« Mon chéri, est-ce que tu aurais le numéro de… »
Plus jamais je ne recevrai cet appel.
Plus jamais cette demande un peu folle, ce matin de Super Bowl, pour retrouver le numéro de Tony Parker pour Olivia.
Parce que tu pensais toujours aux tiens. Toujours.
Rolland, tu as été un mentor.
L’un des tout premiers.
Avec Daniel, tu m’as donné la main quand j’en avais besoin. Tu me l’as tendue sans calcul, sans arrière-pensée.
Je me souviens de tout. De ta générosité. De ta bienveillance. De ta façon unique de regarder les gens.
Tu ne regardais jamais les titres, seulement les êtres humains.
Tu m’as pris sous ton aile. Tu m’as ouvert des portes. Tu m’as fait rencontrer les grands de ce monde comme si c’était la chose la plus naturelle du monde.
Quand j’allais te chercher 9 nuggets, tu me donnais un billet de 50 et tu me disais :
« Garde la monnaie, fils. »
Tu étais ça.
Un sommet de générosité. Un monument de bienveillance.
Tu étais capable des plus grandes explosions de joie comme des colères les plus mémorables.
Parce que tu étais entier. Vrai. Profondément bon.
Tu as été le premier à me regarder sans jamais me juger.
À me dire, avec cette voix que je n’oublierai jamais :
« Momoooo… ne lâche rien. »
Tu connaissais tout du football. Et surtout, tu connaissais tout des hommes.
Zidane devenu Zizou, c’est toi.
Ginola à Toulon, c’est toi.
Blanc à Marseille, c’est toi.
L’éclosion de Dembélé, c’est toi.
Et ce jour à Montpellier…
Mené 4-0, tu te retournes vers Louis Nicollin et tu lui lances :
« On va gagner 5-4. »
Tu étais fou.
Mais surtout, tu étais brillant.
Tu as toujours été fidèle.
Parfois jusqu’à te mettre dans des galères.
Mais toujours loyal. Toujours droit.
Tu as révolutionné le rôle d’entraîneur-consultant.
Tu as été une légende de RMC.
Une légende du football français.
Et surtout, un immense monsieur.
Aujourd’hui, les mots me manquent tant le chagrin est grand.
Mais je sais que tu aurais voulu qu’on pense à toi ainsi :
debout, souriant, élégant, profondément humain.
Tu vas me manquer, Rolland.
Mais tu vivras toujours dans nos cœurs.
Toutes mes pensées et mes condoléances à Clara, Olivia et Stephane.
Soyez forts 🥺🫶🏼
L’Olympique de Marseille a appris avec une profonde émotion le décès de Rolland Courbis.
Le club perd une figure de son histoire, un entraîneur emblématique et une personnalité incontournable du football français. Avec Rolland Courbis disparaît une voix, un regard, une passion, qui ont marqué l’Olympique de Marseille et bien au-delà.
Formé à l'OM, il participe à la conquête du doublé 1971/1972 et fait son retour au club à la fin des années 1990 pour en devenir l'entraîneur. Homme de caractère, de convictions et de terrain, il a toujours défendu un football vivant, généreux, porté par l’engagement collectif. Sa connaissance profonde du vestiaire, sa capacité à fédérer et à transmettre ont marqué des générations de joueurs.
Marseillais de cœur, il incarnait une un football populaire et vivant. Son accent, reconnaissable entre mille, portait une parole franche, directe, souvent passionnée, toujours sincère.
L’Olympique de Marseille adresse ses plus sincères condoléances à sa famille, à ses proches, ainsi qu’à toutes celles et ceux qui ont croisé sa route dans le monde du football.
Rolland Courbis laissera une empreinte indélébile dans la mémoire du football français et dans le cœur du peuple olympien.