« Ce mot, République, est désormais tellement usé que les citoyens ne savent plus à quoi il renvoie : la méritocratie, le respect des lois délibérées en commun, l’émancipation par les savoirs… Tout cela doit être concret. Et de fait, cela s’incarne dans des territoires, des êtres humains, une transmission…
Pour ma part, j’ai toujours refusé de choisir entre l’amour de la France et l’idéal républicain parce que ce système politique est le produit de l’histoire, de la géographie et de la culture françaises. Nous avons inventé collectivement une façon très particulière d’organiser l’espace politique et l’on ne pense pas la liberté, l’égalité et la fraternité sans Rabelais ou Victor Hugo, sans Henri IV réconciliant les Français ou de Gaulle restaurant la France et la République. »
Mon entretien « Esprits libres » de la semaine, avec @NPolony, à l’occasion de la sortie de « La France. Corps et âme », son dernier ouvrage aux allures de manifeste politique. À retrouver dans @FigaroMagazine_ en kiosque ce week-end !
📎https://t.co/fAF00XrxCj
Quelques mesures radicales pourraient permettre à la France de rattraper son retard dans le domaine de l’IA et d’offrir à l’Europe une réelle échappatoire à la domination américaine, explique @larroumecj.
https://t.co/3YvmflOiHs
« Pourquoi il faut lire Maurice G. Dantec, le prophète oublié d’Occident »
L’auteur des « Racines du mal » est mort il y a dix ans. Surgi au temps de la mondialisation heureuse, cet écrivain prophétique annonçait la révolution de l’IA, le largage de l’Europe par rapport aux États-Unis et le retour des guerres de civilisation.
« Un réactionnaire est un révolutionnaire raté ; un conservateur, un progressiste lucide . » On trouve cet aphorisme, parmi beaucoup d’autres, dans le journal de Maurice G. Dantec, publié chez Gallimard à la fin des années 1990 et au début des années 2000 (Le Théâtre des opérations. 2000-2001. Laboratoire de catastrophe générale). Il dit assez bien la singularité de cet écrivain inclassable, excessif, visionnaire, qui n’a jamais cessé de dynamiter les catégories politiques et littéraires de son temps.
https://t.co/U4AkoSyGBG
Laetitia Strauch-Bonart : « Combien de temps avant que ne se produisent chez nous des émeutes similaires à celles de Belfast ? »
https://t.co/WZmSIX4eZ9
« En Corse, la montée en puissance des revendications autonomistes est allée de pair avec la très forte percée du Rassemblement national (en 2022, Marine Le Pen y a obtenu 58 % des voix au second tour). […] Comme sur le continent, le vote des Corses est dicté par la question de l’immigration et de l’insécurité, qu’elle soit physique ou culturelle. La Corse, « petite nation » de 360 000 habitants, connaît une croissance de 1 % par an, soit 33 000 habitants supplémentaires depuis 2015, venus du sud de la Méditerranée et du continent.
Le vote en faveur des nationalistes est moins un vote communautariste ou indépendantiste qu’un vote identitaire ou protectionniste. De même que l’antifascisme n’a pas permis d’enrayer le vote RN, il est vain de vouloir faire barrage aux nationalistes en stigmatisant le prétendu racisme des Corses. Dans les deux cas, il faut répondre à l’angoisse existentielle des Français : faire que la France reste la France et que la Corse reste la Corse. »
Alors que l’autonomie de la Corse est actuellement débattue à l’Assemblée nationale, malgré les risques d’archipélisation qu’elle comporte, j’ai tenu à évoquer, dans ma chronique hebdomadaire au @FigaroMagazine_, un angle mort essentiel à la compréhension du sujet : l’angoisse de devenir minoritaire sur sa propre terre et de voir sa culture s’effacer.
📎https://t.co/hQDi7rNhRS
Dans les transports, comment lutter contre nos insupportables concitoyens qui regardent des vidéos ou passent des appels sans écouteur ?
https://t.co/vGTAsKBt7J @MMeteyer