Kidnapping, torture, tentative de suicide couverte, agression sexuelle, trafic d'influence dans différents services de police, évocation de ventes d'arme : OM-VA, c'est du bilboquet en comparaison, oui
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Allez, année 2. On y retourne avec les mêmes mots (maux).
Je ne supporte pas le PSG, mais leur second titre européen n’est pas ce qui m’a le plus fait mal hier soir.
Ce moment historique aurait pu être le moteur d’une vraie culture foot 🇫🇷 en devenir. Mais il incarne tout l’inverse.
Dans un pays de foot normalement constitué, Paris aurait vibré de mille feux, célébrant le titre qu’ils méritent, pendant que le reste du pays se murait dans un silence jaloux à peine dissimulé.
Mais la France reste un OVNI footballistique, avec une (in)culture unique, bâtie sur des fondations fragiles jamais vraiment ancrées au-delà d’une minorité passionnée et lucide.
Montpellier, Nice, Lorient, Lille, Le Havre, Nantes, etc. Des scènes de liesse majeures, visibles de tous, au sein d’une culture foot nationale qui se dévoile finalement centralisée autour d’un club qui a réussi à tout écraser.
« Laissez les gens supporter comme ils veulent », diront certains. Soit, mais cela serait aussi manquer de respect au travail acharné de ceux qui s’investissent corps et âme pour faire vivre un supportérisme local encore trop marginal.
Certains, pour qui le football compte moins, trouveront ça exagéré voire ridicule. D’autres jugeront le moment mal choisi pour exprimer une pensée critique, en plein week-end de fête pour certains. Des derniers rappelleront, à juste titre, que des enjeux plus graves existent. À commencer, dans ce contexte précis, par les nombreux débordements inacceptables, souvent le fait de personnes qui n’ont rien à voir avec le véritable amour du club parisien.
Mais au fond, tout ramène à une seule question : celle de la culture. Et celle du football, en France et si elle existe, est clairement en péril.
Pour qui voudra bien l’entendre.