-Parle pour toi. Je suis sûre que c'est Katia qui t'a trouvé ce travail. C'est vraiment stupide de sa part," dit Samantha, confirmant qu'elle n'apprécie pas du tout Katia. Elle retourne à table pour finir de manger, mais avant de partir, je la stoppe.
et elle le sait aussi.
Elle me regarde intensément, puis cède.
-D'accord, t'as gagné," dit-elle finalement, la voix pleine de résignation.
-Tu vois, ce n'est pas si compliqué," dis-je, soulagée. Je savais qu'elle finirait par comprendre.
Chapitre: 1 (suite)
Samantha.
Je fais des pâtes pour le dîner. Oui, nous n'avons plus de provisions et je ne peux pas demander de l'argent à Leïna. Elle va me tuer. Je crois qu'elle n'a pas supporté le fait que je sois virée.
-Ça m'est égal," réplique-t-elle, mais je sens qu'elle joue avec mes nerfs. Son indifférence apparente me met hors de moi.
-D'accord, si tu penses vivre toute seule ici, ce n'est pas un problème," dis-je, la défiant du regard. Je sais qu'elle ne peut pas se débrouiller seule,
-Samantha, tu ne me feras pas ce coup-là. Dans quelques jours, on sera bientôt expulsées de cette maison et toi, tu t'attaches encore à ton égo démesuré," dis-je, frustrée. Pourquoi me fait-elle ça ? La réalité de notre situation est critique, et elle semble ne pas le comprendre
Mais son regard se transforme rapidement en colère, j'en suis sûre. Ses yeux se plissent et ses lèvres se serrent.
-Ça sera sans moi," dit-elle fermement, croisant les bras sur sa poitrine.
-Non, tu me prends pour qui ?" Je m'arrête un instant, hésitant à lui dire que nous travaillerons comme domestiques. Je n'imagine même pas sa réaction. "Nous travaillerons dans une villa comme domestiques," dis-je, espérant que le mot "villa" adoucira la nouvelle.
-Attends, Leïna, j'espère que ce n'est pas de la prostitution," dit-elle, toujours à côté de la plaque. Son ton est sérieux, et je comprends qu'elle est vraiment inquiète.
Je me lève et vais sur le canapé, puis commence à sauter comme une gamine, ce qui fait rire ma sœur.
Leïna.
Samantha arrête de sauter et redescend sur terre, mais elle me regarde bizarrement, les sourcils froncés.
-Quand t'es contente, tu m'appelles Sam. Alors, surprends-moi," dis-je, curieuse. Elle revient devant moi, son sourire s'élargissant.
-On a trouvé du travail, qui nous donnera un logement gratuit," dit-elle en souriant. J'arrête de manger, abasourdie par cette nouvelle.
-Tu manges," dit-elle.
-C'est interdit ?" répliquai-je, un brin sarcastique. Elle soupire, passe derrière moi et m'enlace. Elle n'est plus fâchée contre moi, ce qui me soulage un peu.
-Devine quoi, Sam," me dit-elle avec un sourire mystérieux.
J'ai juste 19 ans et ça fait beaucoup. Mais comme elle a 25 ans, elle pense qu'elle est ma grand-mère.
Je me sers une assiette de pâtes et commence à manger. Puis Leïna fait son entrée. Elle me regarde avec une expression indéchiffrable.
Si elle savait que mon idiote de patronne a osé me gifler en pensant que je sortais avec son mari très infidèle... Mais je lui ai remis à sa place. Conseil : ne jamais me provoquer ou m'humilier.
Leïna pense que j'ai une adolescence prolongée. Peut-être, mais je ne crois pas.