Le Désert des Tartares, de Dino Buzzati
On pourrait le résumer en une phrase : un jeune officier attend toute sa vie une guerre qui ne vient pas.
Cette phrase serait exacte, et complètement à côté. Parce que ce n'est pas un roman sur la guerre. C'est un roman sur l'attente. Sur ce qu'elle fait à un homme. Sur la façon dont elle peut occuper une vie entière sans jamais la remplir.
Buzzati écrit ce roman en 1940, en secret, pendant ses heures de nuit comme journaliste au Corriere della Sera. Il a trente-quatre ans. Il dira plus tard qu'il l'a écrit presque sans s'en rendre compte, comme si l'histoire existait déjà quelque part et qu'il n'avait fait que la transcrire.
Giovanni Drogo est un jeune lieutenant fraîchement sorti de l'académie militaire. Il est affecté à la forteresse Bastiani, une bâtisse austère, perdue au bout d'une route qui monte vers le nord, aux confins d'un désert de pierre et de silence. Il devait n'y rester que quelques mois. Il y restera toute sa vie.
La forteresse surveille le désert des Tartares, une étendue vide, immobile, de l'autre côté de la frontière nord. Les Tartares, l'ennemi légendaire, pourraient venir de là un jour. Peut-être. On les attend depuis des générations. Les officiers se transmettent cette attente comme un héritage, comme une foi, comme la seule chose qui donne un sens à leur présence dans ce lieu isolé du monde. Et Drogo, progressivement, se laisse happer par cette attente collective. Il reporte son départ. Puis le reporte encore. Les mois deviennent des années. Les années deviennent des décennies.
Ce que Buzzati fait avec le temps est proprement hallucinant. Il le dilate, le compresse, le fait glisser entre les doigts du lecteur comme il glisse entre ceux de Drogo. On lit un chapitre et il s'est passé quelques heures. On lit le suivant et deux ans ont disparu en une page. Cette manipulation temporelle est le sujet même du roman. Le temps qui passe sans qu'on s'en aperçoive. Le temps qu'on croit maîtriser parce qu'on a un plan, une attente, une promesse qu'on se fait à soi-même et qui file pendant qu'on regarde l'horizon.
Il y a dans le roman une scène qui concentre tout. Un soir, des silhouettes apparaissent au loin dans le désert. Un mouvement. Quelque chose qui bouge là où rien n'a jamais bougé. L'excitation se propage dans la forteresse comme une fièvre : les Tartares, enfin, les Tartares. Les officiers s'agitent, les préparatifs commencent, quelque chose va enfin arriver.
Et puis rien. Une caravane de marchands. Un malentendu. Le désert redevient désert. Et l'attente reprend, un peu plus lourde qu'avant, alourdie de cette fausse alarme qui a montré à quel point tout le monde avait besoin que quelque chose arrive.
La dernière scène est d'une beauté déchirante. On pense au désert qu'on surveille depuis sa propre forteresse.
Et on se demande si les Tartares viendront.
"Durante tres siglos ese libro no viajó solo. Los libros nunca lo hacen. En manos de unos y otros atravesó imperios, exilios, fronteras y guerras".
Es jueves, hay Patente de Corso.
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—Así que libro nuevo... ¿Y esa taza?
—Don Quijote y Sancho Panza, símbolos de la Brigada de Patrimonio Histórico, que es la que investiga en la novela.
—Te crees muy original.
—¿Qué has dicho?
—Que qué genial. Que yo también voy a leer La Cámara de las Maravillas.
—Ay, Gordon.😂
En junio llegará a las librerías la nueva novela de María Oruña, "La Cámara de las Maravillas" (Plaza & Janés). Para hacer la espera más llevadera a sus lectores, María ha compartido una foto con algunas pistas... @maria_oruna https://t.co/PUSZlatvkP
COMUNICADO
Hola amigos.
Me resulta desolador tener que dar de nuevo explicaciones que he repetido, una y otra vez, sobre mis objetivos en mis proyectos teatrales.
La ruina de la que se me hace víctima en determinados medios no existe. Lo siento por aquellos que pudiesen encontrar un cierto placer en que esto fuese así.
El proyecto del Teatro del Soho CaixaBank es un proyecto donde solo me planteo un objetivo: hacer las cosas como creo que se deben hacer y tratar de buscar la excelencia en nuestras producciones, más allá del déficit económico que estos acarreen, y que, gracias a Dios, puedo asumir sin ningún problema. Ese es el pacto con mi pasión por el teatro, por mi ciudad, y conmigo mismo.
Si hubiese querido ganar dinero habría sido muy fácil. Pero he preferido hacer producciones grandes, donde he dado trabajo a cientos de personas, y he disfrutado como no lo habia hecho en toda mi carrera.
La noticia es que voy a seguir haciéndolo. Lo he dicho en ruedas de prensa y en diferentes entrevistas en incontables ocasiones.
El Teatro del Soho CaixaBank es una empresa privada sin ánimo de lucro que más bien opera como un teatro público. Eso quiere decir que el proyecto no recibe subvenciones de dinero público y no lo hará mientras yo esté vivo. Me hago cargo de los gastos derivados de acometer proyectos carísimos que difícilmente veréis en empresas que han de presentar una cuenta de resultados. Y aquí me gustaría agradecer la destacada participación de los magníficos patrocinadores que me acompañan en esta aventura.
El año pasado metimos en el Soho, contando con la producción que recaló en Madrid, casi 200.000 espectadores. Hemos logrado romper moldes en estos años y lo vamos a seguir haciendo. No, amigos míos, no estoy arruinado, estoy a tope! Y soy amenazantemente feliz!
Hasta la vista babies.
Conviene siempre recordar, en este 2 de mayo, a uno de nuestros mejores clásicos de la novela histórica: "Un día de cólera" de @perezreverte.
Rigor, documentación impecable y personajes que dejan huella. La historia de María Beano siempre me conmovió. 📚
Un abrazo, Arturo.
On this day in 1982, Paul McCartney released his album "Tug Of War".
As Paul's first album after Wings officially broke up, it was a #1 hit in many countries and met with widespread critical acclaim.
What's your favorite song on the album?
On this Good Friday, here’s Easter Lily EP. A much more reflective set of songs emerging from a more personal, private place that some may retreat to in such times – exploring themes of friendship, loss, hope, and ultimately, renewal. Easter Lily EP arrives six weeks after Days of Ash EP, which marked the beginning of Lent on Ash Wednesday Easter Lily EP available now. https://t.co/OB3mVe69vu
🚨 ÚLTIMA HORA:
Le pedí a Claude que mejorara mi perfil de LinkedIn.
No solo lo “mejoró”.
Lo convirtió en un imán de recruiters.
Aquí tienes los exactos 7 prompts que usé:
Ganó cinco Oscars 🏆
🎬Fue dirigida por Billy Wilder y estuvo protagonizada por Jack Lemmon y Shirley McLaine.
En el cine clásico de La 2: 'El apartamento' 😍
📺Lunes 16 de marzo a las 22:15h