Un gamin de 8 ans, à Évry-Courcouronnes, fait tomber une maîtresse dans la cour, lui met des coups de poing, de genou, d’épaule, et lui sort : « Je vais te tuer, je vais t’égorger. »
Sept jours d’ITT.
Huit ans.
Pas un ado de cité qui joue au dur. Un enfant de CE1. Un âge où, normalement, tu apprends encore à tenir un crayon, pas à menacer d’égorger l’adulte qui t’apprend à lire.
Et le plus glaçant, c’est pas seulement le gosse. C’est la suite. Les profs se mettent en grève parce qu’il n’y a pas de sanction. Parce que la situation est devenue « ingérable ». Parce que personne au-dessus ne prend ça au sérieux.
On est où, là.
On a passé des années à expliquer que l’autorité c’était de la violence, que punir c’était traumatiser, que le cadre c’était ringard, que l’enfant était un petit souverain qu’il ne fallait surtout pas contrarier. Résultat : on se retrouve avec des mômes de huit ans qui parlent comme des tueurs et qui frappent une femme au sol pendant la récré.
Et après on fait les étonnés.
Une enseignante au sol. Des collègues qui n’en peuvent plus. Une pancarte « École en colère ». Et de l’autre côté, le grand silence administratif. Le dossier. La commission. Le « on va voir ». Le « c’est un enfant ». Oui, c’est un enfant. Justement. Un enfant qui menace d’égorger sa maîtresse, c’est pas un détail pédagogique. C’est un signal d’alarme qui hurle.
Où sont les parents. Qu’est-ce qu’il entend à la maison pour sortir ça à huit ans. Qui lui a appris que la prof, on la jette par terre. Qui lui a appris que la menace de mort, c’est une phrase comme une autre.
On peut tourner autour du pot autant qu’on veut. Une école où un élève de 8 ans tabasse une enseignante et où ça ne déclenche pas une réponse nette, immédiate, visible, c’est une école qui a déjà perdu.
Les profs ne demandent pas la lune. Ils demandent de pouvoir faire leur métier sans se faire casser la gueule. Ils demandent qu’un coup porté à une enseignante ne soit pas classé dans la case « incident de cour ». Ils demandent que l’État arrête de les laisser seuls face à des situations qu’ils n’ont plus le droit de gérer.
Parce que c’est ça, le vrai scandale. Pas seulement le gamin. Le système qui, face à ça, hésite. Pèse. Minimise. Attend. Comme si frapper une prof et lui promettre de l’égorger, à huit ans, c’était encore négociable.
C’est pas négociable.
Si à 8 ans tu peux frapper une adulte, la menacer de mort, et que demain tu reviens en classe comme si de rien n’était, tu n’apprends pas la gravité. Tu apprends l’impunité. Et l’impunité à cet âge-là, ça ne se soigne pas avec un conseil de discipline bidon et trois heures de médiation.
Ça se soigne avec un cadre. Des limites. Des adultes. Des parents. Une institution qui arrête d’avoir peur de son ombre.
On peut continuer à parler de « mieux vivre ensemble » pendant que les profs se font allonger dans la cour. On peut continuer à reculer. On peut continuer à dire que c’est complexe.
Ou alors on dit les choses cash.
Une école sans autorité, ce n’est plus une école. C’est une zone. Et une société qui laisse un enfant de 8 ans dire « je vais t’égorger » à sa maîtresse sans que ça fasse basculer toute la machine, c’est une société qui a déjà accepté de se faire marcher dessus.
Les enseignants de Jacques-Tati ont raison d’être en colère. Ils sont même en retard.
Le pays entier devrait l’être.
#auxarmescitoyens
Unsere Nachbarin ist 85. Ihr Mann ist vor 10 Jahren verstorben, Kinder hat sie keine, Auto auch nicht. Also helfen wir hin und wieder beim Einkaufen oder wenn etwas nicht funktioniert.
Wenn man dann mal länger mit ihr spricht, merkt man erst, wie der Alltag für viele alte Menschen heute wirklich aussieht.
Der nächste Geldautomat? 10 km entfernt.
Die nächste Bankfiliale? 15 km.
Das nächste Geschäft? 3 km.
Die nächste Bushaltestelle? 1 km.
Und gleichzeitig setzen wir Dinge voraus, die für uns völlig normal sind.
Online-Banking? Hat sie nicht.
Smartphone? Noch nie besessen.
E-Mail-Adresse? Keine.
Internet? Hat sie. Weil man ihr irgendwann einen Anschluss verkauft hat.
Wir bauen Bankfilialen, Schalter und persönliche Ansprechpartner ab und ersetzen sie durch Apps, Portale und QR-Codes.
Und nennen das dann Fortschritt.
Für uns vielleicht.
Für sie wird die Welt dadurch jeden Tag ein Stück kleiner.
Une société qui oblige une personne de 90 ans à utiliser un smartphone pour accéder à ses droits n'est pas une société moderne. C'est une société qui oublie progressivement ses anciens.
En 2026, tout passe par une application, un mot de passe, un QR code ou une plateforme en ligne.
Pourtant, ceux qui ont bâti ce pays de leurs mains se retrouvent aujourd'hui démunis face à des outils qu'ils n'ont jamais appris à utiliser.
Quand une personne âgée est contrainte de demander de l'aide à son fils, sa fille ou ses petits-enfants simplement pour prendre un rendez-vous, régler une facture ou effectuer une démarche administrative, c'est que quelque chose ne fonctionne plus.
Le progrès n'a de sens que s'il profite à tous. Lorsqu'il exclut les plus fragiles, ce n'est plus un progrès, c'est une régression.
La technologie devrait rendre la vie plus simple, pas transformer l'autonomie en privilège réservé à ceux qui maîtrisent le numérique.
Une société qui laisse ses anciens sur le bord du chemin ne devient pas plus moderne. Elle devient simplement moins humaine.
🇫🇷 16 juillet 1960, il y a 6️⃣5️⃣ ans, veille de l'arrivée à Paris, le peloton du Tour de France salue le Général de Gaulle, à Colombey-les-deux-Églises.
Un petit exemple de ce qui déraille dans "l'Education Nationale"
Je consacre quelques heures par semaine à une bonne demi-douzaine d'enfants suivis par l'Aide sociale à l'enfance. Trois d'entre eux sont en CM1, dans des écoles différentes de Marseille. Ils sont adorables, attachants. Et intelligents. Mais ce que je vois me stupéfie.
Hier, l’une des fillettes me dit fièrement qu’elle travaille les divisions à deux chiffres. Très bien. Sauf qu’elle ne connaît pas ses tables de multiplication. Pas même celle de 5. Et les éducateurs me disent qu’elle est la première de sa classe. Voilà où nous en sommes. Donc je vais apprendre les tables à ces gamins, et leur faire répéter à chaque fois qu'on se verra. Ils les sauront en sortant du primaire. Ce sera ma contribution pour leur vie future. Je les fais lire aussi.
On veut leur faire poser des multiplications ou divisions complexes, mais ils comptent encore sur leurs doigts pour faire 3x5. Chaque opération devient un parcours du combattant. Ce n’est plus de l’apprentissage, c’est du théâtre scolaire. L’illusion d’une exigence, sans le socle nécessaire. L’élève avance en titubant dans un décor en carton-pâte. L'élève croit maîtriser, les adultes autour font semblant de corriger, et l’école continue sa route – les yeux fermés sur l’échec programmé.
Ce n’est pas une anecdote isolée. Au lycée, j’ai vu des élèves sortir leur calculette pour faire 2×3. Et on voudrait leur enseigner les statistiques en 4e ? À quoi bon ? Pour calculer une moyenne, encore faut-il savoir additionner et diviser. Et comprendre le sens de tout cela, intimement.
Le problème n’est pas dans les objectifs fixés par le ministère – sur le papier, ils sont souvent cohérents. Le problème, c’est qu’on ne vérifie jamais si les bases ont été acquises. On passe à l’étape suivante sans contrôle, sans consolidation. Résultat : on construit des cathédrales sur du sable. Une scolarité entière devient une suite de lacunes empilées. On fait comme si. On fabrique des citoyens de papier, formatés pour l’échec et dressés à l’illusion.
Des enfants quittent le primaire sans savoir correctement lire, sans savoir calculer des opérations même simples. On les jette dans le secondaire comme on jetterait une barque sans rame sur une mer démontée. On parle d’inclusion, d’égalité, de bienveillance. Le mot "exigence" est devenu suspect. Le mot "niveau" est presque obscène. Mais le vrai obscène, c’est de trahir ces enfants en leur refusant les outils mentaux les plus élémentaires.
Car oui, ne pas maîtriser les tables de multiplication et vouloir calculer, c’est comme ne pas savoir lire l’heure ou reconnaître son nom. C’est être aveugle dans un univers de chiffres et de nombres. Et on ose parler de lutte contre les inégalités ? Alors qu’on les grave dans le marbre dès l’école primaire.
La vérité, c’est qu’on sacrifie une génération entière par pure lâcheté. On préfère préserver les apparences plutôt que former des esprits solides. On préfère des élèves incertains que des enfants réellement armés pour penser, comprendre, construire.
Tant qu’on ne remettra pas à plat l’apprentissage fondamental dans le primaire, tant qu’on n’aura pas le courage de dire que certains enfants ne savent pas lire ou compter à 10 ans et que c’est inacceptable, le naufrage continuera. Et nous regarderons, impuissants, le niveau scolaire s’effondrer, pendant que des responsables bien coiffés nous expliqueront que tout va très bien, que les choses vont en s'améliorant.
Il faut reconstruire. Et vite. Sinon c'est le pays en entier qui va glisser vers le bas du tableau international.
En novembre 1991 alors élève de l’ENA, Valoche a bloqué son école.
Depuis femme politique, elle met aux oubliettes les combats des étudiant•es pour ce qu’elles et ils pensent être juste : un «cessez-le-feu» et le respect du droit international.
Valou est devenue une andouille.
La France, ce pays où un délinquant multirécidiviste, condamné à de la prison ferme, se balade partout avec ses casseroles au cul pour dédicacer son bouquin, continue à bénéficier des avantages et des privilèges des anciens présidents de la République et est invité à toutes les petites sauteries officielles organisées par Emmanuel Macron
Surréaliste...
#DirectAN #Europeennes2024
🔴 c’est le moment de revoir #YaelBraunPivet plus puante que jamais, cracher avec un mépris sans nom sur #LFI réclamant l’inscription de l’#IVG dans la Constitution, et de la voir aujourd’hui discourir avec solennité, déclamant l’absolu contraire de ce qu’elle avançait en 2018 🤮
Voilà l'archive essentielle à conserver pour 2027.
Quand Édouard Philippe et toute la classe politique bon teint viendront agiter la peur du RN et nous appeler au "barrage républicain".
Je savoure déjà...
LETTRE AU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE
CE SUJET est tres important et est grave.
Je vous remercie de votre soutien
Je vous remercie de respecter ce tweet tant le sujet est difficile.
Mille merci
#droitdemourirendignite