Bien avant Auschwitz, un génocide s’est joué dans le silence brûlant du désert africain.
Entre 1904 et 1908, l’Allemagne coloniale a méthodiquement tenté d’exterminer les peuples Herero et Nama en Namibie.
Le Fascisme c'est le colonialisme qui rentre à la Maison
#FreePalestine
"La peur", de Khalil Gibran.
"On dit qu'avant d'entrer dans la mer,
une rivière tremble de peur.
Elle regarde en arrière le chemin
qu'elle a parcouru, depuis les sommets,
les montagnes, la longue route sinueuse
qui traverse des forêts et des villages,
et voit devant elle un océan si vaste
qu’y pénétrer ne parait rien d'autre
que devoir disparaître à jamais.
Mais il n'y a pas d'autre moyen.
La rivière ne peut pas revenir en arrière.
Personne ne peut revenir en arrière.
Revenir en arrière est impossible dans l'existence.
La rivière a besoin de prendre le risque
et d'entrer dans l'océan.
Ce n'est qu'en entrant dans l'océan
que la peur disparaîtra,
parce que c'est alors seulement
que la rivière saura qu'il ne s'agit pas
de disparaître dans l'océan,
mais de devenir océan."
L’un des impacts les plus critiques du changement climatique sur l’agriculture est aussi l’un des plus méconnus du grand public : le manque de froid en hiver.
Des hivers trop doux peuvent favoriser la survie de certains ravageurs et agents pathogènes. Mais ils menacent également un processus fondamental pour l’arboriculture : la floraison.
Car les arbres fruitiers ont besoin d’accumuler une certaine quantité de froid pendant l’hiver pour sortir correctement de leur dormance et assurer une floraison homogène au printemps. Lorsque ce besoin n’est pas satisfait, le débourrement peut devenir irrégulier, la floraison s’étaler ou s'affaiblir et les rendements diminuer. C’est ce qu’on appelle le besoin en froid hivernal ou "vernalisation"
Et c’est potentiellement l’un des plus grands bouleversements agricoles du siècle. Pour certaines filières arboricoles, le manque de froid pourrait devenir une contrainte aussi déterminante, voire davantage, que les canicules et les sécheresses.
Prenons l’exemple du pommier. Selon les variétés et les méthodes de calcul, ses besoins peuvent s’étendre approximativement de 400 à 1 500 heures de froid, avec de nombreuses variétés traditionnelles nécessitant autour de 1 000 à 1 200 heures.
Or, d’ici la fin du siècle, les projections climatiques indiquent que le Sud-Ouest de la France pourrait ne plus accumuler suffisamment de froid pour satisfaire les besoins de nombreuses variétés de pommiers actuellement cultivées dans la région. Résultat : une floraison plus aléatoire (voire pas de floraison !) et des rendements potentiellement compromis.
Avec des cumuls qui pourraient descendre localement autour de 200 à 600 heures de froid dans le sud de la France, les conditions hivernales deviendraient davantage compatibles avec les besoins de certaines espèces et variétés à faibles exigences en froid, notamment parmi les agrumes.
Et c’est toute la géographie de notre arboriculture qui pourrait être progressivement redessinée (on parle de biogéographie, mon coeur de connaissance en modélisation d'ailleurs).
Certaines variétés devront être remplacées, des espèces pourraient migrer vers de nouvelles régions et des bassins de production historiques risquent de perdre une partie de leur potentiel climatique.
Mais un verger ne se déplace pas en quelques années. Il faut sélectionner les variétés, expérimenter, planter, attendre l’entrée en production, structurer les filières et développer de nouveaux savoir-faire. C’est un chantier de plusieurs décennies, avec des investissements considérables (je pense que vous n'êtes pas conscience encore du chantier !).
Et c’est bien là tout le problème (qui m'agace de part ailleurs !) : nous devons anticiper dès aujourd’hui une transformation agricole majeure, alors que nos politiques publiques et nos stratégies économiques restent trop souvent concentrées sur le court terme.
Le manque de froid hivernal pourrait provoquer un véritable séisme dans l’arboriculture française. Et contrairement aux canicules, ce bouleversement avance silencieusement, hiver après hiver. Et on est clairement pas prêt.
🚨BREAKING: Gaza Civil Defense says around 100 civilians remain missing under the rubble of the collapsed building in Gaza City.
It urged the international community to provide the necessary equipment to recover those trapped beneath the rubble.
Je voudrais parler d’un enjeu majeur dont presque aucun candidat ne parle : la culture.
Nous vivons une fausse abondance, une abondance de flux et une rareté du sens. Nous brûlons notre attention comme on brûle du pétrole.
Et pendant ce temps, personne ne pose la vraie question : qu’est-ce qui nourrit un peuple ? Qu’est-ce qui élève un enfant ? Qu’est-ce qui fait qu’une nation se reconnaît dans un récit commun ?
La France a répondu deux fois. En 1959, le Général de Gaulle avec Malraux : la culture pour tous. En 1981, François Mitterrand avec Jack Lang : la culture de tous. Depuis vingt ans, trop souvent, on se satisfait de la simple gestion, des guichets et des organigrammes. Nous n’avons jamais consacré autant de moyens à la culture, et pourtant jamais la vision n’a semblé aussi faible.
Pendant que nous gérions, les plateformes ont pris la main sur une part croissante de l’imaginaire de nos enfants, les empires ont fait de la culture une arme, la Corée du Sud a fait de l’exportation culturelle une stratégie de puissance, et les machines se sont entraînées sur des millions d’œuvres sans garantir à leurs auteurs une juste rémunération.
Je propose le troisième âge de notre politique culturelle : la culture par tous.
Entre le marché total qui vend nos imaginaires et les empires qui les dictent, la France peut porter un troisième chemin : la culture comme bien commun, libre dans sa création, publique dans son accès, exigeante dans sa transmission.
Pour son entrée en campagne, Marine Le Pen martèle son obsession, à propos du logement : la « préférence nationale », soit la fin de l’égalité des droits qui fonde une république démocratique. C’est le cœur du projet du RN : un apartheid à la française.
https://t.co/mQ1dvd9htD
Bizarrement, la carte blanche dans la même émission du prix Nobel Annie Ernaux n'avait, elle, pas été censurée.
Pourtant, il s'agissait des mêmes propos de soutien à un peuple martyrisé que ceux d'Adèle Haenel, et sans contradicteur comme il se doit dans ce type d'exercice.
🇧🇪 FLASH INFO — BELGIQUE : UN POLICIER FILMÉ GIFLANT VIOLEMMENT UNE FEMME DÉJÀ MENOTTÉE
À Nivelles, un policier belge a été filmé en train de gifler violemment une femme déjà menottée lors d’une interpellation, samedi 12 septembre.
Selon Paris Match, les faits seraient survenus après un simple accrochage entre une voiture et un camion en stationnement.
La scène a été filmée par un témoin.
Attention : ces images sont très violentes.
Elles montrent des agents de la police nationale et municipale de Carcassonne jeter un jeune au sol, où il se fracasse la tête.
Ils ne lui apportent aucune aide, aucun secours, aucune prise en charge. Il est décédé quelques jours après.
La police républicaine doit être réformée de la cave au grenier. Ses éléments racistes et violents doivent être sanctionnés et renvoyés sur-le-champ. Les enquêtes doivent avancer.
Pour être respectée, la police doit se rendre respectable.
Et à tous ceux qui disent "l'extrême droite, on n'a jamais essayé" : regardez l'exemple de Carcassonne. Voyez les conséquences de la victoire du RN : agents ouvertement racistes, sexistes, homophobes et menaçants, libération de la violence partout, persécution des syndicats et des associations.
Le pire peut être éviter. Mon soutien à la famille de Youssef.
Laurent Nunez se montre très mal à l'aise sur la question du racisme dans la police : se cacher derrière l'IGPN dont le manque d'indépendance et d'objectivité est évident, est en quelque sorte un aveu.
Bravo à @mbompard d'avoir porté et défendu une autre doctrine possible que ce soit pour le maintien de l'ordre, la lutte contre la délinquance, et la lutte contre toutes les violences !
⚡️🇮🇱|🇵🇸INFO - Dans le documentaire #NAZA, 24 officiers ou agents des renseignements israéliens racontent leur participation aux opérations menées dans la bande de #Gaza, que certains d’entre eux qualifient de « #génocide ». Un responsable militaire évoque « des tueries de masse à une échelle industrielle ». À travers leurs témoignages, le film décrit l’utilisation par #Tsahal d’outils technologiques dopés à l’#IA pour tuer des #civils de façon calculée et systématique. Un militaire affirme que jusqu’à 500 personnes ont été tuées dans des frappes visant une seule personne. Un autre explique avoir eu le sentiment d’être dans un jeu vidéo et reconnaît y avoir pris du plaisir.
Les témoins décrivent également des #massacres dans des zones interdites définies par #Israël, notamment à proximité de centres de distribution d’aide humanitaire. Des snipers y abattaient des #Gazaouis affamés tentant d’obtenir de la nourriture. De nombreux agents interrogés comparent la déshumanisation dont ils ont été témoins à celle de la #Shoah.
Réalisé par les Israéliens Yuval #Abraham et Rachel #Szor, et produit notamment par The Guardian, NAZA s’appuie sur des enquêtes publiées par le média israélo-palestinien +972 Magazine et le quotidien britannique. Ces témoignages s’inscrivent dans un contexte où plus de 73 000 Palestiniens ont été tués dans la bande de Gaza depuis 2023. Selon certaines estimations, le bilan réel serait bien plus élevé, alors que les massacres de civils se poursuivent. Présenté à la Mostra de Venise, le documentaire a reçu une ovation de 25 minutes, un record pour le festival. À ce jour, aucune date officielle de sortie en salles en France n’a été annoncée…
🚨🇫🇷 ALERTE INFO | Mediapart révèle les écrits racistes, antisémites et glorifiant la Waffen-SS de Caroline Parmentier, députée et vice-présidente du groupe RN.
Julien Odoul affirmait pourtant il y a quelques jours qu’en cas de propos raciste, un membre du RN se verrait « immédiatement exclu ».
🇫🇷 🇮🇱 Freedom of expression, French-style: French public TV gave acclaimed actress Adèle Haenel a “carte blanche”. She used it to say “genocide”. France TV then
removed the replay of the entire show.
The boundaries of permissible speech sometimes seem broader in Israel than in France.
David Grossman, Israel’s foremost living novelist and one of its most respected moral voices, has described what is happening in Gaza as genocide.
So have B’Tselem and Physicians for Human Rights Israel, along with leading Israeli Holocaust and genocide scholars including Amos Goldberg, Omer Bartov, Raz Segal, Shmuel Lederman and Daniel Blatman.
France TV’s decision was not only questionable on free-speech grounds. It was spectacularly counterproductive.
The clip is now circulating everywhere.
A textbook Streisand effect.
PS. I personally do not think it is necessary to fetishize the word “genocide”, or to use it from dawn to dusk. Even if we were dealing with crimes against humanity, which have been amply documented, or “only” with war crimes, surely the minimum description of much of what has happened since October 7, that would already be tragic and horrifying enough.
But we should also remember that the 1948 Genocide Convention is explicitly about both the Prevention and the Punishment of genocide. One does not have to wait decades, or for a final judgment, before the term can legitimately be used…