"Avant, on avait une idée pour prendre l'avantage sur l'adversaire et on inventait une arme en conséquence - je veux percer une armure à distance, j'invente l'arbalète. Avec l'arme atomique, le principe est inversé. On s'est retrouvé avec une bombe et on l'a prise pour une arme. Elle reconfigurait totalement l'ordre de la stratégie, parce qu'elle représentait l'horizon d'une destruction éventuellement absolue. Donc là, on n'a pas une idée qui est devenue une arme mais une arme qui est finalement devenue une idée qu'on appelle la dissuasion nucléaire. Avec un principe de non-emploi : une guerre nucléaire ne peut pas être gagnée, et ne doit pas être lancée."
Notre dissuasion nucléaire est française, et elle le restera : de la conception et la production de nos armes, jusqu’à leur mise en œuvre sur décision du Président de la République.
Elle protège les intérêts vitaux de la France, que le chef de l’Etat est seul à définir : c’est d’ailleurs aussi pour cela que le général de Gaulle a voulu l’élection du Président de la République au suffrage universel direct.
Depuis 1962, les chefs d’Etat successifs ont tous répondu à la question de savoir si nos intérêts vitaux se limitaient strictement au territoire national.
- Le Général de Gaulle en 1964 dans une instruction aux armées précisait que la France devrait « se sentir menacée dès que les territoires de l’Allemagne fédérale et du Benelux seraient violés ».
- Le Président Mitterrand en 1992 disait que la dissuasion nucléaire serait « une des questions majeures de la construction d’une défense européenne commune ».
- Le Président Chirac en 1996 disait : « la dimension européenne apparaît également dans notre dissuasion nucléaire ».
- Le Président Hollande en 2015 : « La définition de nos intérêts vitaux ne saurait être limitée à la seule échelle nationale, parce que la France ne conçoit pas sa stratégie de défense de manière isolée, même dans le domaine nucléaire »
@EmmanuelMacron s’inscrit dans cette continuité lorsqu’il exprime que nos intérêts vitaux comportent une « dimension européenne ».
Donc oui : nous devons répondre aux questions de nos partenaires européens sur ce qu’est notre dissuasion, sur ce qu’elle peut signifier pour eux, et ce qu’elle restera.
Revenir à l’approche gaullienne, en somme.
Ce sujet mérite sérieux, rigueur et précision, à hauteur de la gravité du moment que nous vivons. Et du rôle de la France.🇫🇷
[📚] Brestois, marin à la carrière exemplaire devenu Chef d’état-major particulier du Président de la République, Bernard Rogel est un exemple pour nous tous.
Son dernier ouvrage est une puissante source d’inspiration, je ne peux que vous inviter à le découvrir :
#FOSt - #MarineNationale 🇫🇷⚓️
#SNA#SSN#Barracuda
📸 Hervé DERMOUNE, 22 juin 2023.
Le 𝘚𝘶𝘧𝘧𝘳𝘦𝘯 (#ASA 1ier juin 2022) effectuant un « Quick turn and back out » dans la grande rade de Toulon, avec Dry Deck Shelter (#DDS) - et donc le PSM-3G à l’intérieur ? - sur le pont.
La guerre change : la comprendre pour s’en prémunir - ou si nécessaire la gagner - nous oblige à prendre de la hauteur et à tirer parti de l'histoire. C’est le sens de ces conseils de lecture, nécessairement subjectifs, aux stagiaires de l’@ecoledeguerre.
[Programme #SNLE] 👏🇫🇷 Florence Parly annonce le lancement de la réalisation des sous-marins nucléaires lanceurs d’engins de 3ème génération !
@Technicatome à la manœuvre pour les chaufferies #nucléaires compactes 🔋☢️
Après #Barracuda et l'annonce du #PANG ➡️Programme #S3G
🎄 📚 Notre nouveau livre est disponible ! Comment ont évolué les #NRS ? Venez parcourir l’origine, l'imaginaire et l'évolution de ce qui est devenu le cadre majeur de la politique étrangère chinoise.
Pour refaire son stock de lecture, c'est ici ➡️ https://t.co/pIG3BdVfk8
« On ne peut pas comparer l’ennemi auquel nous sommes aujourd’hui confrontés au Sahel à un groupe armé d’opposition, comparer les modes opératoires de ce groupe armé avec ceux des militaires français ou d’autres armées régulières. » — via @lemondefr https://t.co/7jzPpEIYbY
Le Suffren, 1er #SNA du programme Barracuda, est arrivé à #Toulon son port d’attache, à partir duquel il va poursuivre ses essais en mer, sous le pilotage de la DGA et la conduite du navire par la @MarineNationale, qui concerneront principalement le système de combat.
Fier d'accueillir ce matin en rade de @BrestFr, en compagnie de Vincent Martinot-Lagarde et Eric Balufin de @navalgroup, le SNA SUFFREN. Ce sous-marin, en période d'essais, donnera à la @MarineNationale des capacités opérationnelles remarquables.⚓🇫🇷
Partez à la découverte d’« Amers en presqu’île de Crozon », un livre écrit par des aspirants de l’École navale dans le cadre de leur formation humaine, et des écrivains reconnus.
L’illustration est signée de l’aquarelliste Fréderic Dedeycker et la société d’édition Invenit. 🎨
Le Suffren vient d’effectuer sa première plongée en mer. Une étape en apparence modeste, mais très attendue pour un premier de série. Les essais de ce formidable chasseur sont lancés, ils dureront plusieurs mois intenses et nous livrerons in fine un combattant redoutable.