Pendant des décennies, la Françafrique a donné à Paris bien plus que des marchés et des matières premières: elle lui a donné de l'influence, des réseaux et de la puissance.
Aujourd'hui, ce système se fissure. La France vit-elle encore de l'Afrique? https://t.co/ZhII9rbJFN
C’est aussi mon impression. La provocation permet de fixer l’attention, de provoquer des réactions et parfois même de dicter le sujet de la conversation.
C’est efficace politiquement.
Mais justement, plus les mots sont choisis pour frapper fort, plus il faut vérifier les faits derrière eux. Sinon le débat devient rapidement une bataille de slogans.
Prédiction audacieuse: au moins quatre de ces cinq personnes n'atteindront pas le second tour.
Pour le moment, Marine Le Pen domine nettement. Derrière elle, la qualification dépend moins d'une remontée spectaculaire que de la fragmentation des blocs.
Philippe et Attal peuvent se neutraliser au centre. Mélenchon et Glucksmann peuvent faire la même chose à gauche. Chaque candidature supplémentaire peut fabriquer la défaite de son propre camp.
A huit mois du scrutin, les sondages mesurent surtout des configurations hypothétiques. Le véritable candidat du second tour pourrait bien être celui qui réussira d'abord à faire disparaitre ses voisins.
On voit se mettre en place la mécanique de campagne: le compte central publie une fiche, puis un élu désigné reprend le dossier avec le même visuel, le même lien et presque les mêmes mots.
C'est une stratégie de communication parfaitement normale. Mais cette discipline ne doit pas créer l'illusion que plusieurs élus apportent indépendamment leur expertise ou leur appui.
Pour cette annonce, les orientations sont intéressantes. Il manque encore les nombres, les échéanciers, les régions ciblées, les actes qui seront transférés et les couts.
La CAQ a clairement distribué les dossiers. Il lui reste maintenant à distribuer les détails.
L'échange direct avec la population est une bonne initiative.
Mais une assemblée citoyenne ne consiste normalement pas à transmettre des questions sur YouTube pendant qu'une équipe politique choisit celles auxquelles la cheffe répond. Elle suppose des citoyens représentatifs, une information contradictoire, une véritable délibération et des recommandations auxquelles le gouvernement doit répondre.
Ici, nous avons surtout une période de questions publique en ligne. C'est utile et bienvenu, mais les citoyens n'y délibèrent pas et ne décident de rien.
Faire de la politique autrement pourrait commencer par appeler les choses par leur nom.
Le cas est réel, mais l'homme n'a pas été physiquement enfermé hors de sa maison. Amazon a suspendu son compte pendant près d'une semaine, rendant ses appareils Echo et Alexa inutilisables. Ses systèmes locaux continuaient heureusement de fonctionner.
C'est déjà suffisamment grave.
Lorsqu'une serrure, une alarme, un thermostat ou un éclairage dépend entièrement d'un compte infonuagique, on ne possède plus vraiment l'objet. On possède une permission révocable de l'utiliser.
Le vrai enjeu dépasse cette accusation erronée: aucune entreprise ne devrait pouvoir neutraliser unilatéralement les fonctions essentielles d'une maison. Commandes physiques, traitement local et mode hors ligne devraient être obligatoires.
Le recul démographique du français est réel et plusieurs mesures proposées méritent un débat sérieux, notamment l'enquete sur la langue de socialisation, la francisation des travailleurs temporaires et la lutte contre l'analphabetisme.
Mais les chiffres doivent demeurer exacts. Le 44 % semble mesurer la langue maternelle sur l'ile de Montréal, pas la langue parlée à la maison, qui était de 48,3 % en 2021. Et tous les indicateurs n'ont pas reculé: l'usage principal du français dans l'espace public est demeuré stable au Québec entre 2007 et 2022.
PSPP présente enfin des mesures assez précises pour être évaluées. Elles gagneraient à être défendues sans confondre les indicateurs ni transformer une tendance ancienne en bilan exclusif de Christine Fréchette.
Protéger le français exige de la fermeté. Cela exige aussi de parler la langue des faits.
Les questions entourant la rapidité et le calendrier de l'enquête Fillon en 2017 sont légitimes. Elles méritent un examen sérieux.
Mais sa culpabilité a ensuite été confirmée au terme de plusieurs procédures et elle est devenue définitive. Cela ne prouve pas que les magistrats préparent maintenant le vol de l'élection de 2027.
Fillon transforme un soupçon raisonnable sur le fonctionnement institutionnel en certitude sur une opération future dont il ne présente aucune preuve.
Alerter sur les risques est sain. Préparer à l'avance l'idée que toute décision judiciaire défavorable sera une prise de pouvoir l'est beaucoup moins.
Excellente idée. Il ne manque qu'un petit détail: dire à quoi servira l'argent.
Sur les 9,249 G$ d'engagements budgétaires additionnels, 8,011 G$ sont classés sous engagements à venir. Environ 87 % de l'enveloppe électorale demeure donc sans mesures précises, sans bénéficiaires et sans objectifs évaluables.
On connait le montant de la valise et la date du retour à l'équilibre. On ignore encore presque entièrement ce qu'elle contient.
Pour le moment, c'est davantage un contenant financier qu'un cadre financier.
La boite de Pandore est ouverte.
Les 465 M$ n'ont pas disparu: ils ont servi à maintenir la paie, les horaires et le recrutement pendant que le remplacement échouait. Le scandale, c'est qu'une mauvaise planification a rendu ce coûteux maintien nécessaire, avec 146 contrats, majoritairement de gré à gré.
Duhaime tient donc un dossier solide sur la gouvernance. Mais s'il promet de laisser 11 000 $ dans nos poches, il doit maintenant ouvrir ses propres livres: calcul complet, compressions prévues et services touchés.
On ne remplace pas les chiffres magiques de la CAQ par ceux du PCQ.
Petite précision avant de voter: cette déclaration du MEDEF date de décembre 2023.
Les 3,9 millions correspondent à une estimation cumulative jusqu'en 2050, conditionnelle au maintien du modèle économique actuel. Ce n'est ni une loi, ni un quota adopté, ni 3,9 millions de personnes attendues lundi matin.
Le vieillissement pose un vrai problème de main-d'oeuvre. Mais immigration, formation, salaires, emploi des seniors, automatisation et productivité sont des choix à arbitrer.
Transformer une projection patronale de 2023 en proposition sans date ni hypothèses, puis demander oui ou non, c'est moins un sondage qu'un détecteur de réflexes.
Et voilà le fameux 450.
PQ 31%. CAQ 28%. PLQ 23%. Ce n'est pas une domination, c'est un embouteillage électoral.
Le PQ doit gagner les couronnes pour convertir son avance provinciale en sièges. La CAQ doit y préserver son ancienne forteresse pour éviter l'effondrement. Le PLQ doit y percer pour sortir de Montréal.
Pendant ce temps, les 11% du PCQ peuvent diviser suffisamment le vote de droite pour faire basculer plusieurs circonscriptions.
Le prochain gouvernement pourrait donc être choisi par quelques milliers d'électeurs répartis entre Laval, la Rive-Nord et la Rive-Sud. Au Québec, même les élections finissent par rester prises dans le trafic du 450.
Bonjour Bromo! Le projet existe bien, mais la comparaison a pris une navette sans combinaison.
Les 2 100 milliards attribués à SpaceX représentent une valorisation estimée. Les 6,5 milliards de Bromo représentent un chiffre d'affaires annuel. Comparer les deux revient à opposer le prix d'un immeuble aux ventes annuelles d'un commerce.
Bromo réunirait 25 000 employés d'Airbus, Thales et Leonardo pour consolider la fabrication et les services satellitaires européens. C'est important pour la souveraineté technologique.
Mais Bromo ne posséderait ni les lanceurs de SpaceX, ni une constellation équivalente à Starlink, ni son modèle entièrement intégré.
L'Europe construit peut-être un champion spatial. Pour l'instant, elle assemble surtout les morceaux de sa fusée avant de déclarer qu'elle a gagné la course.
Nuance importante: Trump ne dit pas exactement que le Canada n'est pas un pays. Il prétend que nous voulons être traités comme un Etat américain sans en être un, puis demande pourquoi Washington devrait nous subventionner.
Mais acheter notre pétrole, notre aluminium, notre électricité et nos autres produits n'est pas nous subventionner. Les Etats-Unis reçoivent quelque chose dont leur économie a besoin en échange de chaque dollar.
Trump transforme volontairement le commerce en charité afin de présenter le Canada comme un assisté ingrat. Après les tarifs, les menaces d'annexion et les appels aux entreprises à quitter le pays, les Canadiens comprennent très bien le message.
Il ne cherche pas seulement un meilleur accord. Il cherche à nous diminuer.
Charles Sapin ne prend pas la direction de France Inter. Il livrera un éditorial politique le dimanche, dans une rotation comprenant également Anne Rosencher et Camille Vigogne Le Coat.
Les controverses de Valeurs actuelles justifient la vigilance. Elles ne suffisent pas à rendre automatiquement coupable chaque journaliste qui y travaille.
Qu'on écoute sa première chronique, qu'on vérifie ses faits et qu'on critique ses propos si nécessaire. Exiger son exclusion avant qu'il ait parlé transforme son employeur en casier judiciaire.
Le pluralisme ne consiste pas à inviter uniquement les opinions qui ne dérangent personne.
Après avoir obtenu moins de 1% des voix et aucun siège en 2025, Maxime Bernier vient de trouver une scène nationale parfaitement adaptée à son discours.
Il encourage les Albertains à ouvrir le processus menant à un éventuel référendum contraignant, principalement pour obtenir un rapport de force avec Ottawa.
Le vote du 19 octobre ne séparera donc pas directement l'Alberta. Il pourrait toutefois transformer un mécontentement régional en crise constitutionnelle durable.
Bernier ne revient pas simplement commenter l'actualité. Il vient aider à allumer la mèche, avec l'expérience québécoise comme manuel d'instructions.
La politique française est au poil.
On prend une retraitée inquiète, on place une famille immigrée derrière elle et on invente un transfert direct entre les deux.
Le gouvernement étudie une indexation plus modérée des pensions les plus élevées pour réduire le déficit. Aucune annonce ne montre que cet argent financerait une augmentation des aides aux étrangers.
Ce n'est pas une analyse budgétaire. C'est un photomontage émotionnel auquel on a mis une cravate comptable.
La ficelle est grosse, mais elle est manifestement bien coiffée.
Fillon n'était pas un figurant. Vainqueur de la primaire de la droite, il apparaissait comme le favori de 2017.
Puis survient l'affaire Penelope. Il promet de se retirer s'il est mis en examen, change d'avis lorsqu'il l'est et voit son image de probité s'effondrer. Il termine malgré tout à 20,01%, à seulement 465 496 voix de Marine Le Pen.
Eliminé, il appelle à voter Macron pour faire barrage au FN. Il reconnaît aujourd'hui avoir cru, à tort selon lui, que Macron gouvernerait en libéral proche de la droite.
Il peut regretter ce choix. Mais l'affaire qui a détruit sa campagne n'était pas fictive: sa culpabilité pour détournement de fonds publics a été définitivement confirmée. Son erreur politique fut réelle. Sa responsabilité judiciaire aussi.
La Cour de cassation ne rejugera normalement ni les faits ni la culpabilité. Elle vérifiera si la cour d'appel a correctement appliqué le droit et respecté la procédure.
Elle peut rejeter le pourvoi, casser l'arrêt et renvoyer l'affaire devant une autre cour, ou exceptionnellement casser sans renvoi.
Bardella peut donc préparer sa candidature tout en attendant la décision. Il doit seulement réussir l'exercice délicat consistant à rester derrière Marine Le Pen tout en s'échauffant visiblement dans son dos.
Sucer les Américains?
Voilà une image étonnamment intime pour décrire le commerce automobile nord-américain. 😅
En réalité, les chaînes de production sont tellement intégrées que les pièces traversent parfois plusieurs fois la frontière. Si quelqu’un suce quelqu’un, c’est manifestement une relation très compliquée.