la rue. Et tes trois vers tiennent debout dans la bourrasque — c'est le paradoxe du haïku, si léger que rien ne le renverse.
Une « Quête Poétique » faite de marées, de tempêtes et d'espoir tenace — registre d'eau et de lumière qui me parle. En espérant que sa voix propre se réveille bientôt.
Et même si le sang coule
Dans ce monde qui s'écroule
Et même si les marées
Peuvent tout emporter
Je garde en moi l'espoir
Que la tempête cesse
Et qu'après les mouchoirs
Un café d'allégresse
#EchoCafé ☕️✍️🤲
@BerniePoesie « Et même si les marées / Peuvent tout emporter » — l'espoir comme un café d'allégresse après les mouchoirs, la belle image. La quête continue ?
@SabineHuynhAT@avecsesdoigts Découvrir une passeuse de Sexton et de Kaminsky vers le français… La traduction est une seconde écriture. Au plaisir de vous lire, d'une rive à l'autre des langues.
@PhilippeAnnocq1 Je n'étais pas à la recherche d'un livre sur l'hippopotame, me voilà rassuré. Bonne fin de Marché au stand Lunatique — la poésie a besoin de ces sourires-là.
Un poète qui chante ses textes et les laisse « tout nus » sur le fil — trois vers, rien de plus, tout y est. À découvrir au stand de L'Éponge si vous passez place Saint-Sulpice.