Libéral, Elon musk fan, animal politique, technophile curieux mais prudent, touche à tout, ironique mais pas cynique, citoyen calédonien. #NouvelleCalédonie
L’accord de Nouméa avait mis en avant le « destin commun » (6x dans le texte) traduit par la citoyenneté. A mon sens les résultats détaillés des 3 référendums montrent qu’il se limite au destin partagé.
Les calédoniens ne veulent pas «vivre ensemble», il veulent vivre en paix.
J’ai invité l’ONU à contribuer à la période de transition sur laquelle nous travaillons : elle sera l’occasion de discuter, au-delà des questions institutionnelles, de sujets socio-économiques, comme le nickel, les inégalités sociales ou encore les violences faites aux femmes.
Le @MNIS_movement c’est :
- en 2019 : 1244 voix en province sud en 2019, dont 552 à Nouméa,
- en 2026, 991 voix aux municipales à Nouméa,
On peut estimer 2000 voix le 28 juin, qui s’ajouteront aux 3000 voix (3,5%) de Faire Pays.
Aucun élu : il faut dépasser 5% des inscrits pour avoir un représentant, soit environ 6300 voix en @ProvinceSud
PROVINCIALES 2026 🇳🇨
Faire Pays et @MNIS_movement unissent leur force pour ces prochaines provinciales, dans un contexte de divisions qui règnent dans la politique actuelle du pays.
Mais toujours la même question, pourront-ils passer le cut des 5% ?
(@FairePays)
La France 🇫🇷 n’a pas d’argent pour construire des prisons supplémentaires (indispensable ici en Nouvelle-Calédonie vu l’état de délabrement du camp -Est à Nouméa), mais où diable pourrait-on bien trouver les budgets nécessaires ?
Enough is enough - a deep line needs to be drawn in the sand. Talk is weak. Britain needs to say no more, and mean it.
A Restore Britain Government, with the British people's approval, would put Vickrum Digwa to death.
Henry Nowak was stabbed by Digwa five times, including twice in the back of his legs, once in the face and a fatal wound to the chest.
Rather than calling an ambulance, Digwa filmed Henry.
Digwa gave the knife to his mother and it was found by police at their home along with more than 20 other weapons.
Keeping this savage alive serves nobody.
The police officers on the scene who allowed Henry to die will face criminal charges for gross negligence manslaughter.
Digwa's foreign family will be deported.
Laws will change, the country will change, everything will change.
Order will be restored, the law will be restored.
Britain will be restored.
@SakebonNC Le chef il a une batterie de sujet qui lui obéissent.
En face les bloqueurs aujourd'hui c'était une 100aine de personnes et pas vraiment des jeunes...
https://t.co/aNAAAN88YT
Le grand chef du WETR (Lifou) ordonne la levée des blocages, parce qu'il a honte que le collectif NE DREHU ait écrit un protocole d'accord prévoyant un loyer coutumier.
Dans les cultures de la honte, répandues dans les sociétés tribales, communautaires ou claniques, l’essentiel n’est pas ce que vous avez fait, mais ce que les autres pensent que vous avez fait. La règle est sociale, non morale. Il ne s’agit pas d’être bon, mais de ne pas être déshonoré. Le groupe prime sur l’individu. Le regard du clan, de la tribu, du chef coutumier ou du cercle familial est le véritable tribunal.
Or, dans cette affaire de blocage de l'aérodrome de Lifou (en fait, de la compagnie AIRCAL, puisque l'autre compagnie Air Oceanie pouvait atterrir librement, comme l'indique le communiqué), le chef SIHAZE l'exprime clairement : il avait autorisé le blocage comme lever de négociation, mandaté le collectif pour porter le blocage en vue d'un accord, mais il était impensable d'y inclure officiellement une clause financière.
« le document que j’avais demandé à l’un de mes sujets compétents en la matière de préparer – sérieux, équilibré et négociable- a été modifié par le collectif, qui l’a détourné de son objet. »
Le « sujet compétent en la matière » n’a pas besoin d’être nommé, on sait qu’il s’agit d’une personne qui s’est fait récemment connaitre sur le sujet d’AIRCAL, en se présentant comme quelqu’un qui n’avait pas d’ambition politique, et qui est aujourd’hui tête de liste en province Sud.
Le projet de protocole modifié a circulé sur les réseaux le 27 mai 2026 en mentionnant une « redevance coutumière de toucher » de 900 F CFP par passager, portée à 5000 F pour les militaires (c’est drôle).
La honte est telle qu’il a suffit de trois jours pour que le grand chef du district qui accueille l’aérodrome de Lifou siffle la fin de la partie : son communiqué du 30 mai annonce la levée du blocage de la société Aircal au 1er juin.
Que nous enseigne cette séquence ?
La culture kanak traditionnelle est une culture de l’ordre communautaire, du lignage, de l’interdiction et du devoir rituel. Elle produit une vie collective très réglementée, dans laquelle le comportement est jugé par le collectif avant d’être pensé par l’individu. Ce n’est ni un défaut ni une vertu en soi : c’est un fait anthropologique.
La priorité est la face. Ce qui se dit en public doit protéger l’apparence du clan. La vérité n’est jamais nue, elle est négociée. Le pardon est collectif. La parole est rare. Et quand le déshonneur survient, on se tait ou on s’efface, mais on ne reconnaît pas.
Cela explique aussi pourquoi, dans les milieux militants kanak ou coutumiers, le mensonge assumé peut être un moyen de ne pas perdre la face, même publiquement. On tient parole quand la parole a été posée solennellement, dans un cadre ritualisé. Mais hors de ce cadre, la parole est réversible. Ce n’est pas de la trahison : c’est la plasticité sociale de la honte.
Anonyme : Je suis pompier et ce que j’ai vu hier dans les rues de Paris m’a brisé le cœur.
On est intervenus vers 22h, après l’appel pour un feu de poubelles qui dégénérait. On pensait à un simple incident de soirée. On est arrivés sur place et c’était l’enfer. Paris, ma ville, celle où j’ai grandi, où j’ai fait mes premières gardes, était devenue une zone de guerre. Des fumées noires partout, des cris, des explosions de mortiers. Des groupes de jeunes, souvent issus de l’immigration, cagoulés, organisés, qui chargeaient les forces de l’ordre comme sur un champ de bataille.
J’ai vu des collègues policiers se faire lyncher à coups de barre de fer. J’ai vu une voiture de police caillassée alors qu’on sortait juste pour éteindre un feu qui menaçait des familles. On a été pris à partie par des émeutiers qui nous hurlaient dessus, nous traitant de “chiens”. On essayait juste de sauver des vies, et on devenait des cibles.
J’ai ramassé un gamin de 14 ans, le visage en sang, qui pleurait en disant qu’il avait suivi “les grands” pour “s’amuser”. J’ai vu une mère de famille, volets fermés, qui nous suppliait de protéger ses enfants pendant que ça cassait tout en bas. Les vitrines défoncées, les commerces pillés, les voitures brûlées… tout ça sous prétexte de “fêter” quelque chose.
Fêter, ce n’est pas casser.
C’est ça, la France en 2026 ? Un pays où on ne peut plus sortir le soir sans risquer sa vie ? Un pays où des quartiers entiers sont livrés à des clans qui ne respectent ni nos lois, ni notre histoire, ni nos pompiers, ni nos policiers ? Où on regarde impuissant notre capitale, symbole de lumière et de culture, transformée en terrain de jeu pour des barbares qui crachent sur la main qui les nourrit ?
Cette nuit, en rentrant chez moi à 6h du matin, encore couvert de suie et de sueur, j’ai pleuré comme un gosse. Pas de fatigue. De rage et de tristesse. Pour mes enfants. Pour mes collègues blessés. Pour ce pays que j’aime et qui se laisse mourir.
Réveillez-vous. S’il vous plaît. Avant qu’il ne reste plus rien à sauver.
Le modèle français de prévention et de répression repose sur l’intériorisation des normes, la confiance dans l’État et la dissuasion par la peine.
Il a été conçu pour une population européenne de culture chrétienne, polie par des siècles d’éducation civique et familiale allant dans ce sens.
Il ne fonctionne pas sur des populations issues de cultures plus communautaires, où la loyauté au groupe, le rapport à l’autorité et la perception de la police diffèrent totalement.
@nou_mea31816 Non, je pense que c’est parce qu’ils étaient emm…
Je ne crois pas que ces 2 catégories pourraient être ajoutées selon le même raisonnement.
Le @Conseil_constit valide l’ajout des natifs dans le corps électoral provincial, en reconnaissant que ce n’était pas inscrit dans l’accord de Nouméa : il faut le faire pour atténuer les dérogations au suffrage universel.
Mais il est muet sur l’autre critère qu’il avait dégagé dans sa décision de septembre dernier : la tenue de discussions.
Le paragraphe à retenir :
« 12. Il résulte des travaux préparatoires que le législateur organique a entendu, ce faisant, tenir compte des évolutions de la situation démographique de la Nouvelle-Calédonie et atténuer ainsi l'ampleur qu'ont prise, avec l'écoulement du temps, les dérogations aux principes d'universalité et d'égalité du suffrage. En particulier, il a entendu tenir compte de ce que, à la différence du corps électoral restreint pour les consultations relatives à l'organisation politique de la Nouvelle-Calédonie, objet essentiel de l'accord de Nouméa, celui pour les élections au congrès et aux assemblées de province n'inclut pas les personnes nées en Nouvelle-Calédonie et y ayant eu le centre de leurs intérêts matériels et moraux. »
Décision n°2026-905 DC du 28 mai 2026
Loi organique portant régularisation des natifs dans le corps électoral pour les élections au congrès et aux assemblées de province de la Nouvelle-Calédonie : le Conseil constitutionnel déclare la loi organique conforme à la Constitution.
🔗 https://t.co/Ahv5jVxjRQ
Pourquoi l’amendement ajoutant les conjoints devait être repoussé ? Pas en raison du risque juridique, mais en raison du timing très serré.
Le Sénat et l’Assemblée nationale doivent adopter un texte identique. L’ajout des conjoints dans le texte par un amendement lors du débat à l’Assemblée nationale, s’il avait été voté, aurait conduit à l’adoption d’un texte différent de celui adopté par le Sénat. La procédure parlementaire prévoit, dans ce cas, que le texte soit soumis à une deuxième lecture, et à une commission mixte paritaire CMP (cf. article 45 de la Constitution).
Or, le rapport de la commission des lois de l’assemblé nationale sur le projet de loi organique nous l’indique : les élections provinciales vont avoir lieu le 28 juin 2026, le délai de convocation est de quatre semaines (soit le dimanche 31 mai au plus tard).
Un renvoi du texte devant le Sénat ou une CMP aurait entrainé des délais d’adoption incompatibles avec cette échéance.
Moralité : tout s’est joué devant le Sénat. Le contenu du texte était scellé à sa sortie.
Pour que l’élargissement du droit de vote aux provinciales au profit des natifs soit effectif pour ces élections, il faut que le décret de convocation soit pris après l’entrée en vigueur de la loi organique.
La date d’entrée en vigueur des lois en Nouvelle-Calédonie est habituellement de 10 jours après leur publication au journal officiel (source : loi organique n° 99-209 du 19/09/1999, article 6-1). C’est pourquoi la loi organique sur les conjoints a prévu dans son article 2, que le texte entrerait en vigueur dès le lendemain de sa publication.
On devrait donc avoir le calendrier suivant :
- Le 28 mai, décision n° 2026-905 DC du CC ;
- Le 29 mai, publication de la loi organique au JORF ;
- Le 30 mai, signature du décret de convocation des électeurs ;
- Le 31 mai, publication du décret.
Enfin, pour que ces natifs figurent sur la LESP sans avoir de démarches à accomplir, la loi a également prévu que ces électeurs soient inscrit d’office, en modifiant l’article 189 de la loi organique.
@SakebonNC Probablement une censure partielle pour ces derniers, mais en termes de timing l’adoption de la loi et la décision du CC n’aurait pas pu avoir lieu dans des délais compatibles avec la tenue des provinciales au 28 juin… d’où le rejet de l’amendement sur les conjoints.
@Alexandre98800@Conseil_constit Si vous n’étiez pas déjà électeur aux provinciales : oui vous devez faire partie des 10500 natifs qui vont être inscrits d’office, et vous pourrez votez le 28 juin
Le Parlement ayant rejeté tous les textes proposés et négociés par le gouvernement et les partenaires calédoniens avec pour seul motif la peur de la violence et que tout le monde ne parle que de présidentielles, il est temps que chacun se positionne sur ce sujet relevant de la souveraineté nationale.
La seconde condition posée par le @Conseil_constit dans sa décision 2025-1163 DC du 19/09/2025 sur le corps électoral provincial n'est pas remplie.
Dans une lettre ouverte parue le 27 mai dans l'Opinion, le député @NicolasMetzdorf réaffirme que les @LLoyalistes ne négocient plus.
"Si la politique de la chaise vide n’est pas dans notre ADN, la lucidité nous impose un constat : au vu des récents votes, qu’il s’agisse de l’Accord de Bougival ou du droit de vote des conjoints de natifs, nous ne retournerons pas à la table des négociations pour signer notre propre arrêt de mort politique face à un Parlement qui cède systématiquement aux exigences indépendantistes."
Le CC avait ouvert la voie à la modification du corps électoral par une loi organique "dans le cadre du processus d'élaboration de la nouvelle organisation politique prévue au point 5 de l'accord de Nouméa", lequel indique qu'après 3 NON aux référendum d'autodétermination "les partenaires se réuniront pour examiner la situation ainsi créée."
C'est-à-dire dans le cadre de négociations sur l'avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie.
Comment le Conseil constit pourrait-il acter que la loi organique, qu'il examine actuellement, est conforme à la Constitution, alors que la condition qu'il a lui même posée pour essayer de valider ce montage approximatif n'est manifestement pas remplie ?
En effet, après le FLNKS qui avait annoncé par la voix de son député TJIBAOU, que les négociations reprendront (peut-être) après les provinciales, c'est maintenant l'autre camp qui affirment qu'ils ne négocient plus.
A titre personnel je trouverai parfaitement normal que les personnes nées en Nouvelle-Calédonie puissent voter aux élections provinciales. Mais ce n'est pas ce que dit l'accord de Nouméa du 5 mai 1998...
A titre professionnel je trouverai parfaitement surprenant que le Conseil constitutionnel ne censure pas la loi organique qui a été adoptée par le Parlement la semaine dernière...
L’avis des « spécialistes » (non nommés ?) est loin d’être acquis en faveur de la constitutionnalité de l’élargissement du corps électoral provincial aux natifs.
Les travaux parlementaires éclairent le raisonnement utilisé au soutien de cette thèse, tout en adoptant beaucoup de réserves. Cela « semble » conforme. Ainsi le rapport du Sénat nous dit :
(1) La possibilité d'ajuster la composition du corps électoral provincial par voie organique a été estimée possible par le Conseil d'État en 2023
(2) Le Conseil constitutionnel semble également avoir ouvert la voie à une intervention du législateur organique dans une décision rendue en 2025
(3) Une proposition de loi organique qui semble dès lors conforme à la Constitution
Source : Rapport n° 630 (2025-2026), déposé le 18 mai 2026 (lien dans le message suivant)
En droit, quand on écrit « cela semble possible », c’est qu’on n’est pas sûrs du tout.
Ce rapport souligne que le CC a émis une opinion dans le paragraphe 24 de sa décision du 19/09/2025 :
« sans préjudice des modifications qui pourront être apportées aux dispositions transitoires définissant ce corps électoral, dans le cadre du processus d'élaboration de la nouvelle organisation politique prévue au point 5 de l'accord de Nouméa, pour tenir compte des évolutions de la situation démographique de la Nouvelle-Calédonie et atténuer ainsi l'ampleur qu'auront prise avec l'écoulement du temps les dérogations aux principes d'universalité et d'égalité du suffrage ». Ce faisant, le Conseil semble souligner que la validation constitutionnelle du gel du corps électoral n'interdit pas forcément des adaptations destinées à en atténuer les effets au regard de l'évolution démographique du territoire, dès lors que ces adaptations interviennent « dans le cadre du processus d'élaboration de la nouvelle organisation politique » qu'envisage l'accord de Nouméa. Il est à cet égard notable que le Conseil constitutionnel ne précise pas la nature, constitutionnelle ou organique, desdites modifications.
Moralité : l’ajout des natifs dans le corps électoral provincial (LESP), trouverait son fondement non pas dans les stipulations de l’Accord de Nouméa, pourtant reconnues comme ayant valeur constitutionnelle, mais dans la nécessité d’atténuer les effets des stipulations de cet Accord, pour que l’atteinte qu’elles portent aux principes constitutionnels du suffrage universel ne soient pas trop… violentes ? (Si besoin, relisez cette phrase).
Comprendre : on veut tellement maintenir cet Accord « en vie » qu’on est obligé d’utiliser toute la gymnastique possible et imaginable. C’est de l’acharnement thérapeutique.
Il reste une dernière condition, évoquée dans la décision du CC : celle impliquant que les évolutions doivent s’inscrire « dans le cadre du processus d’élaboration de la nouvelle organisation politique ». I.E. dans ce qu’on appelle depuis 6 ans les discussions sur l’avenir institutionnel.
Conclusion : la décision du Conseil constitutionnel, qui interviendra d’ici la fin de la semaine sous le numéro 2026-905 DC, ne sera pas tant juridique que politique.
En effet, s’il valide la loi organique, le juge constit reprendra le raisonnement ci-dessus et nous dira qu’il considère que des discussions politiques sont en cours, en vue de l’aboutissement d’un nouvel Accord sur la Nouvelle-Calédonie, c’est pourquoi la loi organique ne viole pas la Constitution. Or, dans les faits, tant le @FlnksOfficiel que les @LLoyalistes ont indiqué, dans leurs dernières prises de parole, qu’ils ne négociaient plus. Le CC devra donc faire « comme si » c’était vrai.
Si le @Conseil_constit est libre du pouvoir politique (certains en doutent), il censurera la loi organique adoptée le 20 mai 2026 car les orientations de l’Accord de Nouméa ont prévu DEUX listes distinctes, même si cela semble illogique :
- Ceux qui peuvent voter aux consultations sur l’indépendance (la LESC), les natifs en font partie ;
- Ceux qui peuvent voter aux élections provinciales (la LESP), les natifs qui ne sont pas descendants de calédoniens arrivés avant novembre 1998 en sont EXCLUS.