Joyeux Noël! 🎄
@HonStephaneDion, « honorable » dans son érudition qui ne souffre pas de modestie, répond à une citation de ma part dont je dépose la transcription plus complète ci-bas. L’argumentaire fédéraliste selon lui? Les institutions canadiennes. Dont la soviétique loi sur la clarté référendaire, doit-on croire…
L’identité d’un peuple, le droit à l’autodétermination d’une nation, des valeurs propres…? Non.
Je le fais aussi pour @CharlesMilliard et @apratte qui ont bien voulu capitaliser sur l’affaire…
Aucun reproche à @atreps Antoine Trépanier avec qui interagir est un plaisir.
Pour plus de clarté, «… ce n’est pas être canadien» est très différent de «c’est ne pas être canadien». L’un n’exclut pas, l’autre lui, et on parle ici des adversaires fédéralistes.
Alors j’assume chaque mot. Avec plaisir. Ils devraient s’assumer aussi: on peut prétendre être les deux, mais pour les souverainistes, c’est impossible, et les fédéralistes d’Ottawa ne travaillent pas à la fois dans le sens des intérêts du Québec et de ceux du Canada.
Merci pour l’occasion… 🙏⚜️🎄😉
PS: n’hésitez pas à partager.
Vendredi noir au Collège des médecins
Des avocats qui voudraient congédier le Barreau.
Des enseignants qui renverseraient l’Ordre des enseignants.
Des pilotes qui expulseraient Transports Canada.
Des banquiers qui voudraient dissoudre l’AMF.
C’est à peu près ce qu’il se passe avec le Collège des médecins du Québec.
Demain, le CMQ tiendra une Assemblée générale extraordinaire, convoquée par ses propres membres, pour voter non pas sur un simple point de règlement, mais bien sur trois bombes politiques :
✅ Une résolution de blâme
✅ Une demande de destitution du président actuel, le Dr Mauril Gaudreault
✅ Et une condamnation formelle du Collège… pour avoir osé rappeler que suspendre les soins aux patients viole le code de déontologie médicale.
Cette fronde ne vient pas de la base.
Elle vient du sommet : la direction de la FMOQ, de la FMSQ, et d’une dizaine d’associations de médecins spécialistes.
La pétition qui a forcé la tenue de cette assemblée a été lancée en un week-end, signée à l’origine par 87 médecins, dont :
• Pierre Martin, vice-président de la FMOQ
• Karine Igartua, membre du CA de la FMSQ
Et neuf présidents d’associations de médecins spécialistes :
• Mélanie Bélanger (gastroentérologues)
• Patrick Charlebois (chirurgiens)
• Rémi Gagnon (allergologues)
• Véronique Godbout (orthopédistes)
• Georges Salib (chirurgiens plastiques)
• Ricardo Ruz (chirurgiens vasculaires)
• Grégoire Bernèche (radiologistes)
• Bernard Cantin (cardiologues)
• Et Frédéric Arsenault (médecine nucléaire), l’instigateur de la pétition
👉 C’est toute l’élite syndiquée médicale qui cherche à faire tomber le Collège.
Pourquoi ?
Parce que le Collège a pris le parti du public.
Parce qu’au lieu de protéger les intérêts corporatistes, il a rappelé sa mission première : protéger les patients.
Résultat : une tentative de putsch en pleine lumière.
Une manœuvre d’intimidation.
Une tentative de fragiliser un ordre professionnel indépendant.
Car rappelons-le :
👉 Le Collège n’est pas une succursale de la FMOQ.
👉 Ce n’est pas une filiale de la FMSQ.
👉 Un ordre professionnel, ce n’est pas un syndicat.
Les ordres sont là pour régir les professionnels, pas pour être régis par eux.
Et pourtant, c’est ce qu’on observe : des médecins qui veulent gouverner leur propre gendarme.
⚖️ Le ministre Jean Boulet est inquiet — et avec raison.
Parce que si demain les ingénieurs, les notaires ou les pharmaciens décident eux aussi de renverser leur ordre quand ça ne fait pas leur affaire, on tombe dans un précédent très dangereux pour l’intégrité de nos institutions.
🎤 L’ex-président du Collège, Dr Yves Lamontagne, ne mâche pas ses mots :
« Ce sont des bébés gâtés […] Je trouve ça exagéré. Je n’ai jamais vu ça. »
« Ils n’ont pas compris que le Collège est là pour la protection du public. Le Collège n’est pas une filiale des syndicats. »
Et à propos des moyens de pression interdits :
« Tout revient toujours à du fric. Mais il n’y a pas un médecin au Québec qui est mal payé.
C’est un peu honteux, quand on est parmi les mieux rémunérés de la société, d’en vouloir encore plus. »
Quand des médecins veulent destituer leur propre ordre professionnel, ce n’est pas juste un bras de fer.
👉 C’est comme si les contrôleurs aériens décidaient d’éteindre la tour de contrôle pendant une tempête.
Et là, ce n’est pas juste le système qu’ils mettent en danger — c’est nous tous.
Alors, que fait-on ?
Est-ce qu’on accepte qu’un groupe corporatiste renverse un ordre public indépendant, parce que ce dernier fait son travail ?
Ou est-ce qu’on va se lever pour rappeler que l’intérêt du patient vient avant la paie du médecin
Et comme le dirait Jean Lapierre :
« S’il y a bien une chose qu’on ne privatise pas, c’est l’éthique. »
@BoulericeAndre Monsieur Boulerice,
Malgré tout le respect que j’ai pour elle, elle n’a pas la voix pour mériter un compliment comme celui de cantatrice.