Tiens ! Une belle boule puante à la veille d’une élection présidentielle. Marianne publie un article qui ne repose sur aucune preuve, seulement sur des « on-dit » anonymes venus, de l’aveu même du journaliste, de mes concurrents politiques. J’ai saisi mon avocat pour qu’une plainte soit déposée.
Les faits sont simples. Je n’ai jamais fait pression sur Charles Alloncle, que je connais et apprécie depuis nos études, il y a dix ans. Je n’ai jamais été informée de la moindre action le visant, et n’y ai évidemment pris aucune part.
Mieux : nous nous sommes vus avant la commission et nous avons discuté de la meilleure manière de communiquer dessus, d’une émission que je lui ai proposé d’organiser pour l’aider à populariser ses travaux (cc. @thinkerview), et d’un désaccord de fond sur la solution à apporter : je veux la privatisation de l’audiovisuel public, Charles non. J’estime que le paiement de sommes exorbitantes à des sociétés de production comme Mediawan n’est que la conséquence d’un système qu’il faut abattre totalement en privatisant. Je ne dis pas qu’il faut moins d’argent public pour Mediawan, je dis qu’il n’en faut plus du tout. Curieuse façon de défendre leurs intérêts, n’est-ce pas ?
Quand le journaliste de Marianne m’interroge, il reconnaît n’avoir aucune preuve, mais « qu’il paraît que j’ai été informée après coup » d’après « une source du milieu de droite, proche RN / UDR ». L’article sort. Et qui dégaine dans l’heure, en plein mois d’août, avec des messages identiques et manifestement préparés ? Les mêmes. La coordination est parfaite. Est-elle spontanée ? Vont-ils passer la campagne à des manipulations que les Français détestent ?
Comptez sur moi pour ne jamais répliquer sous la ceinture, à leur image, mais pour me battre pied à pied pour la vérité.
Pas d’impact sur le vote mais le RN se coupe d’un écosystème capable de pousser ses thèmes ds le débat & de mobiliser ses électeurs. + que jamais le RN est un parti simulacre, mastodonte en apparence mais sans formation ni production ni idées ni poids dans la bataille culturelle
Arrêtez avec votre syndrome de persécution au RN : la semaine précédente, nous avons dénoncé Agnès Evren, qui est LR, pour exactement les mêmes raisons. À part les élus et les militants, personne n’a signé de chèque en blanc au parti. Et le recours aux insultes plutôt qu’au débat montre bien que vous nous considérez comme un public captif, qu’il ne serait nécessaire ni de convaincre ni de séduire, dont le soutien vous serait dû en toutes circonstances et contre les intérêts duquel vous pourriez tout vous permettre. C’est une erreur.
Le vote de l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans, c’est aujourd’hui. Cette interdiction est synonyme de contrôle d’identité pour tous. Opposons-nous à TOUTES ces dérives liberticides.
Si le RN vote ces mesures, ce ne sera pas une simple erreur d’appréciation, mais une véritable trahison.
Depuis 2017, la Macronie avance méthodiquement vers un contrôle toujours plus étroit d’Internet. À chaque étape, elle change de prétexte : protéger les enfants, lutter contre le terrorisme, le harcèlement, la haine, les fausses informations, les ingérences étrangères ou les manipulations électorales.
Mais le résultat est toujours le même : identifier davantage les internautes, affaiblir l’anonymat, surveiller les échanges, faciliter l’invisibilisation des comptes et confier à des plateformes, à des autorités administratives ou à des organismes privés le pouvoir de décider quelles opinions doivent rester visibles.
Que le RN fournisse aujourd’hui ses voix à cette entreprise serait une trahison politique majeure. Il remettrait à ses adversaires l’infrastructure qui servira demain à surveiller, intimider et faire taire ses propres électeurs, ses militants et les médias qui lui sont favorables.
Après avoir prospéré grâce à la liberté offerte par les réseaux sociaux et dénoncé pendant des années la censure du système médiatique, il aiderait ce même système à reprendre le contrôle du débat public.
On ne peut pas prétendre combattre le macronisme tout en votant ses instruments de surveillance et de censure. Le RN deviendrait alors le complice de la politique qu’il prétend combattre.
Je sens que le RN va voter l’identification obligatoire sur les réseaux sociaux sans mesurer une seconde les conséquences pour sa propre campagne et ses propres sympathisants.
Il fournira ainsi à ses adversaires l’outil idéal pour identifier, surveiller, intimider et, à terme, faire taire son propre électorat.
Si tel est le cas, ce sera une trahison impardonnable.
Rapport de 3 sénateurs sur la désinformation : « On se dirige vers une entité qui va pouvoir sanctionner la parole des citoyens en contournant les contraintes constitutionnelles » estime Fabrice Epelboin « un verrou sur la liberté d'expression »
Le rapport du Sénat sur les « zones grises de l’information » prétend protéger la démocratie contre l’ingérence or il est lui-même une ingérence.
Son principe est simple : confier à des associations, des chercheurs et des fact-checkeurs le pouvoir de désigner les récits « problématiques », puis demander aux plateformes de réduire leur visibilité, de modifier leurs algorithmes ou d’invisibiliser certains utilisateurs, notamment en période électorale.
Or les prétendus arbitres indépendants sur lesquels s’appuie le rapport ne sont pas neutres. Science Feedback a été financé par Meta, TikTok, Google, la Commission européenne, l’EMIF, l’IFCN et l’EFCSN. Autrement dit, les plateformes et les institutions qui réclament davantage de régulation financent les organismes qui produisent les études justifiant cette même régulation.
La mécanique est parfaitement circulaire : les fact-checkeurs définissent la désinformation, en mesurent eux-mêmes l’ampleur, concluent qu’elle est partout, puis réclament davantage de financements et de pouvoirs pour la combattre. Le Sénat reprend leurs conclusions comme une expertise scientifique objective et propose de les installer au cœur du dispositif de contrôle.
On ne parle d’ailleurs plus seulement de faits faux, mais de contenus « borderline », de récits suspects ou d’informations jugées insuffisamment crédibles. On quitte donc la vérification factuelle pour entrer dans la police du cadrage, de l’interprétation et, finalement, de l’opinion.
C’est là toute l’imposture : sous prétexte de lutter contre les manipulations étrangères, le rapport invente l’« ingérence intérieure », c’est-à-dire l’idée qu’un citoyen, un média ou un mouvement français pourrait devenir une menace simplement parce qu’il influence trop fortement l’opinion.
Dans une démocratie, influencer l’opinion ne s’appelle pas une ingérence. Cela s’appelle faire de la politique.
Ce rapport ne protège donc pas le débat démocratique : il prépare les outils permettant à un petit milieu institutionnel, militant et financièrement dépendant de décider quelles opinions méritent encore d’être visibles.
Vérifiez par vous-même : https://t.co/lMKbIH9SFw
Qui avait annoncé que l'extrême-centre voudrait verrouiller intégralement le système médiatique et l'espace public au nom de la sauvegarde de la démocratie ? Et accessoirement, ce concept "d'ingérence intérieure" consiste à traiter le désaccord politique sur le mode de l'insurrection factieuse.
Ce rapport (d'une médiocrité rare) repose sur... Attention... Le projet conduit par Science Feedback avec plusieurs organisations de fact-checking, qui sont, toutes, des organes OUVERTEMENT politiques et militants. Eux-mêmes producteurs de fausses informations. Dont la méthodologie est biaisée, et invalide.
Je suis sidérée par l'absence totale de sérieux @L_Lafon, @AgnesEvren et @Sy_robert.