L’ennemi sans éclat lança mille étincelles
Les dragons de Satan les minets incendiaires
Le pyromane sans âme à genoux à Bruxelles
Dans les rues de Paris Ô brasiers sanguinaires
Le Néant flamboyant des tours de Notre Dame
Et la haine de la France Ô sombre décennie
Un petit roitelet et les yeux du déni
Temps de vestiges détruits gisent sur le macadam
Freluquet incendiaire leurs espoirs sont en feu
Il a brulé Marianne dévastateur d’histoires
Ô vacuité des mots nos destins en fumées
La répulsion ardente infini vaniteux
Passez votre chemin cendres de tristes gueux
Et mon règne s’achève palais des zallumés
Le fantasme d’une belle prisonnière de ses reins
La piété infinie éteindra l’incendie
Dans un petit village clos et sans liberté
Elle attend l’absolu Satan dans le miroir
Les fleurs de la pudeur révolte d’une athée
Ô chaos de son cœur et la lumière d’y croire
Mélodie enivrante d’un sombre harmonica
Dans les villes envahies et l’absence des hommes
Dans les vies sans amour Eve en quête de pomme
Confessions silencieuses d’un abbé délicat
Une femme en vélo chemins de la passion
Dans le cœur d’une femme le désir pour blessure
La foi au fond des yeux le feu par la fenêtre
Et le sauveur des âmes et son Dieu souverain
Elle rêvait d’un baiser étreinte de l’Interdit
l'existence nous réserve l'ouragan de folie
l'étreinte de l'amour dans une dernière Danse
A nos années passées dans une Correspondance
A ces pages jaunies immergées dans l'Oubli
J'ai vu le temps passé les horloges à l'Envers
le scénario d'une vie et la peur qui grandit
histoire près de la Mort dans un siècle maudit
sur un lit d'hôpital j'écris un dernier vers
et les Dieux remontés ont embrouillé l'Horloge
enfant de la vieillesse au règne des tourments
sentiments dévoilés d'un étrange Testament
la mort s'est invitée dans une vaste toge
enfant abandonné signe de sénescence
il traversa la vie qu'aucun mot ne raconte
et dans les yeux de l'autre instant de renaissance
le silence du poète sourire le temps d'un conte
une vie d'obéissance et d'infidélités
flatteries des salons noyé sous la rancoeur
une fade existence dans la frivolité
un frisson sur la peau battements de ton cœur
tu as brûlé ta vie dans l'éclair dans un rosaire
funeste Requiem existence de misère
Un don de la Naissance enfant des clavecins
et l'artiste éternel a enfanté la gamme
Ô population sourde aux variations de l'âme
il effleurait les touches sensuel dessein
sous la férule du père dans un empire en friche
A l'ombre de Salzbourg le visage du génie
des orgues des églises aux soleils d'Italie
temps de jeux d'illusion partout il lui faut plaire
tu aimes avec Constance les jours crépusculaires
et l'huissier te poursuit jusqu'au fond de ton lit
une vie d'obéissance et d'infidélités
flatteries des salons noyé sous la rancoeur