le mot “maghrébin” utilisé comme couvercle posé sur “algérien”.
Lorsque vous parlez ou publiez, journalistes ou autres, cessez d’utiliser le mot générique “culture maghrébine”, qui nous a tant spoliés et qui nous oblige aujourd’hui à nous battre pour tout.
Une publication sur Tahar Ben Jelloun, écrivain marocain, et une autre sur Kateb Yacine, présenté comme écrivain maghrébin, sur le site d’une bibliothèque française (BNF) un événement littéraire. Je n’ai pas hésité à rectifier. Bien sûr, il y a eu des excuses et la reconnaissance qu’il est un auteur algérien, sans pour autant apporter les correctifs nécessaires.
Un exemple parmi tant d'autres. Certains des nôtres continuent à utiliser ce générique alors que nos voisins se démarquent diablement en imposant marocain ou tunisien. Et, sur ça se joue aussi beaucoup de manipulations. Nos voisins quand ils voient que c'est une culture algérienne impossible a s'approprier utilisent "maghrébin". Faits observés sur les plateformes de streaming
Dans certaines descriptions de films :
– Chronique des années de braise → “cinéma maghrébin”
– Harraga Blues → “film maghrébin”
Alors que :
– Ali Zaoua → “film marocain”
– La Saison des hommes → “film tunisien”
Toujours la même asymétrie dans certaines expositions de musées et dans plusieurs musées européens :
– les objets marocains = “artisanat marocain”
– les objets tunisiens = “artisanat tunisien”
– les objets algériens = “artisanat maghrébin”
Rrecycler un vieux réflexe pour tenter de faire de l’Algérie un espace indistinct.
Aucun, je dis bien aucun des pays qui font la leçon aux palestiniens sur ce qu’ils doivent concéder au projet sioniste, n’aurait accepté 1 millième de ce que les palestiniens ont accepté.
Demandez à Jean Noël Barrot et Emmanuel Macron de donner + de 80% du territoire de la France à Israël, de dire aux français vivant sous blocus depuis des décennies de renoncer à l’idée même de résister, de laisser le reste des territoires être colonisés et être la cible d’attaques meurtrières quotidiennes, d’avoir 6 millions de réfugiés français qui ne peuvent même pas rentrer chez eux. Vous ne ferez jamais accepter aux Palestiniens ce que vous n’accepteriez jamais pour vous-mêmes.