🧐 Peut-être une bonne nouvelle, mais les chaînes gratuites des média sur YouTube (dont bcp sont excellentes) sont aussi un formidable vecteur de promotion et de découverte. Par conséquent les planquer derrière un paywall (et perdre 95% de leur audience) me semble une fausse bonne idée voire une vraie mauvaise.
Grosse annonce : YouTube travaille sur une interconnexion avec les paywalls des sites d’info, pour réserver certains vidéos aux abonnés payants ! Et ça pourrait arriver « très bientôt ».
Une très bonne nouvelle pour les stratégies d’abo des éditeurs https://t.co/PXlU41O8cI
Damn! I'm rich and I didn't know it.
I should dump my 2006 Prius and stop buying my clothes at Uniqlo.
The bullshit detector is flashing red when looking at this "research" — which is very popular in France...
In this week's Wald Brief @GillesDelafon went to the GLOBSEC conference in Prague. ➡️ He tells about everyone's obsession: speed at every level: design, innovation, manufacturing, time-to-product, procurement.
A huge overhaul is needed.
Can politicians and the military complex deliver?
Read the Wald's view ⬇️
https://t.co/a5Y92pHaFk
And get the newsletter every week in your mailbox.
The Wald Brief is free.
Science po est une machine à distribuer des prébendes un peu minables permettant de dire "j'enseigne à Scpo". À l'Ecole de journalisme ou j'ai enseigné une douzaine d'années, il y a 200 enseignants, la plupart vacataires. C'est absurde.
Et c'est pire encore pour les 4600 enseignants de Scpo général. Car à un tel niveau, on ne contrôle plus la qualité de l'enseignement et il y a énormément de fumistes absolus qui bricolent des cours ineptes. Mais c'est la perpétuation d'un système d'influence.
J'ai quitté tout cela après avoir été vacciné par deux ans passés à Stanford, une vraie université d'excellence avec des profs triés sur le volet, super bien payés et évalués en permanence par l'institution et des eleves qui paient $100,00 par an.
Stanford a évidemment ses défauts et ses excès, cf le livre de Théo Baker "How to rule the World" qui vient de paraître...
SciencesPo à côté, c'est un petit marigot qui produit de l'entre soi.
J'avais bien l'impression que le tout Paris était "Professeur à Sciences Po" mais je suis quand même impressionné par ces chiffres: 90% des heures enseignées par des vacataires?
Cette analyse du FT des tendances macro de l'économie américaine est intéressante pour ce qu'il met en évidence.
En apparence tout va bien. Les marchés sont hauts, l'économie crée des emplois. Néanmoins l'auteur observe que cette économie, rapportée à son niveau de croissance, ne produit que peu d'emplois. Elle génère en revanche des profits à un niveau historiquement élevé : 14% du PIB américain se materialise dans les profits d'entreprises.
Certains diront que ce n'est pas un problème, que c'est la preuve de la vigueur américaine. Mais à ceux là, on peut faire observer qu'il y a une déformation de plus en plus significative entre la distribution de la valeur par le capital au détriment du travail.
Et il y a plus préoccupant : l'auteur montre que les profits croissent par absence de concurrence, notamment dans le domaine de l'IA (Nvidia...), domaine où d'ailleurs se materialisent une majorité des rendements issus du capital. Or ce domaine est aussi celui qui crée le moins d'emplois.
Ce qu'observe l'auteur c'est que la vigueur de l'économie US repose sur un étroit pilier comprenant entreprises d'ia => et petit nombre de bénéficiaires de la valorisation de ces entreprises.
La situation est donc fragile. A moins d'une diffusion rapide de la productivité de l'IA au reste de l'économie US - qu'on ne voit pas pour l'instant - cette économie pourrait rapidement devenir incontrôlable : capital peu productif, effet de rente, attentes démesurées et déraisonnables.
Actuellement 3000 milliards de dollars sont investis dans l'IA, chaque jour. C'est 7 fois plus en dollars constants que lors de la bulle de mars 2000. La différence, dit on, c'est que cette fois-ci, les entreprises d'IA font de vrais chiffres d'affaires. C'est certes encourageant mais il faudrait rapidement que l'on voit leurs bienfaits se diffuser au reste de l'économie. Car si le rendement ne se diffuse pas, la situation sera comparable à ce quj prévalait il y a plus d'un quart de siècle.
Il faut enfin se souvenir que le patron de la FED d'alors, Alan Greenspan, avait parle "d'exubérance irrationnelle des marchés" en décembre 1996. Il aura fallu plus de trois ans avant que la confiance ne se rompe, et emporte les marchés. Donc finalement tout va bien.
America’s AI boom is carrying more than investors admit - https://t.co/9Ns56giSIn via @FT
Pas génial le mood au Congrès mondial des médias qui se tient actuellement à Marseille (#WNMC) :
• La plupart des participants se demandent à quelle parfum d'IA ils seront mangés par une Big Tech plus menaçante et prédatrice que jamais.
• Il ne faut plus espérer une once de coopération avec les GAFAM d'hier ou les nouveaux "saigneurs des données" de l'IA. Ceux-ci vont achever des médias résignés qui continuent de se vendre à vil prix et donc nourrissent leur futur prédateur. Entre la tech et les médias le divorce est consommé (la presse a une grande part de responsabilité, cf mon dernier Episodiques https://t.co/aG8x0AvDI9).
• La dépression est encore plus palpable dans la presse régionale française, coincée entre un lectorat en baisse structurelle (surprise), une pub qui suit la chute, des coûts de restructuration stratosphériques où il faut dépenser des fortunes pour attaquer au marteau-piqueur les couches d'incompétences avant de pouvoir investir dans le développement. Sans même mentionner des stratégies médiocres (dans la TV par ex. oops)
• Le seul stimulant de la journée d'hier fut le discours d'AG Sulzberger, propriétaire du NYTimes, l'un des rares à tenir tête aux géants de l'IA dont les ressources sont illimitées. Le NYT a dépensé jusqu'ici $20m de frais d'avocats dans son procès contre OpenAI, mais pour l'instant il ne lâche pas.
• Cela n'empêche pas les médias réunis à Marseille d'innover comme ils peuvent avec des équipes rajeunies et techniquement au top.
➡️ Je reviendrai sur tout cela dans https://t.co/zkylt4QZbH
A lire dans Episodiques qui vient d'atterrir :
Pourquoi les deux illustres commissaires européens @vestager et @ThierryBreton portent une lourde responsabilité dans l'effondrement de la tech européenne.
Par @filloux
https://t.co/jaxblwDTy6
@Ben_Duhamel est très bon face aux politiques qui, comme font comme Georges Marchais jadis — "vouv'nez avec vôs questiôns, j'viens avec mes reponses". La dernière question a @GabrielAttal sur son retrait de la politique s'il échouait à la présidentielle était malvenue...
J’ai écouté en podcast avec une certaine délectation @GabrielAttal interrogé par @Ben_Duhamel sur @franceinter ce matin. Deux trentenaires au taquet. Le journaliste ne lâche rien. Le politique se rebiffe et fait mouche. Dans la palanquée de candidats déclarés, Attal est indubitablement le plus agile. Juste pour rire, j’imagine le débat dans lequel le vieil islamo-lambertiste @JLMelenchon avec sa logorrhée amphigourique se fera ratatiner par le jeune et véloce ex-premier ministre.
Il faut que les politiques arrêtent d’écrire ces livres qui n’intéressent personne.
@Elisabeth_Borne : 300 exemplaires vendus.
Borne to lose. [via @le_Parisien]
D'acord avec @renaudpila.
Cette attitude est révélatrice de l'indifférence de toute la classe politique et des médias face aux enjeux de l'IA.
L'Europe décroche et tout le monde regarde ailleurs.
=> Lire mon Episodiques de la semaine sur le sujet ⬇️
https://t.co/u0X1kf5e4K
Arthur Mensch, 33 ans, emploie 800 collaborateurs et fait régulièrement la Une de la presse américaine, un prodige français des industries IA du futur.
N’importe qui aurait quitté la salle devant tant d’indifférence. Lui est resté, alertant poliment sur le retard français
• L'amiral Pierre Vandier, chef du commandement suprême allié pour la transformation, a réagit aux craintes européennes concernant la dépendance de l'UE à Palantir (exprimées entre autres dans The Wald Brief (https://t.co/S55nfcQLNd).
• Dans une interview à Politico, il considère qu'il n'existe actuellement pas d'alternative au très controversé système américain de gestion de données de défense.
https://t.co/58erUIFqq1
Dans Episodiques aujourd'hui :
Devant des parlementaires, le confondateur de Mistral assène quelques vérités sur les causes du décrochage européen dans la tech.
https://t.co/SHRHjJMnId
La killer app de l'IA sera celle qui en détectera les usages abusifs.
Bénéficiaires (pour les textes) : l'enseignement, les publications scientifiques, l'édition et le journalisme.
L'ennui est que pour l'instant on en est très loin (il n'est même pas certain qu'on y parvienne).
Après avoir submergé l’autoédition, les manuscrits assistés par IA gagnent l’édition traditionnelle. Face au malaise d’une littérature «hybridée», les voix divergent. →https://t.co/6dx91iAEeM
Experience similaire. Les agents de la @ClientsRATP semblent avoir eu pour mission de faire du chiffre. Ils n'ont aucun discernement. Prouver sa bonne foi est impossible.
C'est insupportable.
Bonjour @ClientsRATP@RATPgroup. Aujourd’hui j’ai écopé d’une amende de 70 € dans le tram T2, alors que j’étais parfaitement en règle. Je sais que beaucoup de gens ont déjà connu cette situation, et je pense qu’il y a un vrai problème avec vos procédures de contrôle. 1/
L'Europe est en train de se défaire de l'emprise de Palantir pour le traitement des données et les IA de défense et de sécurité.
Et, surprise (bonne), c'est le français Chaps Vision qui est en passe de reprendre une bonne partie du business.
Lire l'article de @GillesDelafon dans The Wald Brief (🇬🇧)
https://t.co/T8tL3cK98f
Je pense que vous m'avez mal lu, cher Fabien.
En l'occurrence, je ne défends surtout pas Bolloré dont je vomis les idées, l'intégrisme réligieux, la vision de la société, les idées politiques, et la façon dont il gère ses médias.
Oui, ce type est dangeureux.
Je suggère simplement que cette pétition est une connerie quand on regarde la réalité des pratiques de Canal dans le cinéma.
Elle n'a de toute façon aucune chance d'être suivie d'effet.
🎥 Oui, Vincent Bolloré, par ses médias qui relaient les pires idées de l’extrême-droite mâtinée de prêchi-prêcha catho rance, est à combattre, tout comme l’est la mouvance mélenchoniste trotsko-islamiste, autre menace majeure pour notre démocratie.
Mais la pétition des 600 beaux esprits du cinoche français contre Canal + était d’une bêtise effarante.
Le cinéma de notre pays tient financièrement sur trois piliers : @LeCNC, @FranceTV et @canalplus. C’est comme cela qu’il résiste.
Partir en croisade contre Canal est totalement idiot car Canal soutient tous les cinémas, sans tri idéologique. Le meilleur moyen de déclencher une menace de cette nature était précisément de pondre cette pétition imbécile.
La réponse ne s’est pas fait attendre et Maxime Saada, patron de Canal, a pété un cable en agitant la possibilité de mettre sur une liste noire les 600 abrutis qui ont signé en troupeau cette pétition complètement contre-productive.
Pour le bien de tous et surtout des spectateurs, cette bronca inutile devrait se calmer. Tempête dans un verre d’eau sur un tapis rouge.
Donc les Français sont majoritairement favorables à une forme de kolkhoze. Bonne nouvelle, car l'Histoire montre que ça a marché super bien.
Normal dans ce pays de stakhanovistes, sans droit du travail ni filet de securité sociale. 🤪
La démocratie ne peut pas s'arrêter aux portes de l'entreprise.
Dans notre République, les citoyens votent pour gouverner le pays. Mais au travail ? Les salariés n'élisent pas leurs dirigeants. Les décisions stratégiques appartiennent à quelques actionnaires. Le rapport de subordination reste la règle.
Des chercheurs parlent même d'« îlots autoritaires » au cœur de nos sociétés démocratiques.
Et pourtant, les Français ont déjà tranché : 56 % estiment que les entreprises devraient être détenues prioritairement par leurs salariés, 63 % seraient prêts à en acquérir des parts, et plus de 60 % des jeunes de 18-34 ans veulent s'engager dans des modèles coopératifs.
Pourquoi ? Parce que chacun comprend désormais le lien direct entre participation des salariés, bien-être au travail et productivité durable, comme le démontrent les données ETUI 2024, qui placent la France parmi les nations où forte participation et forte productivité vont de pair.
Mais la réalité d'aujourd'hui est cruelle : 4 salariés sur 10 estiment que leur santé est menacée par leur travail. La France est le pays européen le plus touché par les dépressions liées au travail.
Burn-out, perte de sens et suicides au travail sont devenus des phénomènes de masse. Comme l'analyse la sociologue Danièle Linhart : le taylorisme n'a pas disparu, il a simplement changé de visage.
Pendant ce temps, le modèle coopératif prouve silencieusement son efficacité : les SCOP représentaient déjà 9,4 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2023. Les coopératives pèsent 40 % de l'agroalimentaire, 30 % du commerce de détail, 60 % de la banque de dépôt. Dans une SCOP, les salariés détiennent au moins 51 % du capital, 65 % des droits de vote, et les bénéfices sont partagés équitablement. Ce n'est pas de l'utopie, c'est déjà là.
Ce qui est à portée de main, c'est une véritable démocratie économique française : participation des salariés aux décisions stratégiques, présence obligatoire dans les conseils d'administration, développement massif des coopératives, intéressement et actionnariat salarié, sans oublier des rémunérations rehaussées, une formation continue tout au long de la carrière et de vraies perspectives d'évolution.
Les Français ne veulent pas travailler moins. Ils veulent travailler mieux, avec plus de sens, plus de responsabilité, plus de pouvoir d'agir.
Parce qu'une nation forte ne peut pas être fondée sur des travailleurs invisibles. La démocratie politique sans démocratie économique finit toujours par s'épuiser.
Jaurès disait que "la Révolution a fait du Français un roi dans la cité et l'a laissé serf dans l'entreprise".
Je ne suis pas sûre que le Français soit encore un roi dans la cité, avec tous les renoncements à la souveraineté des derniers dirigeants ; ce que je sais, c'est que le combat pour reconquérir le pouvoir d'agir en politique n'a de sens que s'il s'accompagne d'un combat pour que l'entreprise soit aussi un lieu d'accomplissement pour chacun.