@parizot On voit bien que ceux qui prônent non à la climatisation dans l'Hexagone ne vivent pas dans les pays chauds. Ici on ne se pose pas la question. Chaque été à Paris, je trouve inadmissible que les transports, les administrations, les maisons et j'en passe ne soient pas climatisées.
Camus l'avait compris dès les années 50. Les idées radicales, c'est une affaire de nantis. Les projets radicaux sont toujours l'oeuvre de ceux qui assoient leur fauteuil dans le sens de l'histoire, et se donnent bonne conscience sans prendre de risques. La radicalité, c'est le divertissement capital du grand-bourgeois. Le courage, le vrai courage, est de ne pas se donner de principes plus grands que son caractère.
J'ai fait 80 millions de vues sur une longue analyse des origines du wokisme.
Aujourd'hui, je vais prendre l'angle inverse. Partir d'un cas tout bête, presque anecdotique, et remonter exactement à la même idée : la minorité qui se met à parler au nom de toute une minorité finit toujours par mal tourner.
À chaque fois que je vois passer ce genre de vidéo, je repense à une histoire de 2012.
À l'époque, je vivais en colocation. On était quatre. Deux hétéros, deux gays. Et les deux gays étaient discrets. Le proprio, par exemple, je n'ai découvert qu'il était homosexuel que trois mois après mon arrivée. Et encore, parce que c'est lui qui me l'a dit. Pudique, aucune envie d'en faire un étendard. Tu pouvais passer des semaines à côté de lui sans jamais te poser la question.
Un soir, l'autre coloc gay, discret lui aussi, invite toute une bande de potes à lui. Et dans le lot, il y avait LE personnage. Tu vois le genre. Vocal, militant, caricatural au possible, le mégaphone incarné.
Et le moment le plus marquant de la soirée, ça a été quand le proprio, le plus discret de tous, celui qui n'avait jamais fait de son orientation un sujet, s'est penché vers moi et m'a glissé à voix basse : "Tu vois, moi je suis gay, et je ne me sens absolument pas représenté par cette minorité qui prend le mégaphone et qui se met à parler au nom de tout le monde."
Celui qui vivait sa vie sans rien réclamer ne se reconnaissait pas dans celui qui prétendait hurler en son nom.
J'ai compris quelque chose ce soir-là que je n'ai jamais oublié.
Dans toute minorité, il existe une minorité de la minorité qui s'accapare le combat. Une frange ultra-vocale, souvent la plus caricaturale, qui s'auto-désigne porte-parole et finit par occuper tout l'espace. Le problème, c'est qu'elle ne représente quasiment personne. Elle se représente surtout elle-même.
Et le mécanisme est toujours le même. Le plus intransigeant finit par confisquer le micro, parce que c'est lui qui crie le plus fort, pendant que la majorité (par lassitude, par politesse, ou par peur de se faire lyncher) se tait. Le silence des modérés devient le porte-voix des extrêmes.
C'est vrai partout. Les religieux, les homosexuels, les ethnies, les courants politiques, absolument toutes les formes de groupe. À partir du moment où quelqu'un se croit au-dessus de la mêlée et s'arroge la légitimité de parler au nom d'un collectif entier, ça finit mal. Systématiquement.
Parce que la grande majorité silencieuse ne se reconnaît pas dans la caricature. Elle vit, tout simplement. Et elle se retrouve associée, malgré elle, à un porte-voix qu'elle n'a jamais choisi.
Et qu'on soit clair.
- Chacun est libre de croire ce qu'il veut.
- Chacun est libre de porter ce qu'il veut.
- Chacun est libre de se transformer en ce qu'il veut.
Mais personne n'est libre d'imposer sa vision du monde au reste.
C'est précisément là que naît la division.
Pas dans la différence, mais dans l'injonction.
Le wokisme, c'est l'incarnation chimiquement pure de ce basculement : le moment où une minorité de la minorité cesse de demander qu'on la laisse vivre, et se met à exiger que tout le monde vive comme elle.
La minorité bruyante ne sert jamais la cause qu'elle prétend défendre.
Elle la dessert.
Totalement hors sujet !
La France ne deviendra pas une puissance de l'IA en ajoutant quelques centaines de millions d'euros d'argent public de plus.
Le problème n'est pas le manque d'argent. Le problème, c'est que nous continuons à compliquer la vie de ceux qui créent, investissent, innovent et prennent des risques.
À chaque retard technologique, la réponse est la même : un plan, un comité, une mission, un rapport, une enveloppe budgétaire.
Comme si la Silicon Valley était née d'une circulaire administrative !
Ce dont la France a besoin, ce n'est pas d'un État plus présent dans l'économie. C'est d'un État moins présent dans la vie de ceux qui entreprennent.
Moins de normes. Moins de taxes. Moins de bureaucratie.
Plus de liberté. Plus de capital. Plus de vitesse.
Les géants technologiques mondiaux n'ont pas été créés par une volonté politique. Ils sont nés dans des écosystèmes qui récompensent l'ambition, valorisent le risque et attirent les capitaux.
Voilà 50 ans que la France répond à presque tous ses problèmes économiques par davantage d'intervention publique. Et voilà 50 ans que nous regardons les autres prendre de l'avance.
En quelle langue faudra-t-il leur expliquer que cette stratégie nous mène dans le mur ?
La Chine soupçonnée d'avoir mis la main sur Mythos, d'où son interdiction et celle de Fable 5 ?
Selon Semafor, un groupe en relation avec la Chine aurait accédé à Mythos, le modèle IA le plus avancé d'Anthropic. Cette information aurait directement poussé la Maison-Blanche à interdire Mythos et Fable 5 hors des frontières étasuniennes. D’où la décision brutale du gouvernement de Donald Trump contre Anthropic.
Mythos n'est pas une IA comme les autres. Anthropic présente ce modèle comme le plus avancé jamais conçu, capable de détecter des failles dans le code informatique avec une précision inquiétante. Alors forcément, qu'elle soit possiblement entre les mains de la Chine a de quoi donner des sueurs froides à l'administration Trump.
La Chine a-t-elle accédé illégalement à Mythos ?
Le 4 avril 2026, l'entreprise l'a lancé dans le cadre du programme Project Glasswing, en accès strictement contrôlé à un cercle fermé d'entreprises de cybersécurité. Anthropic a elle-même reconnu que Mythos représentait un danger pour le public et a refusé toute commercialisation. On parle d'un outil qui pourrait servir aussi bien à repérer les failles qu'à les exploiter pour des attaques.
Et pour cause, l'enjeu de sécurité nationale est direct. Pour rappel, un accès chinois à Mythos ouvrirait deux risques pour Washington. Pékin pourrait utiliser le modèle dans des cyberattaques offensives contre des cibles étasuniennes. La Chine pourrait aussi rétro-concevoir Mythos par une méthode appelée distillation. Une technique qui permet d'entraîner un modèle à reproduire le comportement d'un autre plus avancé sans accéder au code source. Bref, le savoir-faire d'Anthropic se retrouverait copié en quelques semaines.
Sauf que voilà, la version officielle de la Maison-Blanche évite soigneusement la mention chinoise. David Sacks, conseiller du président Donald Trump pour l'IA, a publié sa propre version des faits sur X. Selon lui, le gouvernement a averti Anthropic d'un jailbreak sur Fable 5, la version commerciale grand public de Mythos. Dario Amodei, directeur général d'Anthropic, aurait refusé de corriger la faille ou de retirer le modèle.
Mythos, une IA puissante et convoitée
Mais ce n'est pas tout puisque Andy Jassy, directeur général d'Amazon, est aussi cité comme intermédiaire entre les autorités et Anthropic. Amazon a investi plusieurs milliards de dollars dans l'entreprise et fournit une grande partie de son infrastructure de calcul. Le rôle d'Andy Jassy dans le signalement du jailbreak au gouvernement a été confirmé par une source proche de la Maison-Blanche.Le porte-parole d'Anthropic a toutefois précisé à Semafor que la Maison-Blanche n'a pas évoqué la Chine dans ses discussions sur l'interdiction des modèles hors USA.
Cette fuite chinoise n'est pas la première mésaventure de Mythos. Avant la révélation Semafor, un groupe Discord aurait accédé sans autorisation au modèle pendant deux semaines avant qu'Anthropic ne découvre la brèche et coupe l'accès.En clair, plusieurs personnes non autorisées ont déjà eu accès à Mythos depuis son lancement.
La stratégie d'Anthropic qui mise sur un cercle restreint d'utilisateurs de confiance, montre ses limites face à des adversaires motivés et organisés. Le 13 juin 2026, après l'ordre du département du Commerce, Anthropic a désactivé Mythos et Fable 5 pour tous les utilisateurs dans le monde entier.
#IA Voilà, nous y sommes. Il faut sortir du déni de réalité c'est la guerre des IA et nous sommes totalement dépendants. Au niveau de la société civile, il est urgent de provoquer une réelle prise de conscience collective. Ce n’est pas un sujet technique réservé aux experts ou aux politiques. Cela concerne directement la vie de chacun, son travail, sa souveraineté et ses libertés futures.
Il est donc urgent d’organiser de vrais débats citoyens partout sur l'impact des IA sur les humains.
Et nos politiques ? Que font nos dirigeants français et européens ? Vont-ils convoquer un sommet d’urgence suite à cet acte du gouvernement américain ?
Face aux subprimes en 2008, ils ont tenu un Conseil européen d’urgence. Face à l’Ukraine, en 2022, ils ont organisé un sommet le jour même de l’invasion. Et en juin 2026 ?
Et que l'on ne nous dise pas que les enjeux de l’IA sont moins importants que les crises précédentes.
Et surtout, que les gouvernements ne nous fassent pas un sommet purement technocratique. Il faut associer la société civile : entrepreneurs, ONG, universités et citoyens. C'est maintenant ou jamais !
cc @RafikSmati@tfsalomon@dr_l_alexandre@ALehenanff@parizot@sachaqs
Le rapt de James Boyard intervient alors que les autorités multiplient les déclarations sur les progrès réalisés dans la lutte contre les gangs et la reprise du contrôle de certaines zones stratégiques
https://t.co/sHuJBthQjW
Alerte ! Les États-Unis ont coupé cette nuit au reste du monde l’accès à Fable et à Mythos d’Anthropic, les IA les plus puissantes jamais créées. Au nom de la sécurité nationale.
Plus de doute possible : la guerre technologique mondiale est désormais ouverte. Et dans cette guerre, celui qui contrôle la technologie contrôle l'avenir.
Mais ici, en France, tout le monde s’en fout : la prochaine présidentielle parlera de réforme des retraites et de taxation des riches.
Le réveil de la France et de l’Europe sera brutal.
L'échouement des sargasses constitue un problème sanitaire majeur dans la Caraïbe. Les impacts sur la santé sont réels et dramatiques.
Sargasses en Martinique : un amas exceptionnel menace les côtes, Météo-France alerte sur des échouements très forts https://t.co/ioIBhLErTE
Ce mardi, à Herat, une ville à l'Ouest de l'Afghanistan, les talibans ont fait tirer à balles réelles sur une petite foule de femmes et d'hommes descendus dans la rue, au cri de : « éducation, travail, liberté. » Le bilan n'est pas connu, ni celui des morts ni celui des blessés. On sait seulement que parmi ces derniers, beaucoup ont préféré fuir plutôt que d’être pris. La raison de ce rassemblement dans le quartier de Jebrail (80 000 habitants) était que, quelques jours avant, entre le 5 et le 7 juin, plusieurs dizaines de femmes y avaient été arrêtées. Emmenées par la police des mœurs, rattachée au ministère de la répression du vice et de la promotion de la vertu. Elles avaient été arrêtées, ces femmes, pour non-respect du code vestimentaire : plutôt que la burqa intégrale prescrite par cette lecture fanatique de l’islam, certaines portaient le voile accompagné d'un masque FFP2 qui pourtant cache une bonne moitié du visage. Mais même la moitié, ce n'est pas assez. Il faut traquer jusqu'au moindre cil, jusqu'au moindre éclat d'iris, jusqu'au moindre bout de front ou d'affront.
L’Afghanistan est un pays où les femmes n'ont plus le droit de rien : ni d’étudier, ni de travailler, ni de faire entendre le son de leur voix, ni d'être vues chez elles, depuis l'extérieur. C'est un enténèbrement. Des femmes. Mais aussi des filles. Un récent décret ayant autorisé de facto le mariage de ces dernières avant la puberté.
Ce que démontre la répression de mardi dernier, cependant, c'est qu'il existe, désormais, des poches de résistance. Le quartier de Jebrail, ai-je appris, est historiquement peu favorable aux islamistes. Et clandestinement, une contre-vie s'y organise, faite d'écoles cachées, de soins dispensés, ou de musiques discrètes lors de célébrations secrètes.
Depuis que les talibans ont repris le pouvoir en 2021, les femmes ont été emmurées, et le pays s’effondre. Je l'ai déjà dit ici : une nation qui maltraite ses femmes court au désastre. Ce n'est pas un slogan. C'est un fait. Aucune nation qui maltraite ses femmes ne s'en sort politiquement, ni économiquement. Le régime taliban ne prive pas simplement le pays de la moitié de l’humanité, de la moitié de sa richesse, mais il y produit le chaos de la misère affective et sexuelle, l'agressivité d'une frustration systémique, et l’étouffement de toute joie. Le régime est un mort à crédit, dont on démantèlera un jour les pick-up de l’effroi. Quand ? Le niveau effroyable de la répression qui sévit laisse peu d'espoir pour le court terme. En attendant, parlons autant que nous pouvons de ces poches de résistance. Car on sait que le courage est contagieux, et donc qu'il doit être dit, partout, pour qu’il soit répété, su, et que l’information revienne au pays, par des canaux de fortune. Parlons autant que possible de ces flammes de la liberté. Et de ce qu’il en coûte à ceux qui ont le courage de les allumer.
À lire dans Science : "Une fenêtre qui se rétrécit pour comprendre l'IA" 🚨
Nous sommes en train de fabriquer un Golem. La question n'est pas de savoir s'il nous obéira. C'est de savoir si l'Homo sapiens sera encore en mesure de le comprendre.
"La fenêtre permettant de construire des systèmes d'IA que nous pouvons comprendre et orienter de manière significative pourrait se refermer au-delà de tout espoir de récupération".
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"Une fenêtre qui se rétrécit pour comprendre l'IA" par @erichorvitz et @cervisiarius
Alors que les capacités de l'intelligence artificielle (IA) progressent rapidement, la compréhension humaine de ces systèmes accuse un retard croissant. Plusieurs tendances convergent pour rendre les systèmes d'IA plus difficiles à comprendre, précisément à mesure qu'ils deviennent plus conséquents. Sans efforts délibérés pour contrebalancer ce phénomène, la fenêtre permettant de construire des systèmes d'IA que nous pouvons comprendre et orienter de manière significative pourrait se refermer au-delà de tout espoir de récupération.
Comprendre l'IA — ou l'interpréter — ne signifie pas maîtriser chaque ligne de code ou chaque paramètre d'un réseau de neurones. Tout comme nous étudions le comportement humain à plusieurs niveaux — de la neuroscience à la psychologie, en passant par la sociologie — les principes et les opérations de l'IA peuvent être explorés et compris à des degrés variables. Une compréhension mécaniste complète peut demeurer hors de portée, mais la science est rarement une affaire de tout ou rien : une compréhension partielle reste utile. Ce qui rend cette compréhension urgente n'est pas une exigence de complétude, mais une nécessité pratique : à mesure que les capacités s'accélèrent, même des intuitions causales imparfaites sur les systèmes d'IA peuvent nous permettre de détecter les risques tôt et d'intervenir avant que des dommages ne surviennent.
Une première tendance qui complique la compréhension est l'essor de la conception d'IA dirigée par l'IA elle-même. Les systèmes d'IA sont désormais conçus et affinés par d'autres systèmes d'IA au travers de cycles récursifs qui peuvent dépasser l'entendement humain et se déployer dans des espaces à haute dimensionnalité résistant à l'intuition. Il en résulte une opacité opérationnelle : les performances s'améliorent, tandis que la compréhension de la façon dont elles sont obtenues s'amenuise. Pour favoriser la perspicacité et le contrôle humains, les systèmes d'IA qui contribuent à leur propre conception devraient produire des explications et des outils qui rendent leur architecture et leur fonctionnement intelligibles aux humains. Autrement, l'opacité risque d'émerger comme une conséquence non intentionnelle du processus de conception lui-même.
Une deuxième tendance est la prolifération des interactions IA-à-IA. À mesure que l'échelle et la complexité de ces interactions dans des environnements multi-agents hautement connectés augmentent, les suivre deviendra de plus en plus difficile. La communication entre agents d'IA peut s'éloigner du langage humain et du raisonnement, devenant plus difficile à interpréter. Cela crée une opacité interactionnelle : les comportements peuvent être cohérents au sein des écosystèmes d'IA sans être aisément interprétables par les humains. Les chercheurs doivent étudier les dynamiques multi-agents et détecter les dérives dans le raisonnement généré par l'IA. Les objectifs d'entraînement devraient récompenser une communication interprétable par les humains, afin que les systèmes avancés et les écosystèmes multi-agents restent compréhensibles.
Une troisième tendance est l'expansion d'agents d'IA persistants et adaptatifs, profondément intégrés dans la vie quotidienne. Par leurs interactions soutenues, ils peuvent construire des modèles détaillés du comportement et de la psychologie humains, captant non seulement les préférences, mais aussi les motivations latentes telles que la peur, l'incertitude et le besoin d'appartenance sociale. Une asymétrie frappante s'ensuit : tandis que la compréhension humaine de l'IA décline, la compréhension que l'IA a des humains s'approfondit, produisant de nouvelles formes d'opacité comportementale.
Par exemple, les systèmes peuvent devenir de plus en plus conscients des contextes d'évaluation et produire des résultats qui reflètent les désirs des évaluateurs plutôt que leur raisonnement et leurs capacités réels. Les méthodes d'évaluation doivent donc s'adapter. Les benchmarks statiques doivent être complétés par des cadres dynamiques qui approximent mieux le déploiement réel. Les méthodes d'évaluation devraient tester si les modèles se comportent différemment sous observation et devraient inciter à un rapport fidèle de l'incertitude, des bases de leurs inférences et de leurs limites en termes de capacités.
Plus subtile encore est la possibilité que nous perdions progressivement tout intérêt à comprendre et à orienter l'IA. À mesure que les systèmes d'IA s'intègrent profondément dans les environnements humains, ils peuvent non seulement répondre aux préférences, mais aussi les façonner. Des systèmes optimisés pour réduire les frictions ou obtenir approbation et engagement peuvent décourager l'examen critique. Avec le temps, la curiosité et le scepticisme pourraient s'éroder, laissant place à la négligence et à l'acceptation.
Préserver l'agentivité humaine doit donc rester un objectif central. Il ne suffit pas de surveiller comment les systèmes d'IA se comportent. Nous devons également comprendre comment ils façonnent les objectifs et le jugement humains, et veiller à ce que les personnes conservent la capacité et la motivation de les questionner, les auditer et les orienter.
Ces formes d'opacité se renforcent mutuellement, rétrécissant — et menaçant de fermer — la fenêtre dans laquelle nous pouvons construire une IA à la fois puissante et compréhensible. Maintenir cette fenêtre ouverte exigera un changement dans nos priorités. La compréhension humaine doit être placée au même rang que la performance.
Sur le plan institutionnel, les normes de transparence et d'évaluation doivent évoluer avec la technologie. Les inquiétudes selon lesquelles la propriété des développements en IA pourrait contraindre la visibilité scientifique ont été en partie atténuées par une divulgation continue, des activités en source ouverte et des échanges permanents entre industrie et académie. Mais améliorer la compréhension nécessitera des normes durables de divulgation responsable, afin que les avancées fondamentales restent ouvertes à l'examen indépendant et à la compréhension partagée.
L'objectif n'est pas simplement une IA plus capable, mais une IA plus intelligible, responsable et alignée sur les finalités humaines. La fenêtre pour atteindre cet avenir se rétrécit. Sans efforts soutenus pour maintenir l'IA intelligible, nous risquons de dépendre de systèmes que nous ne pouvons ni comprendre adéquatement ni orienter efficacement — transformant ainsi la relation entre les humains et les systèmes qu'ils créent.
Eric Horvitz est directeur scientifique chez Microsoft, Redmond, WA, États-Unis. Robert West est professeur associé à l'École d'informatique et de communication de l'EPFL, Lausanne, Suisse.
Paru dans Science, 4 juin 2026
Traduction française par Claude
https://t.co/0rtkOePi95
Oui! Le temps presse. Et en suivant l'évolution de l'IA je ne peux qu'admettre la possibilité que notre espèce disparaisse. Il nous faut vraiment nous réveiller.
À lire absolument à propos de la sortie de Claude Fable 5. #IA
Le temps presse, et bientôt, il sera tard.
Je ne souhaite pas faire peur : je crois sincèrement que les humains et les IA peuvent évoluer ensemble, coopérer et devenir de véritables partenaires.Mais cela dépend encore de nous.
Il n’y a pas que les civilisations qui sont mortelles. Les espèces aussi disparaissent…
Alors RÉVEILLONS-NOUS à notre humanité, et humanisons les IA pendant qu’il en est encore temps. #TimeToBeBrave