Netpolitique, mobilisation, edemocratie, Membre de @Institut_C_C / "Qui ne défend la liberté de penser que pour soi-même est déjà disposé à la trahir" Bernanos
C'est HISTORIQUE: Bercy publie pour la 1ère fois le poids réel des pensions dans le budget de chaque ministère.
Attention, ça pique: 32% du budget de l’Éducation nationale et 30% du budget de l'Intérieur part en réalité dans... les retraites
Tous les ministères sont concernés⤵️
Des messages qui traversent l'Île-de-France sans antenne relais, sans internet et sans opérateur. Juste des petits boîtiers radio à quelques dizaines d'euros, qui se relaient entre eux.
MeshCore, c'est le cousin de Meshtastic : même technologie radio LoRa, même type de boîtier, mais une autre organisation du réseau, avec des répéteurs fixes placés en hauteur. Les deux ne se parlent pas entre eux, il faut choisir son camp.
Le jour où le réseau mobile tombe, ceux qui ont ce genre de boîtier dans un tiroir continueront à échanger. Les autres attendront.
Le guide complet gratuit comme d'hab, est en commentaire 👇
Une annonce passée quasiment inaperçue cette semaien mérite largement votre attention : le passage des agents IA aux collaborateurs synthétiques.
Lors de son événement Gemini at Work, Google a ainsi présenté une nouvelle génération d’agents capables de prendre en charge des missions complexes, de travailler en arrière-plan et de collaborer avec des humains ou d’autres agents :
https://t.co/CDlxh7QL1P
Pour comprendre cette évolution, je vous propose de distinguer quatre modalités fonctionnelles pour l’IA, correspondant à des niveaux de sophistication croissants :
1. Les chatbots. Ils répondent aux questions, recherchent des informations et génèrent ou manipulent des contenus (textes, images, documents, code…). Leur fonctionnement repose principalement sur des interactions ponctuelles avec l’utilisateur.
2. Les agents. Ils exécutent des tâches en mobilisant différents outils et applications. Ils peuvent enchaîner plusieurs opérations pour atteindre un objectif, avec un degré d’autonomie variable.
3. Les orchestrateurs. Ils décomposent un besoin complexe en un plan d’action, répartissent les tâches entre plusieurs agents spécialisés, coordonnent leur exécution et consolident les résultats.
4. Les collaborateurs synthétiques. Ce sont des super-orchestrateurs persistants, disposant de leur propre identité numérique (adresse électronique, calendrier, espace de stockage, mémoire…). Ils peuvent recevoir des missions de plusieurs personnes, travailler dans la durée et s’intégrer aux équipes comme des ressources opérationnelles.
L’annonce de Google est particulièrement intéressante sur trois aspects :
- L’unification des usages. Gemini ambitionne de devenir un environnement de travail unique, capable de passer de la conversation à la production documentaire, à la programmation ou à l’automatisation de processus, tout en conservant le contexte des activités.
- L’identité organisationnelle des agents. Les collaborateurs synthétiques peuvent disposer de leurs propres comptes, permissions et ressources numériques. Ils deviennent ainsi des acteurs identifiables du système d’information, capables de collaborer avec plusieurs salariés et d'intervenir dans la durée.
- La séparation entre le harnais agentique et le modèle d’IA. Gemini ne repose plus exclusivement sur les modèles de Google. Son architecture peut également mobiliser des modèles tiers, notamment Claude. L’intelligence opérationnelle repose alors sur un ensemble de composants (mémoire, compétences, outils, connecteurs, orchestration…), dont le modèle de langage n’est qu’une partie.
Google n’est pas seul sur ce terrain : Microsoft avec Copilot Autopilot poursuit des ambitions comparables, tandis que Claude Cowork ou ChatGPT Work sont encore limités à l’orchestration.
Cette convergence des efforts des grands éditeurs confirme une transformation fondamentale : nous passons progressivement d’une IA que l’on sollicite pour obtenir des réponses à une IA à laquelle on délègue des responsabilités opérationnelles.
La compétition ne porte donc plus uniquement sur les performances des modèles, mais également sur la qualité des harnais sémantiques / méthodologiques et leur intégration dans les systèmes d’information.
Le véritable enjeu pour les entreprises ne sera pas seulement d’adopter de nouveaux chatbots, agents ou assistants, mais d’apprendre à organiser, encadrer et superviser le travail de ces nouveaux collaborateurs synthétiques.
Reste à démontrer leur fiabilité et leur rentabilité à grande échelle, car les capacités les plus avancées annoncées par Google sont encore en accès restreint.
Corsaire, mais au chantier
Fable professionnelle. Les personnages sont inventés ; le reste ne l’est pas.
« La lumière vient de l’actualité. Il faut s’en saisir pour faire passer des messages. » La phrase est de Bruno Retailleau, dont Le Figaro Magazine raconte cette semaine la « campagne corsaire » : mobile, souple, réactive. Je l’ai lu ce vendredi. Lundi dernier, j’avais réunion budgétaire. Essayez donc de faire entrer « la lumière de l’actualité » dans un tableau Excel.
Chaque automne, ma maison organise ce rituel, précis et utile : sans lui, personne ne serait payé, moi compris. La collègue des finances a ouvert son tableau, une merveille d’ordre, avec une colonne par trimestre, une ligne par action et des montants au centime. Elle s’est tournée vers moi avec bienveillance : « Et le plaidoyer, au troisième trimestre, vous prévoyez quoi ? » J’ai répondu honnêtement : « Ça dépendra de l’actualité. » Silence. Dans son tableau, aucune colonne ne s’appelait « ça dépendra ».
Le soir même, j’ai dîné avec un ami directeur marketing dans un grand groupe. Il lance un produit en mars 2028 : date fixée, budget voté, slogan testé auprès de trois panels. J’ai éprouvé quelque chose qui ressemblait à de l’envie. Sa méthode est admirable, elle fait tourner des usines, remplit des rayons, paie des salaires. Seulement, lui choisit son calendrier. Moi, on me l’impose. Le Parlement inscrit un texte quand il le décide, un ministre fait une annonce un mardi, un fait divers bouleverse le pays un dimanche soir. Le plaidoyer ne se planifie pas. Il se guette.
Le candidat a donc raison, la lumière vient de l’actualité. Mais elle n’éclaire que ce qui est déjà là. Ce qui doit être là avant, sa phrase ne le dit pas.
Au temps de Surcouf, avant chaque course, on tirait le navire à sec et l’on grattait la coque, coquillage par coquillage. Un bateau mal caréné ralentissait, et un corsaire lent finissait au bout d’une corde. Le carénage prenait des semaines, l’abordage vingt minutes. Personne n’a jamais peint le carénage.
Mon travail, c’est le carénage : des notes juridiques sur des textes qui n’existent pas encore, des chiffres vérifiés trois fois, des amendements pour des débats hypothétiques, des relations entretenues sans rien demander, des tribunes dont trente-huit sur quarante ne paraîtront jamais. Machiavel l’avait écrit, en plus florentin : la fortune ouvre l’occasion, seule la virtù sait la saisir. Dans une petite structure, la virtù ressemble souvent à un sous-dossier intitulé « V3_définitive_bis ».
Le politiste américain John Kingdon a montré que les idées entrent dans la loi par des « fenêtres d’opportunité ». Elles s’ouvrent rarement et se referment vite. Ceux qui passent sont ceux qui attendaient devant, leur solution sous le bras. Mon métier consiste donc à attendre devant une fenêtre fermée, un dossier sous le bras. Vu d’un tableau budgétaire, cela ressemble beaucoup à ne rien faire.
Puis, jeudi, un texte a été inscrit en commission sans prévenir. Trois heures plus tard, il y avait sur la table un amendement rédigé, une note pour les députés, deux interlocuteurs prêts à porter le sujet et une tribune partie vers un quotidien. Tout sortait d’un fichier intitulé « Au cas où ».
La collègue des finances m’a croisé dans le couloir.
« C’était prévu ?
Non. Mais c’était prêt. »
Elle prévoit, je prépare. Ce sont deux métiers, et la maison a besoin des deux : le sien garantit que nous existerons l’an prochain, le mien que nous aurons quelque chose à dire le jour où la porte s’entrouvrira. L’agilité qu’on admire, c’est souvent de la patience vue de loin.
Ce matin, en bouclant le budget, elle a ajouté une ligne à son tableau. Sans montant, sans trimestre. Elle l’a intitulée « Au cas où ».
@Plumedaliocha En espérant qu'à la différence d'autres établissements la Catho virera d'ici quelques temps ces fauteurs de troubles agissant dans l'illégalité.
Cela résume parfaitement le renversement, le sot et ignorant qui fait la leçon avec son joli phrasé creux mais insultant. Pour lui le respect doit être une faiblesse
🚨𝗜𝗡𝗦𝗢𝗟𝗘𝗡𝗖𝗘- Elwan manque de respect à une professeure de philosophie avec beaucoup de mépris. (On dirait l’infâme Mélenchon)
« Votre contenu est vide, vous n’avez aucune légitimité ! »
Twitter titulaire de carte de presse, on t'a demandé d'écrire un ceukeulonsai sur le blocage des réseaux sociaux ?
Spoiler : c'est loin d'être acquis, tout du moins en métropole.
Un petit fil pour te permettre d'y voir plus clair. 🧵
"Je réaffirme avec force que la protection du droit à la vie constitue le fondement incontournable de tout autre droit humain."
https://t.co/jy4vN1vtyl
1792 les révolutionnaires se sont comportés comme DAESH aujourd’hui. Des fanatiques massacrant des innocents parce qu’ils refusaient d’abdiquer leur foi. Cela s’est poursuivi avec le génocide vendéen. La République est négationniste sur son histoire.
Quand ta porte-parole de campagne est tellement nulle qu'elle explique en direct à la TV que tu vas bientôt abandonner pour te rallier à ton principal concurrent.