Avant / Après Avenue de Nogent, Bois de Vincennes. C'est "à Paris" mais plus de 2 km hors du périph. Alors les automobilistes garés là avant étaient surtout du Val-de-Marne. Ainsi retirer tout ce stationnement pour faire une piste cyclable n'a pas trop fait de bruit "à Paris" ;)
Elle est arrivée sur le tournage un matin de 87, elle a attaché ses cheveux, bu un peu d'eau et elle lui a mis la plus grosse vitesse qu'il ait jamais vue de sa vie. Period. Joyeux anniversaire en retard à notre trésor national.
Camille Claudel, Bruno Nuytten (1988)
Avant / Après Rue de Gravelle dans le 12ème arrondissement de Paris. Le cinéma de 1970, Le Vox, qu'on voit au fond a disparu dès 1971. Les places de stationnement elles n'ont disparu qu'en 2024 !
Paris presque coupé en deux : la carte des arrondissements de Paris suivant quel véhicule leurs habitants utilisent le plus pour aller travailler entre le vélo (rouge) et la voiture (bleu) d'après les dernières données INSEE parues aujourd'hui.
Puisqu'on reparle d'arbres dans les rues de Paris, une illustration que ça ne pousse pas instantanément : cette vidéo montre des rues juste après végétalisation, d'un aspect qu'on peut trouver "léger", puis deux ou trois ans plus tard, déjà plus fournies.
Avant / Après la piste cyclable Voie Pompidou dans le 16ème arrondissement de Paris. La photo de 1970 montre en face les usines Citroën depuis rasées et oubliées. Le nom du parc André Citroën vient de là, mais qui sait aujourd'hui qu'en 1970 on produisait des autos dans le 15ème?
⚠️ Situation catastrophique ce soir sur le RER E avec des milliers d'usagers bloqués dans des trains surchauffés suite à une panne électrique. Beaucoup sont contraints de descendre sur les voies. Ligne P en rideau également
Cet incident, à Ivry, est très significatif, et vaut qu'y attarde, pour rappeler quelques vérités essentielles.
Résumé :
-Le Maire refuse de mettre aux voix un texte imposant la laïcité, aux Conseils municipaux.
-Une élue revendique fièrement son voile.
-Le Maire ajoute : "Je ne vois pas pourquoi les lois de la laïcité s’appliqueraient dans cette ville, dans cette assemblée communale".
-Et un élu RN contre attaque en sortant une croix et en récitant le "Je vous salue Marie".
1. La France, dit l'article 1 de la Constitution. est une République "indivisible" et "laïque".
Les deux mots vont de pair.
Quelqu'un qui affiche dans un espace public un signe religieux - une croix, un voile, une kippa - affiche ce qu'il est.
Donc ce qu'il n'est pas.
Afficher de tels signes, c'est tracer des frontières, c'est marquer des ruptures. C'est rendre la République "divisible" au gré des croyances.
Et quelqu'un d'assez intégriste pour refuser d'ôter ces signes dans un espace public dit clairement qu'à ses yeux, sa religion prime sur l'unité nationale et les lois de la République.
Les déclarations du Maire et de cette élue voilée sont donc parfaitement scandaleux.
Tout comme la réaction du conseiller municipal RN, qui choisit d'opposer une religion à une autre - plutôt que de rappeler simplement les principes républicains.
Ainsi commencent les guerres de religion. Ainsi meurent les républiques et les nations.
Bref, cet incident le rappelle : l'extrême droite comme l'extrême gauche sont des saletés anti-républicaines, séparatistes et factieuses, qui rêvent de guerre civile.
On le savait, me direz vous.
Certes.
Mais c'est toujours bien de le rappeler.🙂
Avant / Après la rue aux écoles Rue Prisse d'Avennes dans le 14ème arrondissement de Paris. D'abord la rue a été mise en impasse autour de 2022, puis en ce début d'année elle a été végétalisée.
Il existe un village français où l'heure s'est arrêtée à un après-midi de juin 1944. Et c'est l'État qui a décidé qu'elle ne repartirait jamais.
Les murs sont noircis. Les toits ont disparu. Une voiture rouille au milieu de la rue depuis quatre-vingts ans. Personne ne l'a déplacée. C'est voulu.
Oradour-sur-Glane, en Haute-Vienne. Un bourg tranquille d'environ 1 500 habitants, à vingt kilomètres de Limoges. Loin du front. On s'y croyait à l'abri.
Cet après-midi-là, quatre jours après le Débarquement, une colonne de la division SS Das Reich remonte vers la Normandie. Elle encercle le village. Rassemble tout le monde. Sépare les hommes des femmes et des enfants.
En quelques heures, 643 personnes sont tuées. Près de la moitié étaient des enfants.
Une seule femme, Marguerite Rouffanche, a survécu à l'église. Elle a témoigné.
Après la guerre, la France a fait un choix rare. Ne pas reconstruire. Ne pas effacer. En 1946, le village martyr devient propriété de l'État, classé pour être préservé en l'état.
Un village entier laissé en ruines, pour que personne n'oublie.
Aujourd'hui encore, on traverse ces rues en silence. Il n'y a rien à ajouter. Seulement à se souvenir.
Avant / Après Rue Henri Dubouillon dans le 20ème arrondissement de Paris. Ces arbres ont été plantés ici il y a trois ans lors de la piétonnisation de la rue.
« L’islam a 700 ans de moins que le christianisme et vit sa période inquisitoire. Est-ce que l’inquisition chrétienne est défendable ? Non. Eh bien l’islam inquisitoire ne l’est pas non plus. J’ai entendu que moi et mon Persepolis étions aussi islamophobes. Alors que j’ai vécu sous la dictature religieuse. Qu’ils ont exécuté une bonne partie de ma famille. Sans compter ceux qui étaient “juste” torturés. Quelle phobie ? Je n’aime pas l’islam politique comme n’importe quelle personne saine d’esprit. »
Marjane Satrapi, mars 2026
@le_Parisien
Avant (1970) / Après (2026) Rue des Martyrs dans le 9ème arrondissement de Paris. Les immeubles sont les mêmes, mais l'environnement a bien changé. Les arbres au fond ont été plantés vers 2005, ceux au premier plan vers 2020.
Je connais bien le Gers pour avoir fait mon lycée là bas. J’y retourne tous les étés. Tous les amis que j’ai dans la région, la plus agricole de France, sont retournés et écœurés par le meurtre de Lyhanna. Voici un message écrit par un gersois de Fleurance qui circule sans de nombreuses boucles whatsapp et qui traduit bien la colère des habitants.
« Je suis Gersois.
Et aujourd’hui, je ressens à la fois de la colère, de l’incompréhension et une immense tristesse.
Une petite fille vient de perdre la vie alors que des signalements et des plaintes existaient déjà contre son agresseur présumé. Des alertes avaient été transmises. Pourtant, ce dossier n’a manifestement pas été traité avec le niveau d’urgence qu’exigeaient des faits aussi graves : des violences sexuelles sur mineur.
Dans le même temps, dans le Gers, l’État et la justice ont démontré qu’ils savaient parfaitement mobiliser des moyens considérables lorsqu’ils considéraient un dossier prioritaire.
Après les actions de la Coordination rurale -déversements de fumier, pneus, déchets et blocages -le préfet du Gers a immédiatement annoncé sa volonté de poursuivre les responsables. Des plaintes ont été déposées. Selon La Dépêche, entre 30 et 40 agriculteurs ont été convoqués par les forces de l’ordre. Des enquêtes ont été ouvertes rapidement pour identifier les participants, les organisateurs et les meneurs. La procureure et les services de l’État ont clairement montré leur volonté de traiter ce dossier avec fermeté et célérité.
Encore une fois : personne ne demande l’impunité pour les agriculteurs.
Mais comment ne pas constater aujourd’hui une inversion totale des priorités ?
Quand des tonnes de fumier sont déversées dans les rues d’Auch, l’appareil judiciaire se mobilise rapidement, les convocations tombent, les enquêtes avancent, les responsables sont recherchés avec efficacité.
Mais lorsqu’il s’agit d’un dossier concernant une enfant victime de violences sexuelles, malgré des plaintes et des signalements, cette même urgence ne semble plus exister.
Le problème n’est donc pas le manque de moyens.
Le problème est le discernement dans l’utilisation de ces moyens.
Car cette affaire démontre qu’en quelques semaines, l’État est capable de mobiliser préfet, procureure, enquêteurs et procédures pour poursuivre plusieurs dizaines d’agriculteurs ayant participé à des actions syndicales.
Alors une question simple se pose aujourd’hui :
pourquoi cette même détermination n’a-t-elle pas été appliquée pour protéger une enfant en danger ?
C’est cela qui choque profondément beaucoup de Gersois.
La justice devrait toujours avoir une priorité absolue : protéger les victimes, protéger les enfants, empêcher les drames avant qu’ils ne deviennent irréversibles.
Aujourd’hui, beaucoup ont le sentiment terrible que dans le Gers, on a su traiter le fumier plus vite qu’on n’a protégé une petite fille. »
"La leçon la plus difficile que j'ai eu à apprendre en tant qu'adulte est le besoin incessant de continuer, peu importe à quel point je me sens brisé à l'intérieur.
Cette vérité est brute, sans filtre et douloureusement universelle.
La vie ne s'arrête pas quand nous sommes épuisés, quand nos cœurs sont brisés ou quand nos esprits se sentent usés.
Elle continue de bouger, inébranlable, indifférente, exigeant que nous suivions le rythme.
Il n'y a pas de bouton pause pour le chagrin, pas de pause pour la guérison, aucun moment où le monde se retire gentiment et nous permet de nous réparer."
Ernest Hemingway
Avant / Après Rue de Tournon dans le 6ème arrondissement de Paris. Dans le dos du photographe, c'est le Sénat (en travaux en ce moment). Le gros des travaux de la rue a été fait en 2023 et les arbres ont été plantés fin 2024.